jeudi 2 juin 2011

De Wever: "La Belgique n'existe que par la grâce des Flamands bilingues"

Le président des nationalistes flamands a estimé que les allégations
de Vic Van Aelst étaient "formulées durement" mais que leur fond
comportait "des vérités fondamentales".

Le président de la N-VA Bart De Wever a dit mardi voir "de nombreuses
vérités" dans les propos tenus ces derniers jours par l'avocat
anversois Vic Van Aelst, membre de la N-VA, à l'encontre des
francophones, jugeant au passage que la Belgique n'existait encore que
"par la grâce des Flamands bilingues".

Interrogé en marge d'une réunion d'entrepreneurs à
Houthalen-Helchteren (Limbourg), le président des nationalistes
flamands a estimé que les allégations de Vic Van Aelst étaient
"formulées durement" mais que leur fond comportait "des vérités
fondamentales".

Vic Van Aelst, avocat flamand renommé récemment passé dans les rangs
de la N-VA, a accusé lundi plusieurs responsables politiques
francophones d'entretenir leur sentiment de supériorité en maltraitant
la langue néerlandaise. "On peut discuter de la forme du propos, mais
(Vic Van Aelst) met bien le doigt sur la plaie. Est-ce sage? Je
l'ignore. Mais on retrouve de nombreuses vérités au coeur de sa
protestation", a-t-il estimé. "On ne peut pas demander la solidarité
avec les Flamands en réclamant une extension de territoire, et en ne
respectant pas les lois linguistiques", a-t-il ajouté.

Demandant s'il existait de par le monde d'autres capitales "où l'on ne
montre pas de respect pour la langue parlée par la majorité du pays",
il a jugé que les propos de Vic Van Aelst contenaient un certain
nombre de "vérités qui dérangent". "Ce pays a toujours existé par la
grâce des Flamands bilingues. Même aujourd'hui, les négociations
gouvernementales se déroulent en français. Ce n'est quand même pas
normal", a-t-il conclu.

De Wever plaide un front flamand pour des réformes à l'allemande
Le président de la N-VA Bart De Wever a répété mardi, lors d'une
rencontre avec le patronat limbourgeois, ses faveurs pour la
constitution d'un "front flamand" pour mener des réformes sur le
"modèle allemand". "Il faut maintenant s'accorder sur des réformes, et
de manière très concrète. Avec un front flamand, il doit être possible
de promouvoir des réformes sur le modèle allemand. Par le passé, nous
avons souvent constaté que les promesses du style 'nous verrons bien'
ne se concrétisaient jamais", a déclaré Bart De Wever. Prenant
l'Allemagne en exemple - "c'est la locomotive de l'économie
européenne" - il a souligné combien les réformes sociales y avaient
été "dures" et "portent désormais leurs fruits". Il a répété son
plaidoyer en faveur d'une réduction des dépenses et de réformes
structurelles. A ses yeux, "les francophones ne veulent pas de cela,
par crainte d'une bain de sang social". "Il nous faut donc constituer
un front flamand, avec les partis les plus enthousiastes pour y
entrer", a-t-il commenté. Face au patronat limbourgeois, il a répété
sa volonté de limiter les allocations de chômage dans le temps, de
durcir les régimes de pensions pour les départs anticipés à la
retraite, de baisser les charges sur les entreprises de manière
linéaire ou encore de maintenir le système des intérêts notionnels.
(lalibre.be)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
IMPRESSION
On a quelquefois l’impression que De Wever ne s’adresse qu’au
patronat et Di Rupo seulement aux syndiqués.
Mais peut-être n’est-ce qu’une impression. Comment voulez-vous qu’ils
s’entendent?
MG

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