dimanche 19 juin 2011

Van Rompuy appelle à trouver un accord le plus vite possible

Le président du Conseil européen se dit également inquiet devant l'hypothèse de nouvelles élections fédérales.
Un accord communautaire doit être conclu le plus vite possible, a averti dimanche le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy (CD&V). Selon lui, l'approche des élections communales empêchera les "partis bruxellois", et en particulier le FDF, de conclure un accord sur Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Or, sans accord sur ce point, il n'y aura pas d'accord global. "Vous n'imaginez quand-même pas qu'un avant les élections communales, les partis bruxellois - et un parti s'est particulièrement exprimé sur ce point, le FDF- concluront un accord sur BHV", a souligné M. Van Rompuy sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag" (VRT).
Il n'est pas trop tard pour conclure un accord, estime-t-il, mais cela doit se faire le plus rapidement possible.
Le président du Conseil européen se dit également inquiet devant l'hypothèse de nouvelles élections fédérales.
"Ce sera comme la IIIe République française avant la guerre: on prend les mêmes et on recommence".
Un autre ancien premier ministre du CD&V était présent dans les débats dominicaux, sur la RTBF cette fois-ci. Mark Eyskens, a mis en garde son parti contre le "suivisme" à l'égard de la N-VA.
"Le suivisme de la N-VA , c'est suicidaire. Ce n'est pas l'avenir de la démocratie chrétienne sinon elle risque de disparaître complètement, comme en Italie", a-t-il averti.
Les partis sociaux-chrétiens sont au centre et, à ses yeux, leur fondement, c'est la solidarité. A l'inverse de la N-VA qui est de droite "sinon d'extrême-droite sur le plan socio-économique". Il y a donc un "gouffre" entre le CD&V et la N-VA , à entendre M. Eyskens. "Il n'y a pas moyen de s'entendre avec un parti pareil", a-t-il ajouté.

'HET GAAT BIJZONDER HARD'
Gewezen Wetstraatjournalist Jos Bouveroux schreef een boek over de barst in België. Hij meent het. ‘Komen er dit najaar opnieuw verkiezingen en komen de N-VA en de PS er nog versterkt uit, dan kan het plots echt over Plan B beginnen te gaan.'

(...)
HOE GAAT DEZE CRISIS EINDIGEN?
‘Ik verwacht vooreerst verkiezingen in oktober. Bart De Wever stuurt daarop aan, om daarna met een nog sterker mandaat de Franstaligen het mes op de keel te zetten. Zo wil hij uiteindelijk toch de grote staatshervorming doorvoeren die van België een confederaal land maakt. Met verkiezingen en een nieuwe goede uitslag, waar alle peilingen toch op wijzen, kan hij de Franstaligen die er nog aan twijfelen of de N-VA wel een blijver is, met de neus op de feiten drukken.’
‘Er zal dan een federale regering overblijven met een pak minder bevoegdheden, en na die copernicaanse revolutie kan de Vlaamse deelstaat een veel rechtser beleid gaan voeren dan Wallonië. Dat is tenminste De Wevers strategie, maar of die ook lukt...’
(...)
Stevenen we af op de scheiding volgens u?
Alleen Brussel staat in de weg. Vlaanderen heeft de economische macht van Brussel nodig en Brussel heeft ook het Vlaamse hinterland nodig. Wat de Franstaligen nu doen met Wallobrux, vind ik erg gevaarlijk. Als de Franstaligen daarmee officieel zeggen dat Brussel zich afkeert van Vlaanderen, dan houdt niks het separatisme nog tegen. Dat maakt het de Vlaamse separatisten veel makkelijker om een minirepubliekje Vlaanderen uit te roepen. Voor alle duidelijkheid: ik ben Vlaamsgezind, maar een Vlaanderen dat als een soort Beieren aan de Noordzee verder zou moeten zonder Brussel, zonder wereldstad, daar bedank ik voor.
(...)

Jos Bouveroux, ‘De barst in België... is er altijd al geweest’ is uitgegeven bij Van Halewyck en ligt vanaf volgende week in de boekhandel voor 17,5 euro.

MAINGAIN : « LA NV-A , UNE MENACE POUR LA DEMOCRATIE »
Le président du FDF Olivier Maingain estime que la N-VA est « une menace pour la démocratie » et qu’elle est « la somme de tous les conservatismes et de tous les égoïsmes ». L’interview est à lire dans Le Soir ( par Véronique Lamquin)

« Le MR ferait fausse route s’il laisse apparaître que la N-VA peut être un allié. La N-VA , c’est quoi ? C’est la somme de tous les conservatismes et de tous les égoïsmes… C’est un parti anti-européen. C’est un parti destructeur de la cohésion sociale des sociétés parce que le repli identitaire, c’est la négation d’une part importante des populations établies sur notre territoire. On n’a pas de connivences intellectuelle et politique avec ces gens-là. Et nous n’avons pas à chercher une complicité ou un accord privilégié avec la N-VA.

DIFFICILE D’IMAGINER QUE MR ET N-VA GOUVERNENT ENSEMBLE ?
La N-VA n’est pas un parti qui devient acceptable sur le plan socioéconomique, alors qu’elle est détestable sur le plan institutionnel. Son nationalisme est aussi dangereux sur le plan socioéconomique.

POURQUOI ?
La N-VA, c’est du thatchérisme encore plus brutal. Ce n’est vraiment pas un parti qui s’inscrit dans la tradition de la protection sociale pour le plus grand nombre. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas lutter contre les fraudes. Mais une chose est de lutter contre les fraudes, une autre est d’exclure de la protection sociale des catégories de la population selon leurs origines ou certains critères d’appartenance. Tout ça est en germe dans le programme de la N-VA.

IL N’Y A DONC PAS D’ALLIANCE OBJECTIVE ENTRE LE MR, LA N-VA , L’OPEN VLD ET UNE PARTIE DU CD&V ?
Certainement pas avec la N-VA ! Moi je ne participe pas à une coalition dont la N-VA est le pilote.

(…) Ce n’est pas avec la N-VA qu’on fera des majorités à Bruxelles et en Wallonie. Notre première responsabilité, c’est de voir quel est le projet que nous portons pour les Wallons et Bruxellois, avec quels partenaires.

Il y a une formidable attente, au Sud, d’un projet ambitieux qui nous change radicalement de la gestion publique traditionnelle, qui remette Bruxelles et la Wallonie dans le peloton de tête des Régions d’Europe. La sinistrose ou le misérabilisme, c’est fini !

Tous nos engagements, au MR, sont clairs. Pas de scission sans élargissement…

VOUS ETES L’UN DES SEULS A OSER CRITIQUER LA N-VA ?
C’est un tort. Je salue le courage des milieux culturels et intellectuels flamands qui dénoncent les dangers du nationalisme. Le nationalisme n’est pas propre à la Flandre , il menace toute l’Europe. La vraie question, maintenant, c’est : comment tient-on en échec cette tendance où nationalisme et extrême droite ne sont guère éloignés et sont en train de prospérer parce qu’ils exploitent le désarroi des peuples voire leur misère.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
IL FAUT CONCLURE SINON SCENARIO A LA GRECQUE
Elio en Saint George terrassant le doudou De Wever. Belle métaphore à la Kroll pour résumer le topo actuel. L’intervention de van Rompyu-Eyskens n’est pas banale. C’est le chant du cygne de l’ancien CVP agonisant. Maingain retrouve toute sa pugnacité.
Nu of Nooit !
MG

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