vendredi 19 août 2011

Passif

Obama déçoit. L’élection d’un président noir, jeune et démocrate après huit ans d’obscurantisme et de chauvinisme républicains avait suscité d’immenses espoirs. Aux Etats-Unis et au-delà. A quatorze mois de la présidentielle américaine, la cote d’Obama est en berne selon tous les sondages. Pour une raison simple : «C’est l’économie, espèce d’idiot» , avait expliqué James Carville, l’un des stratèges de la victoire de Clinton (Bill) en 1992. Le chômage reste ainsi exceptionnellement élevé aux Etats-Unis avec ses graves conséquences sociales - dépossession de sa maison, pertes de ses plans de santé, déclassement des classes moyennes - qui avaient fait le succès d’Obama. Tout n’est pas à porter au passif du Président qui s’est retrouvé à la tête d’un pays littéralement ruiné par les politiques de Bush, qui avait creusé le déficit et la dette des Etats-Unis tout en menant des guerres coûteuses et aventureuses.
Il n’en demeure pas moins le commander in chief, que ce soit dans Air Force One ou Bus Force One , le nouvel instrument de sa reconquête. Il ne faut pas pour autant enterrer Obama, bête politique d’immense talent lorsqu’il est en campagne et qui jusqu’à présent a toujours pris ses électeurs pour des adultes, intelligents, une méthode qui lui a plutôt réussi. Surtout, tous les sondages montrent que ses adversaires républicains sont encore plus impopulaires et déconsidérés que lui. Ils sont prisonniers d’une frange extrémiste, idéologique et fermée à tout compromis, même dans l’intérêt de leur pays. Ce que martèle avec raison Obama. Et qui finira par être entendu.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COME BACK?
Oh yes he can ! Oh no he couldn’t ;
La déception provoquée par Obama est à la hauteur des espérances suscitées par le fringant candidat.
L’homme a déçu et il vieillit à vue d’œil. Même sa femme le dit. Lui n’a pas dit son dernier mot face aux harpyes des Tea Parties. Les Etats Unis sont dans de sales draps et l’Europe a tout intérêt à prendre ses distances par rapport à son déclin, à se tourner vers l’extrême orient, la Chine et surtout l’Inde dont on ne se préoccupe pas assez, le printemps arabe que se rafraîchit et ses propres idéaux.
On aimerait savoir qui sera le challenger d’Obama et si Hillary qui a fait un terme terne se représentera. Bref cette pré campagne n’a rien d’exaltant. Surtout, le discours du Caire si prometteur sur le plan du dialogue des cultures nous laisse un goût de trop peu. Quant au conflit palestino israélien il s’enlise dans les contradictions.
MG

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