jeudi 8 septembre 2011

«En cas d’échec, De Wever pourrait reprendre la main»

Le sénateur Philippe Moureaux (PS) a mis en garde les partis qui négocient contre le risque d’un échec. Si les discussions ne devaient pas aboutir, le président de la N-VA , Bart De Wever, pourrait reprendre la main.

« Pour les francophones, s’il n’y a pas d’accord maintenant, ce sera encore plus difficile ultérieurement, pour ne pas dire catastrophique », a-t-il déclaré.

Selon lui, il y aurait une logique à voir le président des nationalistes flamands occuper une position centrale en cas d’échec. « Ca aurait une logique puisqu’ici, c’est lui qui n’a pas voulu participer à la négociation. Si échec il y avait, il deviendrait quasi-incontournable ».

La Belgique entrerait dans ce cas dans une configuration tout à fait différente.

M. De Wever ne s’en est pas caché dans un entretien accordé à la RTBF : il veut former une coalition des bonnes volontés (‘coalition of the willing’) au parlement pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission européenne en matière socio-économique et appliquer l’article 35 de la Constitution , c’est-à-dire entrer dans une logique confédérale.

Cet article, dont le contenu n’a jamais été concrétisé, prévoit que les compétences de l’État fédéral sont énumérées limitativement et que les autres compétences sont exercées par les entités fédérées.

En d’autres termes, les partis flamands et francophones devraient s’accorder sur ce qu’ils veulent encore faire ensemble -dans l’interview, M. De Wever ne citait guère que la Défense –, le reste étant laissé aux Communautés et Régions.

« Si cela ne réussit pas ici, je crains que nous soyons dans un autre monde, qui ferait trinquer Wallons et Bruxellois de manière fondamentale », a prédit M. Moureaux.

D’après lui, les conséquences pour les francophones seraient lourdes : chaque Wallon ou Bruxellois verrait ses revenus diminuer de 10 ou 15 %.

« On ne va pas sortir indemnes de ces négociations », a encore averti M. Moureaux.

L’important dans les discussions en cours demeure à ses yeux de préserver l’essentiel pour les Wallons et Bruxellois, comme la garantie de soins de santé convenables pour tous ou d’éviter le piège des sous-nationalités à Bruxelles dans le transfert de compétences.

RUDY AERNOUDT: " LA SCISSION ENTRE MR ET FDF DEVRAIT PRECEDER CELLE DE BHV"
Contacté par la rédaction de Twizz Radio, Rudy Aernoudt explique qu'à ses yeux, le MR et le FDF seraient gagnants s'ils se séparaient.
Rudy Aernoudt a publié sur Twitter ce matin. « La scission entre MR et FDF devrait précéder la scission de BHV. Les deux partis y gagneraient et la Belgique aussi ».
« On le voit avec la NV-A en Flandre qui fait justement le même combat que le FDF. On a vu qu'il sont devenus très grand le jour où ils ont décidé de ne plus être avec le CD&V » déclare l'intéressé. En ce qui concerne le MR, Rudy Aernoudt estime que celui-ci "ne peut pas, aujourd'hui, prendre position sur le socio-économique parce qu'il est obligé de rester sur les exigences communautaires du FDF". Rudy Aernoudt déclare sur Twizz Radio qu'en scindant le cartel MR-FDF, « le FDF peut devenir beaucoup plus grand avec son fonds de commerce et le MR peut à nouveau devenir un mouvement libéral dont la Wallonie , en plus, a tellement besoin.
Rudy Aernoudt ajoute que pour trancher la discussions institutionnelle sur BHV et pouvoir former un gouvernement, « il faut écarter le FDF, comme on a écarté la NV-A , de la table des négociations [...] Si Charles Michel regarde un peu plus loin qu'aujourd'hui, c'est ce qu'il devrait faire.

HET EINDSPEL VAN N-VA
Had The New York Times het vorige week donderdag overBart De Wever en co? Lees even mee in de column van Paul Krugman, Nobelprijswinnaar economie: ‘De kern van het probleem is (…) hun bereidheid om alle regels van fair play en politiek fatsoen overboord te gooien. Gewoon om te krijgen wat zij willen. In het verleden was het zo dat een partij die het beleid grondig wou veranderen op zoek ging naar voldoende steun in de bevolking. Om dan in het parlement de wetgeving te veranderen. Nu hebben zij beslist om die route links te laten liggen en een sluipweg te nemen. De partij pakt wat zij wil by threatening to hurt (the country) if its demands aren't met.'
De N-VA heeft die krant niet gehaald. Krugman had het over de Republikeinse partij die via haar machtspositie in het Huis van Afgevaardigden met sabotage en chantage president Obama wil kraken – ook als dat het land onvermijdelijk grote schade berokkent. Dat is wat gebeurt als obsessie en revanchisme het halen van redelijkheid. Is de strategiekeuze van de N-VA in verband met de staatshervorming een kopie? DE ZAAK BLOKKEREN TOT JE KRIJGT WAT JE WILT?

MADDENS-DOCTRINE
Het is een hypothese. Toch zijn er tekenen die in die richting wijzen. De partijtop moet nu toch stilaan beseffen dat de meeste Vlamingen het separatisme blijvend afwijzen. Keer op keer produceert wetenschappelijk onderzoek cijfers die aantonen dat slechts een kleine minderheid van de bevolking de splitsing van het land wil. Zelfs bij de kiezers van N-VA zit een pak belgofielen. De bevolking overtuigen, de gebruikelijke gang van zaken in een democratie, lukt niet. Daarom is het zo verleidelijk om de sluipweg in te slaan waar Krugman van spreekt. Die route heet bij ons de Maddens-doctrine, de bewuste verrotting van de relaties tussen de Vlamingen en de anderen. Het komt eropaan een mechanisme in gang te zetten dat de scheiding na verloop van tijd onvermijdelijk kan maken. Dag na dag proberen om de werking van de federale machinerie te hinderen, tot zij vanzelf stilvalt. Zei Maddens van die tactiek niet zelf: ‘Het klopt natuurlijk wel dat de instabiliteit nog zal toenemen als men mijn strategie volgt, dat is ook de bedoeling' (De Tijd, 13 juni 2009).

Het cynisme van die keuze ligt erin dat men de visie van 85 procent van de Vlamingen op sluikse wijze wil negeren.

Het is dus wachten tot de N-VA de Maddens-doctrine formeel afzweert. Dat zal vermoedelijk niet zo rap gebeuren. Al bijna honderd jaar huisvest de Vlaamse Beweging een stroming die koste wat het kost Vlaanderen onafhankelijk wil maken. Haar kracht en betekenis variëren in de tijd. Maar altijd is die groep gedreven door een cocktail van emoties. Ook nu. Er is het revanchisme. Weerwraak nemen voor wat de Belgische staat de ‘slachtoffers van de repressie' heeft aangedaan. En eindelijk realiseren wat de vaders en de grootvaders altijd is geweigerd: helemaal baas zijn in eigen huis.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FIN DE PARTIE
Le dialogue interculturel n’a d’autre ambition que de favoriser le vivre ensemble en prônant le respect de l’autre et en l’incitant à l’échange.
Comme le remarque avec sagesse et pertinence le professeur Luc Huyse ? entre la N-VA et le Ps, la démarche est inverse : tous les coups sont permis, un peu comme entre les républicains, harcelés par les Tea Parties, et les démocrates sur la défensive. La doctrine Maddens, c’est la confrontation à outrance.
Il s’agit, explique Huyse, de mettre en œuvre un mécanisme qui, à terme, rende la séparation inévitable « Het komt erop aan een mechanisme in gang te zetten dat de scheiding na verloop van tijd onvermijdelijk kan maken”
Le cynisme de cette stratégie réside dans le fait qu’elle nie sciemment le souhait de 85% des Flamands de conserver la Belgique.
Dans un tel climat, le vivre ensemble prôné dans les relations interculturelles devient carrément impossible. Le risque, on l’a enfin compris, c’est un appauvrissement spectaculaire mais inévitable des Wallons et des Bruxellois.
Charles Michel aura beau hurler dans tous les micros qu’il refuse cet appauvrissement et ses collègues présidents de partis francophones de répercuter son message dans tous les azimuts, la N-VA n’a d’autre ambition que de le leur imposer au bénéfice de la Flandre. On appelle ça désormais le populisme du fric : « Centenpopulisme ».
La situation est franchement désespérée. Lucide comme toujours, Philippe Moureaux, historien de métier maîtrisant la notion du temps long et vétéran des négociations communautaires, l’a parfaitement compris : « Si cela ne réussit pas ici, je crains que nous soyons dans un autre monde, qui ferait trinquer Wallons et Bruxellois de manière fondamentale »
La N-VA entend jouer la partie de bras de fer au finish ou comme le titre Luc Huyse : Het eindspel van N-VA.
MG

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