mercredi 30 mars 2011

L'insurrection des consciences - Pierre Rabhi

Un jour , dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau avec son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : - Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? - Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part.

Cette légende amérindienne donne son titre à un des livres de Pierre Rabhi
"La part du colibri - l'espèce humaine face à son devenir"

Une date à noter dans l'agenda pour tous ceux qui restent convaincus que les hommes peuvent encore influencer le cours de l'histoire de notre terre.

Pierre Rabhi sera à Bruxelles le 27 avril à 20h
pour une conférence exceptionnelle à l'UCL sur le thème: "L'insurrection des consciences - Fédérer le meilleur de l'humanité et sortir de la dynamique de destruction"

Lieu UCL - Auditorium A (Lacroix) Avenue E. Mounier, 51 1200 Bruxelles Belgique
Plan d'accès sur le site www.terreetconscience.org
Conditions 12.5€ - membres 11€ - moins de 26 ans 6€
Réservations resa@tetra-asbl.be - www.terreetconscience.org.
02 / 771.28.81 (entre 9h30 et 12h30 du lundi au vendredi)

Bruxelles Week-end Bienvenue: 26 quartiers de 12 communes à découvrir

Pour la première fois, les habitants de 26 quartiers répartis dans 12 communes bruxelloises guideront le public pour lui faire découvrir leur environnement, à l'occasion du Bruxelles Week-end Bienvenue, qui se tiendra les 9 et 10 avril prochains, de 10h00 à 18h00.
Pour la première fois, les habitants de 26 quartiers répartis dans 12 communes bruxelloises guideront le public pour lui faire découvrir leur environnement, à l'occasion du Bruxelles Week-end Bienvenue, qui se tiendra les 9 et 10 avril prochains, de 10h00 à 18h00. Les hôtels bruxellois proposeront des "prix d'ami", allant de 40 euros (2 étoiles) à 100 euros (5 étoiles) la nuit pour une chambre double, petit-déjeuner inclus. Quelque 200 découvertes - du potager collectif à l'artiste local, en passant par un collectionneur de tracteurs, par exemple - seront proposées gratuitement aux touristes étrangers mais aussi aux Wallons, Flamands et Bruxellois, a expliqué mardi Philippe Close, président de VisitBrussels, à l'initiative de l'événement, organisé par WindBag en collaboration avec la Brussels Hotels Association (BHA).
L'objectif est de "faire rayonner la ville au-delà des quartiers touristiques traditionnels", grâce à ces habitants, tous bénévoles, a-t-il ajouté.
Cette année, les activités - expositions, promenades, visites, démonstrations, dégustations - se dérouleront sur les territoires d'Etterbeek, Anderlecht, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Molenbeek-Saint-Jean, Forest, Watermael-Boitsfort, Ixelles, Saint-Gilles, Uccle, Berchem-Sainte-Agathe et Bruxelles-Ville.
"20% des quartiers bruxellois seront ouverts", a conclu M. Close, précisant que leur nombre sera encore plus important l'an prochain et que l'opération devrait couvrir la moitié de la région bruxelloise d'ici 4 à 5 ans. Dans chaque quartier, le public est attendu à un point d'accueil central, où il pourra se procurer toutes les informations nécessaires et démarrer son parcours.
Savoir Plus
Programme complet et liste des hôtels participants (réservations par téléphone uniquement): www.bruxellesbienvenue.be

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRUXELLES, MODE D’EMPLOI
C’est évident, les Bruxellois connaissent mal Bruxelles.
La majorité d’entre nous se contentent de parcourir notre propre quartier. Les Ucclois ne vont guère à Molenbeek, ni à Jette et inversement. C’est un tort. Les Schaerbeekois restent entre Schaerbeekois, les Anderlechtois aussi. Bruxelles est une vaste mosaïque de quartiers et de communautés qui s’ignorent superbement et s’évitent comme à dessein.
Chaque commune à son charme, et même Cureghem a des atouts. L’important, c’est d’avoir un bon guide qui vous en explique son microcosme. Au fond ce qui est le plus difficile, c’est de se créer son Bruxelles mode d’emploi. Voici une belle initiative qui nous invite sinon à la construire, du moins à le compléter.
MG

Le conseiller limogé par Sarkozy invite les musulmans à porter une étoile verte

L’ex-conseiller à l’Elysée chargé de la Diversité , Abderahmane Dahmane, appelle les musulmans à porter une « étoile verte » pour protester contre le débat sur la laïcité et l’islam voulu par l’UMP.

« L’étoile verte est le signe vestimentaire que les musulmans de France ont décidé de porter pour demander l’annulation du débat sur l’islam et la fin de l’islamophobie de l’UMP de M. Copé », selon un communiqué reçu à l’AFP.

L’autre étoile
Le port de l’étoile jaune a été imposé aux juifs français et étrangers vivant en France par les occupants allemands à partir de juin 1942.

Le texte est signé de M. Dahmane, en tant que président du Conseil des démocrates musulmans de France, et Hassan Ben M’Barek, porte-parole de Banlieues Respect qui se présente comme un collectif d’associations mais dont l’influence semble limitée.

« Face à une idéologie qui consiste à expatrier par bateau des contingents entiers de citoyens français vers l’expatriation, contre une islamophobie galopante et le règne de l’un contre l’autre, pour une république une et indivisible » et « parce que subir suffit, parce qu’il n’est plus question de continuer à ne plus être, parce que le vivre-ensemble dans nos choix est un avenir choisi », les signataires pévoient de lancer l’opération lors d’une conférence de presse mardi à 11H00 sur le parvis de la Grande mosquée de Paris.

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé lundi, lors d’une réunion avec les dirigeants de l’UMP, qu’il fallait que le débat sur la laïcité « ait lieu », alors que le porte-parole du gouvernement François Baroin avait assuré plus tôt dans la matinée qu’il fallait « certainement mettre un terme à tous ces débats ».

Abderahmane Dahmane, ancien secrétaire national à l’UMP, a été limogé de son poste à l’Elysée le 11 mars après avoir sévèrement critiqué la veille le débat, le qualifiant de « peste pour les musulmans » et traité M. Copé de « néo-nazi ».
(afp)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ETOILE VERTE
L’étoile verte existe déjà au féminin : le voile islamique sous toutes ses formes. Il y a, selon nous mieux à faire que promouvoir un port d’étoile de sinistre mémoire, par exemple faire connaître l’islam modéré et républicain /européen qui est celui que pratiquent la majorité des Français d’origine maghrébine et les Allemands d’origine turque.
Cela dit, le problème est profond. L’islamophobie n’est pas un monopole sarkosien : c’est au contraire un spectre qui hante une Europe de plus en plus angoissée face à l’avenir qu’il l’attend et qu’elle est incapable de saisir à bras le corps. Les Européens se rendant compte que leur Etat providence est en déclin, que la classe moyenne régresse, que l’enseignement est en crise etc. ont recours à la bonne vieille tactique du bouc émissaire. Désormais, ce sont les musulmans qui font les frais de l’opération.
C’est intolérable et tellement contre productif.
MG

mardi 29 mars 2011

La révolution arabe

De la Tunisie au Bahreïn, le monde arabe se transforme et change les équilibres mondiaux. Retour sur ces révoltes, pour comprendre où l’on en est, et ce à quoi il faut encore s’attendre.

Depuis le début de l’année, un vent de révolte souffle sur le monde arabe. Au tournant de la première décennie du XXIe siècle, l'Histoire retiendra que la jeunesse de Tunisie a donné une leçon de courage au monde en renversant, en moins d'un mois de lutte, la dictature du président Zine el Abidine Ben Ali. Dans la foulée, l’Egypte a suivi, en renversant la dictature de Moubarak. Malgré la spécificité de chaque pays, un même but relie tous ces citoyens de la Rive-Sud de la Méditerranée : un peu plus de liberté.

La Tunisie et l'Egypte sont maintenant plongées dans la phase délicate de l'après révolte, avec toutes les incertitudes que cela comporte : craintes d'un régime militaire ou d'une dérive islamiste . La situation au Maroc reste calme, mais le pays n'est pas à l'abri d'un nouveau débat pro-démocratique. En Jordanie, l'opposition islamiste prend la monarchie constitutionnelle marocaine comme modèle à suivre.

Dans un même temps, l’épicentre des révoltes semble s’être déplacé au Moyen-Orient, où le peuple bahreïni n’a pas dit son dernier mot et pourrait influencer radicalement la situation politique de l’entière de la péninsule arabique, sinon les équilibres occidentaux. Au Yémen et en Syrie, la situation devient effervescente.

En Occident, on a surtout les yeux tournés vers la Libye , où une coalition guidée par les Etats-Unis, la France et l’Angleterre, tente de contrer les forces pro-Kadhafi.
(Alice Siniscalchi)

Lampedusa telt meer vluchtelingen dan inwoners

De vluchtelingenstroom naar het Italiaanse eiland Lampedusa houdt niet op. Na duizenden Tunesische vluchtelingen komen nu ook mensen uit Oost-Afrika vanuit Libië op het eilandje aan. De toestand is dramatisch: in Lampedusa leven nu meer vluchtelingen dan Italianen.

Tussen zaterdag en zondag kwamen nog eens 1.300 vluchtelingen per boot aan. Het aantal Tunesiërs wordt op 5.400 geschat, terwijl er amper 4.500 Italianen wonen. Vanochtend kwamen er vanuit Libië honderden vluchtelingen uit Ethiopië en Eritrea aan, onder wie ook een pasgeboren baby. Het kind was tijdens de overtocht ter wereld gekomen. Moeder en kind zijn naar het ziekenhuis van Palermo overgebracht en stellen het relatief goed.

De VN-Vluchtelingenorganisatie verklaarde vandaag dat er geen tijd meer te verliezen is. "Lampedusa moet snel ontlast worden", aldus een woordvoerster van UNHCR in Italië.

Financiële hulp
Met Tunesië heeft de Italiaanse regering vrijdag afgesproken om de vluchtelingenstroom van de voorbije weken gemeenschappelijk te doen stoppen. Italië wil daarbij vooral financieel helpen en 150 miljoen euro betalen. Een voorstel van de Italiaanse minister van Buitenlandse Zaken Franco Frattini de Tunesische immigranten voor een terugkeer naar hun land tot 2.500 dollar (1.800 euro) te betalen, stuitte in Italië op heftige weerstand vooral bij regeringspartij Lega Nord.

Sinds de val van de Tunesische dictator Ben Ali bereikten volgens Italiaanse media zowat 18.500 bootvluchtelingen het eilandje van 20 vierkante kilometer. Lampedusa, 130 kilometer voor de Tunesische kust, is sinds lang voor veel vertwijfelde Afrikanen de 'deur naar Europa'.
(dpa/sps)


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMME AU TEMPS DU DECLIN DE L’EMPIRE ROMAIN
L’empire des empires, quand vint le temps du déclin édifia des murailles (mur d’Hadrien) et se transforma en forteresse retranchée (limes) pour contenir les invasions barbares. La Chine ancienne fit de même pour repousser ses ennemis.
La Lybie et son tyran veillaient à juguler un risque d’immigration massif vers la vieille Europe. Sarko et Berlusco étaient ses grands amis. Et voici que le bon peuple se soulève et exige plus de liberté et voilà qu’on bombarde précisément le colonel lybien excellent garde-frontière mais dictateur sanguinaire…Les conséquences n’ont pas tardé à se manifester: la petite île de Lampedusa regorge désormais de demandeurs d’asile, Marine Le Pen se frotte les mains et Bart De Wever est devenu l’homme le plus populaire de Flandre. On se souvient de la métaphore sinistre de Pim Fortuyn: « de boot is vol ».
L’Europe est sans projet face au printemps arabe. Chomsky affirme que l’Occident ne souhaite pas vraiment que la démocratie remplace les régimes corrompus. Hélas, il faut lui donner raison
Serait-il délirant d’imaginer un grand dessein européen post colonialiste fondé sur un bon voisinage et une étroite collaboration avec le Maghreb et l’espace méditerranéen? Est-ce rêver éveillé que d’imaginer que le modèle turc de démocratie musulmane s’impose partout où la révolte gronde? Wishful writing? Assurément. L’Europe a eu le cran d’accueillir en son sein les nations qui se sont libérées de l’empire soviétique, elle a eu le nerf de venir au secours d’un système bancaire gangrené.
Face au déclin américain, à la montée en force des géants chinois et indiens, ne devrait-elle pas avoir l’audace de promouvoir ses valeurs dans l’ensemble du pourtour méditerranéen et jusqu’en Turquie?
Non, on ne saura pas préserver plus longtemps notre Etat providence, notre mode de vie consumériste délétère pour la survie de la planète. Non, Bart De Wever n’empêchera pas sa Flandre de vieillir et sa classe moyenne de s’appauvrir. Solidarité est un concept auquel les populistes, nationalistes et intégristes de toutes farines sont totalement allergiques.
Les Japonais accablés par les calamités nous ouvrent une nouvelle voie: celle de l’austérité, de l’autorestriction volontaire à la Gandhi. L’Europe, qui volontiers se proclame chrétienne, n’est pas prête pour le partage. Elle ne se rend pas compte que c’est la seule voie qui puisse la préserver du déclin irréversible. Wishful writing? Sûrement car à l’exception, peut-être, d’un illuminé comme Guy Verhofstadt aucun homme politique ou femme d’Etat n’entonne ce type de discours.
Les Chinois en revanche sont de plus en plus présents en Afrique où ils construisent des chemins de fer, des routes et des usines afin d’assurer, en contrepartie, leur approvisionnement en matières premières dont le sous-sol africain est truffé.
Néo-colonialisme? Non pas du tout « Détente, entente et coopération » proposait De Gaulle au bloc soviétique. Les Allemands fondèrent leur Ostpolitik sur ce concept en y ajoutant la reconnaissance de l’autre, le non recours à la force et la coopération économique. Cette politique, très critiquée par la droite conservatrice réussit au-delà de toute attente: réunification de l‘Allemagne et réunification européenne.
Seule la France est aujourd’hui capable d’initier un tournant de cette ampleur. Si j’ai bien compris les ambitions politiques de Mendes France c’est le but qu’il se proposait de suivre dès 1954 en mettant fin à l’aventure indochinoise et en donnant sa liberté à la Tunisie. Rien à attendre de ce côté des Marine, Sarko, Ségoléno et autre Hollande.
Et si le nouveau Mendes France s’appelait Dominique Strauss Kahn?
MG

Frituur is veel meer dan frietjes bakken

‘Uitbaters die na een half jaar al stoppen, dat is schering en inslag'

Iedereen kan het, een frituur uitbaten. Het is eenvoudig werk waarmee je in geen tijd een fortuin vergaart, denken heel wat Belgen. Dat is een misvatting, want een friturist moet keihard werken.
Ook over de landsgrenzen was het opvallend nieuws: België wordt overspoeld door frituren. ‘Overschot aan Belgische frietkoten', blokletterde de website van de Nederlandse televisiezender RTL. Want zelfs voor een land waar ‘vrijdag frietjesdag' diep in de volkscultuur zit verankerd, is meer dan 5.000 frietkoten van het goede te veel. Zowat 1.000 zouden er moeten verdwijnen, want er zijn te veel plaatsen om frietjes te steken dan voor België goed is.

‘Bij frituren zal het niet anders zijn dan bij cafés,' zegt Maes. ‘Ze denken vaak dat ze de 200 euro die 'savonds in de kas zit gewoon kunnen opdoen. En het is een feit dat er erg veel zelfstandigen op hun tandvlees zitten en zelfs in armoede leven.'

De verrassing zit immers in het harde werk, en dat leer je niet op school. ‘Als er in je zaak ineens twintig man op hun frieten zit te wachten, dan is het gas geven', zegt friturist Sammy Aboul Laban. ‘Zoiets leer je niet in de klas.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA FRITE METAPHORE DE LA CULTURE BELGE
Oui, il existe bel et bien une culture belge et je l’ai rencontrée dans les friteries de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie.
J’ai même mangé des frites cosmopolites préparées par des « frituristes » grecs, turcs, portugais et marocains. Les friteries hollandaises ou chti sont en deçà de toute comparaison. On ne saurait dire pourquoi.
Reste à se demander pourquoi l’Europe entière regarde la frite comme métaphore de la Belgitude.
Je n’ai pas de réponse à cette question et vous chers lecteurs ?
MG

lundi 28 mars 2011

PAMUK FAIT SALLE COMBLE A BOZAR

Le public cosmopolite bruxellois se pressait aux portes encore closes de la séance de clôture d’un week-end de rencontres littéraires fécondes organisées par Passa Porta : un succès.
Une Allemande tente de garager son Bromton pliable au vestiaire qui n’en veut pas, une italienne hurle dans son portable, une Turque éructe dans le sien tandis qu’un vieux grec soutenu par ses béquilles béquilles entend bien couper la file pour gagner les meilleures places. Tous portent le macaron blanc et vert de Passa Porta. Souriant et détaché Jacques de Decker présente Pamuk en trois langues : diction impeccable. Comme toujours il donne le change et l’impression d’avoir lu tout Pamuk. A la sortie il nous confie d’un clin d’oeil qu’il n’en est rien ; bravo l’artiste. Il a passé la patate chaude à un Geert Lernhout qui évoquera, guindé et hésitant les passerelles lancées par Pamuk entre la tradition orientale et la modernité occidentale.
Toute la conversation tournera autour d’une seule phrase : In the quest for the melancholic soul of his native city, [Orhan Pamuk] has discovered new symbols for the clash and interlacing of cultures. – ( Swedish Academy )
« C’est dans sa recherche de la mélancolie de sa ville natale que Orhan Pamuk fera la découverte des symboles clefs du choc et de l’interférence des culture. »
Ce sera prétexte à disserter sur l’autre comme miroir de soi (“the quest of the other ; others become us and we become others in order to explore the limits of identity”), sur la cellule familiale en tant que famille universelle (Pamuk, prenant modèle sur l’ « hyperautobiographie de Mann, les Buddenbrook) sur la mélancolie comme métaphore d’Istanbul, (un peu comme Dublin était celle de Joyce que Geert Lernhout connaît à fond ). La mélancolie comme symbole de la perte irréparable de la grandeur ottomane.
« Civilisations make us » ce sont les cultures qui nous façonnent en nous aidant à devenir qui nous sommes. On évite de parler politique, en tant que Belge Lernhout ne s’y risquera que du bout des lèvres. De toute manière « writers should write » c’est la dessus qu’on le juge.
Comme la plupart de ses romans, le « musée de l’innocence » son dernier texte évoque une société écartelée entre le respect des traditions et une influence occidentale qui les mine. C’est tout Pamuk et c’est pour ça qu’on l’aime. Ses romans sont truffés de personnages croisés dans Istambul et dans le passé du romancier.
Au bout d’une heure le professeur est à cours de cartouche et de questions et l’échange somnambulique tourne court sous les applaudissements d’un public bon enfant. La salle Do Bœuf se vide dans la discipline, une dame décrypte ses notes griffonnées sur sa gazette à l’intention de sa voisine qui ne sait pas l’anglais. A l’arrêt du bus 71, les commentaire vont bon train, les GSM se remettent à crépiter et plusieurs dames mûres ont les bras chargé de romans dédicacés par l’auteur qui finiront sans doute sur les étagères des « petits riens ». Sic transit gloria, dirait Bart en nouveau flamand ?
Et je m’en vais trousser ma chronique au bar du café de l’athénée, une Rochefort à la main. Comme à Istanbul les idiomes se mélangent dans ce babalkot enfumé ; “A theme throughout his work is that of a clash of cultures, clash of civilisations, the clash between East and West.” Choc? Non dialogue: dia logos “échange à travers la langue et la culture de l’autre.
MG
Orhan Pamuk was born 7 June 1952 in Istanbul into a prosperous, secular middle-class family. Growing up, Pamuk was set on becoming a painter. He graduated from Robert College then studied architecture at Istanbul Technical University and journalism at Istanbul University . He spent the years 1985- 1988 in the United States where he was a visiting researcher at Columbia University in New York and for a short period attached to the University of Iowa . He lives in Istanbul .
Pamuk has said that growing up, he experienced a shift from a traditional Ottoman family environment to a more Western-oriented lifestyle. He wrote about this in his first published novel, a family chronicle entitled Cevdet Bey Ve Oðullarý (1982), which in the spirit of Thomas Mann follows the development of a family over three generations.
. and a city portrait, Ýstanbul : Hatýralar Ve ªehir (2003; Istanbul : Memories and the City, 2006). The latter interweaves recollections of the writer's upbringing with a portrayal of Istanbul 's literary and cultural history. A key word is hüzün, a multi-faceted concept Pamuk uses to characterise the melancholy he sees as distinctive for Istanbul and its inhabitants.
In his home country, Pamuk has a reputation as a social commentator even though he sees himself as principally a fiction writer with no political agenda.
Pamuk himself was charged after having mentioned, in a Swiss newspaper, that 30.000 Kurds and one million Armenians were killed in Turkey . The charge aroused widespread international protest. It has subsequently been dropped. Orhan Pamuk was awarded the Nobel Prize for Literature in 2006.

Vlaanderen is het beste wat Wallonië ooit is overkomen'

RTBF-journalist Christophe Deborsu schrijft een boek over zijn ‘nukkig lief'

Hij is een vleesgeworden koppelteken. Of in zijn moedertaal: een levende ‘trait d'union'. RTBF-journalist Christophe Deborsu is onze laatste verbindingsofficier in steeds onbekender gebied: Wallonië. Hij schreef er een boek over in het Nederlands. 'Als kind had ik geen posters van popsterren op mijn kamer. Ik had er van politici.'
‘Wist je dat we hier ook een Elysette hebben – een klein Elysée? De ambtswoning van de Waalse minister-president, aan de oever van de Maas, heet zo in de volksmond. Prachtig toch? In 1992 kwam Guy Spitaels hier wonen. Dieu. Hij mat zich presidentiële allures aan, zoals zijn grote voorbeeld François Mitterrand. Vandaar: het Elyseetje. C'est beau, non?'

Namen: de eerste stad van Wallonië. Het leek de ideale plek om Christophe Deborsu te interviewen over zijn pas verschenen boek Dag Vlaanderen. Deborsu zag hier 46 jaar geleden het licht, verhuisde naar het grote Brussel, maar keerde terug.‘Un Namoureux', noemt hij zichzelf: de optelsom van Namur en amoureux. Zijn vrienden verklaarden er hem al gek voor. Wie Wallonië verlaat, hoort niet meer om te kijken.


DE PROVINCIE IN HET KWADRAAT
‘Die Eiffeltoren hier vertelt alles', zegt hij. ‘Voor veel Walen is Wallonië de provincie in het kwadraat. De ultieme ambitie is om het in Parijs te maken. Of toch Brussel, op zijn minst. Alle grote Walen zijn hier vertrokken. Simenon, Magritte… noem maar op. Benoît Poelvoorde, de steracteur, is de grote uitzondering. Hij is gebleven. Hij woont hier vlakbij. “Ik wil niet tussen de winnaars wonen”, zegt hij altijd. Ik begrijp dat. Ik heb een enorme sympathie voor verliezers. Mooi meegenomen voor een Waal. (grijns) Ik werd geboren om te verliezen, zeg ik altijd. Ik ben van het jaar 1965. Het laatste jaar dat Vlaanderen en Wallonië even welvarend waren. Vanaf dan begon het hier pijlsnel bergaf te gaan.'

‘Bijna niemand houdt van Wallonië. Zelfs de meeste Walen niet. Er is zeer weinig chauvinisme, of zelfs maar simpele liefde of genegenheid. Neem de Maas – de prachtige Maas. Daar is geen enkel memorabel gedicht geschreven. Niet één. Vlaanderen is prachtig bezongen, onder meer door Hugo Claus. Wallonië door… niemand. Brel, ja. Die schreef Il neige sur Liège – zijn minst geïnspireerde chanson. Net die ene keer geraakte hij niet verder dan een kinderrijmpje. Dat zegt alles. Wallonië heeft nochtans veel om van te houden. Niet in het minst haar gebreken. Er is hier nog veel om naar te verlangen. Veel om van te dromen. Het is een prachtig nukkig lief.'

Over dat nukkige lief heeft Christophe Deborsu een boek geschreven: Dag Vlaanderen. Hoe Walen écht leven en werken. Hij begon eraan op 14 juni, de dag na de jongste verkiezingen. Drie uitgevers hadden hem gebeld. Of hij, als bekende Waal, geen zin had om Wallonië aan Vlaanderen uit te leggen? Twee jaar lang presenteerde hij samen met zijn broer in De Zevende Dag een rubriekje over het leven in Wallonië. In deze krant schrijft hij er om de drie weken een column over: La Wallonie Profonde. Het was, kortom, tijd voor het échte werk.

De Gentse uitgeverij Borgerhoff & Lamberigts deed het hoogste bod: 225 pagina's. Het werden er uiteindelijk 400. Een mengeling van een autobiografie, een (recente) geschiedenis van Wallonië, en – vooral – een eindeloze reeks fijne faits divers. Wist u bijvoorbeeld dat Waal van het Germaanse woord ‘Walha' komt, letterlijk: De Anderen? En wist u dat datzelfde Walha volgens sommigen aan de basis zou liggen van Wall Street, gesticht door Waalse kolonisatoren? ‘Zo'n weetjes brengen niets op, maar ze doen wel deugd', schrijft Deborsu, met veel zelfspot. ‘In de zin van: ‘Waalse roots en geld, het kán samengaan'.'

Ook vermeldenswaardig: Christophe Deborsu schreef Dag Vlaanderen in het Nederlands. Rechtstreeks. Een unicum, volgens specialisten ter zake. Niemand zou het hem ooit hebben voorgedaan.

‘Mijn ouders – allebei classici – stimuleerden me enorm om tweetalig te worden', vertelt hij. ‘Ze stuurden me naar Lier op taalvakantie, en ze verplichtten me om Nederlands te volgen op school. Op mijn 18de besloot ik rechten te studeren. Aan de KULeuven. Het was een gigantisch risico. De zaak van mijn vader zat in grote moeilijkheden, ik had een studiebeurs. Het was erop of eronder. Een tweede kans zou ik niet krijgen. Ik had zoveel stress, dat ik elke ochtend overgaf. Maar: dat stimuleerde me. Ik heb dat zelf ook aan mijn kinderen doorgegeven. Mijn oudste zoon heeft in Mechelen op internaat gezeten. Mijn jongste zit er nog steeds.'

MERCI, VLAANDEREN

‘Ik was een gigantisch blokbeest. Ik werkte niet zoals een Vlaming – ik werkte méér. In heel het eerste semester ging ik één keer naar de film. Ik weet nog altijd welke: American Gigolo. Vier uur voelde ik me ontzaglijk schuldig. Mocht ik me wel ontspannen? Het was hard, maar het lukte. Ik slaagde. Ik haalde niet gewoon mijn diploma, ik werd een ander mens. Een streber. Ik heb dat nog altijd. Zeker tegenover Vlamingen. Ik kom sowieso al zelden te laat, maar nóóit bij Vlamingen. Alles om tegen het cliché van de luie, nonchalante Waal in te gaan.'

‘Ik heb Vlamingen dat vooroordeel nooit kwalijk genomen, nee. Integendeel. Ik heb het altijd als een extra stimulans ervaren. Vlaanderen legt de lat hoog. Ontzettend hoog. Veel hoger dan Wallonië. En dat verplicht ons al jaren om harder ons best te doen. Walen hebben van nature de neiging om achterover te leunen en te zeggen: ça va s'arranger. Dat is ons zuiderse temperament. Ik hou daar enorm van, het zit ook in mij. Maar de voorbije vijftig jaar heeft dat te vaak tegen ons gewerkt. Het is goed dat Vlaanderen ons verplicht heeft om daartegen in te gaan. Je kunt het bijna niet hardop zeggen dezer dagen, maar Vlaanderen is het beste wat Wallonië ooit is overkomen. De laatste zin van mijn boek is: “Dank u, Vlaanderen.”'

Christophe Deborsu neemt me mee naar buiten, naar de beroemde Citadel van Namen, om zijn punt hard te maken. La Citadelle, vertelt hij tijdens de beklimming, is een van de grootste en best bewaarde middeleeuwse burchten ter wereld. Tachtig hectaren muren van meer dan duizend jaar oud, op een heuvel van honderd meter. Het vergezicht is prachtig, het nabijzicht een pak minder. Muren zijn ingestort en omgeven door dranghekken, deuren zijn beklad met graffiti. Overal slingeren halveliterblikjes bier.

‘Vroeger,' vertelt Deborsu, ‘was hier een téléphérique. Als kind nam ik die vaak. We woonden vlakbij. Hierboven lagen een speeltuin en een voetbalveld. Halfweg de jaren '90 werd de kabellift afgebroken. Er zou er een andere komen – niét dus. Geen geld. Geen toekomstplan. Geen visie, dat vooral. Zie je dat pleintje daar beneden, voor het Waals parlement?' Hij wijst in de diepte. ‘De Maas en de Samber vloeien daar samen. Een van de mooiste punten van de stad. Daar is jaren niets geweest. Een woestenij. Nu is het vol beton gegoten, en staat er een bankje. Hoe weinig fantasie kun je hebben?'

KOUDE BURGEROORLOG
‘Ik wil hier geen gebroeders-Dardenne-achtig beeld van Wallonië ophangen. Ik ben een fan, daar niet van. Maar al hun films bevestigen het cliché van de Waalse uitkeringstrekker die op een industriële ruïne leeft. Zo erg is het nu ook niet. Dankzij het Marshallplan gaat het weer de goede kant uit. Vorig jaar steeg ons bbp per capita in vergelijking met Vlaanderen. Met amper een procentje – maar toch. Het was een historische ommekeer. Volgens een studie van KBC zullen we de kloof met Vlaanderen tussen 2040 en 2050 dichten. Da's een mooi vooruitzicht, toch? Merci les Flamands, denk ik dan. Door de lat voor jezelf zo hoog te leggen, verhoogden jullie ook die van ons.'

En omgekeerd? Wat heeft Vlaanderen aan Wallonië te danken?

‘Question délicate. Ik denk soms dat we wat scherpe kantjes van jullie hebben afgevijld. Dat we de hoeken wat hebben afgerond. Ik veralgemeen niet graag, maar Walen zijn doorgaans socialer dan Vlamingen. Opener. Hartelijker. Warmer. Zachter. Luc Courtois van Louvain-La-Neuve, een van de grootste Wallonië-kenners, heeft daar een theorie over. Vlaanderen heeft veel zandgronden, met water net onder de oppervlakte. Daardoor konden boeren zich al heel snel individueel vestigen. Ver van elkaar. Zonder gemeenschappelijke waterput. In Wallonië, waar men veel dieper moest boren voor water, woonden boeren veel langer rond een gemeenschappelijke put. Dat leidde evolutionair tot een zachtere omgang met anderen. Klopt die theorie? Je n'en sais rien. Maar het is wel een mooie gedachte.'

Hoe beleeft Christophe Deborsu als vleesgeworden koppelteken tussen Wallonië en Vlaanderen de ‘koude burgeroorlog' tussen beide? ‘Met bloedend hart, vanzelfsprekend. Ik ga wel niet mee in het hele “we kennen elkaar niet meer”-discours. We hebben elkaar nooit gekend. Mijn vrouw, een Waalse, praat elk jaar tien seconden met een Vlaming. Als ze een ijsje koopt aan zee. Voor de rest: stilte. En dat geldt voor de overgrote meerderheid van de 11 miljoen Belgen. We zwijgen elkaar dood. We worden ook doodgezwegen voor elkaar. Mijn boek kun je in geen enkele Waalse boekhandel bestellen. Impossible. Vlaamse uitgevers leveren hier niet. Of kijk gewoon naar onze televisie. In alle federale landen op deze planeet zijn de openbare omroepen bij wet verplicht om de nationale cohesie te bevorderen. In België niet.'

‘Het is ook moeilijk, natuurlijk. Ik ben een tijdje in de running geweest om Phara De Aguirre te vervangen tijdens haar sabattical. Ik zou een van de presentatoren van Reyers Laat worden. We maakten twee proefopnames, maar dat draaide op niets uit. Mijn Nederlands was niet goed genoeg, kreeg ik te horen. Alle begrip. Maar l'argument suprême was niettemin communautair: in dit politieke klimaat kon de VRT het niet maken om een Waal in te schakelen, zo kreeg ik te horen.'

In zijn boek beschrijft Christophe Deborsu een paar gewelddadige communautaire opstootjes uit een recent verleden. Houdt hij zijn hart vast? ‘Ik ben er altijd van uit gegaan dat we het Belgische probleem gaan oplossen zonder doden of zwaargewonden. Gewoon. Omdat dat in onze aard ligt. Toen we (de fakedocumentaire, red.)Bye Bye Belgium draaiden, lieten we trampassagiers aan de taalgrens afstappen. Zogezegd had Vlaanderen de onafhankelijkheid uitgeroepen. De eerste reactie toen was: “Blijft mijn abonnement geldig?” Ons pragmatisme zal ons redden, denk ik dan. Hoop ik toch.'

JEZUS DE WEVER

Een dag later, 64 kilometer verder. Brussel. Een andere stad, een andere wereld, een ander universum. Christophe Deborsu overhandigt Yves Leterme in zijn ambstwoning het eerste exemplaar van Dag Vlaanderen. ‘Ce livre, c'est grâce à vous', heeft hij er bij wijze van opdracht in ingeschreven. De allusie is duidelijk. Op 21 juli 2007 vroeg Deborsu de premier op de trappen van de Brusselse Sint-Michielskathedraal of hij de eerste strofen van de het volkslied wilde zingen, ter ere van de Nationale Feestdag. ‘Aux enfants de la patrie-ie-he', zong de premier. Niet de Brabançonne maar La Marseillaise – het Franse volkslied. Christophe Deborsu werd beroemd met het filmpje, voor Yves Leterme begon een neerwaartse spiraal.

Blijkbaar kan hij er intussen alweer mee lachen? ‘Mij heeft Yves Leterme nooit iets kwalijk genomen', zegt Christophe Deborsu. ‘Ik weet dat hij de reputatie heeft rancuneus te zijn. Maar ik heb hem nooit zo ervaren. Integendeel. In 2008 viel ik van een ladder bij het schilderen. Hersenschudding. Een paar dagen later kreeg ik een briefje van Leterme. Handgeschreven. Hij wenste me beterschap. Hij schreef ook dat zijn vader schilder was, en dat hij dus wist wat ik had meegemaakt. “Ik probeer zelf een val (van de regering) te vermijden”, besloot hij. Die brief hangt nu ingekaderd in mijn living. Een prachtig einde van een absurd, surrealistisch, typisch Belgisch incident. Een premier die het verkeerde volkslied aanheft, dat kan in geen enkel ander land. Zie je Angela Merkel al Fratelli d'Italia aanheffen?'
‘En toch. Ik heb een groot zwak voor Yves Leterme. Voor de meeste politici, trouwens. Al van toen ik kind was. Op mijn kamer hingen geen posters van popsterren, maar van politici. De toutes les couleurs, dat wil ik er wel bij zeggen. Charles-Ferdinand Nothomb (PSC) hing naast Guy Spitaels (PS) Heel veel politici zijn ontzettend gedreven, intelligente mensen. Om die reden ben ik er zelf nooit aan begonnen. Ik vond mezelf veel te middelmatig. Te gevoelig, ook. Yves Leterme die onderuit ging voor mijn camera: ik was daar plaatsvervangend een beetje kapot van. Ik ben oprecht blij dat hij intussen gerehabiliteerd is. De déconfiture van 2007 was niet zijn fout. Dat heeft de geschiedenis intussen bewezen. Niemand krijgt het in een-twee-drie opgelost.'


In de nasleep naar de verkiezingen maakte Christophe Deborsu nog een veelbesproken reportage. Op 1 september 2010 portretteerde hij de hoofdrolspelers van de regeringsformatie: Elio Di Rupo en Bart De Wever. Bij gebrek aan een foto van vader Rik De Wever, liet hij diens grafsteen zien, op het kerkhof van Berchem. Even later marcheerden geüniformeerde collaborateurs door beeld. ‘Een slecht idee', geeft Deborsu in Dag Vlaanderen voor het eerst toe. En, opmerkelijk: hij noemt de N-VA voorzitter zijn ‘ster'. Samen met Jezus. Ironie?

‘Nee', zegt Deborsu ferm. ‘In mijn boek beschrijf ik een familiefeest dat ontaardde in een halve oorlog. Een familielid zei dat De Wever een fascist was, ik nam zijn verdediging op mij. Waarop een knallende ruzie ontstond. Dat is 100% waar gebeurd. Ik vind Bart De Wever een uitzonderlijk man. Un politicien hors catégorie. Een groot redenaar, een uitzonderlijk strateeg, een verlichte geest. Ik hoorde na die reportage dat het beeld van zijn vaders graf hem en zijn moeder ontzettend gekwetst had. Iets wat ik mezelf ontzettend kwalijk neem. Ik had het compleet verkeerd ingeschat. Via een collega bood ik hem mijn excuses aan. Ik durfde zelf niet meteen te bellen, en toen ik er klaar voor was, was het te laat. Ik heb hem sindsdien ook niet meer gezien. Hoe excuseer je je ook voor zoiets?'
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DEBORSU EST UN WALLON FABULEUX
Christophe Deborsu et son frère ont présenté pendant des mois une séquence drôle et pleine d’autodérision sur la Wallonie intitulée « Dag Vlaanderen ». Un vrai régal que pour rien au monde je n’aurais raté, une séquence diffusée au milieu de l’émission phare De Zevende Dag, équivalent de la messe laïque flamande.
Et voilà que sous le même titre « Dag Vlaanderen », il vient de publier, en néerlandais, un excellent ouvrage sur la Wallonie un peu dans le style des bouquins de Guido Fonteyne avec un humour plus incisif au demeurant.
Ses parents l’ont envoyé, très jeune, à Lier pour un séjour linguistique dont il revint si enchanté qu’il décida de faire le droit à Leuven, une belle performance.
Enfant, il mettait au mur des posters de nos politiciens vedettes qu’il admirait sans réserve pour leur intelligence et surtout pour leur ténacité. C’est lui qui a piégé Leterme en lui faisant chanter la Marseillaise, la confondant avec la Brabançonne.
Leterme, qu’on dit pourtant rancunier, lui aurait pardonné cette pantalonnade. Chose plus surprenante, il a également un grand respect pour le président de la N-VA, plus pour Bart le facétieux, cultivé, plein d’humour et doué d’un bel esprit de repartie que pour De Wever caliméro.
Il loue les efforts de redressement de la Wallonie « Dankzij het Marshallplan gaat het weer de goede kant uit. Volgens een studie van KBC zullen we de kloof met Vlaanderen tussen 2040 en 2050 dichten. Da's een mooi vooruitzicht, toch? Merci les Flamands, denk ik dan. Door de lat voor jezelf zo hoog te leggen, verhoogden jullie ook die van ons.” Il admire l’esprit de sérieux des Flamands mais loue la convivialité des Wallons. « Walen zijn doorgaans socialer dan Vlamingen” mais dénonce les carences wallones: “Geen geld. Geen toekomstplan. Geen visie,”
Il reproche aussi aux Wallons de n’aimer pas assez leur beau pays. Namurois de naissance et de cœur, « Namoureux », comme il dit joliment, il regrette qu’aucun poème ne vante les beautés du pays de Haute Meuse notamment.
Comment lui donner tort. Le bruxellois mosan que je suis devenu adore cette région passionnément et aussi le caractère charmant de ses habitants. La Wallonie a tort de développer ce complexe d’infériorité que lui instille l’outrecuidance flamande actuelle.
Elle possède un patrimoine et des paysages relativement préservés ( mais pour combien de temps encore) et une population qui ne demande qu’à se réveiller de sa longue léthargie encouragée par la politique paralysante de l’olivier.
On louera donc les efforts du pragmatique Rudy Demotte pour sortir sa région de l’ornière tout en dénonçant le conservatisme viscéral de l’appareil socialiste qui contrôle tout ou presque.
MG

In Deference to Crisis, a New Obsession Sweeps Japan : Self-Restraint

TOKYO — Even in a country whose people are known for walking in lockstep, a national consensus on the proper code of behavior has emerged with startling speed. With hundreds of thousands of people displaced up north from the earthquake, tsunami and nuclear crisis, anything with the barest hint of luxury invites condemnation. There were only general calls for conservation, but within days of the March 11 quake, Japanese of all stripes began turning off lights, elevators, heaters and even toilet seat warmers.

But self-restraint goes beyond the need to compensate for shortages of electricity brought on by the closing of the Fukushima Daiichi nuclear plant. At a time of collective mourning, jishuku also demands that self-restraint be practiced elsewhere. Candidates in next month’s local elections are hewing to the ethos by literally campaigning quietly for votes, instead of circling neighborhoods in their usual campaign trucks with blaring loudspeakers.

There are also doubts about whether it is proper to partake in the seasonal pleasures that regulate much of Japanese life.

“At this time of the year, we’d usually be talking about going to see cherry blossoms,” Hiroshi Sekiguchi, one of the country’s best-known television personalities, said on his Sunday morning talk show.

In fact, cherry blossom viewing parties and fireworks festivals have been canceled. Graduations and commencements have been put off. Stores and restaurants have reduced their hours or closed. Cosmetics and karaoke are out; bottled water and Geiger counters are in.

It is as if much of a nation’s people have simultaneously hunkered down, all with barely a rule being passed or a penalty being assessed.

“We are not forced or anything,” said Koichi Nakamura, 45, who runs a karaoke shop in Kabukicho, Tokyo’s famed entertainment district, where customers looking to sing their lungs out have all but vanished. “I hope it will somehow contribute to the affected areas.”

The almost overnight transformation is likely to continue for months, if not years.

(…) Consumer spending, which makes up about 60 percent of the economy, will probably sink; bankruptcies are expected to soar.

Had the disasters hit a more distant corner of the country, things might have been different. But because Tokyo has been directly affected by the blackouts and the nuclear crisis, the impact has been greater.

Japan has gone through spasms of self-control before, including after the death of Emperor Hirohito in 1989. This time, though, self-restraint may be a way of coping with the traumatizing scale of the loss of life as well as the spreading fears of radioactive fallout, according to Kensuke Suzuki, an associate professor of sociology at Kwansei Gakuin University in western Japan .

In Tokyo ’s luxury shopping district, Ginza , on Sunday, Hideo Higashikokubaru, 53, a politician and former comedian, practiced jishuku-style campaigning by riding a bicycle and eschewing a bullhorn. “I’m trying my best in my own voice,” Mr. Higashikokubaru said, surrounded by voters on an intersection overlooked by Chanel, Louis Vuitton, Cartier and Bulgari. (NYT)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE JAPON A L’HEURE DE LA NOUVELE SOBRIÉTÉ
Le tremblement de terre, le tsunami, la catastrophe qui endeuille le Japon a entraîné une réforme radicale sur soi, sous forme d’une vague d’auto restriction collective et spontanée.

Frappés par le destin, le Japonais profondément imprégnés depuis des siècles par diverses formes de bouddhisme, soudain disent non aux excès de la consommation. “The almost overnight transformation is likely to continue for months, if not years.”

Les spéculateurs qui misent déjà sur un redressement rapide de l’économie japonaise risquent de déchirer leur pantalon.

Déjà, l’immense pudeur, l’humilité de ce grand peuple face au drame qui le bouleverse a forcé notre admiration. ” At a time of collective mourning, jishuku also demands that self-restraint be practiced everywhere”

Mais voici qu’il se pourrait bien cette nouvelle tendance annonce un « cygne noir », un surgissement de l’imprévisible : “Consider post-tsunami Japan as the age of voluntary self-restraint, or jishuku, the antipode of the Japan of the “bubble” era that celebrated excess.”

Le Japon est en train de rompre de manière spectaculaire avec six décennies de consumérisme à l’américaine pour se recentrer sur l’essentiel : la plénitude de l’être plutôt que l’inconsistance de l’avoir.

« Selfrestraint », n’est-ce pas précisément l’esprit de la réforme de Gandhi ?
MG

Is euthanasie een individueel probleem?

Peter Degadt blikt terug op de euthanasiezaak in Meerbeek en vindt dat de maatschappij daarin een belangrijke rol speelt. Hij is gedelegeerd bestuurder van Zorgnet Vlaanderen.

In Meerbeek nabij Kortenberg stapte een bejaard koppel samen uit het leven. De man van 83 jaar was terminaal ziek. De echtgenote leed aan pijnlijke, ongeneeslijke ouderdomskwalen. Bovendien kon ze zich geen leven voorstellen zonder haar man.

Die toch wel uitzonderlijke gebeurtenis haalde het nieuws. Een terminale patiënt die euthanasie krijgt, zou op zich geen nieuws teweegbrengen. Maar een partner die niet terminaal ziek is en ervoor kiest om samen met haar man te sterven, dit is een mediaprimeur.

Wij willen geen oordeel uitspreken over de concrete casus, en zeker begrip opbrengen voor keuzes die mensen in bepaalde omstandigheden maken. Het is uiteindelijk de arts die moet nagaan of de wettelijke voorwaarden vervuld zijn, en die een beslissing moet nemen.

Wat ons beroert is de vraag : als iemand onder enorme druk komt te staan wegens traumatische gebeurtenissen of vooruitzichten, moet hij of zij dan zijn probleem zelf oplossen? Is dat een individueel probleem of niet helemaal? Hebben wij daar als samenleving een rol in te spelen ? En kan die rol ook iets anders zijn dan begeleiden naar euthanasie?

Veel mensen hebben het niet gemakkelijk. Zij moeten door het leven met beperkingen, met handicaps. Zij zijn getroffen door ziekte of ongeval. Of zij zijn sociaal achtergesteld en moeten knokken om te overleven. Of ze zijn gescheiden, met een beperkt inkomen en met de opdracht kinderen groot te brengen. Of zij zijn geestelijk ziek en worstelen zich met ups-and-downs door privé- en beroepsleven. Mensen worden oud en ondervinden dat hun vermogens achteruitgaan. Fysieke kwalen of dementie duiken op.

MAATSCHAPPELIJKE OPDRACHT
Hoe kijken we daar als samenleving tegenaan ? Leggen we ons neer bij de moeilijkheden die mensen ondervinden en die psychisch lijden veroorzaken? Of hebben we daar een opdracht? En daar antwoord ik volmondig 'ja' op. Een mens is een sociaal wezen en vindt zingeving in interactie met anderen. Zoals goede vrienden die je niet in de steek laten, een hechte sociale omgeving, begrip en steun van familie. Zoals de bescherming van een veilige buurt, waar mensen elkaar kennen en ondersteunen. Zoals de attentie van de thuiszorg en de huisarts, van buurt- en welzijnswerkers. Zoals de professionele zorg in onze voorzieningen. Zo veel is mogelijk. En zo veel gebeurt ook. Er zijn ontelbaar veel mooie praktijkvoorbeelden te geven. Grote, en vooral kleine dingen die het leven van anderen weer doen opflakkeren. Voorbeelden van ondersteunende netwerken, van verenigingen, van duizenden vrijwilligers die zich dagelijks bekommeren om mensen die het moeilijk hebben. Zij zijn het cement in onze samenleving, zij zijn - om het zoals de Amerikaanse politicoloog Robert Putnam te zeggen - ons sociaal kapitaal.

Mensen die in isolement leven, die er alleen voor staan, die geen steun en hulp ondervinden zullen altijd kwetsbaar zijn en het bestaan als zinloos ervaren. Maar dat hoeft het noodlot niet te zijn. We kunnen als samenleving het verschil maken en ervoor zorgen dat het niet zover komt. En daar kunnen we allemaal samen een beetje aan meehelpen. Want zingeving valt niet uit de hemel. Zingeving is een werkwoord, in de tegenwoordige tijd.

3.000 PARTICIPANTS ET MGR LEONARD A LA MARCHE ANTI-IVG
La police bruxelloise estime le nombre de participants à la "Marche pour la Vie " de dimanche après-midi à 3.000 personnes environ. Les discours de clôture résonnaient Place Poelaert aux environs de 17h. La manifestation se tenait à l'initiative d'un collectif d'étudiants opposé à l'avortement.

Mgr André Léonard lors de la Marche pour la vie dimanche à Bruxelles. © Belga
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Monseigneur Léonard était l'un des marcheurs. "Je suis ici pour soutenir les organisateurs de cette manifestation parce que leur message est positif. Je ne suis pas ici pour condamner quiconque. Je voudrais qu'on laisse une chance à chaque enfant de naître. Chacun ici a un jour été un embryon ou un fœtus. Pourquoi certains devraient-ils être privés de la chance de venir au monde ? "

"Aucune loi n'est éternelle", a répondu l'archevêque Léonard à la question de savoir si la loi "Lallemand-Michielsens" devait être abolie. "Toutes les lois peuvent être améliorées. Mon but est de garder les consciences en éveil. Et c'est le travail des hommes politiques d'éventuellement améliorer la loi sur l'avortement".

ROGER LALLEMAND DEFILE AVEC LES PARTISANS DU CHOIX
De leur côté, quelques centaines de personnes se sont réunies dimanche après-midi place d'Espagne à Bruxelles pour dire qu'ils aiment la vie mais qu'ils sont aussi pour le recours éventuel à l'IVG.

Parmi eux, on reconnaissait le ministre d'Etat Roger Lallemand (PS), qui fut en compagnie de feu Lucienne Herman-Michielsens (ex-PVV) à la base de la loi belge sur l'avortement il y a 21 ans.

Les manifestants se trouvaient à quelques centaines de mètres du point de départ de la "Marche pour la Vie ".

Les participants ont dit ne pas comprendre que plus de 20 ans après le vote de la loi, celle-ci soit toujours contestée. Ils estiment que la loi "Lallemand-Michielsens" constitue également un choix pour la vie.

Cette manifestation s’est tenue à l'initiative du Centre d'Action Laïque, de la Fédération des Centres de Planning et de Consultation, de la Fédération des Centres de Planning Familial des FPS, de la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial, de la Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial, du GACEHPA, de la Ligue des Familles et de la Mutualité Socialiste-Solidaris.
Le Vif.be, avec Belga

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CAMP DE LA LIBERTÉ
C’est évident, les troupes vaticanes dont msg. Léonard est la cinquième colonne marchent avec discipline aux ordres du pape allemand en défendant les dogmes et la doctrine. Le pape Ratzinger, en bon stratège, s’appuie sur les églises renaissantes de l’ancien empire soviétique, l’église russe surtout, tout en se réconciliant avec le monde anglican. Le Vatican, combien de divisions ? On connaît le mot célèbre de Lénine. Pendant ce temps, le peuple chrétien, dans la chaleur des paroisses que les foules ont depuis longtemps désertées se concentre sur l’essentiel, la parole de Jésus et relativisent la sécheresse du dogme et la rigidité de la doctrine. Ce peuple catholique en recherche de sens est loin de suivre l’éthique vaticane en matière d’avortement, de contraception et d’euthanasie. Assisterons-nous, de notre vivant, à un nouveau schisme entre le Vatican et le peuple des libre-croyants ?
“Zingeving valt niet uit de hemel. Zingeving is een werkwoord, in de tegenwoordige tijd”.
Dans la recherche d’un sens nouveau pour une vie nouvelle, plus libre et plus autonome, libre croyants de toutes confessions et libre penseurs se retrouveront de plus en plus dans le même camp sur le même front, face à la réaction et l’intégrisme dans sa version religieuse comme dans sa version politique.
MG

dimanche 27 mars 2011

Christophe Deborsu à la Flandre : «Dat is la Wallonie …»

Le livre du journaliste de la RTBF , « Dag Vlaanderen », est sorti dans les librairies de Flandre. Il y démonte, en néerlandais, les clichés sur la Wallonie. Il y a de l’humour, de la vie et des chiffres... Un entretien d’Olivier Mouton

C’est une première. Christophe Deborsu, journaliste de la RTBF et chroniqueur réputé en Flandre, publie un livre écrit en néerlandais, à l’adresse des lecteurs flamands. « Dag Vlaanderen » démonte les clichés concernant la Wallonie.
Un petit air de Jaco Van Dormael
C’est un livre directement rédigé en néerlandais. Phrases courtes, humour omniprésent, tendresse d’une vie liée à l’évolution communautaire de notre pays. Il y a un peu du Jaco van Dormael dans ce Dag Vlaanderen que Christophe Deborsu, journaliste de la RTBF , sort aujourd’hui en Flandre. Avec quantité de données précises, aussi. Le livre est tiré à 6.000 exemplaires en néerlandais et n’est pas traduit. Il est a priori… impossible de le commander dans une librairie en Wallonie. C’est le fruit de la complexité des canaux de diffusion dans ce pays. Mais l’éditeur a créé une adresse internet pour les demandes éventuelles.

« Dag Vlaanderen », Christophe Deborsu, ed.Borgerhoff-Lamberigts, 22,5 euros, 400 pages. info@agorabooks.com

Comment est né ce livre ?
QUELQUES EDITEURS FLAMANDS M’ONT DEMANDE PAR MAIL SI JE N’AVAIS PAS ENVIE D’ECRIRE QUELQUE CHOSE, SUITE AUX CHRONIQUES QUE JE REDIGE DANS LE STANDAARD ET A LA “MARSEILLAISE” D’YVES LETERME QUI M’A DONNE UNE PETITE NOTORIETE EN FLANDRE. SUITE AU CHAMBOULEMENT DES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2010, J’AI ETE SENSIBLE A UNE DEMANDE DE BORGERHOFF-LAMBERIGTS, UN EDITEUR QUI MONTE…

CE LIVRE PRESENTE LA WALLONIE DE FAÇON SURPRENANTE. CHAQUE CHAPITRE EST UNE ANNEE DE VOTRE VIE.
Je suis né en 1965. C’était la dernière année à l’issue de laquelle la Wallonie rivalisait économiquement avec la Flandre , avant de s’effondrer. Je n’ai jamais connu la Wallonie devant ! Monsieur Leterme, si, pas moi… Je me sens donc responsable : depuis que je suis né, cela ne va plus… C’était un point de départ intéressant. Puis, j’ai trouvé un événement correspondant à chaque année.

1968, par exemple, c’était le 50e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale et j’ai eu la chance d’avoir connu un grand-père qui avait été dans la Résistance. 1969, c’est l’année où j’ai vu mes premiers Flamands lors de nos vacances à Coxyde… Je suis parti de ma vie qui est celle d’une famille wallonne assez normale… Et cela collait bien. Puis, j’ai eu la chance d’avoir fait la moitié de ma carrière à la RTBF en Wallonie. J’ai fait tous les centres : Liège, Namur, Charleroi, Mons… Et j’ai bien connu la Flandre lors de mes cinq années d’études à Louvain, qui m’ont donné envie de m’intéresser à la Wallonie. C ’est l’éloignement qui crée l’intérêt, on connaît tous ça…

VOTRE PRENOM, CHRISTOPHE, VIENT DE LA CHANSON « ALINE », DU CHANTEUR DU MEME NOM…
Cela montre à quel point nous sommes pétris de culture française. Le prénom de ma sœur, Nathalie, née en 1966, vient de la chanson de Gilbert Bécaud. Il y en a eu beaucoup cette année-là.

LE DEBUT DE VOTRE HISTOIRE EVOQUE UNE WALLONIE EN DECLIN…
… mais qui ne se rend pas encore compte à ce moment-là que cela ne va plus. On vit sur ses acquis et on se laisse aller. Et le français dominait. Ma maman, Marie-Céline, écrivait à sa tante, qui habitait Dorpstraat à Overpelt, en écrivant « rue du Village ». Je lui ai demandé pourquoi. Le français étant une langue mondiale, cela ne lui serait jamais venu à l’idée d’écrire en néerlandais.

QUAND VOUS RENCONTREZ VOS « PREMIERS FLAMANDS » A COXYDE, A 4 ANS, ON VOUS A APPRIS A DIRE « DAAAG ». MAIS ILS VOUS REPONDENT EN FRANÇAIS…
C’est le plus grand paradoxe de ce pays. C’est extraordinairement difficile de parler néerlandais à un Flamand… Je le dis avec tendresse, c’est comme s’ils voulaient apprendre le français sur notre dos. Paul Magnette dit que même Bart De Wever parle toujours le néerlandais… Un nationaliste flamand qui refuse de parler sa langue, c’est fantastique… Et d’autres nationalistes nous reprochent de ne pas assez le parler ? Ce pays est à mourir de rire…

ON CONNAIT CHRISTOPHE DEBORSU, COTE FRANCOPHONE, POUR DES MOMENTS SUR LESQUELS VOUS REVENEZ. LE DOCU-FICTION « BYE-BYE BELGIUM » EN 2006, D’ABORD…
Ce n’est pas mon idée, mais j’y ai participé, bien sûr, alors que certains de mes collègues ont refusé. Je trouvais cela très intéressant… On sait compter… Il y avait à l’époque un tiers des députés fédéraux flamands favorables à l’indépendance de la Flandre. Aujourd ’hui ils sont quatre sur dix. On peut se demander si cela ne va pas arriver. Nous l’avons traité avec un côté télévisuel incroyable et avant-gardiste, oui.

LA « MARSEILLAISE » CHANTEE PAR LETERME A L’OCCASION DU TE DEUM 2008. VOUS EN RACONTEZ LES COULISSES, AMUSANTES…
J’étais parti avec mon cameraman à la basilique de Koekelberg, où il se déroulait auparavant. Il n’y avait personne. Je me suis rendu compte qu’il avait désormais lieu à la cathédrale. Nous avons couru. J’arrive trois minutes avant. Et je pose cette question très bête au Premier ministre : « Vous connaissez la Brabançonne ? » Il me faut au moins une seconde pour me rendre compte que ce n’est pas la bonne, parce que cela dépasse l’entendement ! Mais Leterme est super sport. J’ai eu peu après un accident en tombant d’une échelle en peignant et il m’a écrit une lettre charmante en me disant qu’il connaissait cela, son père était peintre en bâtiment. J’ai été lui remettre le livre en mains propres vendredi. Ces quatre secondes de notre vie commune m’ont sans doute permis de l’écrire…

DEBORSU, C’EST UN TON, AUSSI, DROLE, IMPERTINENT…
Non, non, c’est vraiment un ton belge. Il y a énormément de choses sérieuses en Belgique, mais on peut aussi être tendre et souriant. Voyez les séries à succès de Woestijnvis du côté flamand.

IL Y A DES CHOSES INCISIVES AUSSI. VOUS PARLEZ DE CES RUES, EN FLANDRE AU NOM DE CYRIEL VERSCHAEVE, UN COLLABORATEUR NOTOIRE.
Dont une à Breendonk, absolument. Je ne dis pas cela pour blesser les Flamands, mais je ne comprends pas ça ! Et les autorités communales me répondent que cela coûte trop cher de changer un nom de rue parce qu’il faut changer les cartes de visite. Mais on peut en commander gratuitement sur internet, enfin !

VOUS AVEZ FILME LA TOMBE DU PERE DE BART DE WEVER, UN REPORTAGE SUSCITANT UNE CONTROVERSE…
Rik De Wever, oui, qui est mort en 1996. C’était une erreur de le faire. Pour être clair, je ne supporte pas que l’on dise que Bart De Wever est d’extrême droite. Oui, son grand-père a été condamné pour des faits de collaboration, il a été en prison. Il a fait partie du VNV, Bart De Wever disant qu’il n’a jamais porté l’uniforme. Le père de Bart De Wever a été le voir en prison, ce qui a dû le marquer. Il a lui-même été membre du VMO, mais première période, le service d’ordre de la Volksunie , pas de la milice d’extrême droite qui a suivi. J’ai voulu faire un sujet pour montrer ça, j’avais besoin d’images et je n’ai pas trouvé de photo de son père. J’ai eu une mauvaise idée. Or, Bart De Wever est très marqué par cela, il va sur la tombe de son père les jours d’élections, cela l’a touché… Je regrette ça et il faut pouvoir le dire.

QUE DIT CE LIVRE DE LA WALLONIE ACTUELLE AUX FLAMANDS ?
J’essaye d’aller au-delà des mythes. Je dis aux Flamands que cela va mieux, vraiment. Le plan Marshall, ça marche ! Un économiste de la KBC me dit que l’on pourrait revenir en 2040/50 au même niveau que la Flandre. Je leur dis que l’on parle de plus en plus néerlandais, que l’on s’intéresse à eux. Je leur dis que quand ils pensent que l’on ne veut pas de réformes, ce n’est pas vrai. Nous serions paresseux ? Mais nous faisons moins grève qu’eux. Tous socialistes ? Ce fut un paravent contre l’extrême droite, et le premier syndicat francophone, c’est… la CSC. Quand on leur dit ça, ils commencent à comprendre que nous ne sommes pas si nuls que ça. Nous avons aussi les dernières apparitions de la vierge et l’ADN le plus vieux du monde…

Cela ne veut pas dire que l’on en sortira, mais si le respect est là, c’est l’essentiel.

VOUS DEMANDEZ SI UNE GUERRE CIVILE EST POSSIBLE EN BELGIQUE…
Oui, cela se base sur des incidents que j’ai vécus, des gens prêts à en découdre parce qu’il y a des panneaux flamands devant une maison, les «Walen buiten» chantés au football à Namur… Et de plus en plus de Wallons en ont marre d’être sans cesse vilipendés. Ces jours-ci, c’est plutôt serein, mais il y a eu des moments tendus dans l’histoire. Deux romans récents sur la scission de la Belgique , de Jacques Neyrinck et Dirk Draulans, évoquent des faits violents. Cela me trouble.

Cela dit, ce n’est pas un livre belgicain, mais je suis persuadé que la Belgique n’est pas une construction artificielle. On ne s’est jamais vraiment connus, mais on se « sent »…

Une crise gérée par Philippe Ier ? «La cata !»

Le prince Philippe est-il tenu au courant des négociations politiques ? Après enquête, il apparaît qu’il n’est pas plus informé par Albert II qu’en temps normal. Et que les politiques craignent de le voir monter sur le trône durant une telle crise institutionnelle. Par Martine Dubuisson

Susceptible de reprendre le trône au pied levé s’il le fallait, le prince Philippe est-il mis au courant des affaires actuelles du royaume ? Comprenez : de la crise politique, dans ses détails et ses rebondissements, ses implications et ses conséquences potentielles ?
Dans le cadre de notre enquête sur le rôle politique du Palais depuis les élections de juin 2010, nous avons posé la question à tous nos interlocuteurs, qu’ils soient ex-émissaire royal, président de parti, négociateur ou proche du palais.

Résultat ? Edifiant…

TOUS SE DEMANDENT SI PHILIPPE EST AU COURANT
C’est une information en soi : aucun de nos intervenants ne peut nous dire, avec un minimum de certitude, si le prince est régulièrement informé de l’évolution des négociations politiques depuis neuf mois. Les uns supposent que oui ; les autres croient que non ; la plupart espèrent qu’il est tenu au courant.

« Je crois que Philippe ne sait rien », nous dit un proche du Palais. Un autre pense qu’il est informé « en gros ». « C’est un grand point d’interrogation », lâche un politique. « J’espère qu’il n’est pas tenu à l’écart, relève un président de parti, mais on n’en parle jamais. » « Philippe n’est, en tout cas, jamais présent, ajoute un autre président. Mais je ne peux imaginer qu’il ne soit pas mis au courant. » Un autre encore contredit : « Il y a un processus de formation permanente, mais je n’ai pas le sentiment qu’il soit associé de manière étroite au processus actuel. » Un proche du Palais juge aussi « qu’il reste dans un rôle de réserve, comme un sportif avant de jouer son propre rôle ».

LE ROI N’ASSOCIE PAS ETROITEMENT LE PRINCE
Au terme de cette enquête, il apparaît que le prince n’est pas impliqué dans la gestion royale de la crise politique. Certes, « il a des contacts réguliers avec le Roi », comme en période normale. Il peut donc y avoir, entre le père et le fils, « un échange d’informations ». Mais rien de spécifique ou régulier sur l’impasse institutionnelle et gouvernementale actuelle.

Officiellement, c’est normal. Pour trois raisons.

Un : le Roi est le Roi, c’est à lui, comme chef d’Etat, à jouer les facilitateurs dans la formation du gouvernement. A personne d’autre.

Deux : contrairement au rôle du Roi, bien défini par la Constitution , le statut de prince héritier n’existe pas constitutionnellement – la charte fondamentale n’évoque que le « successeur » du Roi, pour assurer la continuité de la fonction.

Trois : Philippe a son propre travail (missions économiques, visites d’entreprises, rencontres sociales, représentation du Roi…), autant de « tâches importantes » à remplir et qui le préparent à son futur métier royal.

Donc : Philippe, nous dit-on, n’est pas particulièrement tenu à l’écart, mais contribuer à sortir de la crise politique ne relève tout simplement pas de son rôle. Il ne participe donc jamais aux colloques singuliers du Roi, et n’est pas briefé dans la foulée non plus.

Un proche du Palais l’explique ainsi : « La priorité est de s’assurer qu’on sorte de la crise ; et Philippe n’a pas de contribution à apporter à cet égard, ce n’est pas son rôle. Sa formation d’héritier est une autre question. Idéalement, il faudrait une préparation méthodique, mais c’est toujours compliqué, surtout quand le successeur devient plus âgé, car il a envie de montrer de quoi il est capable. »

Reprendre les rênes du jour au lendemain, dans la crise actuelle, ne serait donc pas évident pour le prince. Avec cette nuance : l’entourage royal assurerait la transition et la mise à niveau de Philippe Ier (on pense ici surtout à l’actuel chef de cabinet du Roi, Jacques Van Ypersele, lire ci-dessous). Un peu comme dans toute succession professionnelle, argumente-t-on. Mais tout successeur n’est pas confronté à un dossier impliquant la survie d’un pays…

« ON EST TOUS INQUIETS. ON PRIE POUR ALBERT ! »
Si les politiques supputent le degré de connaissance princier des événements actuels, tous, ou presque, craignent le moment où Philippe montera sur le trône, du moins si cela coïncide avec une crise politique comme celle d’aujourd’hui.

« Je me dis parfois que, s’il arrivait quelque chose au Roi, on pourrait entrer en zone de turbulences », confie un président de parti. Qui avoue « ses doutes sur l’intelligence politique de Philippe ».

Un négociateur, qui l’a vu pendant une heure, dans le cadre de rencontres politiques du Prince, parle plutôt d’un problème relationnel : « Albert a le sens du contact, la manière de dire les choses ; Philippe n’a absolument pas ça, il y a toujours un malaise. Ce n’est pas une question de compétence, plutôt de timidité, mais ça joue énormément, car le contact n’est pas bon, donc l’impression non plus. Peut-être se révélera-t-il dans la fonction, mais on n’a pas forcément envie de prendre des risques. »

Un autre négociateur est encore plus pessimiste. Philippe, Roi dans une crise comme aujourd’hui ? « Quelle cata ! Car Albert sait s’entourer, est très conscient de sa place et de ce qu’il peut faire. Philippe n’a pas le sens politique, mais se sent investi d’une mission incroyable. Il est du genre à s’entêter dans la désignation de quelqu’un. Ou à dire : “pas De Wever !” Albert, lui, a désigné deux fois Bart de Wever, qui ne peut donc pas dire “il ne me nommera jamais car il me déteste”. »

De nombreux politiques s’inquiètent donc : « On est tous un peu inquiets. C’est pour cela qu’il y a ces rumeurs sur le Roi fatigué, inquiet… On prie donc pour Albert ! » Car, ajoute l’un d’eux, « je ne suis pas sûr qu’un Dany Pieters ou un Bart De Wever se rendrait chez Philippe Ier ».

Une crainte « assez partagée » traverse donc le monde politique traditionnel : que les radicaux flamands profitent d’une intronisation de Philippe en période de crise institutionnelle pour « provoquer un big bang ». Revendiquer un changement de régime, ou, au minimum, une monarchie purement protocolaire ou symbolique.

« C’est une évidence, lance un négociateur : tout qui veut une solution dans ce pays mise sur la santé d’Albert II. C’est l’angoisse, en particulier francophone, mais aussi du côté flamand responsable. Son départ créerait un vide et ouvrirait la porte à la revendication indépendantiste flamande. » Voilà pourquoi personne ne croit réellement au scénario de l’abdication d’Albert II : « Il sait que s’il bouge, il retire la clef de voûte… »

Nous n’avons rencontré qu’un seul président de parti moins alarmiste : « C’est clair qu’il y a un doute concernant Philippe, dans tous les partis. Mais, quand on a une fonction, on assume. Et il y a l’entourage royal. » Lui ne croit donc pas à la catastrophe, même si, « dans la situation actuelle, ce ne serait pas évident avec un nouveau Roi ».

Mais ce président aussi imagine une évolution de la monarchie sous Philippe Ier : « La dynamique actuelle existe parce qu’on sait le rôle que joue Albert II. Si c’était un autre Roi, les partis joueraient un autre rôle, et mettraient peut-être moins le Roi à contribution.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LAATBLOEIERS »
Que ceux qui s’inquiètent aillent voir le « discours du roi » (the King’s Speach ») il comprendront que, pas plus Edouard VIII que son frère bègue, n’étaient prêts à succéder à l’impressionnant Georges V.

Et pourtant, Georges VI, le Bègue aida les Anglais à traverser les terribles années de guerre et de Blitz sur Londres. The proof of the pudding…

Baudouin était plus que pâle et insipide quand, jeune homme éternellement triste, il monta sur le trône. Quant à AlbertII il était moins que prêt quand son frère décéda inopinément. Pareil pour son grand père Albert I qui fut un excellent roi.

On dit des Saxe Cobourg qu’ils sont des « laatbloeiers », qu’ils sont lents à mûrir ; c’est sans doute vrai.

On se plait, surtout en Flandre, à gloser sur les défauts de Philippe, quand on ne dénigre pas sans vergogne son frère cadet. On est allé jusqu’à modifier la constitution pour que jamais le cadet ne devienne roi, au bénéfice de la rassurante princesse Astrid.

Philippe est-il prêt ? Sans doute pas plus que ces prédécesseurs.

S’il devait s’avérer qu’il a des problèmes de langage ou de communication, on se souviendra que sa charmante épouse est logopède de formation.
MG

Alerte, plus personne n'a peur du FN

dessin : Louison

Le Front National est présent au second tour dans 402 cantons, et alors ? Pour la blogueuse Bah !? by CC, le FN n'a clairement pas fait mieux, il a même fait pire, que les autres partis une fois au pouvoir et n'a pas de solutions sérieuses aux problèmes économiques. A la gauche maintenant de faire de réelles propositions pour l'emploi.

Le FN, ça fait peur à moi, à nous, aux journalistes ou aux petits intellos qui se montent le bourrichon devant internet. En 2002, ça avait fait peur aussi aux mêmes. Ils avaient réussi à nous monter suffisamment la tête pour qu'on aille voter comme un seul homme pour le grand couillon de Chirac.

Cette fois-ci, le coup de la psychose à coup de bruit de bottes, de peste brune ou je ne sais pas quoi légèrement nauséabond, ça ne marchera pas.

Les gens n'ont plus peur du FN. A part les journalistes.

Le FN, si on réfléchit un peu, les seules fois où il a fait ses preuves, c'était dans des villes du sud et ça a été un désastre, niveau gestion et ça a battu des records niveau corruption et népotisme. Plutôt pire que les autres partis...En tout cas, pas mieux...

En plus, ces maigres expériences laissent un doute suffisant pour que l'électorat puisse espérer trouver du sang neuf dans les rangs de l'extrême droite.

Ensuite, tout le monde le rabâche, la fille est moins borgne que le père, elle est plus consensuelle, elle axe sa com' sur le social, ce terrain que la gauche devrait occuper, plutôt que d'enfiler des perles. Elle ne parle plus de camps de concentration : le public jeune n'a pas envie de se retrouver dans un cours d'histoire et elle a bien compris que personne ne peut se permettre de rire avec ça.

Enfin, Sarkozy, en décomplexant la droite, en ouvrant la boîte de Pandore sur les thèmes porteurs de l'Islam, de l'immigration ou les Roms, a complétement décomplexé tout le monde sur le sujet. Il est de moins en moins rare d'entendre sa boulangère déclamer de l'insulte raciste au mètre, comme si les arabes payaient moins cher la baguette de tradition française. D'ailleurs, la boulangère, elle vote, elle. Pas question qu'elle s'abstienne.

Personne pour dire simplement que depuis toujours, pauvreté rime avec criminalité parce qu'il faut bien manger. Et qu'à choisir entre un commerce bien rémunéré au pied de son immeuble où il n'y a plus d'ilotier pour cause de budget du ministère de l'intérieur en légère baisse et un job de déménageur en intérim à 80 bornes de chez soi, le choix est vite fait.

Bref, s'il y a bien quelques justesses dans le constat du FN, les solutions proposées sont plutôt fantaisistes : mettre des étrangers nés en France dans des bateaux pour les mener vers des pays où ils n'ont jamais mis les pieds que pour les vacances d'été, ça ne pourra pas régler le problème du chômage. D'autant que ces jeunes qu'on pourrait mettre dans des bateaux sont probablement au chômage eux-mêmes... L'argument « ces arabes qui piquent le boulot des français » ne tient pas tellement...

Il est temps que la gauche s'empare concrètement du problème de l'emploi. C'est le nerfs de la guerre. Il y a des gens qui bossent sur le sujet, au PS. Espérons qu'ils soient entendus.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA FRAPPE NUCLÉAIRE
On redoute un nuage nucléaire japonais, un début de guerre mondiale en Lybie, un tsunami migratoire à Lampedusa mais personne n’a peur de Marine Le Pen.
Si ça se trouve elle sera la première dame de France, comme Bart De Wever est devenu le premier homme de Flandre avec cette différence qu’elle aurait alors accès aux commandes de la force de frappe nucléaire française voulue par le général de Gaulle. Terrifiant !

DEWINTER SE RANGE DERRIERE BART DE WEVER
Filip Dewinter (Vlaams Belang) estime nulles ses chances de devenir bourgmestre d’Anvers et se range donc derrière Bart De Wever, président de la N-VA et futur candidat-bourgmestre dans la métropole, selon De Standaard et Het Nieuwsblad.

Mon ambition personnelle est subordonnée à l’objectif », explique Filip Dewinter, qui tirera pour la dernière fois en 2012 la liste Vlaams Belang à Anvers. « Je suis prêt à beaucoup pour aider Bart De Wever à ceindre l’écharpe maïorale et à mettre ainsi un terme à 70 ans de politique de gauche dans la ville. La balle est dans son camp. »

Bart De Wever doit-il se montrer content du soutien déclaré de Filip Dewinter ? « Je préfère ne pas improviser », réagit Bart De Wever. « La requête de Filip Dewinter est bien jouée tactiquement, mais ce n’est pas un cadeau. »
(d’après Belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QU’IL DEVIENNE DONC BOURGMESTRE D’ANVERS
Vivement les élections communales et que BDW aille faire le bouffon Anvers. On verra enfin s’il a autre chose dans le ventre que du vent.
MG

N-VA staat alleen

'De N-VA moet nu maar eens duidelijk zeggen of ze nog een federaal België wíl.' Met die woorden schroeft oud-premier Guy Verhofstadt (Open Vld) de druk op de partij van Bart De Wever nog verder op.

· Wil de N-VA nog wel een federaal kader?
Guy Verhofstadt

· Regeringsvorming moet voorgaan op verkiezingsbeloften
Guy Quaden

De roep om eindelijk haast te maken met de regeringsonderhandelingen neemt weer in kracht toe. De uithaal naar de N-VA vanwege de ontslagnemende CD&V-ministers, onder aanvoering van premier Yves Leterme, heeft tenminste dát opgeleverd. De CD&V-demarche wordt door andere partijen zeker niet afgebrand, het is integendeel N-VA dat stilaan geïsoleerd staat. Zo beklemtonen ook Guy Verhofstadt en Guy Quaden, afscheidnemend gouverneur van de Nationale Bank, de noodzaak om snel een volwaardige regering te vormen.

"Wil de N-VA nog een federaal kader waarbinnen ze die staatshervorming wil doorvoeren, en zijn ze bereid daarvoor ook de garanties te geven?", vraagt Verhofstadt zich af. "Willen ze dat niet, dan kunnen we verder zonder hen, want ze hebben bij mijn weten geen absolute meerderheid achter zich die de onafhankelijkheid van Vlaanderen wil." Verhofstadt is niet de eerste liberaal die afstand neemt van de N-VA - Kamerlid Mathias De Clercq en vicepremier Guy Vanhengel gingen hem vooraf -, maar zijn schaarse woorden over binnenlandse politiek wegen zoveel zwaarder.

Het wordt dringend tijd dat de regeringsonderhandelingen in hun plooi vallen, vervolgt Verhofstadt. "Want hoe lang is er in die acht maanden nu eigenlijk echt onderhandeld, met de partijen écht aan tafel? Nog geen 48 uur, denk ik." Die bezorgdheid deelt Guy Quaden. "We hebben een volwaardige regering nodig", zegt hij bij zijn afscheid als hoofd van de Nationale Bank. "Acht maanden na de verkiezingen zou je normaal al een volwaardige regering moeten hebben en hadden de verkiezingsbeloften vergeten moeten zijn. Maar dat is niet het geval."

Quaden noemt N-VA niet bij naam, maar zijn uitspraken zijn uiteraard ook geen steun voor de Vlaams-radicalen. Die vinden buiten hun eigen (grote) partij nauwelijks nog steun in de Wetstraat. Hoewel geen van de Vlaamse partijleiders De Wever echt de wacht durft aanzeggen, komt een regering zonder N-VA steeds dichterbij. Dat moet dan een 'klassieke tripartite' van oranje, blauw en rood worden, eventueel aangevuld met groen. Officieel praten de betrokken partijen nog niet over dat scenario. Bemiddelaar Wouter Beke (CD&V) sprak gisteren gewoon voort met Bart De Wever. Pas als Beke volgende week geen stap vooruit is geraakt, komen de andere scenario's op tafel.

Crise belge : le silence assourdissant de l’Union européenne
Isabelle Durant Eurodéputée Ecolo

A raison, l’Union européenne, et singulièrement le Parlement européen, ne manque guère d’occasions pour s’exprimer sur une série de situations, crises, dysfonctionnements dans le monde mais aussi en son propre sein, quand les faits apparaissent comme en contradiction avec des règles ou valeurs européennes : crise des déchets en Italie, loi sur les médias en Hongrie, rapatriement forcé de Tsiganes en France pour ne citer que des cas récents.

Mais sur la crise institutionnelle belge qui s’embourbe depuis des mois à quelques centaines de mètres du siège des institutions, pas un mot. Certes, elle est d’une autre nature, et nous Belges, nous savons qu’elle incube depuis bien plus longtemps, mais par effet miroir, son évolution n’est pas sans rapport avec le présent et l’avenir de l’UE.

A la veille d’une présidence belge dont on attend traditionnellement beaucoup dans des milieux européens, cette discrétion s’explique en raison du spectre d’une présidence chahutée par des problèmes politiques internes. La satisfaction mêlée de soulagement, exprimée par tous les acteurs européens en fin de présidence était d’ailleurs proportionnelle à l’inquiétude qui les avait gagnés six mois auparavant. On craignait le pire : on a eu le meilleur, ou presque. Ouf !

Mais deux mois plus tard, ce silence perdure. Alors même que la durée de la crise politique et institutionnelle belge traduit la profondeur des maux et leur similitude avec ceux que traverse l’Union européenne ces dernières années.

L’appareil européen est lui aussi secoué de turbulences nationalistes. Son réacteur franco-allemand fonctionne avec un autre carburant que l’intérêt européen. Les prises de position de l’Allemagne à l’égard de l’Union européenne, crise de la zone euro aidant, procèdent des mêmes ressorts que celles de la Flandre à l’égard de la Belgique fédérale : « solidarité, oui, mais sans les transferts ». Une petite phrase si souvent entendue chez nous… Les logiques anti-européennes jadis confinées à quelques groupes ou gouvernements traditionnellement peu enthousiastes pour la construction européenne gagnent du terrain un peu partout et s’affichent sans complexe, parfois même avec insolence. Le Conseil européen en est le témoin autant que l’acteur : la méthode communautaire peine à se (ré)imposer, les compromis s’y arrachent avec difficulté, à la traîne des événements qu’il devrait anticiper, toujours in extremis et a minima. Un certain Herman Van Rompuy, mécanicien belge de première génération, en sait quelque chose.

Le Parlement lui aussi compte dans ses travées un lot d’élus qui, à l’instar de certains élus nationalistes flamands, ne cachent pas leur désamour, parfois leur dégoût, pour une Europe qui, avec plus ou moins de succès, cherche à rassembler, fédérer, transcender les logiques nationales. Tout comme certains l’excluent à l’échelle belge, ces élus pourfendent la logique d’une circonscription européenne pour une partie des élus du Parlement.

Dans ces mêmes travées, les ténors belges comme deux anciens Premiers ministres, fédéralistes européens convaincus, mécaniciens belges des temps passés, prompts à réagir sur bien des situations, sont eux très silencieux sur la crise belge. Difficile à comprendre. Ils savent pourtant bien mieux que d’autres élus européens qui ont parfois eu du mal à comprendre le mécano et la fiche de montage de ces fameux compromis dont la Belgique fut championne dans ses réformes de l’Etat successives, combien la fabrication de compromis est tout sauf un art mineur. A l’échelle européenne, cette discipline relève même de l’excellence.

Nous le savons, à l’échelle européenne, il faut ramer à contre-courant de ces tendances qui racrapotent les identités et les choix politiques, qui rejettent les logiques de solidarité et les synergies entre l’échelon européen et l’échelon national, qui refusent d’ouvrir les yeux sur l’évolution du monde et la nécessité qu’elle impose, à savoir de fédérer les politiques économiques, environnementales, de défense, d’immigration et d’asile, de politique extérieure. On ne fera pas reposer un tel projet sur les Nigel Farage et autres eurosceptiques.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’à quelques-uns, nous avons mis en place à partir du Parlement européen un groupe et un réseau Spinelli (1) du nom de ce grand fédéraliste européen.

Est-ce à dire qu’en Belgique, comme le laissent entendre certains nationalistes flamands, l’échelon national devrait s’effacer totalement à terme dans une logique européenne post-nationale, laissant la subsidiarité au seul niveau régional (qui lui-même cherche à exister comme nation !) ? Hypothèse lointaine, peu probable, voire totalement illusoire. Imagine-t-on une Europe morcelée en quelques centaines de régions devenues indépendantes ou quasi ? A quelques rares exceptions près, le nationalisme s’accommode difficilement d’un vrai projet européen fédérateur et fort. Le séparatisme en est carrément l’opposé. Non, ce qui est en jeu plus encore depuis la crise économique et sociale, c’est d’organiser les solidarités et une gouvernance à multi-niveaux pour garantir la solidarité et la responsabilité, le respect de la diversité et les synergies efficaces entre les entités. C’est ce qu’il faut continuer de faire, inlassablement. A l’échelle européenne et belge. Faire croire avec le concept flou d’« Europe des Régions » qu’entre les régions et l’UE, on pourrait se passer de toute structure qui garantit solidarité et péréquation, c’est une illusion.

Pour toutes ces raisons, l’UE n’a en effet aucun intérêt à voir s’embourber la crise institutionnelle dans un pays fondateur, qui accueille ses institutions, qui est en quelque sorte son miroir et son laboratoire (en petit). Il y a donc d’excellentes raisons pour que l’UE s’en mêle. Pas sous forme d’ingérence dans la politique intérieure, ou de leçon de fédéralisme – domaine dans lequel l’Union a encore beaucoup à construire et à prouver – mais plutôt par l’échange de bonnes pratiques, le soutien, la mise en perspective.

Pour pousser la Belgique à jouer, une fois encore, les pionniers et peut-être même montrer la voie, sur les formes d’un fédéralisme efficace, pragmatique, respectueux de la diversité culturelle et politique qui le compose, adapté au 21e siècle, s’inscrivant résolument dans un projet européen, aussi inédit que la crise qui secoue en même temps l’UE et l’un de ses membres.
(1) Guy Verhofstadt, Daniel Cohn-Bendit, Sylvie Goulard et moi-même (www.groupespinelli.com).

Belgische Unie moet ontwaken
Johan Vande Lanotte toont uitweg uit regeringsloosheid. Vande Lanotte is senator (sp.a) en voormalig koninklijk bemiddelaar.

· We kunnen in dit land tot een beter bestuur en helderder afspraken komen, als we de structuur van gewesten en gemeenschappen vervangen door een Belgische Unie van vier deelstaten: Vlaanderen, Wallonië, Brussel en de Duitstalige regio
Toen ik op 26 januari 2011, na honderd dagen bemiddelen, mijn opdracht teruggaf aan de Koning, was dat zonder direct resultaat. Toch is die lange snuffeltocht niet vergeefs geweest. Ik geloof dat er een new deal voor België en de Belgen mogelijk is. Het model van gemeenschappen en gewesten is achterhaald. Een nieuwe blauwdruk dringt zich op: een Belgische Unie van vier deelstaten, gebouwd op de pijlers territorialiteit en solidariteit.

Ettelijke standpunten en verzuchtingen heb ik tijdens 'mijn' honderd dagen de revue zien passeren. Maar grosso modo zweefden er boven de onderhandelingstafel twee basisvragen: waarheen met België en wat is België eigenlijk? Behalve meningsverschillen over omvang en inhoud van over te hevelen bevoegdheden, merkte ik immers ook veel begripsverwarring over de architectuur zelf van ons land. Is België nog een federale staat? Moet de zesde staatshervorming leiden tot een uitgediept federalisme? Of bevat ons huidige model niet al veel langer confederale kenmerken?

De vlag en de lading
De constructie van gewesten en gemeenschappen is door vijf staatshervormingen op een logische wijze tot stand gekomen. Eigenlijk is het de vrucht van een organisch naar elkaar toegegroeid compromis van twee fundamentele eisen. Uit het emancipatiestreven van de Vlaamse en Waalse beweging sproot de vraag naar respectievelijk culturele en economische autonomie voort.

In 1963 leidde dit tot de vormgeving van de taalgebieden door het vastleggen van de taalgrens. In de staatshervorming van 1970 culmineerde dit in een dubbele architectuur van België. Ons land werd omgevormd tot een staat met twee cultuurgemeenschappen die instonden voor de culturele en taalaangelegenheden van de Vlaamse en de Franse Gemeenschap. Tegelijk werden er drie gewesten opgericht. Twee daarvan (Vlaanderen en Wallonië) kregen in 1980 echte autonomie, met een eigen regering die vooral economische, zogeheten plaatsgebonden bevoegdheden onder haar hoede kreeg. Het derde gewest, Brussel, kreeg pas in 1988 vorm.

Met die dubbele architectuur werden twee uiteenlopende belangen gediend. Kort samengevat: 'wij' kregen 'onze' gemeenschap, wat ons toeliet om de eigen cultuur én de Vlaamse minderheid in Brussel - te klein om op eigen benen te staan - te beschermen en te ondersteunen. 'Zij' kregen 'hun' gewest, wat Wallonië toeliet om de economische autonomie te realiseren.

Ongelijke behandeling
Maar nieuwe, recentere eisen - pakweg sinds de Vlaam- se resoluties van 1999 - stellen dat federale dubbelmodel van gewesten en gemeenschappen op de proef. Bij de Vlaamse partijen groeide de vraag om ook inzake sociaal-economische rechten, zoals ziekteverzekering en gezinsbijslagen, meer autonomie te krijgen. Dit botst vooral op de dubbelarchitectuur van de hoofdstad. Concreet: als de Vlaamse en de Franse gemeenschap bevoegd zouden worden voor gezinsbijslag of ziekteverzekering, schept dit een ongelijke behandeling tussen Brusselse buren met een verschillende, officiële 'taalaanhorigheid'.

Inzake cultuur, onderwijs en welzijn vormt zo'n tweedeling binnen een en hetzelfde gewest geen probleem. Het is aanvaardbaar en zelfs zinvol. Maar met een overheveling van sociaal-economische rechten naar de gemeenschappen, binnen de contouren van het bestaande staatsmodel, openen we mogelijk een doos van Pandora. De lijdensweg die de Vlaamse zorgverzekering aflegde, is er een voorproefje van.

Zelfs al valt er juridisch een mouw aan te passen, door Brusselaars vrij te laten kiezen voor het Vlaamse dan wel Franstalige 'aanbod' inzake sociale rechten, het roept meer fundamentele, politieke vragen op. Strookt een systeem van sociale 'shopping' wel met ons concept van sociale zekerheid? Is het aanvaardbaar dat bevolkingsgroepen à la carte hun rechten kunnen kiezen? Of hoeveel ze bijdragen aan het systeem?

Om die sociale rechten daadwerkelijk te defederaliseren, dringt zich dan ook een ander model van staatsstructuur op. We kunnen tot een beter bestuur en helderder afspraken komen indien we de structuur van drie gewesten en twee gemeenschappen vervangen door een Belgische Unie van vier deelstaten: Vlaanderen, Wallonië, Brussel en de Duitstalige regio. Die Unie moet steunen op twee fundamentele en door alle deelstaten erkende pijlers: territorialiteit en solidariteit. Op beide principes en in beide richtingen zullen Vlamingen en Franstaligen enkele egelstellingen moeten verlaten.

Zo moeten we af van de impasse die is ontstaan in de interpretatie van de faciliteiten in de zes randgemeenten rond Brussel. Vlamingen doen graag uitschijnen dat die faciliteiten door de wetgever 'uitdovend' bedoeld waren. Daarmee doen ze de waarheid net zo goed geweld aan als Franstaligen die menen dat het vastleggen van de taalgrens en de toekenning van de faciliteiten niet als definitieve oplossing waren bedoeld. Nochtans liet Guy Spitaels hierover tegenover José Happart, die streed voor een terugkeer van Voeren naar Luik, geen enkele twijfel bestaan: "José, les frontières ne changeront plus."

De taalgrens ligt inderdaad vast. Maar de Franstaligen moeten dan ook wel beseffen dat deze stelling inhoudt dat de kieskring B-H-V gesplitst moet worden. Inwoners van de rand mogen dan voor mij de keuze krijgen om te stemmen op een lijst in Halle-Vilvoorde of in Brussel.

Ook over het Minderhedenverdrag moeten Vlamingen en Walen hun états d'âme opzij zetten. Een opener houding van de Vlamingen jegens de rechten van minderheden is wenselijk. Walen moeten omgekeerd begrijpen dat de Vlaamse bezorgdheid om eigen taal en cultuur niets met eng nationalisme te maken heeft, maar alles met een basisbehoefte van elke mens en gemeenschap.

De impasse zou dus 'makkelijk' doorbroken kunnen worden als Vlamingen en Walen een meer dan symbolische stap zetten. De enen om een onderhandelde oplossing voor B-H-V mogelijk te maken, de anderen om een cultureel akkoord tussen Vlaanderen en Wallonië te sluiten waarbij het territorialiteitsbeginsel wordt erkend. Als we die angels niet uit het debat krijgen, zal elke 'definitieve' staatshervorming spaak lopen.

Solidariteit behouden
Lastiger te definiëren is het beginsel van de solidariteit. Is een gedeeltelijke overheveling van de sociale zekerheid naar de deelstaten mogelijk zonder die solidariteit te verbreken? En zo ja, is het ook opportuun of zinvol?

De inkomensverschillen tussen de deelstaten zijn groot. Als de inkomsten niet langer federaal bepaald en geïnd zouden worden, dan zou de sociale bescherming erg ongelijk worden. Zolang we in één land leven, is dat onaanvaardbaar want niet verzoenbaar met het solidariteitsprincipe.

Voor de uitgaven liggen de zaken anders. Een overheveling van de gezinsbijslagen is mijns inziens haalbaar én nuttig. Haalbaar, want het gaat om perfect objectieve sleutels: aantal kinderen, gemiddelde gezinsgrootte, leeftijd van de kinderen. Nuttig ook, want de deelstaten zijn nu al bevoegd voor grote delen van het gezinsbeleid, van jeugdwelzijn tot studiebeurzen en kinderopvang. Het is dan ook logisch dat de uitbetaling van de gezinsbijslagen in dezelfde handen zou komen. Dat zou een krachtig instrument kunnen zijn in het armoedebeleid.

Ook voor de ziekteverzekering kunnen we vrij nauwgezet voorspellen wat de aanvaardbare uitgaven zijn, rekening houdend met het risicoprofiel van de bevolking: leeftijd, professioneel verleden... Fundamenteler zijn de bezwaren tegen een overheveling van werkloosheidsuitkeringen en pensioenen. Voor sommigen spelen te veel variabele factoren mee: wie bepaalt wat een 'aanvaardbaar' niveau is van het aantal werklozen, bruggepensioneerden en mensen met tijdskrediet? Een overheveling van de pensioenen zou dan weer (de zeer noodzakelijke) mobiliteit op de arbeidsmarkt tussen de deelstaten belemmeren. Pensioenrechten kunnen maar beter federaal worden opgebouwd, op basis van de werkplek, eerder dan per deelstaat, op basis van de woonplaats.

Samengevat meen ik dat het nodig is de inkomsten op het niveau van de Belgische Unie te houden. Voor sommige onderdelen - de gezinsbijslagen en misschien ook de ziekteverzekering - kunnen de uitgaven door de deelstaten worden beheerd zonder de solidariteit te verbreken. Pensioenen en werkloosheidsuitkeringen moeten echter op het federale niveau behouden blijven.

Een zesde, zevende staatshervorming?
Uit mijn honderd dagen onthoud ik dat drie factoren cruciaal zullen zijn voor het welslagen van een new deal tussen Vlamingen, Walen, Brusselaars en Duitstaligen: duidelijkheid over de architectuur van de staat, heldere afspraken met wederzijds respect op basis van territorialiteit en solidariteit en - daaruit voortvloeiend - een loepzuivere bevoegdheidsverdeling. Aan die drie voorwaarden wordt tegemoet gekomen in het concept van een Belgische Unie. Een zesde staatshervorming zonder dat sluitstuk zal noodzakelijk een beperkte hervorming blijven. De knoop van de impasse zal pas echt ontward geraken met een hervorming die ons land, onze instellingen en onze welvaart voor langere tijd kan stabiliseren.

Dit is een ingekort essay op basis van het vlugschrift 'De Belgische Unie', dat binnenkort verschijnt bij uitgeverij Die Keure. De integrale tekst zal ook te vinden zijn op www.johanvandelanotte.be.

Dewinter steunt De Wever
VERKIEZINGEN VOOR ANTWERPSE GEMEENTERAAD

Bart De Wever (l.) en Filip Dewinter op de Grote Markt van Antwerpen, op 13 juni vorig jaar, de dag van de jongste federale verkiezingen. Jimmy Kets

ANTWERPEN - In 2012 trekt Filip Dewinter voor het laatst de Belanglijst in Antwerpen. Voor het burgemeesterschap acht hij zich kansloos. Hij biedt Bart De Wever alle steun aan voor de sjerp.
'Mijn persoonlijk ambitie is ondergeschikt aan het doel', zegt Filip Dewinter aan De Standaard. In 2012 trekt hij voor de vierde, maar laatste keer de Vlaams Belanglijst in Antwerpen. Ditmaal past hij voor de rol van kandidaat-burgemeester. 'Ik ben tot heel veel bereid om Bart De Wever aan de sjerp te helpen en zo een einde te maken aan zeventig jaar links beleid in de stad. De keuze ligt bij hem.'

In 2006 trok Dewinter als kandidaat-burgemeester de verkiezingen in. Het werd een smadelijke overwinningsnederlaag. De partij haalde vijfduizend stemmen meer en miste in de districten Merksem, Deurne en Hoboken de volstrekte meerderheid op een haar. Maar Patrick Janssens deed het met de SP.A nog beter.

Volgend jaar treedt naast aftredend burgemeester Janssens en Dewinter ook Vlaanderens populairste politicus, Bart De Wever, in het strijdperk. In deze strijd acht Dewinter zich kansloos als kandidaat-burgemeester. 'Iedereen die een lijst trekt, moet de persoonlijke ambitie hebben om burgemeester te worden. Maar ik moet realistisch blijven, ik ben slechts de underdog, de hond in het kegelspel. De verwachtingen zijn niet meer hooggespannen. Maar van de overwinningsnederlaag in 2006 kunnen we misschien een nederlaagoverwinning maken.'

De Antwerpse kopman hoopt dat zijn partij 'op de wip' terechtkomt. 'Ik hoop een rol van scheidsrechter te spelen. Daarbij geef ik De Wever de kans om burgemeester worden als hij dat echt wil. Hij zal moeten kiezen tussen een samenwerking met Janssens of een samenwerking met ons. Hij zal voor de verkiezingen toch kleur moeten bekennen. Voor ons wordt het in elk geval een andere campagne dan zes jaar geleden. Die zal ons wellicht ook beter liggen.'

Dewinter staat open voor allerlei formules. Naast een echte coalitievorming, waarbij het cordon sanitaire zou breken, wil hij praten over vormen van gedoogsteun. De Antwerpenaar laat zich daarbij inspireren door het Nederlandse voorbeeld waarbij het kabinet-Rutte in het parlement wordt gedoogd door de PVV van Geert Wilders, die geen deel uitmaakt van de regering.

In elk geval wordt 2012 zijn laatste campagne als lijsttrekker. 'Dat jaar word ik vijftig. Dan zal het welletjes zijn geweest. Daarna wordt het tijd voor de aflossing van de wacht. Wie mijn opvolger wordt, bepaal ik later.'

'Op die vraag geef ik geen antwoord', reageert Bart De Wever. 'Ik wil liever niet improviseren. Zijn verzoek is tactisch goed bekeken, maar geen cadeau. Dewinter beseft goed dat iedereen die zich met hem verbindt, meteen is verbrand. Ik heb geen zin om nu al spelletjes te spelen, de verkiezingen zijn nog ver weg. Zijn rol in Antwerpen is uitgespeeld, maar hij is nog niet dood. Hij houdt nog genoeg aandelen over om een relevante rol te claimen. Dewinter heeft zijn Stalingrad beleefd en staat voor een ellenlange terugtocht. Maar tijdens die afmars kan hij het mij erg lastig maken. Dit had ik kunnen verwachten.'

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BART=MARINE?
Cette fois c’est le virage et la presse francophone semble ne pas voir venir.
Leterme, centre avant, fort de sa bonne tenue dans les sondages a lancé une attaque contre la N-VA avec six ailiers. Verhosftadt a sifflé un penalty de De Wever, Quadem (président banque nationale et second arbitre) lui donne une carte jaune. Maéis voilà que Bart bénéficie de l’appui ouvert de Philippe De winter (Merci Marie Rose Morel). Le cordon sanitaire est définitivement brisé.

Isabelle Durant aimerait que l’Europe siffle la fin du match.

Bart est à Marine ce que De Winter est à son papa Jean Marie.

L’Europe est gangrenée par le virus nationaliste populiste crypto fasciste.

On est ravi que Guy Verhofstadt sorte enfin des ses silences toscan et on attend que Dominique Strauss Kahn revienne de Washington.

Qu’en renvoie Marine et Bart une bonne fois dans l’opposition et qu’on passe enfin aux choses sérieuses.

La Belgique veut un vrai gouvernement et la France un vrai président.

Quel rapport avec l’interculturel que défend DiverCity ?

Les nationalistes Bart Marine sont totalement hostiles au cosmopolitisme et « ce n’est pas la leur moindre défaut.
MG