samedi 2 juillet 2011

DSK: l'affaire pourrait s'effondrer selon le NY Times

C'est un énorme coup de semonce que vient de révéler le New York Times : selon le quotidien américain, les accusations d'agression sexuelle portées contre Dominique Strauss-Kahn pourraient s'effondrer et celui ci pourrait être remis en liberté dès vendredi. Même si les procureurs s'interrogent sur le fait de maintenir des chefs d'inculpation de moindre gravité contre lui.
Selon le journal, qui cite deux sources policières, les procureurs ne croient plus à la version des faits relatée par la femme de chambre qui l'accusait de tentatives de viol dans la chambre 2806 du Sofitel de Manhattan. Les propres enquêteurs des procureurs auraient ainsi découvert que la jeune femme avait menti à plusieurs reprises lors de ses déclarations aux autorités. Et le bureau de Cyrus Vance Jr se demande s'il ne va pas abandonner les charges.
L'accusation aurait ainsi découvert que la femme de chambre avait potentiellement des liens avec le trafic de drogue. Dans les 24 heures après son agression présumée, elle aurait eu une conversation téléphonique avec un homme actuellement en prison durant laquelle elle aurait discuté de "l'intérêt" de poursuivre DSK. L'homme a été arrêté alors qu'il était en possession de près de 200 kilos de marijuana. Il compterait parmi plusieurs individus qui ont fait plusieurs versements en cash, pour un total de 100000 dollars, sur le compte de la jeune femme.
Les enquêteurs ont également découvert qu'elle payait des centaines de dollars de notes de téléphone tous les mois.
La femme de chambre aurait également menti en assurant à la police qu'elle avait mentionné un viol lors de sa demande d'asile pour les Etats-Unis. Ce qui était faux. Elle aussi assuré avoir été l'objet de mutilations génitales, ce qui ne seraient pas exact non plus.
Selon le New York Times, les prélèvements d'ADN montrent bien qu'il y a eu une relation sexuelle entre la femme de chambre et DSK. Mais désormais les procureurs ne croient plus la plaignante.
Si l"information se confirmait, ce serait un incroyable rebondissement dans la saga qui a éclaté le 14 mai dernier. Les avocats de DSK avaient toujours maintenu l'innocence de leur client et avaient assuré qu'ils avaient des éléments pour "porter atteinte à la crédibilité" de la femme de chambre.
Jeudi soir, on avait appris la tenue d'une comparution surprise de DSK ce vendredi devant la justice. Les avocats avaient l'intention de demander l'assouplissement des conditions d'assignation à résidence de DSK. Mais ils pourraient obtenir beaucoup plus si les procureurs confirment qu'ils ont des problèmes avec le dossier.

DSK : coup de tonnerre dans la classe politique française
Les partisans de Dominique Strauss-Kahn veulent croire que leur champion pourra revenir dans la course à l'élection présidentielle si les accusations d'agression sexuelle portées contre lui sont levées.

Et si la présidentielle française était à nouveau chamboulée ? Après le coup de théâtre dans l'affaire DSK cette nuit, les plus fervents soutiens de Dominique Strauss-Kahn croient maintenant possible à un retour de leur champion si les accusations contre lui sont écartées. En France, une partie du Parti socialiste estime en effet que ce rebondissement pourrait changer la donne pour la primaire interne en vue de l'élection présidentielle de 2012.
«Il faudra voir quel est le meilleur dispositif pour la gauche», a déclaré le député socialiste Jean-Marie Le Guen, un proche de Dominique Strauss-Kahn, sur France Inter. «On n'est pas des robots, donc on va prendre le temps de la réflexion. On va peut-être se rapprocher de lui avant de décider à sa place», a-t-il ajouté.
Michèle Sabban, vice-présidente socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France, également proche de l'ancien directeur du Fonds monétaire international, a dit espérer «que sa réhabilitation sera aussi forte que sa destruction». S'il était innocenté, «moi je demanderais aux candidats déclarés à la primaire socialiste de suspendre un temps la primaire pour laisser le temps de parole à Dominique», a-t-elle déclaré sur I>Télé. «L'humiliation planétaire qu'a subi Dominique, je pense quand même que ça vaut la peine d'attendre», a-t-elle ajouté.
Borloo prense qu'il peut revenir, silence radio à l'Elysée
L'ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin, interrogé sur RTL sur une éventuelle modification de la procédure de la primaire, s'est montré prudent à propos de «ce coup de tonnerre». «Dans l'hypothèse où Dominique serait lavé de toutes charges (...) ce serait d'abord à lui de se déterminer après un tel choc personnel et après ce sera aux socialistes et aux responsables socialistes d'en décider», a-t-il dit.
L'ancien ministre de la Culture Jack Lang s'est contenté quant à lui de manifester sa satisfaction. «Je souhaite de tout mon coeur que la vérité puisse à présent être établie et que l'honneur de Dominique Strauss-Kahn soit au plus vite restauré», a-t-il dit dans un communiqué.
De son côté, Jean-Louis Borloo, possible candidat de la Confédération des centres, a abondé dans le même sens sur I>Télé et Radio Classique. «Si ça se déroule comme on le suppose, un retrait de l'accusation (...) qu'est-ce qui l'empêche de revenir s'il en a la force et l'envie ?», s'est-il interrogé.
Nicolas Sarkozy maintient quant à lui le silence radio. «Sur l'affaire DSK, l'Elysée a toujours eu la même position : ne faire aucun commentaire», a-t-on déclaré dans l'entourage du président.
Ce possible coup de théâtre judiciaire intervient alors que deux des principaux candidats à la primaire pour désigner le candidat du PS à la présidentielle de 2012 sont officiellement en lice. Martine Aubry, qui s'est déclarée candidate mardi, est avec François Hollande, l'une des favorites pour la primaire qui aura lieu en octobre, selon des sondages qui ne testent plus l'hypothèse d'une candidature Strauss-Kahn. Le dépôt des candidatures à la primaire s'est ouvert le 28 juin et doit prendre fin le 13 juillet à minuit. Pour l'heure, cinq socialistes sont candidats.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SHAKESPEARIEN
Imaginons que DSK soit blanchi et rentre gentiment à Paris chez sa femme.
Il se passe quoi ?
Imaginons que la soubrette pas proprette ait été manipulée par un quelconque service secret…
De martyr DSK devient homme providentiel.
Intéressant, très intéressant !
Vous avez dit démocratie ? Comme c’est étrange !
J’hésite entre Shakespeare et la tragédie grecque et opte finalement pour Shakespeare.
Les personnages de DSK et ASC sont à proprement parler tragiques.
C’est le plus beau scénario de film de la décennie.
L’homme est passé par le feu des médias.
Il est descendu aux enfers et va en revenir.
Son nom, son visage ont fait le tour des médias.
Il est devenu un mythe vivant.
Il ne manque plus qu’une cerise sur ce gâteau amer : un « coup de pouce » qu’auraient donné des services secrets (français ?).
A ce moment là c’est le petit Nicolas qui déguste.
Tout peut arriver dans ce scénario écrit par le destin.
Une des choses qui m’ont le plus étonné après un bref séjour à Paris c’est l’omniprésence de Napoléon, deux siècles après Waterloo.
Les mythes ont la vie dure, très dure.
Quoi qu’il arrive, il faudra demain compter avec DSK sur la scène européenne. L’Europe a besoin d’un homme providentiel et cosmopolite. Vous avez dit interculturel ?
Il est taillé pour l’emploi bien mieux que Barusso où notre famélique Van Rompuy.
Détruit DSK ? Jamais ! « Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort » (Nietzsche)

Et surtout, chapeau bas devant la plus grande dame de France ASC.
MG

STRAUSS-KAHN CASE SEEN AS IN JEOPARDY
By JIM DWYER, WILLIAM K. RASHBAUM and JOHN ELIGON
This article is by Jim Dwyer, William K. Rashbaum and John Eligon.

The sexual assault case against Dominique Strauss-Kahn is on the verge of collapse as investigators have uncovered major holes in the credibility of the housekeeper who charged that he attacked her in his Manhattan hotel suite in May, according to two well-placed law enforcement officials.

Although forensic tests found unambiguous evidence of a sexual encounter between Mr. Strauss-Kahn, a French politician, and the woman, prosecutors now do not believe much of what the accuser has told them about the circumstances or about herself.

Since her initial allegation on May 14, the accuser has repeatedly lied, one of the law enforcement officials said.

Senior prosecutors met with lawyers for Mr. Strauss-Kahn on Thursday and provided details about their findings, and the parties are discussing whether to dismiss the felony charges. Among the discoveries, one of the officials said, are issues involving the asylum application of the 32-year-old housekeeper, who is Guinean, and possible links to people involved in criminal activities, including drug dealing and money laundering.

Prosecutors and defense lawyers will return to State Supreme Court in Manhattan on Friday morning, when Justice Michael J. Obus is expected to consider easing the extraordinary bail conditions that he imposed on Mr. Strauss-Kahn in the days after he was charged.

Indeed, Mr. Strauss-Kahn could be released on his own recognizance, and freed from house arrest, reflecting the likelihood that the serious charges against him will not be sustained. The district attorney’s office may try to require Mr. Strauss-Kahn to plead guilty to a misdemeanor, but his lawyers are likely to contest such a move.

The revelations are a stunning change of fortune for Mr. Strauss-Kahn, 62, who was considered a strong contender for the French presidency before being accused of sexually assaulting the woman who went to clean his luxury suite at the Sofitel New York.

Prosecutors from the office of the Manhattan district attorney, Cyrus R. Vance Jr., who initially were emphatic about the strength of the case and the account of the victim, plan to tell the judge on Friday that they “have problems with the case” based on what their investigators have discovered, and will disclose more of their findings to the defense. The woman still maintains that she was attacked, the officials said.

“It is a mess, a mess on both sides,” one official said.

According to the two officials, the woman had a phone conversation with an incarcerated man within a day of her encounter with Mr. Strauss-Kahn in which she discussed the possible benefits of pursuing the charges against him. The conversation was recorded.

That man, the investigators learned, had been arrested on charges of possessing 400 pounds of marijuana. He is among a number of individuals who made multiple cash deposits, totaling around $100,000, into the woman’s bank account over the last two years. The deposits were made in Arizona , Georgia , New York and Pennsylvania .

The investigators also learned that she was paying hundreds of dollars every month in phone charges to five companies. The woman had insisted she had only one phone and said she knew nothing about the deposits except that they were made by a man she described as her fiancé and his friends.

In addition, one of the officials said, she told investigators that her application for asylum included mention of a previous rape, but there was no such account in the application. She also told them that she had been subjected to genital mutilation, but her account to the investigators differed from what was contained in the asylum application.

A lawyer for the woman, Kenneth Thompson, could not be immediately reached for comment on Thursday evening.

In recent weeks, Mr. Strauss-Kahn’s lawyers, Benjamin Brafman and William W. Taylor III, have made it clear that they would make the credibility of the woman a focus of their case. In a May 25 letter, they said they had uncovered information that would “gravely undermine the credibility” of the accuser.

Still, it was the prosecutor’s investigators who found the information about the woman.

The case involving Mr. Strauss-Kahn has made international headlines and renewed attention on accusations that he had behaved inappropriately toward women in the past, while, more broadly, prompting soul-searching among the French about the treatment of women.

The revelations about the investigators’ findings are likely to buttress the view of Mr. Strauss-Kahn’s supporters, who complained that the American authorities had rushed to judgment in the case.

Some of Mr. Strauss-Kahn’s allies even contended that he had been set up by his political rivals, an assertion that law enforcement authorities said there was no evidence to support.!!!!!!!!!!!!!!!

Mr. Strauss-Kahn resigned from his post as managing director of the International Monetary Fund in the wake of the housekeeper’s accusations and was required to post $1 million bail and a $5 million bond.

He also agreed to remain under 24-hour home confinement while wearing an ankle monitor and providing a security team and an armed guard at the entrance and exit of the building where he was living. The conditions are costing Mr. Strauss-Kahn $250,000 a month.

Prosecutors had sought the restrictive conditions in part by arguing that the case against Mr. Strauss-Kahn was a strong one, citing a number of factors, including the credibility of his accuser, with one prosecutor saying her story was “compelling and unwavering.”

In the weeks after making her accusations, the woman, who arrived in the United States from Guinea in 2002, was described by relatives and friends as an unassuming and hard-working immigrant with a teenage daughter. She had no criminal record, and had been a housekeeper at the Sofitel for a few years, they said.

Mr. Strauss-Kahn was such a pariah in the initial days after the arrest that neighbors of an Upper East Side apartment building objected when he and his wife tried to rent a unit there. He eventually rented a three-story town house on Franklin Street in TriBeCa.

Under the relaxed conditions of bail to be requested on Friday, the district attorney’s office would retain Mr. Strauss-Kahn’s passport but he would be permitted to travel within the United States .

The woman told the authorities that she had gone to Mr. Strauss-Kahn’s suite to clean it and that he emerged naked from the bathroom and attacked her. The formal charges accused him of ripping her pantyhose, trying to rape her and forcing her to perform oral sex; his lawyers say there is no evidence of force and have suggested that any sex was consensual.

After the indictment was filed, Mr. Vance spoke briefly on the courthouse steps addressing hundreds of local and foreign reporters who had been camped out in front of the imposing stone edifice. He characterized the charges as “extremely serious” and said the “evidence supports the commission of nonconsensual forced sexual acts.”

Mr. Strauss-Kahn’s lawyers, Mr. Brafman and Mr. Taylor, declined to comment on Thursday evening.

The case was not scheduled to return to court until July 18.

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