vendredi 23 septembre 2011

Un accord sur la gouvernance bruxelloise, la question linguistique en suspend

Après deux journées de travail, le groupe présidé par Philippe Moureaux, chargé de trouver une solution à la simplification des institutions bruxelloises est arrivé hier soir à un accord sur l'ensemble des matières passées en revue. Détails.

L'accord intervenu entre les huit formations qui négocient avec le formateur Elio Di Rupo prévoit notamment une simplification des procédures d'urbanisme. C'est ainsi qu'une décision pourra intervenir dès que la Commission de concertation aura donné son avis. Il a aussi été convenu de diminuer de moitié le nombre de sociétés de logement social.
Dans le domaine de la propreté, actuellement les voiries régionales sont balayées par des balayeurs régionaux et les voiries communales par des balayeurs communaux. Il a été décidé que tout sera dorénavant du ressort des communes. Le matériel approprié et le personnel régional seront transférés aux communes. Il reste à régler le problème du statut des agents régionaux transférés aux communes.
En ce qui concerne la sécurité, il n'y aura plus de gouverneur. On élaborera un plan régional de sécurité sous l'autorité du ministre-président qui cordonnera les plans zonaux de sécurité. Ceux-ci devront s'inscrire dans le plan régional.
En cas de catastrophe, la commune concernée sera responsable et en cas de défaillance de celle-ci, le ministre-président interviendra.

UN PLAN REGIONAL DE MOBILITE
En matière de mobilité, un plan régional de mobilité sera coulé dans une ordonnance et les plans communaux devront s'inscrire dans ce plan régional. Si une commune n'élabore pas de plan, la Région pourra intervenir pour la remplacer. Les travaux qui ne s'inscrivent pas dans le plan ne pourront pas être subsidiés. L'accord prévoit aussi un recrutement et une formation plus efficace pour les policiers.
L'ensemble sera transmis aux négociateurs fédéraux. Le texte devrait toutefois passer la rampe à ce niveau également puisqu'il avait été convenu que ceux-ci reprendraient l'accord intervenu entre Bruxellois.

"UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION "
Pour le vice-premier ministre CD&V Steven Vanackere, l'accord sur Bruxelles est "un pas dans la bonne direction". Il est toutefois d'avis que l'accord aurait pu être plus ambitieux. "Les transferts de compétences vers la Région auraient pu être plus importants".

Steven Vanackere qui est bruxellois, a tenu à ajouter que la fusion des 19 communes bruxelloises n'a cependant jamais fait partie de ses revendications.

Les FDF considèrent également que l'accord est "un pas dans la bonne direction" mais regrette "le caractère limité de l'accord", car il ne traite pas de la fonction de vice-gouverneur néerlandophone, et l'absence de mesures visant à rationaliser les nombreux acteurs intervenant dans la lutte contre les inondations.
Cet accord permettra d'améliorer le fonctionnement de la Région bruxelloise, a indiqué à son arrivée le ministre-président Charles Picqué. Selon la ministre bruxelloise CD&V Brigitte Grouwels, il s'agit d'un "beau paquet" qui justifie des moyens supplémentaires pour la Région.
Charles Picqué a notamment mis en exergue le rôle que jouera désormais la Région bruxelloise en matière de sécurité et la plus grande cohérence en matière de mobilité.
Brigitte Grouwels a souligné que l'accord ne constituait pas "une
révolution copernicienne". Mais il comporte cependant de nombreuses possibilités d'amélioration, a-t-elle admis, estimant que cela "justifie que Bruxelles perçoive un financement supplémentaire".

LA LEGISLATION LINGUISTIQUE EN SUSPENS
Le groupe n'a pas abordé les questions relatives aux compétences du vice-gouverneur de l'arrondissement de Bruxelles-capitale ou à la législation linguistique à Bruxelles.

Cette négociation ne reprenait toutefois pas quatre points d'une précédente note du formateur dont le CD&V ne voulait pas du tout à savoir la ratification de la convention-cadre sur les minorités, la circonscription fédérale, l'assouplissement de la législation linguistique et les listes bilingues à Bruxelles.
(Le Vif.be, avec Belga)

HET BEGIN VAN EEN EERSTE AANZET
Het begin van een eerste aanzet tot de echte vereenvoudiging van de Brusselse instellingen. Zo noemde Wouter van Besien (Groen!) het akkoord over de hervorming van de Brusselse instellingen. Het begin van het begin dus. En muizenstapakkoord. Hij keurde het teleurstellende akkoord (in ruil voor veel extra geld voor Brussel) goed, hoewel Groen!-Brussel samen met Ecolo eerder al véél betere plannen voor een hervorming van de Brusselse instellingen uittekenden.
Ook CD&V-voorzitter Wouter Beke keurde het goed, ofschoon de Brusselaar Steven Vanackere de - voor zijn doen krachtige - zin uitsprak dat 'het iets ambitieuzer had gekund'. Bij de SP.A en Open VLD ging het niet anders.

Men mag niet zeggen dat er in dat akkoord helemaal niets staat, maar een perspectief bieden, doet het niet.

En dat moest het nu precies wel doen. Brussel met zijn jonge bevolking en zijn Europese rol, zou een fantastische motor van culturele, sociale en economische ontwikkeling kunnen zijn voor zijn eigen bevolking en voor heel dit land, maar het realiseert daar weinig van. Omdat het geen visionair beleid heeft. Dat kan het ook niet hebben, omdat de macht er zo versnipperd is. Daardoor wordt ieder lokaal machthebbertje overspoeld door problemen die hij niet aankan.

Brussel heeft nood aan krachtige beleidsstructuren.

En wat wordt dan beslist?

De straatvegers van het Gewest worden overgedragen aan de gemeenten. De zes politiezones die de problemen niet aankunnen, blijven bestaan, maar de minister-president mag ze coördineren. Hij mag af en toe beleefd vragen beter samen te werken. Er komen overkoepelende mobiliteits-, veiligheids- en ruimtelijke plannen, en de 19 gemeenten maken die concreet. De 33 sociale woonmaatschappijen worden teruggebracht tot vijftien.

De ergste uitwassen van de bestuurlijke wanorde worden weggewerkt. Meer niet. Niet alleen de Vlaamse partijen hadden beter verwacht. De 1,1 miljoen Brusselaars ook. En de tienduizenden Europeanen die zich graag met hun werkstad Brussel zouden identificeren, ook.

(…)Wie of wat kan die motor voor Brussel zijn, nu het extra staatshervormingsgeld geen beweging brengt? Guy Tegenbos De Standaard

KAFKA
Het is geen sinecure om de institutionele finesses van Brussel te doorgronden. (…)
Dat de acht partijen een akkoord hebben bereikt over een pakket hervormingen is een prestatie op zich. Ja, er zullen zaken veranderen. Maar met mate. Veel enthousiasme ontlokt het akkoord niet. Zelfs niet bij de betrokken politici.

Het probleem in de hoofdstad is niet dat er niets verandert. Alleen verandert er steeds maar een beetje. Het antwoord van de politiek houdt geen gelijke tred met de razend snelle veranderingen in de maatschappij.

Terwijl Brussel tegen een enorme bevolkingsgroei aankijkt, telt de wachtlijst voor sociale woningen sinds kort meer gezinnen dan het totale aantal sociale woningen. Daarvan staan er dan nog eens bijna 3.000 leeg in afwachting van renovatie.

Om het met een uitdrukking te zeggen die iedereen rond de onderhandelingstafel zal verstaan: plus est en vous. Een beetje toch. Steven Samyn, De Morgen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MODÉRÉMENT AUDACIEUX
Les mégapoles d’Europe se livrent à une concurrence de plus en plus âpre.
Bruxelles ne manque pas d’atouts : sa situation géographique au cœur de l’Europe, une population jeune (mais mal formée) plusieurs universités, un réseau d’enseignement très maillé (mais inefficace), un climat cosmopolite qui séduit les expats, une offre culturelle intéressante, une communauté urbaine (hinterland) qui englobe pratiquement le Brabant tout entier mais est arbitrairement enfermée dans un carcan de 19 communes ...
Ce qui manque cruellement à la capitale de l’Europe, c’est une vision d’avenir et une gouvernance efficace rassemblant et coordonnant une mosaïque de petits pouvoirs locaux inefficaces, concurrents, jaloux de leurs prérogatives et allergiques au changement. La preuve : les éboueurs se sont déjà mis en grève contre leur passage aux communes. Ca promet pour la suite.
La presse flamande dénonce le caractère pusillanime des réformes prévues par l’accord des négociateurs en matière de sécurité, de mobilité, de logement et surtout simplification du mécano institutionnel bruxellois.
On ne saurait lui donner tort.
MG

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