samedi 4 juin 2011

Turkse nationale voetbalploeg gaat bidden in Sint-Joost

De Turkse nationale voetbalploeg gaat vrijdagmiddag bidden in moskee Fatih in Sint-Joost-ten-Node, op de hoek van de Haachtsteenweg en de Philomènestraat.
De ploeg hoopt dat dit een gunstig effect zal hebben op de uitslag van de EK-kwalificatiewedstrijd België-Turkije die avond in het Koning Boudewijnstadion. Fatih is de hoofdmoskee van de Turkse gemeenschap in Brussel. De lokale politie van de zone Brussel-Noord verwacht de spelers kort na de middag.
Wat de wedstrijd zelf betreft, doet bij de Belgen de geblesseerde Anderlechtspits Romelu Lukaku niet mee. Hij wordt allicht vervangen door Genk-aanvaller Ogunjimi. Eden Hazard, de sterspeler van Rijsel, staat in de basiself.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GOTT MIT UNS
De tout temps, les esprits simples ont sollicité l’aide du divin pour vaincre. Vaincre leurs propres peurs, plutôt que l’adversaire. Vaincre leurs démons intérieurs plutôt que le challenger.
Que veut le peuple ?
Du pain, du foot et des émotions populistes, nationalistes. Dehaene aimait se déguiser en supporter du FC de Bruges, Leterme et Reynders en sympathisants du Standard.
La religion et le nationalisme comme refuges identitaires ?
A l’issue du match en verra les supporters déchaînés sillonner la ville en faisant du ramdam et en agitant des drapeaux, comme des barbares.
MG

God bless America... Gott mit uns... God save the Queen... Allahou Akbar !
Par Jean-Jacques Birgé,

Allumant l'auto-radio en revenant des courses, je tombe sur la fin du discours d'investiture de Barak Obama se terminant évidemment par "God bless America!". Ici, et dans une majorité de films américains jouant le rôle de service de communication du pays mieux que tous les plénipotentiaires, Dieu s'invite régulièrement sans qu'on l'y ait invité. L'institution l'impose, un point c'est tout.
Au XXIe siècle, comment peut-on continuer à diffuser de telles histoires à dormir debout et les donner pour véridiques ? Comment peut-on jurer sur la Bible de dire toute la vérité, rien que la vérité ? Les agnostiques apprécieront le paradoxe, s'il leur arrivait un jour de devoir se prêter à l'exercice ! L'exemple symbolique de l'État dicte sa loi à la population.
Chaque fois que Dieu est invoqué légalement nous avons du mouron à nous faire. On voit aujourd'hui les dégâts que génère la collusion de l'État et de la religion dans les pays obscurantistes et ségrégationnistes qui la brandisse, de l'Iran à Israël, des États-Unis au Pakistan.
Dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, après avoir évoqué le combat d'Ulysse contre les dieux, le réalisateur Fritz Lang dans son propre rôle tente d'expliquer au producteur joué par Jack Palance que les dieux n'ont pas créé les hommes, mais que ce sont les hommes qui ont créé les dieux. Prokosh est une caricature des États-Unis, un enfant capricieux qui veut faire la loi et qui aime les dieux pour s'y identifier comme à des super-héros. Lang qui incarne toute la culture européenne commente ensuite un poème d'Hölderlin, insistant sur le fait "étrange, mais vrai" que ce n'est plus la présence de Dieu, mais son absence qui rassure l'homme.
Nous voilà bien rassurés !

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