mardi 21 juin 2011

Bruxelles, championne d'Europe des files

Les automobilistes bruxellois sont confrontés aux embouteillages les plus importants d'Europe. Les files quotidiennes sont présentes sur 38,9pc des routes de la capitale.
Bruxelles réalise ainsi un score encore plus mauvais que Varsovie, où c'est le cas sur 38,1 pc des artères, et que Londres, où 34,5 pc des rues sont embouteillées.
Le secrétaire d'Etat aux Finances, Bernard Clerfayt (MR), plaidait l'an dernier pour l'introduction d'un système de péage à Bruxelles, à l'instar de ce qui se fait à Londres depuis 2003. Cependant dans la capitale britannique, les files n'ont quasiment pas diminuées depuis 8 ans. Cette année, les embouteillages y ont diminué de 0,8pc. A Oslo aussi, un système de péage a été mis en place mais la capitale norvégienne connaît toujours 26,9pc de routes avec des ralentissements.
Dublin réalise le meilleur score sur base annuelle. La capitale irlandaise n'occupe que la 24e place du classement des capitales les plus victimes des embouteillages.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TROP DE BAGNOLES TUE LA BAGNOLE
Nous le savons tous, trop d’automobiles tue l’automobile.
D’aucuns sont persuadés que le vélo électrique est la solution du bon sens pour résoudre ce problème de fluidité. Voyons cela de plus près.
UNE PRIME AU VELO ELECTRIQUE ?
Trois députés bruxellois du MR ont mis à profit la présentation du plan vélo du gouvernement bruxellois, pour déposer une proposition d’ordonnance visant à instaurer une prime à l’achat d’un vélo électrique. (La libre 24-(-2011) Selon eux, ce mode de déplacement a été oublié par le gouvernement Picqué. "Initialement prévu pour aider les personnes âgées à se déplacer à deux-roues, le vélo à assistance électrique a conquis au fil du temps, dans de nombreuses villes, un public bien plus large", a affirmé lundi Vincent De Wolf. En 2009, sur les 1 400 000 vélos vendus aux Pays-Bas, pas moins de 200 000 étaient des vélos à assistance électrique, a-t-il souligné. Pour les auteurs de la proposition d’ordonnance, la raison du manque de succès du vélo à assistance électrique à Bruxelles est à rechercher dans l’absence totale de soutien des autorités régionales. A Paris, comme dans d’autres villes de France ou d’Europe, l’instauration d’une prime locale à l’acquisition a permis de doper les ventes et a incité les habitants à user d’un mode de transport individuel plus respectueux de l’environnement, ont-ils estimé. Le MR bruxellois plaide pour l’instauration d’une prime régionale de 25 % du prix d’acquisition d’un vélo à assistance électrique avec un plafond de maximum 400 euros.
On le voit, tout est politique, même un vélo électrique.
Il faut savoir qu’un bon vélo à assistance électrique coûte cher, très cher. (de deux à trois mille euro pour les plus performants.
Toutefois, les aides fiscales en faveur des déplacements à vélo en général sont d’application aux VAE également. Pour rappel, ces mesures favorisent les employeurs tout comme les employés.
De plus, l’indemnité kilométrique exonérée pour les déplacements à vélo a été portée il y a peu à 0,20 euro/km (contre 0,15 euro/km précédemment). De même, l’avantage qui résulte de la mise à disposition d’un "vélo de société" pour se rendre au travail est exonéré.
Enfin, le cabinet du secrétaire d’Etat à la Fiscalité , Bernard Clerfayt (FDF), confirme vouloir étendre la fiscalité des véhicules électriques aux VAE. Mais c’est impossible à réaliser en raison des affaires courantes

LE VELO ELECTRIQUE DE PLUS EN PLUS BRANCHE
Frédéric Chardon
Depuis trois ans environ, le marché du vélo électrique (dites plutôt : vélo à assistance électrique ou VAE) décolle en Belgique. Cette tendance, confirmée par les acteurs "de terrain", s’explique notamment par la hausse drastique du prix des carburants. Parallèlement, les vélos électriques sont technologiquement arrivés à maturité (batteries, ). De même que leur popularité auprès du grand public : aller au boulot en VAE peut, en effet, se révéler furieusement tendance. Tout en évitant au cadre sup’ tiré à quatre épingles d’arriver trempé de sueur à son rendez-vous
.
"Actuellement, on sent qu’il y a un boom, confirme la propriétaire du magasin Megabike à Wauthier-Braine (Brabant wallon). J’en ai vendu 22 l’année dernière, mais différents nouveaux modèles sont arrivés sur le marché ou sont annoncés. Ils sont plus petits, plus légers et plus design. La plupart des vélos électriques ont entre 50 et 70 km d’autonomie. Mais les nouveaux permettent entre 100 et 120 km d’autonomie".
Du coup, l’intérêt économique des déplacements en VAE plutôt qu’en voiture devient plus évident. En effet, outre le fait que le cycliste ne pollue pas (pour peu qu’il utilise de l’électricité "verte"), parcourir 30 km par jour en VAE ne coûte que 10 euros d’électricité par an, selon l’asbl Provélo.
De plus, on roule en principe moins longtemps, car on se joue des embouteillages : une étude portant sur le trafic à Lyon a démontré qu’une voiture circule en moyenne à 15 km/h , tandis qu’un vélo électrique monte à 20 km/h de moyenne.
Parfait. Toutefois, à ce stade, le vélo électrique reste un bel objet pas forcément à la portée de tous les budgets familiaux. Son prix, nettement plus élevé qu’un vélo de base, fait en effet réfléchir. Pour un VAE de qualité, on commence, en effet, à 1 200 euros pour monter ensuite jusqu’à 2 500 ou 3 000 euros pour les plus performants.
"Je constate beaucoup de demandes pour le moment, mais elles ne se concrétisent pas toujours, car les gens hésitent avant de franchir le pas. C’est, en effet, un investissement important, explique Carlos Vénégas, propriétaire du magasin Vélo-cité (Schaerbeek). Mais ce qui freine aussi les achats, à Bruxelles particulièrement, c’est le problème récurrent en matière de vols de vélos. Les gens hésitent encore plus pour cette raison". Egalement lié à la question du prix : les Flamands, avec leur pouvoir d’achat plus important, acquièrent plus volontiers un VAE que les francophones, constate encore Carlos Vénégas. ( La Libre Belgique )

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