dimanche 26 juin 2011

La Grèce réclame 110 milliards pour éviter la faillite de l’euro

LA GRECE A CHIFFRE A ENVIRON 110 MILLIARDS D’EUROS LE DEUXIEME PLAN DE SAUVETAGE. OBJECTIF : EVITER SA FAILLITE ET CELLE DE L’EURO.


La Grèce a chiffré vendredi à environ 110 milliards d’euros le deuxième plan de sauvetage dont elle a besoin pour éviter la faillite, avant une semaine qui s’annonce cruciale dans la course contre la montre visant à éviter l’embrasement en zone euro et au-delà.

A l’issue d’un sommet de l’Union européenne à Bruxelles, le Premier ministre grec Georges Papandréou a indiqué que les discussions portaient sur « un montant similaire au premier programme d’aide » de l’an dernier, qui prévoyait 110 milliards d’euros sur trois ans. Lors du sommet, il a obtenu la promesse d’une mise sur pied, sous conditions, d’ici début juillet de ce deuxième plan. La chancelière Angela Merkel a salué un accord « important pour la stabilisation de l’euro ».

« UNE VOLONTE DE SAUVER L’EURO »
Il y a « une volonté de sauver l’euro », a renchéri le président français Nicolas Sarkozy.

Un échec des Européens à résoudre la crise grecque pourrait conduire à une « perte de confiance généralisée », a mis en garde le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King. « Le risque le plus sérieux et le plus immédiat pour le système bancaire britannique est la crise de la dette qui s’aggrave dans certains pays de la zone euro », a-t-il ajouté.

Les gouvernements européens exercent une pression maximale sur l’opposition de droite en Grèce pour qu’elle soutienne le programme d’austérité du gouvernement socialiste, au cas où des élus du parti de M. Papandréou fassent défection.

DIVISIONS ENTRE PAYS
Ils doivent pour cela préciser la participation « volontaire » des créanciers privés, avec lesquels des consultations ont été initiées cette semaine dans plusieurs capitales. Le sujet a provoqué de profondes divisions entre pays européens favorables et opposés à cette option. Les Américains ont durement critiqué la cacophonie européenne et la lenteur à régler la crise grecque, qui menace de plonger toute la zone euro dans les turbulences, voire le reste du monde à l’image de la crise mondiale provoquée mi-2008 par la faillite de la banque Lehman Brothers.

LA GRECE S'APPRETE A AVALER LA PILULE AMERE DE LA RIGUEUR POUR SE SAUVER
"Le Dieu de la Grèce est grand" a professé le numéro deux du Pasok au pouvoir.
La Grèce va devoir cette semaine pour convaincre ses partenaires et créanciers de la sauver de la faillite avaler la pilule amère d'un nouveau plan d'austérité, un an après un premier train d'économies, combattu dans la rue par syndicats et "indignés".
"Le Dieu de la Grèce est grand" a professé pour sa part le numéro deux du Pasok au pouvoir, Evangélos Vénizélos, propulsé au poste-clé des Finances le 17 juin.
Un rejet des textes menacerait le pays d'une "sortie de la zone euro, alors que notre choix national stratégique est d'y rester", a-t-il relevé.
Pour juguler la grogne face aux mesures de rigueur qui combinent hausses d'impôts et privatisations à de nouvelles coupes dans les salaires des fonctionnaires, retraites ou allocations sociales, le Premier ministre Georges Papandréou, a provoqué un vote de confiance au parlement, qu'il a remporté mardi en faisant le plein des
Pour "dire non" à des mesures "apportant une société misérable", les syndicats, GSEE (privé) et Adedy (fonction publique) entendent pour leur part faire battre le pavé à des dizaines de milliers de Grecs la semaine prochaine.
Les "indignés" qui campent depuis le 25 mai sur la place centrale de Syntagma, appellent de leur côté les Grecs à encercler le parlement.
Cela concluerait une partie de poker menée depuis des semaines, sous l'oeil inquiet de Washington, alors que la Grèce a besoin d'argent frais d'ici la mi-juillet, mais que l'abandonner à un défaut pourrait être fatal pour l'euro.
M. Papandréou a estimé que son montant total devra être "similaire" à celui du premier, soit 110 milliards. A ce jour, la Grèce a touché 53 milliards du prêt de 2010.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RESILIENCE !
«C’est encore et toujours l’Europe qui focalise l’attention. Ou plutôt son plan de sauvetage de la Grèce. Les banques européennes, qui y sont directement exposées à hauteur de 162 milliards d’euros, vont y participer. Non par solidarité mais pour se protéger.

Derrière le sauvetage de la Grèce , il y a autant la volonté de sauver ses créanciers que l’euro.

Question: quel est le seuil de douleur à partir duquel les marchés abdiquent? Après huit semaines consécutives de baisse sur les marchés, quand Trichet dit que les voyants sont au rouge en matière de stabilité financière, que des tensions commencent à se faire jour sur le marché interbancaire et que l’Italie et ses banques sont désormais dans le viseur des agences de notation, on sent bien que le ressort est désormais tendu à l’extrême. » (Extraits de L'Echo)
Les grands économistes américains Krugman, Thomas Friedman et notre De Grauwe de Leuven qui n’ont pas peur de bousculer les dogmes officiels ont estimé que les buts que les nations du Nord, Allemagne en tête, imposent à la Grèce sont hors de sa portée. (« onhaalbaar » Goossens, voir son article)
Mais quid dans tout cela de la situation belge ?
Il est impératif de conclure enfin et de former un gouvernement qui réforme de manière draconienne ; tout le monde en est conscient, à commencer par Di Rupo, De Wever, Maingain, Milquet, Michel, De Croo et tous les autres. Alors à quand la décision ? Plus on attend plus ce sera douloureux.
Dans son bel article « March of Folly » (une marche démente) Paul Goossens va à l’essentiel : « sans vision d’avenir, le peuple grec ne peut que désespérer et à terme se tourner, qui sait, vers une nouvelle génération de colonels. »
Il n’est pas bon de casser le moral de Zorba, ou « de désespérer Billancourt » (Sartre), ni à Athènes, ni à Lisbonne, à Tunis, au Caire ni dans les banlieues Bruxelloises.
Il faut au contraire monter sur les collines pour trouver son chemin dans les plaines, grimper aux montagnes pour mieux scruter l’horizon qui partout s’assombrit.
Résilience est le maître mot. C’est le moteur interne qui permet à Cyrille, le merveilleux « gamin au vélo » des frères Dardenne de ne point désespérer face à la poisse et de retrouver la « voie droite », un chemin éthique qui monte mais qu’il gravira à bicyclette à la force de ses jeunes et puissants mollets et celle de son caractère. C’est la raison sans doute pour laquelle ce film nous touche tellement.
MG

MARCH OF FOLLY
PAUL GOOSSENS
Sparen, sparen en nog eens sparen. Met dat recept uit grootmoeders liberale keuken probeerden de Europese Unie en het IMF in Griekenland het onmogelijke te forceren: een spectaculaire krimp van het begrotingstekort, verhoogde concurrentiekracht en economische groei, en dat alles tegelijk.
Die aanpak stuitte op veel onbegrip. Deskundig volk als Krugman, Thomas Friedman en De Grauwe, die buiten de officiële dogma's durfden te denken, noemden de doelen onhaalbaar. Omdat het noorden van Europa absoluut zijn gram op de Griekse potverdeerders wou halen en Berlijn, Den Haag en Helsinki alleen van paardenremedies wilden weten, werden alle bezwaren weggewuifd en de Grieken enthousiast op de pijnbank gelegd.

Ruim een jaar later zijn de resultaten er. De ommekeer kwam er niet en Griekenland zakt steeds dieper in het moeras. Het begrotingstekort is nog altijd onverantwoord groot, het land zit in een recessie en de werkloosheid klopt records. Ondertussen wankelt de regering, wordt het parlement belegerd en kondigen zowat alle beroepsgroepen aan dat ze het beu zijn. Boven op een financiële crisis heeft zich nu een uit de kluiten gewassen sociale en politieke crisis geënt.

En toch heeft the March of Folly zijn eindpunt nog niet bereikt. Opnieuw hebben Europa en het IMF hun vertrouwd potje op het vuur staan: sparen. Zeker, er zijn correcties aangebracht. Sparen, zo doceert Brussel nu, is synoniem voor hervormen en het begin van goed bestuur.
Ondertussen zijn de Europese chefs er na ruim 15 maanden wel achtergekomen dat de Griekse bevolking het hele reddingsplan kan doen ontsporen. Voor een keer zijn Van Rompuy, Barroso en Verhofstadt het eens: DE GRIEKEN HEBBEN EEN PERSPECTIEF NODIG.

De vraag of een reddingsplan dat de bevolking meer dan 10 procent koopkracht doet inleveren, niet suïcidaal is, werd tijdens het hele Griekenland-debat niet eens geformuleerd.
Alle aandacht ging naar de grillen en de desiderata van de financiële markten, het Europees staatsbelang, de strategie van de ratingbureaus en de bedenkelijke soliditeit van het Europese banksysteem.
Ondertussen blijft het verbazen dat er in Griekenland op alles wordt bespaard, behalve op defensie en militaire uitgaven. Een snoepje voor een nieuwe generatie van ambitieuze kolonels?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

merci dank u well efharisto excellent article

Tengelidou Gesthimani, President of Greeks in Belgium

www.oekb.be