vendredi 15 juillet 2011

PolitieDe Gucht: "De Wever zal nooit in federale regering stappen"

Eurocommissaris Karel De Gucht (Open Vld) blijft bij zijn analyse dat N-VA-voorzitter Bart De Wever nooit in een federale regering zal stappen. "De N-VA wil een grote partij zijn en blijven, maar dat is niet combineerbaar met de deelname aan een regering", argumenteert De Gucht op de VRT-radio. Dat de andere partijen hun lot verbinden aan dat van de N-VA, noemt hij "vaandelvlucht". De liberaal hoopt dat CD&V alsnog overstag gaat.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ILS NE MOURAIENT PAS TOUS, MAIS TOUS ÉTAIENT FRAPPÉS
Pour le commissaire européen Karel De Gucht la stratégie deBart De Wever est limpide : dire non à tout et vider les trois autres partis de leurs électeurs, comme un vampire suçant le sang du CD&V, du VLD et du Vlaams Belang. Le plus beau, c’est que sa stratégie est payante, et sans grand effort, il grossit, grossit tout en dormant.
Plus libéral que le VLD, plus flamingant que la CD&V et plus crédible que le Vlaams Belang, Bart touche le jackpot à tous les coups. Plutôt que gouverner la Belgique De Wever choisit de faire grossir son parti.

Quant à Bert Anciaux, il a essayé de se glisser dans la peau du gros Bart à l’occasion du 11 juillet fête nationale flamande.
Pour Bert, Bart n’a qu’une idée « Hij wil de boedel scheiden. » il veut faire éclater le pays. Et s’il raidit sa position c’est parce ce que cet historien de formation se réfère au temps long. Il sait bien que les compromis ont toujours desservi la cause du Vlaamse Beweging, ce mouvement flamand dont il se sent la nouvelle Jeanne d’Arc ou plutôt « de nieuwe Jan Breydel of Pieter De Coninck. De man die Vlaanderen terug aan de Vlamingen gaf, die z’n volk leerde stijfbenen. Hij kan zich deze droom permitteren. » Il raidit donc sa position et assume ses fantasmes.
Et Bert Anciaux de se demander si les Flamands sont vraiment devenus indifférents au sort de leurs compatriotes francophones.
« Hij ervaart geen affectie meer, geen broederlijkheid en ook geen bekommernis met Brussel en Wallonië. Wel koele en soms rancuneuze kaakslagfrustraties. »
Et de conclure, non sans une certaine ironie, qu’après les querelles franco flamandes suivront demain des guerres intestines « tussen Antwerpen en Zeebrugge, of Leuven versus Aalst, of Gent tegenover Kortrijk… »Et pendant ce temps-là, Angela Merkel nous joue la même pièce nationale populiste sur la scène européenne : « plus un pfennig pour ces fainéants de Grec »s.
Herman Van Rompuy a su résumer la crise de l’euro en une seule phrase : "De leiders moeten hun binnenlandse politieke agenda overstijgen" « Nos leaders doivent dépasser les velléités de leurs agendas politiques internes »
Tant que nos leaders nationaux, obsédés par leurs tréteaux locaux, seront incapables de parler d’une seule voix, les marchés s’en prendront aux bêtes les plus malades du troupeau européen. « zullen de markten één na één de zwakste dieren in de Europese kudde blijven aanvallen. Gisteren Griekenland, vandaag Italië en Spanje, en morgen België, want tussen ons en Berlusconi staat niemand meer. »
Et, à terme, la Belgique ne sera pas épargnée pense avec raison Yves Desmedt (De Morgen )

« Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »
Jean de La Fontaine

Ce fléau malin qui monte, qui monte comme la bête immonde dans la majorité des nations d’Europe c’est ce national populisme allergique à toute forme de solidarité (« wars van iedere solidariteit ») qui promet monts et merveille à la population pourvu qu’on en revienne au nationalisme étriqué qui fit la fortune des nations au 19 ème siècle.
(« de bevolking belovend dat ze beter af zullen zijn wanneer we terugkeren naar nog kleinere natiestaten en de oplossing zoeken in de 19de eeuw.)

La zone euro est en feu, …« De eurozone staat in brand, de toestand van de Europese banken en de crisis van de overheidsschuld zijn helemaal met elkaar verstrengeld. Dit is niet het moment voor besluiteloosheid. Niet in dit land, dat gisteren een waarschuwing van de OESO kreeg. En ook in Europa zelf moet de vaagheid, verdeeldheid en besluiteloosheid dringend vervangen worden door enige daadkracht. »
Il est urgent de parler d’une seule voix, d’agir surtout avec détermination et de terrasser les démons nationalistes avant que le l’Europe n’implose.
MG

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