samedi 23 juillet 2011

Scindons BHV, c'est le moment où jamais

On l'a écrit, à maintes reprises, ici même, en 2005 quand Verhofstadt se cassait les dents sur BHV ; on a dit tout pareil quand Dehaene s'est découragé, en 2010… Au risque de nous répéter, on va le réécrire, plus fermement. L'enjeu de BHV est plus dérisoire que jamais, avec les spéculateurs à nos portes.

Oui, on va un jour scinder BHV, c'est écrit dans les astres politiques du Royaume. Et oui, cela va un peu changer la vie des francophones qui ont fait le choix de s'établir dans des communes sans facilités de la périphérie. Aujourd'hui déjà, tous leurs contacts avec l'administration se font en néerlandais ; leurs enfants, s'ils sont scolarisés dans leur commune, le sont dans la langue de Vondel. Seules leurs relations avec la Justice peuvent se dérouler en français ; la proposition BHV qui est sur la table garantit ce droit. Le seul changement, pour ces francophones, serait électoral : ils devraient désormais élire des candidats résidant en Brabant flamand.

Les francophones des six communes avec facilités de la périphérie, eux, verraient leurs droits judiciaires ET électoraux maintenus ; leurs contacts avec l'administration seraient simplifiés.

Au risque de passer pour des traîtres à la cause francophone, osons dire qu'il s'agit là d'un accord équilibré. Surtout, d'une solution à un problème qui empoisonne depuis trop longtemps les relations, déjà si difficiles, entre les deux Communautés.

Résoudre BHV, voilà qui serait un bien beau début pour les négociations. Ce serait un acte de courage, pour les partis francophones davantage encore que pour les partis flamands. Ce serait surtout une lueur d'espoir. La première depuis plus de 400 jours.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA SURVIE DE LA BELGIQUE VAUT BIEN LE SACRIFICE DE QUELQUES BOURGEOIS DE LA PERIPHERIE

On le sait les 150.000 nantis de la périphérie constituent le fonds de commerce du FDF.

Scindons donc BHV vite fait. Mais hélas c’est loin de suffire pour contenter l’ogre de Wever qui exige rien moins que la suppression des subsides à la Wallonie : « centenpopulisme ».
MG

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