mardi 8 février 2011

Pour réclamer un gouvernement, voici la grève du sexe

© Belga
Se laisser pousser la barbe, c’est bon pour les hommes, ça. Cette fois, c’est aux femmes qu’une sénatrice sp.a propose une manière originale de réclamer un gouvernement sans tarder : une grève du sexe !

La sénatrice sp.a Marleen Temmerman, gynécologue de formation, propose aux femmes de « garder leurs jambes fermées » tant qu’il n’y a pas de gouvernement fédéral, relatait De Standaard samedi. « Les négociations pourraient bien aboutir plus vite. Il va de soi que les femmes des négociateurs sont invitées à participer… »
La socialiste flamande dit s’être inspirée d’un groupe de femmes kenyanes qui ont agi de la sorte alors que, là-bas aussi, la formation d’un gouvernement s’éternisait, en 2008-2009. « Elles ont fait leur propre ‘Shame’. Elles ont entamé une action de grève du sexe en avril 2009 pour réclamer une solution politique, en appelant les femmes du président et du premier ministre à participer. Une compensation financière a été offerte aux prostituées kényanes si elles participaient à cette grève. L’impact n’a jamais été prouvé scientifiquement, mais après à peine une semaine, un gouvernement stable était mis en place. »

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GREVE DU RASOIR OU DU CLITORIS?
Voilà qui est infiniment drôle et mérite d’être tenté mais qui risque de mettre en difficulté la corporation des prostituées. Il y a beaucoup plus simple: enfermer les négociateurs dans un huis-clos, comme on emmura autrefois un conclave de cardinaux, et surtout priver Bart de Wever de son approvisionnement quotidien en gaufres de Liège ou de Bruxelles.
MG

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