samedi 25 juin 2011

Négationnisme: la communauté juive d'Anvers torpille Olivier Maingain

Rappel, cette semaine encore, le président du FDF a comparé Bart De Wever à Jorg Haïder, le leader d'extrême-droite autrichien et l'a accusé de tenir des propos négationnistes, et de nier la Shoah.
Dans une tribune diffusée vendredi après-midi sur le site internet "Joods Actueel", portail de la Communauté juive, André Gantman, un leader anversois, s'en prend sèchement au président du FDF Olivier Maingain.
"M. Maingain, vous faites fausse route!, écrit ce fils de rescapé d'Auschwitz. Vous venez de franchir une grave frontière en accusant Bart De Wever de négationnisme et d'antisémitisme". Rappel, cette semaine encore, le président du FDF a comparé Bart De Wever à Jorg Haïder, le leader d'extrême-droite autrichien et l'a accusé de tenir des propos négationnistes, et de nier la Shoah.
Extraits. "Je ne suis pas membre de la N-VA , explique André Gantsman, mais en tant qu'ami de Bart de Wever, il me semble aujourd'hui indispensable de réagir. Sans doute vous rappelez-vous de l'épisode durant lequel Bart De Wever s'en est pris à Patrick Janssens et a qualifié de "gratuites" ses excuses à la communauté juive d'Anvers pour les crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale. Il n'a jamais été question, évidemment, de nier une quelconque déportation des juifs mais qu'il n'était pas admissible de mettre tout l'appareil de la ville d'Anvers dans le même sac".
"Bart De Wever a raison: (…) de nombreux agents de la ville d'Anvers ont sauvé la vie de Juifs durant la Seconde guerre mondiale. (…) Maingain utilise les pires procédés dignes d'un populisme dangereux pour accuser toute la Flandre via De Wever: l'utilisation de la collaboration est sa dernière trouvaille pour permettre à la francophonie de dénigrer la culture flamande".
"Monsieur Maingain, vous faites fausse route. Il est grand temps que vous ne tronquiez plus la vérité. Car errare humanum est, perseverare in errore diabolicum"...
Jeudi, Bart De Wever a appelé les présidents de toutes formations politiques à prendre leur distance avec les propos d'Olivier Maingain.
AERNOUDT: "FDF ET N-VA FONCTIONNENT DE LA MEME MANIERE "
Quoi de neuf, docteur ? Rudy Aernoudt, professeur d’économie à Gand, connaît bien le MR pour avoir failli y entrer alors qu’il présidait le parti LiDé. Il livre son analyse de la situation politique.
APRES PLUS D’UN AN DE NEGOCIATION POUR FORMER UN GOUVERNEMENT, COMMENT PERCEVEZ-VOUS LA SITUATION ?
Je pense que l’opinion publique est aujourd’hui dominée par un sentiment : le ras-le-bol. Les gens en ont marre. Le monde politique a démontré son incapacité à faire changer les choses. Et quand il y a indifférence, il y a danger. La démocratie est en danger, comme dirait Hannah Arendt. On est passé du registre de l’inquiétude à l’indifférence et c’est beaucoup plus grave. On voit bien que les gens aujourd’hui s’en fichent de savoir si on a un gouvernement ou pas, on voit même que Leterme devient populaire… On a un gouvernement qui, théoriquement, ne peut que faire des affaires courantes mais qui viole allégrement toutes les règles – par exemple en engageant la Belgique dans une guerre en Libye. Les gens ne comprennent plus et, donc, l’indifférence est totale. La méfiance vis-à-vis du monde politique ne peut que s’accroître. C’est un contexte dangereux.
VOUS NE CROYEZ DONC PLUS QU’UN ACCORD SOIT POSSIBLE ?
Mais il faut quand même être démocratique. On ne tient plus compte des votes dans ce pays ! Cela fait tout de même plus d’un an que les citoyens se sont rendus aux urnes et avec quoi se retrouve-t-on aujourd’hui ? Avec un gouvernement, le même, installé depuis quatre ans. Je le dis depuis longtemps : quand on veut faire couler une entreprise, on ne rentre pas dans son conseil d’administration. Qu’est en train de démontrer la N-VA ? Son agenda est clair : c’est la fin de la Belgique. On veut la fin de l’entreprise Belgique, donc on va tout faire pour démontrer aux Flamands que cette Belgique n’est plus viable. Qu’il n’est plus possible de faire quoi que ce soit avec les Wallons en général et avec le Parti socialiste en particulier. C’est un jeu qu’on connaît depuis longtemps…
VOUS CRITIQUEZ A LA FOIS LE PS AU SUD DU PAYS ET LA N-VA AU NORD...
Il faut bien comprendre une chose : qui a construit Bart De Wever ? Deux hommes : Elio Di Rupo et Olivier Maingain.
AH BON... En utilisant l’image du gaspillage, des chômeurs wallons fainéants, en utilisant les scandales de corruption, en poussant les Flamands à dire : on en a marre de cette Wallonie-PS, ce n’est plus possible ! Et la seconde personne qui a renforcé Bart De Wever, c’est Olivier Maingain. Avec son arrogance et son mépris pour les Flamands. Les Flamands ont dit : “Ah c’est comme cela que vous nous voyez, et bien regardez maintenant.” C’est pour cela que de nombreux Flamands votent pour De Wever dans le futur. Ils savent que De Wever ne peut pas arriver à un accord.
C’EST UN PEU SIMPLISTE COMME RAISONNEMENT : DE WEVER N’A AUCUN CREDIT, SELON VOUS, ET NE DOIT SON SUCCES QU’A DI RUPO ET MAINGAIN ?
De Wever est perçu comme le seul qui ose dire non aux francophones. Voilà pourquoi il a du succès, cela ne va pas beaucoup plus loin que cela. Soyons réalistes : il y a quatre ans, De Wever n’existait pas. Il y avait les héros Leterme et Jean-Marie Dedecker. Aujourd’hui, c’est De Wever, demain ce sera quelqu’un d’autre.
BART DE WEVER, C’EST NI PLUS NI MOINS QUE JEAN-MARIE DEDECKER ?
Ni plus ni moins. Pour moi, De Wever c’est une histoire gonflée par les médias. Il a gagné les élections parce qu’il était dans une émission, chaque jour, regardée par 1,5 million de Flamands. Les médias ont fait De Wever. Il est cynique, il est sympa, il dit non aux Wallons et donc on l’aime. Les gens ne connaissent même pas son programme.
VOUS CONNAISSEZ BIEN LE MR PUISQU’IL Y A QUELQUES ANNEES, EN TANT QUE PRESIDENT DE LIDE, VOUS DEVIEZ REJOINDRE LES LIBERAUX FRANCOPHONES. L’AFFAIRE A CAPOTE, NOTAMMENT AVEC LE VETO DU FDF OLIVIER MAINGAIN. QUEL REGARD PORTEZ-VOUS AUJOURD’HUI SUR LES DISSENSIONS ENTRE MR ET FDF ?
On sait bien que Maingain a rendu impossible l’existence d’une pensée libérale au sein du MR…

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
KETCHESSPEL

AUJOURD’HUI, C’EST DE WEVER, DEMAIN CE SERA QUELQU’UN D’AUTRE.
Son agenda est clair : c’est la fin de la Belgique. On veut la fin de l’entreprise Belgique, donc on va tout faire pour démontrer aux Flamands que cette Belgique n’est plus viable. Qu’il n’est plus possible de faire quoi que ce soit avec les Wallons en général et avec le Parti socialiste en particulier. C’est un jeu qu’on connaît depuis longtemps… » (…) « De Wever c’est une histoire gonflée par les médias. » la grenouille qui enfle comme le bœuf. « Qui a construit Bart De Wever ? Deux hommes : Elio Di Rupo et Olivier Maingain. » et une femme J. M….

Que ces petits messieurs et la dame se mettent enfin au travail au lieu de nous dégoûter tous de leurs lamentables petits jeux politiciens. « La méfiance vis-à-vis du monde politique ne peut que s’accroître. C’est un contexte dangereux. »

Et Verhofstadt, qu’est ce qu’il attend pour remettre les pendules à l’heure. Où sont les homme, les femmes d’Etat ?
DE WEVER-MAINGAIN : L’AFFRONTEMENT
Bart De Wever demande à Charles Michel de prendre ses distances avec les attaques d’Olivier Maingain. A défaut, il pourrait ne plus négocier avec le MR.
Politiquement, les attaques de Maingain ne devraient pas rester sans réponse de la part des nationalistes flamands. Bart De Wever souhaite explicitement que le président du MR, Charles Michel, condamne publiquement les propos de son allié du FDF.
Dans le cas contraire, la N-VA refusera de négocier avec les bleus francophones ! "Comment pourrait-on encore négocier avec quelqu’un qui nous considère comme des négationnistes ?", s’interroge-t-on à la N-VA. "Une frontière a été franchie, nous comprenons les mots très durs qui peuvent parfois être prononcés dans le cadre de la vie politique, mais cette fois, accuser
Ce genre de débat périphérique pourrait permettre à Bart De Wever et à la N-VA de miner les discussions à venir sur la note du formateur. Voire de se retirer des négociations pour des raisons qui n’auraient rien à voir avec la loi de financement ou le dossier BHV.

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