vendredi 29 juillet 2011

Bruxelles, capitale verte à 50 %

Trois modes de gestion se conjuguent pour conserver le patrimoine naturel
BRUXELLES “La verdure, ce n’est plus uniquement la campagne comme auparavant. Les Bruxellois n’ont pas besoin de franchir les frontières de la capitale pour se promener dans de véritables havres de paix naturels” , confie-t-on au cabinet de la ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Écolo).
Suite à une promenade guidée dans divers poumons verts de la ville, nous pouvons en effet encenser l’affirmation. Marais, forêts, prairies, friches… Les paysages naturels bruxellois regorgent de richesses gérées avec passion et savoir-faire.
Fier d’être l’un des membres actifs qui œuvrent à la préservation de ces joyaux naturels – qui rendent la vie citadine plus agréable -, Jean-Christophe Prignon, l’un des responsables du département gestion nature de l’IBGE (ex Bruxelles-Environnement). Avec lui, nous avons exploré trois lieux verts, symboles d’une triple gestion.
1 La protection intégrale. En lisière de la chaussée de La Hulpe , la réserve du Grippensdelle en forêt de Soignes est l’exemple type d’une nature laissée à elle-même. “Sur près de 30 hectares , nous laissons les arbres morts à terre pour que ceux-ci puissent accueillir des hôtes de la faune ou de la flore” , explique le spécialiste. Zone totalement autorégulée, cette réserve participe à l’équilibre général de la forêt.
2 La combinaison d’histoire et de nature partiellement gérée est, elle, illustrée par le Rouge-Cloître d’Auderghem. Autour de cette ancienne abbaye bordée d’espaces naturels, toutes les initiatives sont prises pour être le moins interventionniste possible. “En certains endroits, des fauchages ne sont réalisés que deux fois par an” , explique Jean-Christophe Prignon.
3 La gestion de l’environnement. Suite à des erreurs passées, le marais de Ganshoren s’est peu à peu asséché, privant notamment la rivière le Molenbeek de ses bienfaits. Une bourde partiellement réparée suite à la récente remise à ciel ouvert du cours d’eau. “Le marais constitue encore l’un des témoins de l’ancienne activité agricole de Bruxelles qu’il convient de préserver” , justifie-t-il. Outre l’aspect patrimonial, ces zones humides contribuent également à éviter les inondations dans la ville.
Pourquoi ces différences de gestion ? Pour appliquer une attention et un soin personnalisés à chaque espace, géré selon ses propres spécificités. “La bonne gestion des ressources naturelles bruxelloises est propice à débat. Entre les positions conservatrices, les enjeux économiques ou sociaux et les fervents défenseurs de la biodiversité, l’avenir passera par une rencontre entre les autorités, les associations et les citoyens” , conclut-on au cabinet.
(Fanny Leroy)

COMMENTAIRE VDE DIVERCITY
LANGUE DE BOIS
« Marais, forêts, prairies, friches… Les paysages naturels bruxellois regorgent de richesses gérées avec passion et savoir-faire » mais souvent sans la moindre cohérence !
Sait-on que notre sublime forêt de soigne est gérée par trois pouvoir régionaux concurrents :la région Bruxelles capitale, la Région wallonne et la région flamande. Est-ce que ce pays est sérieux ?
MG

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