lundi 25 juillet 2011

Franse zakenman wil boetes van vrouwen in boerka betalen

Vrouwen die in België bekeurd zouden worden omdat ze op straat een boerka dragen, krijgen de steun van de Franse zakenman Rachid Nekkaz. Naar het voorbeeld van wat hij in Frankrijk heeft gedaan, verklaarde hij zich zaterdag bereid de boetes te betalen die de vrouwen zouden krijgen.
'Het is een duidelijke schending van de principes van fundamentele vrijheden en van de Europese Grondwet', aldus Nekkaz in een communiqué.
In juli 2010 zette de zoon van Algerijnse immigranten een fonds van 1 miljoen euro op, met het oog op het in voege treden een klein jaar later van de Franse wet die het dragen van gezichtsbedekkende kledij in de openbare ruimte verbiedt. Tot op heden werden er volgens Nekkaz bij onze zuiderburen 104 pv's uitgeschreven en slechts twee boetes. De zakenman betaalde er eentje van, de andere werd kwijtgescholden door de openbare aanklager.
In de Franse pers geldt Nekkaz als een wat vreemde snuiter. Sinds 2007 laat hij regelmatig van zich horen. In 2007 schoof hij bij de presidentsverkiezingen zichzelf naar voor als 'kandidaat van de voorsteden'.
In 2009 hield hij een hongerstaking ter ondersteuning van een advocaat die beschuldigd was van medeplichtigheid bij de ontsnapping van een overvaller. Sinds vorig jaar, en ondanks dat hij fel gekant is tegen de boerka, neemt hij de wetten in het vizier die het dragen van gezichtsbedekkende kledij verbieden.
RACHID NEKKAZ, UN «HURLUBERLU» AU SECOURS DES FEMMES VOILEES

Par PAULINE ANDRÉ (Libération)

Le président du Club des élus Allez France Rachid Nekkaz téléphone, le 14 mars 2006 devant l'Assemblée nationale à Paris, avant de faire sa déclaration de candidature à la présidence de la République. (AFP/BERTAND GUAY)
Le 13 juillet, à la veille du vote à l'Assemblée nationale sur le voile intégral, Rachid Nekkaz fait (à nouveau) parler de lui en annonçant la création d'«un fonds de solidarité» qui servirait à payer les amendes des femmes portant le niqab ou la burqa dans la rue. Rachid Nekkaz a trouvé un nouveau cheval de bataille.
Deux semaines après l'adoption du projet de loi par les députés, l'homme d'affaires aurait déjà épargné 200.000 euros et reçu plus de 42.000 euros de dons de «particuliers du monde entier». D'ici l'examen du projet de loi au Sénat en septembre, son association «Touche pas à ma Constitution» entend réunir un million d'euros.
L’objectif: rendre la future loi inapplicable en payant les amendes de ces femmes «uniquement pour celles qui seront verbalisées dans la rue», précise l'homme qui se positionne «contre le voile intégral, mais pas pour son interdiction dans la rue».
Dans un discours toujours pétri de formules coup de poing: «Je suis un entrepreneur au niveau du business et des valeurs républicaines. Dans une démocratie de droit, la rue est le patrimoine universel de la liberté. En ajoutant, de lui-même, la rue comme espace d'interdiction, le président de la République signe un acte de délinquance constitutionnelle». L'homme d'affaires assure qu'il ira «jusqu’au bout» de son «combat» quitte à «saisir la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut».
« CANDIDAT DES BANLIEUES » EN 2007
Depuis cinq ans, ce chef d'entreprise, qui a fait fortune dans la création de sites Internet, multiplie les coups médiatiques. En quête de reconnaissance politique, Rachid Nekkaz s’appuie sur un riche passé de militant associatif au sein du club des élus «Allez France» dont il est le cofondateur et qui milite depuis 2002 pour l’inscription automatique sur les listes électorales.
En novembre 2005, après les émeutes, Nekkaz est l’un des créateurs du collectif Banlieues respects, qui demande au gouvernement «une écoute forte et sincère» des habitants des quartiers populaires «relégués au rang de citoyens de seconde zone».
En mars 2007, il décide de se présenter à l'élection présidentielle et annonce: «Je vends ma maison pour financer ma campagne». En plein débat sur les quartiers, l'homme originaire de Choisy-le-Roi entend être le porte-voix de la banlieue. Mais son parti — le Rassemblement social-démocrate (RSD) — n’atteint pas les 500 signatures requises.
DES METHODES DETONANTES
Quelques mois plus tard, «le candidat de la banlieue» retente sa chance aux municipales. Candidat à Orly, il organise pour tous les nouveaux inscrits sur les listes électorales de la circonscription, un grand tirage au sort avec à la clé des voyages en Tunisie ou au Maroc. Dans la foulée, deux candidats de son parti aux municipales et cantonales de Denain (Nord) promettent en cas de victoire un chèque de 300 euros pour toute personne ayant un revenu de moins de 1500 euros.
«UN HURLUBERLU» ENCARTE PS
Encarté au Parti socialiste depuis la fin de l'année 2009, personne ne semble connaître Rachid Nekkaz rue de Solferino. «Inconnu au bataillon», assure la secrétaire nationale en charge des libertés publiques, Marie-Pierre Delagonterie intriguée par son initiative. Pour Sandrine Mazetier, secrétaire nationale en charge de l'immigration, le nom de Rachid Nekkaz ne lui évoque rien, pas plus que son initiative.
«Ça m'a tout l'air d'être un hurluberlu, non?» s'interroge-t-elle. Le service de presse du Parti assure quant à lui que «personne ici ne connaît ce monsieur, ni ne souhaite s'exprimer sur le sujet».
En se saisissant du débat sur la burqa et en dénonçant «la lâcheté» du PS qui s'est abstenu lors du vote du 13 juillet, l’homme d'affaires entend mettre le parti face à ses contradictions. «Il s’agit d’être cohérent, on ne dépose pas une proposition de loi pour ne pas se prononcer ensuite». Rachid Nekkaz revendique la même position que celle du Conseil constitutionnel qui avait jugé, en juillet dernier, cette loi «sans aucun fondement juridique» et émis «un avis défavorable». «Même si c'est une loi qui ne concerne pas plus de 500 femmes, ce qui est grave c'est qu'elle peut faire jurisprudence pour d'autres lois d'interdictions diverses dans la rue».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENCORE UN POPULISTE QUI S’IGNORE
Rachid Nekkaz a suivi des études d’histoire et de philosophie à la Sorbonne où il a obtenu une maîtrise. Il aurait fait fortune grâce à la "bulle internet", puis se serait reconverti dans l'immobilier.[]
Il décrit son épouse comme "une Américaine catholique", mais selon le Nouvel observateur elle serait franco-canadienne. Hurloberliu commente Libé…[]

Aucun commentaire: