dimanche 5 juin 2011

Les Maîtres de Vie de Frédéric Lenoir

Ecoutez Frédéric Lenoir évoquer Bouddha, Socrate et Jésus. Un éblouissement d’intelligence et de sagesse sereine et vigilante.

"Socrate, Jésus, Bouddha" par Frédéric Lenoir La question clé de l’essai de Frédéric Lenoir est sans aucun doute celle du choix entre « être ou avoir », un choix qui se présente à nous avec une acuité et une actualité particulières en ces temps de "crise". Le paradoxe réside peut-être dans ce que cette "crise" pourrait avoir, à la lumière de l’enseignement de ces "maîtres de vie", un effet salutaire. Étymologiquement, « crise » en grec veut dire « décision ». Le moment serait-il venu de vraiment décider...de la vie que nous voulons ?

Frédéric Lenoir est un passeur. La sagesse qu’il a trouvé dans la lecture et l’étude de ceux qu’il appelle ses "maîtres de vie", il veut la partager. C’est ce qu’il fait dans toutes les facettes de sa production littéraire : il alterne les livres d’entretiens, les récits et romans de fiction, la bande dessinée, les ouvrages savants et la direction du "Monde des Religions"... Chacun de ces instruments de communication lui ouvre le chemin vers un public qu’il ne cesse d’instruire de ce que peuvent apporter à chacun d’entre nous le philosophe grec, le juif palestinien, ou le sage indien.

Dans cette rencontre, il aborde quelques unes des questions que son livre développe : la justice, l’amour, la vérité.
Une rencontre avec une intelligence vibrante, nourrie de vrai humanisme : celui qui pose des questions plutôt que d’asséner un dogme. Dans ce livre limpide, qui fait de la clarté une exigence à chaque phrase, Frédéric Lenoir donne à connaître ce que chacun de ces « guides exigeants, ces accoucheurs bienveillants et(surtout) ces éternels éveilleurs » peuvent apporter à chacun de ceux qui lisent son livre…qui est aussi une invitation à aller plus loin et à les interroger davantage encore…
Edmond Morrel
présentation par l’éditeur :
La crise que nous vivons n’est pas simplement économique et financière, mais aussi philosophique et spirituelle. Elle renvoie à des interrogations universelles : Qu’est ce qui rend l’être humain heureux ? Qu’est-ce qui peut être considéré comme un progrès véritable ? Quelles sont les conditions d’une vie sociale harmonieuse ? Contre une vision purement matérialiste de l’homme et du monde, Socrate, Jésus et Bouddha sont trois maîtres de vie. Une vie qu’ils n’enferment jamais dans une conception close et dogmatique. Leur parole a traversé les siècles sans prendre une ride, et par-delà leurs divergences, ils s’accordent sur l’essentiel : l’existence humaine est précieuse et chacun, d’où qu’il vienne, est appelé à chercher la vérité, à se connaître dans sa profondeur, à devenir libre, à vivre en paix avec lui-même et avec les autres. Un message humaniste et spirituel, qui répond sans détour à la question essentielle : pourquoi je vis ?
Philosophe et directeur du Monde des religions, Frédéric Lenoir est aussi romancier et dramaturge. Il est notamment l’auteur ou le co-auteur de La Promesse de l’ange, de Code Da Vinci, l’enquête, de L’Oracle della Luna et de la pièce de théâtre Bonté divine ! Ses ouvrages sont traduits dans une vingtaine de langues.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LONGUE VIE A NOS MAITRES DE VIE
En ces temps troublés qui annoncent, sinon la fin de monde, du moins la fin d’un certain monde qui se démonde, le nôtre en l’occurrence, nous avons besoin de sages et de maîtres de vie. Les plus sages de nos contemporains, Edgar Morin, Christian de Duve, Helmut Schmidt, Stéphane Hessel, pour n’en citer que quelques-uns se font très vieux. Miroslav Radman, généticien plaide pour un allongement de la vie qu’il prétend possible. A quoi bon me direz-vous ? Selon lui, cela nous permettrait d’exploiter le fantastique potentiel de notre cerveau.
L’homme a surdéveloppé ses capacités, au point qu’aujourd’hui nous mourons avant d’avoir fait fructifier, avec sagesse, tout ce que nous avons appris. La courte durée de vie de l’espèce humaine freine son évolution culturelle et morale. Les sages et les prophètes de la bible mourraient très vieux, souvent bien plus que centenaires. Métaphore ou privilège de la sagesse ? Les deux sans doute.
Un point de vue à méditer pour qui se préoccupe de l’avenir menacé de l’humanité. Le cosmopolitisme interculturel est une sagesse de vie, une graine précieuse du vivre ensemble qui met des années à germer, à se développer et à porter fruit.
MG

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