samedi 2 juillet 2011

La police bientôt autorisée à enregistrer des données relatives à l’ethnicité ?

La ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom a demandé une étude la possibilité de voir la police utiliser des caractéristiques ethniques lors de procès-verbaux.

La ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom n’est pas opposée à l’idée de voir les services de police pouvoir enregistrer des caractéristiques ethniques dans leurs systèmes d’information destinés à orienter leurs missions, par exemple lorsqu’elles appréhendent des individus. Un groupe de travail se penche actuellement sur cette opportunité.

Lorsqu’un policier dresse un procès-verbal, il y intègre un certain nombre de données standardisées : l’identité, la nationalité, le domicile et la date de naissance. D’autres données peuvent y être ajoutées comme des éléments provenant de la carte SIS mais également des données à caractère ethnique si celles-ci sont déterminantes dans le cadre de la mission de l’agent.

Cependant, toutes les informations contenues dans le PV ne peuvent pas être enregistrées dans la Banque de données Nationale Générale (BNG) qui regroupe les systèmes d’information de la police intégrée. Il s’agit notamment des données relatives à l’ethnicité.

Interrogée par le sénateur Guido De Padt (Open Vld), la ministre de l’Intérieur a toutefois indiqué jeudi qu’ » un groupe de travail composé de représentants des instances judiciaires et policières se penchait actuellement sur une adaptation de la loi sur la fonction de police et les informations susceptibles d’être enregistrées dans la BNG ».

Mme Turtelboom a dit attendre « les résultats de ce groupe de travail », précisant que « même en cas d’avis positif, une série d’éléments devraient encore être pris en compte avant d’inscrire les nouvelles dispositions dans la loi ».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NON CECI N’EST PAS UNE AFFAIRE COURANTE
On croit rêver ! Madame Turtelboom ministre démissionnaire réduite en théorie à gérer les affaires courantes prenant des initiatives d’un caractère éthique majeur sans qu’il n’y ait de réaction quelconques du côté d’un parlement qui se prépare à prendre…des vacances !
But de la ministre : se profiler dans les medias en prévision des toutes prochaines élections fédérales.
Sur le fond « comment objectiver le caractère ethnique de quelqu'un et le définir en quelques mots? « se demande un internaute et d’ajouter plein d’ironie : « Un policier serait-il capable de faire cela? Poser la question, c'est y répondre. Sinon, qu'on m'explique comment on peut, de manière simple, comment ethniciser ? »
Surtout ne pas confondre race et ethnie !
« Ethnie= Ensemble d'individus que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la communauté de langue et de culture. S'il y a effectivement une seule race humaine, il y a une multitude d'ethnies. » commente un autre lecteur du site du Soir et un troisième intervenant de conclure : « On fichera plus de données et on les attrapera plus facilement. Et alors ? Une fois « attrapés » cela permettra d'augmenter les données sur les individus. Et alors ? On trouvera plus simple de ficher « éthniquement » tout le monde comme-ca ce sera préventif. Et alors ? Le jour où le pouvoir sera d'une éthnie en désaccord avec une autre elle pourra agir avec " efficacité " et " pragmatisme ". Fichage et nationalisme seront les deux manettes de la dictature. De plus il faut savoir que des caméras de reconnaissance visuelles sont déjà au point. »
Bref Big Brother ou plutôt « Big Sister » is watching you.
Vous avez dit montée des périls ?
Non ceci n’est pas vraiment une affaire courante.
MG

Le système scolaire, un grand corps malade
Jacques LIESENBORGHS
Une opinion de Jacques LIESENBORGHS. Ancien sénateur; enseignant retraité.
C’est la période des bulletins. Pourquoi ne pas passer en revue les matières traitées par les "responsables" de l’enseignement ? Ont-ils été à la hauteur de leur promesse : "l’enseignement est notre priorité" ?
Tout le monde en convient : le système scolaire en Communauté française est un "grand corps malade". Ce qui n’exclut pas des réalisations remarquables ici ou là. Les classements internationaux : pitoyables. Le coût des redoublements : énorme. La privatisation rampante : en croissance. Le moral de beaucoup d’enseignants : morose. Etc. Face à ces défis de taille, quelles réponses du politique ? Inventaire partiel et partial.
Il faut hélas reparler du feuilleton "inscriptions". Rappel : parce que quelques écoles secondaires élitistes avaient des pratiques sélectives et inacceptables, "on" a mis en route un train fou. On a créé de l’inquiétude partout.
Mais on a surtout provoqué des effets pervers multiples : centrer toutes les attentions sur le début du secondaire; renforcer le souci du particulier au détriment de l’intérêt général; donner des tonnes d’arguments aux adversaires de la "mixité sociale"; accessoirement, offrir un mauvais feuilleton aux médias ! Et qui se fait surtout entendre depuis 4 ans sur ce dossier ? A qui donne-t-on largement la parole ? A des groupes d’abord soucieux de promotion individuelle, voire d’élitisme. Par rapport aux nobles objectifs annoncés, c’est un échec retentissant ! J’ose l’écrire en sachant que je vais me faire bien des "ennemis" de tous bords.
Passons à l’enseignement supérieur où deux dossiers ont fait et feront la Une : le débat sur l’accès à l’université et le projet de prolonger la formation initiale des instits et régents à 5 ans. Sur la formation des maîtres, la méthode est intéressante : donner largement la parole aux acteurs et confier la synthèse à une équipe universitaire de qualité. Espérons qu’on ne se perdra pas dans des problèmes de tuyauterie et que ce sera l’occasion de recentrer la formation sur l’essentiel : comment garantir à tous les élèves un "socle commun" de bon niveau. Donc former à travailler avec les enfants qui ont le plus de difficultés et avec les familles les plus éloignées de la culture scolaire. Et plutôt que de prolonger la formation initiale à 5 ans (parce que l’Europe), multiplier les périodes sabbatiques qui devraient permettre des revalorisations successives. Eviter ainsi des pénuries graves et une impasse financière évidente !
J’ai écrit "accès à l’enseignement supérieur". Mais le ministre a mis en avant la limitation de l’accès aux études de médecine. Il faut impérativement envisager la question pour tout l’enseignement supérieur (type court et type long). L’échec en 1re année y est colossal (près de 60 %). Ce massacre n’est pas nouveau, mais il touche de plus en plus de jeunes parce qu’il y en a de plus en plus qui fréquentent ce niveau. Une situation coûteuse, surtout sur le plan humain. Dès lors, je comprends mal le refus obstiné de la FEF quand on parle de tests ou de "passeports". Je ne plaide évidemment pas pour des tests contraignants ou éliminatoires, mais pour des avertissements clairs sur les lacunes à combler. Et pour des lieux et des formateurs compétents prévus pour ce faire dans les institutions publiques bien sûr.
Sur tous ces dossiers les tensions dans la majorité politique ont été patentes. Mais le comble vient d’être atteint avec "Robin des bois". "Vers l’Avenir" a justement écrit : "on est au degré zéro de la politique". Au lieu de convaincre qu’il faut mobiliser toutes les forces et le maximum de moyens là où ça fait le plus mal, on est parvenu à diviser et à renforcer le sentiment des écoles "riches" qu’elles sont pauvres !
A faire passer à la trappe l’urgence de repenser fondamentalement un système qui produit autant d’exclusions, d’abandons et d’élèves très faibles. Alors que "les écarts ne sont pas inévitables les inégalités observées ne résultent pas de différences dans la répartition des aptitudes naturelles, mais bien dans l’application de politiques qui ont permis de réduire l’écart vis-à-vis d’élèves défavorisés". (Unicef, Innocenti, déc. 2010)
Il faudrait encore parler de la certification par unités (CPU) dans l’enseignement qualifiant (technique et professionnel). Enfin un projet pour ce secteur mais précipitation et improvisation font craindre le pire. On assiste aussi, à tous les niveaux, à une multiplication des évaluations externes et internes. Que de temps passé à évaluer et perdu pour les apprentissages ! C’est un des facteurs parmi d’autres qui poussent de plus en plus de parents à inscrire leurs enfants à des cours privés. Un cap a été franchi cette année : ces officines multiplient les publicités sur les antennes et dans les journaux. Elles promettent monts et merveilles aux parents inquiets. Pourtant on n’a jamais autant parlé de "remédiation" à l’école. Et pour tous !
Enfin, cette année a été le théâtre d’un "réveil" des profs. Ou plutôt d’une grève, manifestation publique de leur profond "malaise". En soi, c’est un signe de bonne santé ! Mais ça débouche sur quoi ? Sur des primes de fin d’année réévaluées au forceps. Un débat illisible sur les fins de carrière et de vagues promesses sur les conditions de travail.
On ne peut sous-estimer les confusions que tout ce brouhaha crée dans l’opinion publique. Quelle image du système scolaire, du métier d’enseignant ? Y a-t-il là de quoi donner envie à des jeunes "qui en veulent" de s’engager dans la promotion du savoir pour tous, dans la lutte contre une des inégalités les plus criantes : la relégation impitoyable des enfants des familles pauvres ? Quelle image du projet politique ? Confuse pour le moins ! Ecoutons les plus sévères : "jouer avec l’enseignement et donc avec l’avenir des gosses, pour des raisons purement politiciennes, s’apparente à une forme d’irresponsabilité difficilement admissible dans le chef de ténors censés être au-dessus de la mêlée "("Vers l’Avenir", 17 juin, journal plutôt modéré).
Un bilan trop noir ? Oui, parce qu’il ne souligne pas les remarquables efforts de nombreux profs et de quelques belles équipes. Non, si on est lucide face aux énormes défis à relever. D’autant que le contexte ne favorise pas la démocratisation : "Nous sommes entrés dans l’ère de la marchandisation de l’offre scolaire où les élèves et leurs familles deviennent des clients comme les autres. Si on l’abandonne aux forces du marché, le soutien privé risque de maintenir et d’exacerber les inégalités" (rapport "le défi de l’éducation de l’ombre" de MarkBray). Un contexte qui appelle les politiques à beaucoup plus de courage, à beaucoup plus d’audace, à beaucoup plus de cohérence ! "Doit beaucoup mieux faire !"

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENSEIGNEMENT, PRIORITE DES PRIORITES ? MON ŒIL !
On allait voir ce qu’on allait voir ! Région wallone et Communauté française réunies sous le signe de l’olivier allaient « mettre le paquet sur l’enseignement.»
A part des décrets inscriptions calamiteux et un projet de décret Robin des Bois franchement débile, on n’a rien vu du tout.
Si, une inspection scolaire de plus en plus tatillonne et dictatoriale qui écrase les enseignants sous la paperasse administrative et des évaluations externes qui font paniquer les parents et les directions. Hormis cela, nada, rien du tout ; « du vent dans les branches de sasafra ».
« Tout le monde en convient : le système scolaire en Communauté française est un "grand corps malade : Le coût des redoublements : énorme. Privatisation rampante et moral des enseignants morose. Etc. Face à ces défis de taille, quelles réponses du politique ? »
Le politique c’est l’olivier et l’administration également avec 7O% de fonctionnaires Ps et les 30 % restant sont de signature Cdh. C’est dire que les décrets et les circulaires visent à diminuer au maximum les marges de manœuvres des PO qui se voudraient indépendants, il en reste : notamment à la province, dans les communes d’Anderlecht et de Schaerbeek pour le secondaire. Ils sont héroïques comme le petit village gaulois perdu dans le grand empire de l’olivier.
Quid du feuilleton "inscriptions" ?
« Quelques écoles secondaires élitistes c’est l’évidence avaient des pratiques sélectives inacceptables » On leur a coupé les ailes, du moins en théorie mais on n’a rien résolu, au contraire : « On a créé de l’inquiétude partout et provoqué des effets pervers multiples, surtout donné des tonnes d’arguments aux adversaires de la « mixité sociale ». Plus qu’une erreur, c’est une faute grave
Pointons deux dossiers qui fâchent : « le débat sur l’accès à l’université et le projet de prolonger la formation initiale des instits et régents à 5 ans. » On a déjà toutes les peines du monde à susciter des vocations d’instits formés en trois ans ; en cinq ce sera la pénurie assurée.
On est royalement passé à côté de la vraie question que voici :
« Comment garantir à tous les élèves un "socle commun" de bon niveau. » « Comment travailler avec les enfants qui ont le plus de difficultés et avec les familles les plus éloignées de la culture scolaire ? » Dans ce domaine, rien ne semble vouloir bouger, à telle enseigne qu’on finirait par croire qu’on ne souhaite pas, en région francophone que le citoyen ne devienne intelligent, critique et autonome : il pourrait détourner ses voix de ses protecteurs sociaux actuels.
Côté université : « L’échec en 1re année est colossal (près de 60 %). » « Une situation coûteuse, surtout sur le plan humain. »
Côté "Robin des bois" : "Vers l’Avenir" a justement écrit : "on est au degré zéro de la politique".
Globalement, il conviendra de « repenser fondamentalement un système qui produit autant d’exclusions, d’abandons et d’élèves très faibles. Alors que "les écarts ne sont pas inévitables les inégalités observées ne résultent pas de différences dans la répartition des aptitudes naturelles, mais bien dans l’application de politiques qui ont permis de réduire l’écart vis-à-vis d’élèves défavorisés". (Unicef, Innocenti, déc. 2010) »
Faut-il passer à la « certification par unités (CPU) dans l’enseignement qualifiant (technique et professionnel) se demande l’auteur de cet article interpellant? En France on se pose la question également au moment où l’efficacité du bac est largement remise en question.
Quid de la « multiplication des évaluations externes et internes ? »
Les parents paniquent et les officines privées de cours particuliers et de formations parallèles payantes se multiplient comme champignons sous voûte.
« Quelle image du projet politique ? Confuse pour le moins ! Ecoutons les plus sévères : "jouer avec l’enseignement et donc avec l’avenir des gosses, pour des raisons purement politiciennes, s’apparente à une forme d’irresponsabilité difficilement admissible dans le chef de ténors censés être au-dessus de la mêlée "("Vers l’Avenir", 17 juin, journal plutôt modéré). » "Nous sommes entrés dans l’ère de la marchandisation de l’offre scolaire où les élèves et leurs familles deviennent des clients comme les autres. Si on l’abandonne aux forces du marché, le soutien privé risque de maintenir et d’exacerber les inégalités" (rapport "le défi de l’éducation de l’ombre" de MarkBray).
Voilà qui est terrifiant !
En proposant un enseignement de masse au rabais ; en négligeant de faire face au boom démographique qui va nécessiter à Bruxelles dans les dix ans qui viennent environ 60 nouvelles écoles, la Communauté a tout faux et pis que tout, elle semble ne pas en être consciente du tout.
Quid de l’enseignement de la communauté flamande ? Il se propose de prendre en charge 20% de l’offre globale bruxelloise. C’est déjà ça. Quid des 80% qui restent quand on sait que la Région bruxelloise n’a aucun pouvoir en matière d’enseignement…On est dans le vague et on patauge dans le flou.
La situation est grave, elle sera bientôt désespérée.
Il est singulier qu’un Elio Di Rupo qui doit largement son ascension spectaculaire à l’ascenseur scolaire ne mette pas tout son poids politique dans la balance pour qu’on investisse toutes les énergies politiques, économiques et sociales dans une réforme profonde et non démagogique de notre enseignement francophone.
MG

PAUL MAGNETTE
Vlaanderen is dol op zijn BV's. Sportmensen, mannen en vrouwen uit de wereld van de politiek of de televisie, kunstenaars en creatieve mensen. Eigenlijk zowat iedereen die op de buis komt, samen of apart, en van wie men het wel en wee in de pers kan volgen. Dat is normaal, je ziet het verschijnsel overal in Europa. Of bijna overal, want in Wallonië kennen we het niet. Heeft dat met de afkorting te maken? Misschien, want ik ken wel veel Vlamingen die graag deel uitmaken van de exclusieve club van de BV's, maar geen enkele Waal die een WC wil zijn. Dat is natuurlijk niet het belangrijkste, afkortingen zijn soepel en hoewel je 'Wallon connu' of 'Wallon célèbre' niet ongestraft kunt afkorten, zou ik een 'Wallon fameux' of een 'super Wallon' best zien zitten.
Het fenomeen wacht om geboren te worden. Maar dat zal niet eenvoudig zijn. Ten eerste omdat de mensen die men in Vlaanderen meestal 'de Walen' noemt, in werkelijkheid twee heel verschillende categorieën vormen. Enerzijds de Walen van Wallonië, anderzijds de Franstalige Brusselaars. Dat zijn twee verschillende groepen. In de omgangstaal van het zuiden van het land is een Waal een inwoner van een van de 262 gemeenten van Wallonië, ongeacht de streek waar hij geboren is. De Brusselaars die gewoonlijk Frans spreken - dus negentig procent van de inwoners van de 19 Brusselse gemeenten - worden niet als Walen beschouwd, niet door de Walen en niet door henzelf. Zij zijn Brusselaars, weer ongeacht hun afkomst. De tien procent Nederlandstalige inwoners van Brussel zijn dat ook. De Walen hebben Tchanthès, de Brusselaars Toone, dat is niet hetzelfde. Bij de politici heeft elke partij twee of drie mensen die zowel in Wallonië als in Brussel bekend zijn, maar zij vormen een minderheid. Volgens de jongste peilingen van La Libre Belgique zijn Michel Daerden, Benoit Lutgen of Jean-Marc Nollet populair in Wallonië maar niet in Brussel. En terwijl Charles Picqué, Olivier Maingain en Benoit Cerexhe in de Brusselse toptwintig staan, ontbreken ze in de Waalse populatiteitspoll (wat trouwens bewijst dat het verhaal van de 'twee democratieën' niet opgaat).

De tweede hindernis voor de opkomst van 'bekende Walen' is de televisie. Want hoewel Walen en Brusselaars goed weten op welke manier ze in het dagelijkse leven van elkaar verschillen, schept de televisie verwarring rond de 'bekenden'. Zijn Maurane, François Pirette en Marie Gillain Waals of Brussels? Het is moeilijk te zeggen, ook omdat je de regionale varianten van het Frans niet gemakkelijk van elkaar kunt onderscheiden. Moet je om een echte 'bekende Waal' te worden trouwens niet langs de grote televisiezenders passeren, die niet in Brussel maar in Parijs gevestigd zijn? Amélie Nothomb, Philippe Geluck, Emilie Dequenne, Cécile de France en anderen kunnen het beamen. Maar dan hebben we weer hetzelfde probleem: zijn ze Waals of Brussels? Zijn ze zelfs niet een beetje Frans geworden, zoals François Weyergans, die onlangs in de Académie Française werd opgenomen? Of zoals Benoît Poelvoorde, een Waal van Vlaamse afkomst die de Fransen als een Belg beschouwen. Dat is trouwens le nouveau chic in Parijs. De Waalse en Brusselse politici hebben hoe dan ook geen last van die verwarring: zij interesseren de Fransen niet, of toch heel weinig.

Een derde probleem om 'bekende Walen' te kweken: de deontologie van de Franstalige journalisten. De RTBF en RTL-TVI hebben af en toe geprobeerd om infotainment te brengen, maar dat heeft nooit lang geduurd. De geschreven pers heeft weinig belangstelling voor het privéleven van politici. In de winter vragen de journalisten ons wat er met de kerst op tafel komt, in de zomer zijn ze benieuwd naar waar we op vakantie gaan, en ze willen graag weten hoe we wonen en wat voor huisdier we hebben, maar verder gaat het niet. Michel Daerden is tot op heden de enige politicus die buiten het politieke milieu beroemd geworden is. 'Bekende' sportmensen, wetenschappers of journalisten die in de politiek stappen, krijgen trouwens ook zelden lang aandacht van de media. Wallonië houdt niet van stijlvermenging. De Walen willen blijkbaar geregeerd worden door mensen die naam hebben gemaakt in de politiek. Dat kan vreemd lijken in deze tijd, maar het is nu eenmaal zo en eigenlijk is het ook wel goed zo.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BEKENDE WALEN BUITEN?
La belle affaire. Les Bekende Vlamingen ne sont connus nulle part hormis dans les médias flamands (friands de jeux télévisés débiles) qui les ont fabriqués de toute pièce depuis la création de VTM, le RTL de Flandre.
Hors des frontières de Flandre, chacun les ignore et n’a pas la moindre envie de les connaître, pas même en Hollande ou à Bruxelles. Ces gens n’intéressent que les Flamands scotchés à leurs télé. Le plus connus de tous évidemment est Bart de Wever qui a fait des taux d’écoute jamais vu sur la VRT au jeu de “slimste mens van de wereld” avant de devenir de “bekendste mens van Vlaanderen” en réunissant 800.000 voix sous son nom. On croit rêver. Pas du tout c’est un véritable cauchemar qui empoisonne la vie politique du plat pays et entrave largement le dialogue avec la Wallonie ou Bruxelles où n’existen ni les BB (bekende Brusselaars ) ni les BW bekende Walen comme l’explique joliment Paul Magnette dans son excellent article dans de Standaard.
Désormais pour être élu massivement il faut en Flandre faire le guignol à la télé, de préférence aux émissiuons de grande audience comme seul sait le faire en Wallonie le fabuleux clown Dardenne que Magnette pointe comme étant l’unique BW en terre francophone.
Il faut dire que JM Happart n’était pas mal dans le rôle du temps de sa splendeur.
Et quid des BM bekende Migranten?

Reynders: "Maak van Brussel een gewest dat heel Brabant omvat"
Minister van Financiën Didier Reynders (MR) mocht in Gent zijn visie op één jaar politieke crisis komen uitleggen. Hij was er te gast op een lunch met Vlaamse ondernemers van de International club of Flanders. N-VA-voorzitter Bart De Wever verzorgde de inleiding. Een wederdienst, want in november vorig jaar stelde Reynders immers De Wever voor aan de Cercle de Wallonie.

Reynders opperde er een oplossing voor Brussel en B-H-V. Hij hield een pleidooi voor een België met drie gewesten: een Vlaams en een Waals, én een gewest met twee miljoen inwoners dat Brussel en het oude Brabant omvat. Een oud voorstel van gewezen Vivant-voorzitter Roland Duchâtelet is dat.

De Wever is uiteraard niet te vinden voor het idee, daar de verschillen op communautair vlak tussen de N-VA en de Franstalige liberalen hemelsbreed blijven. "Ik kan even goed een steen rond de nek binden en in de Schelde springen", liet De Wever optekenen.

Op socio-economisch vlak blijven er evenwel veel raakvlakken tussen beide partijen. De MR is daar de favoriete Franstalige gesprekspartner van de N-VA. Ook in dossiers rond asiel en migratie vonden beide partijen elkaar al.

MR-vicepremier Reynders legde aan de ondernemers uit hoe hij ons land socio-economisch wil hervormen: snoeien in de uitgaven, langer werken en lasten verlagen van zodra het kan. Stuk voor stuk die op de instemming van de N-VA-voorzitter konden rekenen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRUXELLES ET LE BRABANT NE FONT Q’UN
Cela fait des années que Divercity et beaucoup d’autres le répètent à qui veut bien l’entendre: on ne sépare pas Bruxelles de son Hinterland ou “ommeland” socio économique (2,6 millions d’habitants).
C’est franchement très habile de la part de Didier Reynders d’aller clamer cela en néerlandais dans les milieux sélect des décideurs économiques de Flandre, au nez et à la barbe de Bart de Wever. Celui-ci lui donne la réplique tout en faisant savoir qu’il ne veut pas de cette Belgique à trois régions qui ferait la part trop belle à Bruxelles. Sur le plan socio économique, les deux hommes se comprennent toutefois parfaitement (faire des coupes sombres dans les dépenses, allonger la durée du travail, diminuer les charges sociales autant que possible, autrement dit, appliquer le remède de cheval allemand) . Depuis qu’il n’est plus président du MR, Reynder se lâche plus volontiers, ne sentant plus les picots du cactus Maingain dans sa poche revolver.
Quoique puisse en penser le binôme Elio-Joëlle, Reynders est un excellent catalyseur aux yeux des Flamands.
Il y a quelque raison de penser que l’hostilité personnelle entre Reynders et le couple Elio-Joëlle est à la base du succès de De Wever (lui en est persuadé) en Flandre et surtout de l’impossibilité d’aboutir à un accord sérieux depuis (et à cause de) l’échec de l’orange bleue il y a trois ans. Nous avons longtemps pensé que seuls Louis Michel ou, à la rigueur Didier Reynders, pourraient, à défaut de Guy Verhofstadt (qui navette entre la Toscane et le parlement européen), diriger le prochain gouvernement fédéral.
Il est vrai qu’on imaginerait également Reynders à la présidence du FMI, si madame Lagarde devait être écartée de son tout nouveau poste. Didier Reynders, le mal aimé et le mal aimant est un des hommes les plus brillants de sa génération. Il a la carrure d’un DSK ; de même ce dernier; comme Oedipe ils semblent tous deux maudits par le destin.
MG

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