dimanche 18 septembre 2011

FDF = N-VA ?

Le FDF n'est pas l'alter ego de la NVA , mais le discours polémique d'Olivier Maingain s'en rapproche.
Puisque la N-VA n’est plus à la table des négociations, le FDF ne devrait plus l’être également : cette opinion domine en Flandre. Pourtant, le FDF n’est pas l’alter ego de la N-VA , mais le discours polémique d’Olivier Maingain s’en rapproche.
Tous les projecteurs sont actuellement braqués sur le FDF. Son Président, Olivier Maingain, est une des clés essentielles de la négociation. Pour faire court, la thèse flamande, partagée par certains francophones, se résume comme suit : " La N-VA ne fait plus partie des négociations, aux francophones de faire à leur tour un effort pour éjecter le trublion FDF." Or, n’est-ce pas là se tromper sur la nature même de ce parti ?
(…) Pour la Flandre , le FDF manifeste une volonté nationaliste d’expansionnisme territorial. Mais en réalité, Olivier Maingain a longtemps répété que cet élargissement serait demandé si on touche à BHV, ce qui est très différent.(…) L’opinion publique flamande ne retient pas le raisonnement, mais la proposition finale : Maingain est un nationaliste car il veut l’élargissement de Bruxelles. Raccourci fallacieux. Il défend cet élargissement comme réponse à l’entêtement flamand.
(…)En quoi le FDF se rapprocherait-il de la N-VA ? La réponse est à trouver du côté du discours politique des deux présidents de parti. Le "problème Maingain" ne tient donc pas à son idéologie, mais à son discours très polémique, non consensuel, un discours qui peut ressembler à celui de Bart De Wever, même si son style est opposé. En effet, Olivier Maingain a beau affirmer haut et fort qu’il n’est pas le "péteux du Zoute" (sic), cette affirmation ne passe pas la rampe dans l’opinion. Il incarne pour la Flandre cette élite francophone issue du XIXe siècle. La Flandre a le personnage en horreur. Dans une époque encore récente, le FDF était appelé le "Frans Blok". La Flandre le perçoit comme un raciste flamand.
Au-delà du style, du ressenti, cette énorme différence d’appréciation s’explique surtout par son discours polémique. Examinons-le. Il a par exemple comparé la Flandre à l’occupant nazi : "Ce sont des pratiques dignes de l’Occupation allemande. C’est comme sous l’Occupation lorsqu’on désignait des bourgmestres parce qu’ils étaient les alliés de l’occupant". Ce type d’affirmation renforce le rejet flamand à son encontre, alors que l’opinion francophone oublie ces propos, ne se sent pas concernée. Pour Olivier Maingain, " au contraire de la Flandre , le FDF n’a jamais proposé ni l’exclusion ni l’apartheid" Occupation allemande, apartheid mais aussi De Wever qualifié de négationniste, Leterme d’autiste, Van den Brande de coyote : les mots choisis sont très lourds de sens. Olivier Maingain se justifie en se plaignant que, "dans notre pays, le débat politique se doit d’être aseptisé."
Pourtant, la question ne porte pas ici sur le débat politique, mais sur des attaques ad hominem et une disqualification de l’adversaire politique. Un exemple récent le montre encore. En avril dernier, pour empêcher le MR de mener des pourparlers privilégiés avec la N-VA , il dit à plusieurs reprises lors d’une même interview "chez ces gens-là" pour nommer la N-VA : "Nous n’avons pas de connivences intellectuelles et politiques avec ces gens-là" [ ] "et puis, on ne rencontre pas la N-VA , comme si c’était une rencontre au Palais du Festival de Cannes. Ce ne sont pas des gens qu’on a envie, spontanément, de rencontrer"
En rapprochant ce discours avec celui de " La Libre " (samedi 10/9) ("les Flamands sont en train une nouvelle fois de tricher"), on croirait presque écouter du Brel : "Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens-là, on ne vit pas monsieur, on triche "
Le discours d’Olivier Maingain serait-il en porte-à-faux avec le combat profondément démocratique du FDF ? Entre le "junkie wallon" de Bart De Wever et "ces gens-là", d’Olivier Maingain, la portée symbolique est très comparable. Peut-être ressent-il le besoin de jouer sur le même registre de langue pour résister aux offensives flamandes ? En ces temps troublés, où les mots et les symboles ont toute leur importance, son discours explique, au moins en Flandre, que le FDF est perçu, à tort, comme l’alter ego de la N-VA. Ce mépris anti-flamand est d’autant plus mis en relief au regard de son attitude positive vis-à-vis de l’immigration et des débats de société, où le FDF se présente comme le parti des "réformateurs sociaux".
En cette période de forte polarisation communautaire, ce discours polémique lui permet aussi, comme Bart De Wever, de bénéficier d’une grande assise populaire. Le FDF a trois députés, mais c’est oublier les 63 000 voix d’Olivier Maingain, qui plus est, sur des "listes BHV" de 34 candidats par parti. De quoi en faire un recordman du taux de pénétration en fonction du nombre de candidats sur les listes. L’homme, malgré 16 ans à la tête du FDF, ne connaît nullement l’usure du pouvoir. Il est même devenu l’unique leader MR de poids à Bruxelles.
Olivier Maingain se méfie du scénario prédisant une défaite électorale de la N-VA en cas d’accord sur la réforme de l’Etat. Après la scission de BHV, que nous réserveront les revendications flamandes lors des prochaines élections ? Quelle est l’étape suivante ? Il est convaincu que les francophones seront piégés si Bruxelles est irrémédiablement enclavé en Flandre.
Sur les antennes de la RTBF , il affirmait en avril dernier : "Mieux vaut peut-être pas d’accord qu’un mauvais accord qui précipite le pays vers l’inconnu." Aujourd’hui, il renchérit : "Arrêtez le massacre » ( la Libre Belgique )

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF
La petite grenouille Maingain aurait elle un fantasme ? Devenir aussi grosse en terre francophone que le bœuf flamand shooté aux hormones de la popularité. Telle semble être sa grande ambition.
Alors Olivier Maingain gonflé de son importance donne de la voix, embouche la trompette de l’indignation permanente et de la dénégation.
N’est pas Bart De Wever, qui veut.
Le barde des Flandres, « le rattenvanger » habile, amuse son électorat par ses traits d’esprit, aiguillonne ses adversaires par ses saillies verbales et tient la Flandre en haleine avec une parfaite mauvaise fois. « La N-VA est une secte qui n’a de cesse d’annoncer la fin des temps mais à caque fois, il s’avère que leur gourou s’est trompé et que l’Apocalypse est une fois encore retardé. » (Bart Somers, VLD)
« Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur.
Disant : " Regardez bien ma soeur;
Est-ce assez ? dites-moi; n'y suis-je point encore ?
Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout.
M'y voilà ?
Vous n'en approchez point "
La chétive pécore.
S'enfla si bien qu'elle creva. »
La modération affichée par les deux autres députés FDF Gossouin et Clairfayt laisse pantois.
La question qui se pose est de savoir si Charles Michel va les défénestrer ou, si au contraire il va leur laisser claquer, la porte du MR. Ah décidément, comme il est difficile de vivre ensemble quand on est tellement différents.
MG

VLAANDEREN HEEFT ZICH NIET LATEN DOEN'
Bart Somers: 'Vlaanderen heeft zich niet laten doen.
BART SOMERS, oud-voorzitter van de Open VLD, ergert zich mateloos aan de kritiek van de N-VA op het BHV-akkoord. 'Bart De Wever is intellectueel oneerlijk.'
Zelf lukte het hem niet: het vermaledijde BHV splitsen. Maar het is het eindresultaat dat telt, vindt Bart Somers. En dat oogt indrukwekkend, aldus de oud-voorzitter van de Vlaamse liberalen en huidig burgemeester van Mechelen.

'De Franstaligen hebben eindelijk aanvaard dat Vlaams-Brabant een deel is van Vlaanderen', luidt het. 'Het akkoord, woensdagavond gesmeed, verankert het territorialiteitsbeginsel. De Franstalige gemeenschap heeft geen enkele bevoegdheid bij gekregen om buiten haar grenzen actief te zijn. Ook niet in de zes faciliteitengemeenten. Daar hebben de vier Vlaamse onderhandelaars elkaar goed begrepen.'

'De N-VA is als een sekte die om de vijf minuten het einde van de wereld verkondigt. Dat zijn mannen die met een wit kleed op de grond liggen en wachten tot het noodlot toeslaat. Maar keer op keer stelt hun goeroe vast dat hij verkeerd is. En dat de Apocalyps voor een andere keer zal zijn. Ik geloof daar niet in. Dat is zo verlammend, zo weinig ambitieus en zo verschrikkelijk defaitistisch. Op dat soort energie kan de politiek geen maatschappij bouwen.'

WELKE ROL HEEFT MR-VOORZITTER CHARLES MICHEL GESPEELD BIJ HET TOTSTANDKOMEN VAN HET AKKOORD?

'Michel is degelijk, stabiel en ernstig. En moedig. Hij heeft gekozen voor de oplossingen, ondanks de onzekerheid waar hij zijn partij aan blootstelt. Dat siert hem. Ook in de volgende episodes wordt hij een belangrijke en betrouwbare partner. Zeker wat het sociaal-economische luik betreft en het bewaken van de belangen van de brede middenklasse.'

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