lundi 27 juin 2011

Delacroix-Rolin : “Je n’ai jamais connu pareille agression !”


Myriam Delacroix-Rolin, députée-bourgmestre de Rhode-Saint-Génèse a été aspergée de peinture
BRUXELLES
Parmi les francophones, certains ont eu de la peine à franchir les cordons de policiers chargés de filtrer le passage, en raison de la présence de contre-manifestants du Tak et du Voorpost. Ainsi, Myriam Delacroix-Rolin, députée-bourgmestre de Rhode Saint-Génèse, que nous avons interrogée.
VOUS AVEZ ETE FORTEMENT BOUSCULEE, VOIRE PLUS, PAR DES MEMBRES DU TAK ET DU VOORPOST ?
“Je suis arrivée avec un peu d’avance et des militants du Tak m’ont empêchée de passer, me donnant de sérieux coups de coude et de genou. Ils m’ont aussi jeté de la peinture et de la chaux.”
LA POLICE ETAIT POURTANT LA ?
“Oui, mais ils ont mis près de 10 minutes pour réagir. Et, dans ce type de situation, 10 minutes, c’est long…”
COMMENT CELA A-T-IL PU ARRIVER ?
“J’ai déjà eu affaire aux gens du Tak, mais jamais il n’y avait eu de contacts physiques comme ceux-ci. Pourtant, je leur ai dit – en flamand – que j’étais là comme parlementaire.”
AVEZ-VOUS DU VOUS FAIRE SOIGNER ?
“Non, mais j’ai de beaux bleus. Demain, si j’ai mal, j’irai voir un médecin et je ferai constater mon état.”
AVEZ-VOUS EU PEUR ?
“Surtout après ! Même la télé flamande était frappée par ce qui
QU’ALLEZ-VOUS FAIRE ?
“Comme députée, je vais interpeller la ministre de l’Intérieur. On connaît les gens qui ont fait ça.”
ALLEZ-VOUS CHANGER QUELQUE CHOSE DANS VOTRE MANIERE D’AGIR, VOUS QUI ETES PLUTOT POUR LA PACIFICATION ?
“Il est vrai que je n’ai jamais fait de provocation. Cependant, j’étais présente à Crainhem parce que j’estime qu’il faut respecter le droit : j’étais donc là pour soutenir les 3 bourgmestres.”
LE FAIT QUE LE TON AIT MONTE, CES DERNIERS JOURS, ENTRE MAINGAIN ET DE WEVER A-T-IL QUELQUE CHOSE A VOIR AVEC CE QUI EST ARRIVE ?
“Tout à fait à voir ! Pourtant, Olivier Maingain est parvenu à passer. Je ne sais pas comment il a fait…” (DH)
DE WEVER : "MAINGAIN EST UN PROVOCATEUR "
(
© Belga
LES DECLARATIONS D'OLIVIER MAINGAIN, TRES CRITIQUE A PROPOS DE BART DE WEVER QU'IL QUALIFIE NOTAMMENT DE NATIONAL-POPULISTE, ONT ETE LARGEMENT COMMENTEES
BRUXELLES Le président de la N-VA Bart De Wever a répété dimanche qu'il ne voulait plus s'asseoir à une table de négociation avec le président du FDF Olivier Maingain après les déclarations de celui-ci. Les présidents de cinq les partis flamands participaient dimanche à un débat lors de l'émission De Zevende Dag à la VRT. Les déclarations d'Olivier Maingain, très critique à propos de Bart De Wever qu'il qualifie notamment de national-populiste, ont été largement commentées.

Pour le président du CD&V Wouter Beke (CD&V), M. Maingain est un "provocateur de première classe". "Il voit arriver une solution pour Bruxelles-Hal-Vilvorde et c'est ce que M. Maingain craint", a-t-il ajouté.(DH)

BONNET BLANC ET BLANC BONNET
CYNIQUE, ARROGANT, HUMILIANT, CHOQUANT. IL DÉRIVE, il dérive de plus en plus, le discours du Voka. Par Christine Laurent
Remonté comme un coucou, il ne se passe pas un jour sans que le puissant patronat flamand (16 000 entreprises) étrille les francophones. Un petit mot par ci, une petite phrase par là, une stratégie de l'estocade censée déstabiliser les empêcheurs de tourner en rond au rythme flamand. Un copié-collé des discours d'un certain... Bart De Wever. Voka-N-VA, blanc bonnet et bonnet blanc. Tony Mary, ex-dirigeant de la VRT , éjecté de l'organisation patronale en décembre dernier, nous l'a confirmé : le Voka s'inscrit parfaitement dans la culture de « toute cette Flandre qui aime les chefs et qui en détient un : Bart de Wever ». Tous ralliés au totem !
La Flandre au pied de De Wever. Toute la Flandre ? Non. Un village d'irréductibles intellectuels et artistes résiste. Projets citoyens, cris d'alarme, cartes blanches, ils multiplient les initiatives pour faire entendre une autre voix que celle de « son maître ». Le prix à payer ? Une mise à l'index au Nord par une certaine vox populi de plus en plus manipulée. Et confortée par le silence ahurissant des partis flamands traditionnels. Qui ne dit mot consent ? Médias et responsables politiques, tous coupables ? De fait, De Wever a table ouverte chez les premiers, et les seconds se terrent, à l'exception de quelques vieux briscards, comme Mark Eyskens ou Louis Tobback qui, eux, n'ont sans doute plus rien à perdre.
Mais il y a pis encore. Soutenue tout en haut de la pyramide par les grands patrons, la N-VA progresse à vive allure dans le maillage social et politique du Nord. Une occupation de terrain qui passe par la multiplication des sections locales. Régulièrement, les sbires de De Wever, des ténors comme des cadres subalternes, s'y précipitent pour une opération séduction avec, pour thème, le sempiternel refrain sur la « paresse francophone, les Wallons profiteurs et la Flandre laborieuse ». Succès garanti, les militants, jamais rassasiés, en redemandent. Prochaine étape choc, comme nous le révélons cette semaine, Nijlen, en province d'Anvers, en novembre. Un ex-manager de crise flamand, retraité, vice-président de la section N-VA de Geel, Staf Kauwenberghs, viendra témoigner de son expérience managériale de 1999 à 2001 dans une entreprise chimique de Feluy, « un cauchemar épouvantable, une descente aux enfers », dont il tire « une généralité bien wallonne » : syndicat socialiste omnipuissant, travailleurs pour qui « tout est prétexte à ne rien faire », fonction publique « qui sert à rendre service aux copains », bref, la totale. Après l'infréquentable avocat Vic Van Aelst, l'abominable Kauwenberghs ? Who's next ?
On le sait bien, en labourant un terreau électoral avec, pour seul engrais, une désinformation caricaturale, le Voka et la N-VA ne font qu'attiser les haines à l'égard du Sud. Avec de bien vénéneuses conséquences. Car, demain, il s'agit de signer un accord, socio-économique et institutionnel. Et le temps presse, comme l'ont rappelé récemment le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Un accord qui implique la confiance et une véritable volonté politique de part et d'autre. Pour le CD&V Eric Van Rompuy, pas de doute possible, « De Wever a déjà renoncé mentalement aux négociations, il est clairement en mode électoral ». Entre-temps, quels dégâts !

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ESCALADE
Escalade verbale et escalade tout court. Le ton monte et la tension également. Quand les esprits s’échauffent à ce point, la violence n’est pas très loin. On a bousculé, peinturluré et contusionné une élue du peuple à Crainhem. La presse francophone est en émoi, silence radio du côté flamand (“ Wel werd na een schermutseling met de burgemeester van Sint-Genesius-Rode, Myriam Delacroix, één Vlaamse actievoerder opgepakt.” DS)
Désormais le discours officiel et celui entendu au café du commerce ou dans les forums des grands quotidiens est pratiquement le même. Ca pue la campagne électorale à plein nez.



FRANSTALIGEN VOEREN IN KRAAINEM ACTIE VOOR NIET-BENOEMDE BURGEMEESTERS
Francois Van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem), Damien Thier (Linkebeek), Arnold d'Oreye de Lantremange (Kraainem) en Veronique Caprasse (Kraainem)

KRAAINEM - Op het gemeenteplein van Kraainem hebben zondagmiddag zowat 200 tot 300 manifestanten hun steun betuigd aan de niet-benoemde burgemeesters van Kraainem, Linkebeek en Wezembeek-Oppem. De deelnemers waren militanten en mandatarissen van het FDF, maar ook de liberale vleugel van het MR was vertegenwoordigd.
Vorige week besliste Bourgeois dat hij ook de nieuwe kandidaat-burgemeester van faciliteitengemeente Kraainem, Véronique Caprasse (FDF), niet zou benoemen. Bourgeois zegt dat ze niet bereid is om de taalwetten te respecteren. De actievoerders eisen dat Vlaams minister van Binnenlands Bestuur Geert Bourgeois (N-VA) de burgemeesters toch benoemt.
Dat de steunactie doorging, kon niet op de goedkeuring rekenen van enkele tientallen Vlaamse 'tegenmanifestanten' van het Taal Aktie Komitee (TAK) en Voorpost. Zij werden op afstand gehouden door ongeveer tachtig agenten van de federale politie.
Wel werd na een schermutseling met de burgemeester van Sint-Genesius-Rode, Myriam Delacroix, één Vlaamse actievoerder opgepakt.
Met hun actie wilden de niet-benoemde burgemeesters het feit aanklagen dat, volgens hen, de democratie in de drie faciliteitengemeenten niet gerespecteerd wordt.
MR IS SOLIDAIR
In een persbericht schaart MR-voorzitter Charles Michel zich achter de vier burgemeesters. De benoeming van de burgemeesters is een democratisch grondbeginsel dat de Vlaamse regering moet erkennen, zo luidt het. De MR eist dat de keuze van de kiezer wordt gerespecteerd. Drie van de vier 'burgemeesters' zijn lid van het FDF, de vierde, François van Hoobrouck, behoort tot de MR.

Aucun commentaire: