lundi 31 octobre 2011

Pour une édition critique de "Mein Kampf"

En 2015, Mein Kampf tombera dans le domaine public. Soixante-dix ans après la mort d'Adolf Hitler, ce livre sera librement publiable, en application du droit d'auteur. Ce pavé dont la lecture est pour le moins indigeste, l'un des best-sellers du XXe siècle, la "bible" du régime nazi, franchira donc bientôt une nouvelle étape dans son existence publique. Cette étape peut paraître symbolique - en effet, on trouve déjà aujourd'hui des exemplaires de Mein Kampf dans diverses langues, et en version électronique gratuite sur Internet -, mais de nombreuses nouvelles éditions sont à prévoir, dans des buts variés, politiques ou commerciaux.
Alors que faire ? Espérer que le livre, qui s'est probablement vendu à 100 000 exemplaires officiels en France depuis 1945, meure de sa belle - ou moins belle - mort est une idée bien naïve. L'objet bouge encore, fascine, terrifie et suscite des projections souvent irrationnelles. Loin de vouloir le censurer ou l'interdire, ce qui serait une erreur majeure, nous pensons qu'il faut le prendre en main, le lire, le faire lire aux étudiants, l'expliquer et étudier son histoire éditoriale compliquée.
Bref, il faut prendre date. Et préparer ce tournant, et s'y préparer plusieurs années à l'avance, à cause de l'importance de l'enjeu. Pour cela, il faut aller dans trois directions : obtenir qu'un avertissement soit apposé sur le texte, que des éditions scientifiques soient publiées et que les acteurs d'Internet se mobilisent pour placer, là aussi, des signalétiques adaptées à la communication en ligne. Nous défendons l'idée que cela soit décidé en premier lieu au sein de l'Union européenne, là où s'est déployée la destruction nazie. Il est temps que l'Europe unifiée décide du statut de ce texte qui a déterminé son histoire, statut qui est aujourd'hui complexe et flou, reflétant les difficultés que l'on a encore à appréhender l'ouvrage.
Certes, les Protocoles des Sages de Sion (un faux antisémite sans revendication possible de droits d'auteur aujourd'hui) ont été, et sont encore probablement plus diffusés aujourd'hui que Mein Kampf, mais le livre d'Hitler a eu une importance bien plus grande dans l'histoire. Cette importance contraste d'ailleurs avec le faible nombre de recherches qui lui sont consacrées. Si l'objet est bien central, tout se passe comme si l'Europe voulait le mettre à distance. Et l'un des arguments de cette mise à distance, souvent répété, est son caractère illisible. Fatras d'idées souvent datées du siècle précédent, de nationalisme, de pangermanisme, d'eugénisme et de racisme, le livre prétendait toutefois à une certaine cohérence et constitua une bombe à retardement. En Allemagne, il fut diffusé à près de 12 millions d'exemplaires jusqu'en 1945 (les membres des organisations nazies et les jeunes mariés le recevaient en cadeau). Les Allemands ont eu beau jeu de dire après la guerre qu'ils ne l'avaient pas lu : Mein Kampf a été étudié dans les écoles, aux jeunesses hitlériennes, il a été cité à tout-va.
Par ailleurs, son histoire éditoriale est particulièrement compliquée. Les éditions successives en allemand ont été amendées en fonction des visées du moment de la politique extérieure du Reich. Quant à l'histoire de ses traductions, elle reste à écrire.
Depuis 1946, les droits d'auteur du livre sont - comme l'ensemble des biens d'Hitler - la propriété du Land de Bavière. Le Land a tenté pendant des décennies de faire interdire la réédition du livre, intentant même de temps en temps des procès à l'étranger, comme en 1992 en Suède. Embarrassés, les fonctionnaires du ministère des finances du Land sont réticents à s'exprimer sur le sujet. Il semble cependant que la Bavière ait déjà anticipé la fin de ses droits et ait largement diminué ses interventions ces dernières années.
En France, la seule édition complète date de 1934. Elle a été publiée par Fernand Sorlot dans ses Nouvelles Editions latines. Sorlot était un curieux personnage, qui prenait beaucoup de liberté avec le droit d'auteur : ce militant nationaliste a publié Mein Kampf afin de dénoncer le danger nazi, avant de collaborer avec l'occupant. Il sera condamné à dix ans d'indignité nationale à la Libération. Les éditions Eher lui intentèrent un procès dès 1934, avec le soutien d'Hitler lui-même, pour atteinte au droit d'auteur. Non pas qu'Hitler ait voulu limiter la diffusion de son pensum de plus de 700 pages, mais il voulait en éviter une lecture exhaustive en France, pays qu'il attaquait violemment en annonçant l'expansion allemande. Sorlot fut condamné, mais les Nouvelles Editions latines ont continué jusqu'à aujourd'hui à publier le livre. D'où cette ironie de l'histoire : la seule période durant laquelle Mein Kampf a été interdit en France fut celle de l'Occupation. A côté de la version complète, mais à la traduction discutée, des dizaines de versions tronquées ont circulé avant la seconde guerre mondiale. Les sympathisants du nazisme ou les tenants d'une politique d'apaisement en ont gommé les parties les plus violentes contre les juifs ou la France, tandis que ses adversaires voulaient le diffuser à titre d'avertissement.
Aujourd'hui, la situation éditoriale de l'ouvrage varie selon les pays. Il existe une édition récente incomplète en Italie, un ouvrage d'extraits commentés en Israël. Le livre circule aussi largement dans le reste du monde, notamment en Amérique du Sud, en Europe de l'Est, dans le monde arabe et en Iran. En Inde, on le trouve partout, y compris dans les gares et les aéroports. Au Japon, une version manga touche la jeunesse. Les chiffres précis de diffusion manquent, mais il n'y a aucun signe de ralentissement des ventes. Chacun de ces pays y trouve une projection de ses extrémismes politiques : mythes aryens en Iran, antisémitisme catholique au sud de l'Amérique, fascination de l'esthétique du IIIe Reich auprès d'une partie du lectorat japonais. Le récent succès en Turquie - 100 000 exemplaires auraient été vendus en un trimestre en 2005 - serait lié à la montée du nationalisme (sur ces points, voir le documentaire et le livre d'Antoine Vitkine : Mein Kampf. Histoire d'un livre, Flammarion, 2009).
Le rapport du droit à Mein Kampf est donc bien complexe. Les contradictions et incohérences des règles de diffusion actuelles du texte surprennent. Certaines nations interdisent (dont l'Allemagne et l'Autriche), d'autres cultivent la passivité, d'autres acceptent l'application du droit d'auteur, d'autres encore ignorent la mise en oeuvre de ces droits. La France a trouvé une solution intéressante ex post : la cour d'appel de Paris, dans un arrêt du 11 juillet 1979 (Licra/Nouvelles Editions latines), a imposé l'insertion d'un avertissement. Cette approche a bien fonctionné jusqu'à ce que l'émergence d'Internet la remette en question.
Cependant, alors que l'Europe s'est construite sur son refus de la barbarie nazie, n'est-il pas surprenant qu'il n'existe aucune politique unifiée sur la diffusion d'un texte comme Mein Kampf ?
Nous pensons qu'il est impératif que 2015 soit l'année où Parlement et instances européennes publient une recommandation demandant qu'un avertissement soit inclus dans chaque nouveau volume. Cet avertissement serait inspiré de celui exigé en France depuis 1979. Nous proposons également que cette signalétique s'applique à Internet par une démarche volontaire des gestionnaires de sites et des moteurs de recherche.
Enfin, il est nécessaire que des éditions scientifiques soient publiées en différentes langues et donc en français (un projet peu avancé existe en Allemagne, porté par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich). L'usage en serait scientifique, pédagogique ; cela permettrait d'envisager enfin Mein Kampf comme un objet d'histoire et de battre en brèche un certain fétichisme qui entoure le texte. C'est un devoir d'histoire et de prévention pour l'avenir, d'autant plus nécessaire qu'au-jourd'hui les cieux européens s'assombrissent sur les plans économique et politique.
Nous demandons la création d'un Observatoire de la prévention de la haine pour étudier et proposer des solutions autour de la diffusion de Mein Kampf en particulier et de l'ensemble des textes incitant à la violence (ce que les Anglo-Saxons nomment le "hate speech").
Les trois volets de l'initiative forment un tout. Mein Kampf doit devenir un objet d'explicitation et d'histoire. C'est le seul moyen d'en désamorcer le caractère si fascinant et si destructeur qu'il recèle encore.
Philippe Coen, juriste et fondateur de l'Initiative de prévention de la haine ;
Jean-Marc Dreyfus, historien (Université de Manchester) ;
Marie-Anne Frison-Roche, professeur de droit (Sciences Po Paris) ;
Dominique de la Garanderie, avocate, ancien bâtonnier du barreau de Paris ;
Olivier Orban, éditeur, PDG des éditions Plon ;
Ana Palacio, avocate, ancienne ministre des affaires étrangères espagnole.
Article paru dans l'édition du 07.10.11

COMENTAIRE DE DIVERCITY
BRÛLEZ MEIN KAMPF !
On a envie de hurler : « brûlez Mein Kampf ! » Aussitôt on se ravise en raison de tous les arguments énoncés dans cette excellente analyse à laquelle nous renvoyons le lecteur.
C’est vrai que ce bouquin est un illisible fatras et une incitation à la haine. Le brûler sur la place publique ? Surtout pas ! Mais pourquoi non ? Parce que ce serait imiter les bûchés sur lesquels les nazis ont « confié à la flamme » le gros de la littérature juive et d’opposition.
L’éditer donc avec un avertissement, du genre de celui qu’on peut lire sur les paquets de cigarettes : « lire ceci peut nuire gravement à votre santé citoyenne ». Si on ne le fait pas, les néo nazis, il y en a plus qu’on n’imagine, trouveront à se fournir les extraits voulus sur la toile. Si on le fait au niveau européen on aura opté pour la transparence.
Donc publier avec un appareil critique, très critique.
« Mein Kampf doit devenir un objet d'explicitation et d'histoire. C'est le seul moyen d'en désamorcer le caractère si fascinant et si destructeur qu'il recèle encore. »
MG

dimanche 30 octobre 2011

Engagement pour la paix et le dialogue interreligieux

Quatorze dirigeants des grandes religions se sont engagés sur la voie du dialogue.
Quatorze dirigeants des grandes religions ont pris la parole tour à tour jeudi devant la basilique Saint-François à Assise (centre de l'Italie) pour s'engager pour la paix et le dialogue interreligieux, 25 ans après la rencontre historique convoquée par Jean Paul II.
"Jamais plus la violence, jamais plus la guerre, jamais plus le terrorisme! Au nom de Dieu, que toute religion apporte sur la terre la justice et la paix, le pardon et la vie, l'amour!", a déclaré le pape, dernier à s'exprimer.
Benoît XVI était arrivé sur la petite place devant la basilique, suivi des principaux dignitaires religieux, fendant la foule de quelques centaines de fidèles, où se trouvaient beaucoup de jeunes Italiens, sous un clair soleil d'automne. Au dessus des murailles une petite foule était massée pour suivre la cérémonie.
Sur une estrade blanche, où les chefs des religions avaient pris place, des jeunes danseurs de tous les continents ont exécuté des chorégraphies avec des tissus de couleurs et des lampes à huile.
Puis, résumant la démarche des 300 religieux venus à Assise, le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a évoqué "le silence qui s'est fait prière", "le jeûne, expression de notre désir de purification et de notre proximité avec ceux qui souffrent", et "le pèlerinage qui nous a vus nous mettre en chemin vers la Vérité".
"Chacun de nous, retournant chez lui, aura à cœur d'être un témoin et un messager: la paix est possible, même aujourd'hui!", a-t-il lancé.
Le patriarche de Constantinople Bartholomée, un évêque luthérien, un sikh, un métropolite du patriarcat de Moscou et un autre du patriarcat syro-orthodoxe d'Antioche, un baptiste, un musulman, un taoïste, un bouddhiste, un shintoïste, un juif, un protestant réformé, le philosophe mexicain Guillermo Hurtado, au nom des non croyants, ont chacun exprimé leur engagement pour la paix, mettant l'accent qui sur l'éducation, qui sur la solidarité, qui sur le respect des convictions des autres.
Des lampes à huile, "lumières de la paix", ont été remises symboliquement à chacun des dignitaires religieux. Le pape a remercié les participants en italien et en anglais, notamment les jeunes venus en pèlerinage à Assise, qui lui ont répondu en scandant "Benedetto, Benedetto".
Le pape et les dignitaires religieux devaient ensuite se recueillir sur la tombe de Saint-François d'Assise dans la crypte de la basilique, avant de repartir ensemble en train pour Rome.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN DIALOGUE ? TRÈS BIEN, MAIS POURQUOI FAIRE ?
RÉPONDRE À L' « EXIGENCE INTERIEURE »
Nous sommes, commente un internaute : « humain parmi les humains ; toutes les religions et toutes les croyances sont fondées sur les mêmes valeurs. »
En est-on si sûr ? Et si ce devait être le cas, cela ne signifierait-il, que l’éthique, les valeurs universelles sont au dessus des religions ? Assurément !
Mais que peuvent donc se dire aujourd’hui, à Assise : le pape allemand, le patriarche de Constantinople Bartholomée, un évêque luthérien, un sikh, un métropolite du patriarcat de Moscou et un autre du patriarcat syro-orthodoxe d'Antioche, un baptiste, un musulman, un taoïste, un bouddhiste, un shintoïste, un juif, un protestant réformé et le philosophe mexicain Guillermo Hurtado, au nom des non croyants ?
Gabriel Ringlet prêtre, poète et théologien (Auteur en 1998 "L'évangile d'un libre penseur. Dieu serait-il laïque?") répond :
A Noël 1933, Teilhard de Chardin, devant l'échéance prochaine de 2000 ans de Christianisme, dit :
« à force de répéter abstraitement l'expression de nos dogmes, nous sommes en train de nous perdre dans des nuages où ne pénètrent plus ni les bruits ni les aspirations de la terre ... après vingt siècles, il nous faut religieusement faire peau neuve. Pour continuer à vivre, il faut muer. »
Et il ajoute : « Dans le domaine des religions, croissent en même temps l'agnosticisme et la multireligiosité, nos sociétés sont totalement émancipées par rapport aux institutions religieuses - je pense que les institutions religieuses n'ont rien à dire dans la conduite du monde contemporain, mais elles n'en ont pas encore conscience-; émancipés, nos contemporains sont en même temps gouvernés par l'incertitude »
Le XXIème siècle sera-t-il le siècle de l'esprit ? Regardons des tournants formidables du passé : VI ème siècle avant Jésus-Christ: Bouddha, Confucius, Pythagore, la philosophie, l'invention de la démocratie, la synagogue ; 1er siècle : Jésus; XI-XII èmes siècles: en Andalousie la coexistence pacifique entre musulmans, juifs, chrétiens, païens, XVI ème siècle : Erasme, Thomas More, Luther; XVIII ème siècle : les Lumières, la raison, la tolérance, fondamentales pour l'avenir citoyen... Alors pourquoi pas demain, un grand siècle de la conscience et de la connaissance, un grand siècle de l'exigence intérieure ? Oui, à une condition qui dépend de nous aujourd'hui : que nous entendions la douleur du monde, que nous retrouvions l'humanité de l'homme.
Que peut encore apporter l'Evangile?
Commençons par un détour en 1550 : Jules III vient d'être élu Pape ; des cardinaux lui donnent quelques conseils:
« La lecture de l’Evangile, très saint Père, ne doit être permise que le moins possible, surtout en langue moderne et dans les pays soumis à votre autorité. Le très peu qui en est lu généralement à la messe devrait suffire et on devrait défendre à quiconque d'en lire plus. Tant que le peuple se contentera de ce peu, vos intérêts prospéreront, mais dès l'instant qu'on voudra en lire plus, vos intérêts commenceront à en souffrir, car voilà le livre qui, plus qu'aucun autre, provoquera contre nous les rébellions, les tempêtes qui ont risqué de nous perdre. En effet, très Saint Père, quiconque examine diligemment l'enseignement de la Bible et le compare à ce qui se passe dans nos églises, verra bien vite les contradictions et verra que nos enseignements s'écartent souvent de la Bible et plus encore s'opposent à celle-ci. Si le peuple se rend compte, il nous provoquera jusqu'à ce que tout soit révélé et nous deviendrons alors l'objet de la dérision et de la haine universelles. Il est donc nécessaire, très Saint Père, que la Bible soit enlevée et dérobée des mains du peuple, avec zèle toutefois et sans provoquer de tumulte. »
1550, c’est peu de temps après la mort de Thomas More, d'Erasme, de Luther, ces trois grands témoins qui avaient oeuvré pour que l'évangile soit dans les mains du peuple.
Nous sommes en 2001. Qu'est-ce que l'Evangile offre d'audacieux, d'original à nos contemporains ? Et le Coran, et les Upanishad ?
Ce qui est neuf : Jésus propose une fraternité au-delà du bien et du mal. Jésus nous laisse libre, mais il nous rappelle jusqu'à l'obsession que, sur terre, personne n'existe sans quelqu'un d'autre. Entrer en fraternité et faire comprendre aux hommes qu'ils sont liés par quelque chose de plus fondamental que le lien de l'espèce. La « Fraternité », c’est le fond de la révélation évangélique.
Cette fraternité invite à entrer en dialogue vrai et non point seulement académique avec les laïques et les autres religions.
« Tant que nous ne sortons pas de ces clivages où nous pensons qu'il y a conflit entre la laïcité au sens philosophique et une croyance religieuse, nous aurons de la peine à construire un avenir commun. »
« Ainsi sur les grandes questions éthiques: sur le clonage, aucune conviction ne pourra s'en sortir seule, la solidarité sera nécessaire par exemple pour faire face aux maffias du clonage avides de ce marché juteux. » Que chacun en appelle à son exigence intérieure et que chaque conviction rejoigne « son noyau de feu » (Olivier Clément)!
« Sous le feu du Bouddhisme, j'entends aujourd'hui la maîtrise, la paix, la compassion. Mais le Bouddhiste saura-t-il ne pas s'enfermer dans le soi et accueillir l'altérité ?
Sous le feu du Judaïsme, j'entends l'espérance, la tension vers l'inaccompli. Mais le Juif saura-t-il ne pas s'enfermer dans la Loi et accueillir le prophétisme?
Sous le feu du Christianisme, j'entends la liberté, la fragilité, le service du prochain. Mais le Chrétien sera-t-il capable de ne pas s'enfermer dans la vérité et d'accueillir la pluralité ?
Sous le feu de l'Islam, j'entends le sens quasi inné de la transcendance et l’Agir bellement. Mais le Musulman saura-t-il ne pas s'enfermer dans le Livre et accueillir l'incertitude ?
Sous le feu de la Laïcité, j'entends la qualité de l'instant, l'éloge de l'autonomie. Mais le Laïque saura-t-il ne pas s'enfermer dans la raison et accueillir la conviction ? »
Il s’agit donc bien de rencontrer l’autre « le laissé pour compte » : le sans-papiers, le sans-emploi, le sans-liberté, le sans-affection ... il change de visage à chacune de nos rencontres.
Le rencontrer dans l’espace public qui est celui de tous et qu'aucune philosophie, aucune religion ne peut prétendre monopoliser, au nom de sa conviction.
La laïcité au sens philosophique, cela consiste à reconnaître comme fondamental dans son existence non seulement la tolérance, mais la liberté de penser, le libre-examen, choses indispensables, y compris pour un croyant. »
Ce qu’affirma Gabriel Ringlet, « libre chrétien » il y a douze ans, j’y adhère pleinement en tant que libre penseur dans l’espoir que musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes… puisent s’y retrouver également comme le souhaitait avec ardeur et ferveur le mahatma Gandhi.
MG

vendredi 28 octobre 2011

ARABISCHE WERELD KAN NIET OM ISLAM HEEN

De seculaire partijen in Tunesië moeten samenwerken met Ennahda, de overwinnaar van de verkiezingen, zegt Chams Eddine Zaougui.
De Tunesische moslimpartij Ennahda - Arabisch voor 'de wedergeboorte' - had geen betere naam kunnen bedenken. Meer dan twintig jaar nadat de voormalig president Zine el-Abidine Ben Ali de partij buiten de wet stelde, verschillende leden achter de tralies zette en de beweging jarenlang brutaal heeft onderdrukt, is ze uit de as herrezen. Tijdens de eerste vrije en democratische verkiezingen behaalde Ennahda zeker 40 procent van de stemmen. Maar niet iedereen is tevreden met die opmerkelijke en historische uitkomst.

Seculiere Tunesiërs vertrouwen Ennahda niet. Toen Rashid al-Gannouchi, de zeventigjarige leider van de islamisten, zondag zijn stem uitbracht, wierpen omstanders hem kwaad toe: 'Terrorist!' Ook in het Westen reageren veel mensen nerveus en teleurgesteld.

Is de grote vertegenwoordiging van conservatieve moslims in de Grondwettelijke Vergadering niet nefast voor de ontluikende Tunesische democratie? Wil dat niet zeggen dat de liberale democratie in Tunesië een doodgeboren kind is? Geeft die overwinning geen verkeerd signaal aan andere Arabische landen? Denk aan Egypte waar over een maand soortgelijke verkiezingen plaatsvinden. Of aan Libië waar de Overgangsraad al spreekt over de invoering van de sharia.

Hoe begrijpelijk die bekommernissen en angsten ook zijn, ze doen niet echt terzake. Of de Tunesische democratie lukt of mislukt, hangt niet af van hoe aanvaardbaar de partij met de meeste stemmen is. Het is gemakkelijk om tolerant te zijn tegenover mensen die zijn zoals wij, van wie we intuïtief het gevoel hebben dat we ze kunnen vertrouwen. Veel moeilijker is het tolerant te zijn tegenover mensen die anders denken dan wij. Dat is de lakmoesproef van deze eerste vrije verkiezingen in de Arabische wereld.

Zullen de seculiere partijen bereid zijn hun scherpe ideologische verschillen met de islamisten opzij te zetten, zodat ze het hoofd kunnen bieden aan de meest nijpende problemen in het land? En even belangrijk: zal Ennahda bereid zijn mee te werken aan een grondwet waar individuele rechten absoluut gewaarborgd worden, ook al zijn ze strijdig met sommige religieuze voorschriften?

Het zal zeker niet vanzelf gaan. Sommige seculiere partijen lieten nog voor de verkiezingen weten dat ze volstrekt niet van plan zijn om met Ennahda samen te werken. Met de typerende opgeblazen retoriek die je tijdens verkiezingscampagnes vaker hoort, spraken ze over een verraad aan het secularisme. Maar die ideologisch starre en onpragmatische houding kan Tunesië zich niet veroorloven. Het is vijf voor twaalf: de nieuwe leiders moeten zo snel mogelijk werk maken van de economie, die sinds de opstanden steeds verder achteruit boert - terwijl de criminaliteit stijgt.

Laten we niet vergeten dat de onlusten in Tunesië vooral een economische drijfveer hadden. Mohammed Bouazizi, de 26-jarige fruitverkoper die zichzelf op 17 december 2010 in brand stak voor een overheidsgebouw, wilde zich niet alleen wreken voor de pijnlijke vernedering die hij onderging. Met zijn extreme daad wilde hij vooral bewijzen hoe uitzichtloos zijn situatie was. Dat hij niet alleen stond met zijn woede en frustraties, bleek toen honderdduizenden werkloze en hoogopgeleide Tunesische jongeren de straat op gingen.

Een andere reden waarom de verschillende partijen moeten samenwerken met Ennahda - in plaats van krampachtig te proberen de partij te isoleren of tegen te werken - is dat de islamisten op die manier moeten bewijzen waarvoor ze werkelijk staan. Zoals moslimpartijen elders in de Arabische wereld zijn ze een grote onbekende. Tot nu konden ze zich wegsteken achter aantrekkelijke en simplistische slogans zoals 'islam is de oplossing' of 'het alternatief'. Nu is het moment van de waarheid aangebroken: ze moeten de sprong wagen.

De Ennahda-partij heeft herhaaldelijk benadrukt dat ze toegewijd is aan de democratie, de nationale eenheid niet in gevaar wil brengen en de liberale familiecode van de eerste president Bourguiba wil behouden. Maar terzelfder tijd - en dat is opmerkelijk - wil de partij religie een meer prominente plaats geven in de samenleving. Hoe zal ze dat realiseren zonder de sceptici en rabiate tegenstanders in het harnas te jagen?

Wat de verschillende partijen de komende maanden doen, is cruciaal. Haastige en paranoïde beschuldigingen van de islamisten helpen niemand vooruit. Sterker, het is tijd dat islamsceptici aanvaarden wat de meeste mensen al lang weten: de politieke islam zal een belangrijke plaats innemen in de electorale ruimte die vrijkomt door de opstanden. Natuurlijk is dat niet zonder gevaar. Maar het is de enige manier om een geloofwaardige basis te leggen voor een robuuste en diepe democratie in de Arabische wereld.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’HEURE DE VÉRITÉ POUR ENNAHDA ET POUR NOTRE AVENIR A TOUS
· Ennahda qui signifie renaissance en arabe a obtenu 40% des suffrages exprimés. C’est considérable. Plus que Bart De Wever en Flandre et Di Rupo en Wallonie.
· Les laïcs tunisiens n’ont pas confiance dans ce parti islamiste.
· Cela ne signifie pas que la démocratie libérale soit un mort né pour autant, mais c’est un mauvais signal en direction de l’Egypte et de la Lybie laquelle envisage de réinstaurer la charia.
· L’épreuve de demain ce sera de se montrer tolérant à l’égard des partis qui pensent autrement et ce de part et d’autre.

· Ennahda daignera-t-elle participer à la rédaction d’une contitution garantissant les droits des citoyens en dépit du prescrit coranique? C’est un formidable défi pour la Tunisie et pour le printemps arabe.

· Il est minuit moins cinq: les nouveaux dirigeants doivent se retrousser les manches pour relancer une économie qui stagne depuis le début des troubles et pour endiguer une criminalité qui gagne du terrain.
· Il faut que les islamistes mouillent leur chemise et mettent les mains dans le cambouis et qu’ils montrent enfin de quoi ils sont capables concrètement.
· Jusqu’ici ils ont agité des slogans du genre “l’islam est la solution à tous nos problèmes.” Demain ils seront au pied du mur. Certes, ils ont proclamé leur attachement aux valeurs démocratiques défendues par le president Bourguiba. Qu’ils en fassent donc la démonstration.
Attention on est à la croisée des chemins. Soit Ennahda fait un pas vers le pluralisme démocratique et tous les espoirs sont permis. Soit Ennahda opte pour la charia et le pire peut arriver en Tunisie et dans tout le Maghreb.
Ce n’est pas tout d’envoyer un corps expéditionnaires en Lybie pour éliminer le dictateur sanguinaire; ce n’est pas tout de se réjouir de voir tomber les dominos de la dictature en Egypte en Syrie et ailleurs, encore faut-il que l’occident, l’Europe en particulier, tende une main secourable aux forces vives et jeunes qui ont inspiré dans tous ces pays ce qu’on a appelé, à juste titre, le printemps arabe. Le printemps est le temps de la floraison des arbres. Encore faut-il des abeilles pour les féconder, de la lumière pour les faire croître et des ouvriers intègres pour effectuer demain les récoltes. C’est un processus long, prometteur mais périlleux. Puisse l’Europe renouer avec son grand dessein de création d’une vaste union méditerranéenne.
C’est l’inverse de la colonisation, donc un projet à long terme, susceptible de faire rêver des générations. C’est sans doute la dernière utopie avant la création d’un gouvernement mondial, ce qui n’est pas pour demain. Puissent les Européens, tous les Européens et les musulmans, tous les musulmans d’ici et de là-bas en prendre pleinement conscience.
MG

jeudi 27 octobre 2011

Cultiver un potager, c’est très bon pour la santé!

Les personnes qui entretiennent un potager mangent (c'est logique) davantage de légumes, ce qui est excellent pour la santé, alors qu’elles affichent un moral au beau fixe !

L’étude a été conduite en deux phases par des chercheurs de l’Université du Texas ; qui ont d’abord comparé les habitudes alimentaires (consommation de fruits et légumes) selon que l’on cultive ou non un potager, et ont ensuite évalué les effets bénéfiques de cette pratique sur le bien-être personnel. Les participants étaient âgés de 50 ans et plus.

Première observation : les personnes cultivant un potager – peu importe depuis combien de temps et à quel rythme - consomment beaucoup plus de légumes que les autres (aucune différence n’a cependant été constatée en ce qui concerne les fruits).

Deux : lorsqu’on leur demande d’évaluer leur bien-être, elles obtiennent des résultats bien supérieurs (la vie est moins monotone, elles se sentent moins fatiguées…). Cultiver un potager, et plus globalement faire du jardinage, engendrerait une sensation d’accomplissement, selon les chercheurs américains. Dans un article publié par la revue « HortTechnology », ils considèrent ce loisir comme une excellente manière d’inciter les seniors à maintenir une vie active, avec des bénéfices en termes d’alimentation et de santé psychologique.

COMMENTAIRE
QUEL RAPPORT AVEC L INTERCULTUREL ?
Aucun rapport. Sauf que beaucoup cultivent des parcelles en ville, le long des chemins de fers ou sur des terrains vagues. Les parcelles se touchent ; les contacts se créent, les échanges deviennent possibles : échanges de tuyaux, d’anecdotes, de légumes, de recettes, de confidences…

Un pays arabe laïc, c'est possible

Le regard sur l'application de la charia est fonction de l'ouverture d'esprit. Plus les hommes et les femmes sont éduqués, moins ils s'inspirent de la charia à la lettre. La Tunisie est un pays ouvert, la Libye plus fermée. Une opinion de Antoine Basbous, Directeur de l’Observatoire des pays arabes.

LA LIBYE VA ADOPTER LA CHARIA COMME “LOI ESSENTIELLE”, LA TUNISIE VOIT ARRIVER ENNAHDA AU POUVOIR. LES PROGRESSISTES ONT-ILS DES RAISONS D’AVOIR PEUR ?
La charia est déclinée selon les hommes qui l’interprètent. Et donc de mille et une façons. La charia talibane ou wahaabite d’Arabie est un type de version, la charia en Turquie, c’est une tout autre version. Une femme a été premier ministre en Turquie. Au Pakistan et au Bangladesh, aussi. La charia est un corps de textes rigides. Ce qui change, c’est l’interprétation qu’en font les hommes et les femmes. Plus les hommes et les femmes sont éduqués, moins ils s’inspirent de la charia à la lettre - sans couper des têtes, des mains ou des bras. Plus ils sont rétrogrades, plus ils vont aller jusqu’à ne pas saluer les non talibans, les non Wahabi, ne pas dire bonjour aux chrétiens, détester les juifs et les chrétiens, leur faire la guerre. C’est le jihad, jusqu’à la conversion de la terre entière. Bref, le regard sur l’application de la charia est fonction de votre culture et de votre ouverture.

A LA LECTURE DE CE QUE VOUS VENEZ DE DIRE ET DE CE QUE L’ON SAIT DE LA TUNISIE ET DE LA LIBYE, ON POURRA PENSER QUE LA PREMIERE SERA PROGRESSISTE ET LA SECONDE, RETROGRADE…
Absolument. La Tunisie est un pays ouvert avec un certain taux d’alphabétisation, d’occidentalisation aussi. C’est un pays et un peuple qui sont tournés vers l’Europe, ouverts au tourisme, la Tunisie reçoit chaque année pas moins de 6 millions de touristes. Pour accéder à la Libye, il faut montrer patte blanche, on vérifie ce que vous allez faire, les services de renseignements font des recommandations, c’est un pays fermé. Il n’a pas envie d’être regardé.

Il n’a pas besoin de touristes. Et donc les Libyens, à part ceux qui ont fui le régime, qui ont eu leur éducation dans des pays modernistes, sont des musulmans pieux, mais pas forcément extrémistes. Même si la ville de Derna, à l’est en Cyrénaïque, avait fourni au jihad irakien énormément de moudjahidin. D’après un document américain, les Libyens étaient placés comme 2e nation derrière les Saoudiens en nombre de moudjahidin et ils étaient presque tous candidats kamikazes. Cet exemple pour montrer que chaque pays en fonction de l’état de son éducation, de son illettrisme, de son ouverture va décliner la charia différemment.

VERRA-T-ON UN JOUR UNE VERITABLE SEPARATION ENTRE LE POLITIQUE ET LE RELIGIEUX DANS DES PAYS A TRADITION MUSULMANE ?
Dans des pays comme la Libye ou la Tunisie, le peuple est quasiment 100 % musulman. 100 % sunniste, 100 % malikite. Il y a des soufis, comme le président du CNT. En tout cas, dans ce genre de pays où les gens sont très musulmans, la charia peut être une source qui ne choque pas les intéressés.

APPARAIT-ELLE COMME UNE VALEUR REFUGE ?
C’est ce qu’ils estiment être la loi culturelle de leur communauté, de leur religion. Mais c’est à eux d’adapter ces lois-là.

FAUT-IL DONNER DU TEMPS AU TEMPS ?
Il faut absolument donner du temps à ces peuples. Il faut qu’ils fassent leur expérience. Ils n’ont pas vocation à importer l’expérience de pays européens qui appartiennent à une tout autre culture. Donc pas besoin de leur imposer nos valeurs, nos cultures. Sous quel prétexte ? Il faut surtout qu’il y ait compétition, qu’il n’y ait pas dictature. Qu’il n’y ait pas quelqu’un qui arrive au pouvoir, s’installe, et le cadenasse. Là il y a une page blanche, qu’il va falloir remplir.

COMMENT ?
Avec des partis politiques, une presse libre, des syndicats. Une société civile, une vraie vie politique. Dans des pays où l’analphabétisme peut être important.

"Il faut des partis politiques, une presse libre, des syndicats."

Auteur de “Le Tsunami arabe”, Fayard, 384 pp.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"IL FAUT DES PARTIS POLITIQUES, UNE PRESSE LIBRE, DES SYNDICATS."
1. « Le regard sur l'application de la charia est fonction de l'ouverture d'esprit. »
2. « Plus les hommes et les femmes sont éduqués, moins ils s'inspirent de la charia à la lettre. La Tunisie est un pays ouvert, la Libye plus fermée. De ce que l’on sait de la Tunisie et de la Libye, on pourra penser que la première sera progressiste et la seconde, rétrograde… »
3. « La Tunisie est un pays ouvert avec un certain taux d’alphabétisation, d’occidentalisation aussi. C’est un pays et un peuple qui sont tournés vers l’Europe, ouverts au tourisme, la Tunisie reçoit chaque année pas moins de 6 millions de touristes. Pour accéder à la Libye, il faut montrer patte blanche, on vérifie ce que vous allez faire, les services de renseignements font des recommandations, c’est un pays fermé. Il n’a pas envie d’être regardé. »
4. « Chaque pays en fonction de l’état de son éducation, de son illettrisme, de son ouverture va décliner la charia différemment. »
5. « Il faut absolument donner du temps à ces peuples pas besoin de leur imposer nos valeurs, nos cultures »

Cinq points essentiels à retenir pour qui veut comprendre l’évolution du printemps arabe.

La Tunisie nous emble être le laboratoire de l’avenir de ce vaste mouvement dit du Printemps arabe. Le laboratoire et le prototype, à même titre que la Belgique le fut longtemps pour l’Europe. Peut-être l’est elle encore ; il se peut en effet que le nouvel Etat à deux têtes généré par 500 jours de négociations tatillonnes soit un modèle à imiter partout où des minorités régionales ont des velléités d’autonomie : en Ecosse( où De Wever fait son caca nerveux « België is geen democratie ») en Catalogne, au Pays basque…

L’Europe serait bien inspirée d’envoyer un signal fort aux Tunisiens qui ont voté pour la première fois après la chute de la dictature. De même que le Ostpolitik allemande a rendu possible la réunification de l’Allemagne et surtout de l’Europe, il serait grandiose de renouer avec l’antique dessein de Rome : la « mare nostrum » ! Les jeunes d’ici et de là-bas ont besoin d’un projet et d’une vision d’avenir. Quand tout semble bouché, il faut élargir l’horizon. “It takes three things to succeed :a vision to see, the vigor to act and the heart to care. “

C’est ce qui le plus manqué à l’UE: la vision, la détermination et la générosité.

Le projet européen est à la croisée des chemins.

Les belles conquêtes de l’Europe : la liberté de circulation, les échanges scolaires et culturels, la monnaie unique, la paix surtout sont soudain menacés.

Les indignés madrilènes expriment leur méfiance à l’égard des technocrates des eurocrates

Nous voyons naître une jeunesse cosmopolite et on sen réjouit; hélas pas une jeunesse européenne et c’est franchement désolant.

Il faudrait proposer aux jeunes de construire, pour eux et avec eux les Etats Unis d’Europe, patrie de la justice, de l’engagement pour l’environnement et le citoyenneté solidaire.

Solidaire avec le printemps arabe et les pays en difficulté financière.
MG

mercredi 26 octobre 2011

Nezha Haffou, Pianofabriek: 'Integratie moet van twee kanteKarel Van der Auwera

“Als de meerderheid praat over multiculturaliteit, dan is dat meestal eenrichtingsverkeer: ‘Migranten moeten integreren, zich aanpassen aan ons.’ Verkeerd! Integreren is niet alleen een verantwoordelijkheid van de minderheid, maar ook van de meerderheid. Je comfortzone durven te verlaten, de nieuwe maatschappelijke realiteit aanvaarden.” Nezha Haffou van de Pianofabriek heeft een uitgesproken mening over verscheidenheid en integratie.
Nezha Haffou: “Veel socioculturele organisaties zijn op het eerste gezicht druk doende met diversiteit, maar meestal is dat geen culturele uitwisseling op gelijke voet, wel paternalisme: door ‘echte Belgen’, voor ‘nieuwe Belgen’.” (© Marc Gysens)

N ezha Haffou groeide op in een Franse cité in Meknès, een stad die in de zeventiende eeuw tot bloei kwam onder het bewind van sultan Moulai Ismaïl.

“In mijn jeugd had Marokko nog maar net het juk van het Franse kolonialisme afgeschud, het waren moeilijke tijden. Zoals zoveel Marokkaanse ouders zagen mijn vader en moeder het belang in van een goede scholing voor een betere toekomst. Thuis was goed onderwijs dan ook het hoogste goed. Het was ontroerend zoals mijn vader geïnteresseerd was in wat ik op school leerde. Het meeste ging zijn petje te boven, maar hij wás er, hij waardeerde wat ik deed, en dat was voor mij meer dan voldoende. Daarbovenop had ik ook nog eens het geluk een ‘tweede vader’ te hebben: mijn oudste broer, twintig jaar meer levenservaring dan ik. Hij heeft me de rijkdom van kunst en cultuur geopenbaard, en het belang van creativiteit.”

Haffou slorpte alles op als een spons. Een eigen zinnetje had ze ook: ze koos voor de taal van Shakespeare in een omgeving die nog zwaar onder Franse invloed stond. “De laatste twee jaar in het lyceum was mijn specialisatie Engels. Aan de universiteit – eerst in Fez, vervolgens in Rabat – werd dat Engelse taal- en letterkunde. Ik was gedreven, ik wilde zoveel dingen tegelijk doen: na het behalen van mijn licentie heb ik een aggregatie aan de normaalschool behaald en een postgraduaat Engels en Anglo-Amerikaanse literatuur. Dan heb ik twee jaar lesgegeven in een middelbare school, waarna ik naar Engeland ben vertrokken voor een master in tweedetaalonderwijs.”

GESCHEIDEN
Met al die diploma’s op zak ging Haffou Engelse taal- en letterkunde doceren aan de Mohammed V-universiteit in Rabat. Enkele jaren later volgde een eerste overstap naar België. Het werd een bepalende overstap. “Ik had een sabbatsjaar: research en doctoreren aan de KUL, rond feminisme. En ik leerde de man kennen met wie ik nog altijd samen ben: Erwin Jans, niet toevallig actief in de theaterwereld. Het was mijn creatieve kant die sprak.”

“Hier had ik de liefde gevonden, maar mijn verplichtingen als docent lagen in Marokko. Ik ben teruggegaan en heb nog drie jaar lesgegeven in Rabat. Maar het woog: de man van wie ik hield en ik leefden gescheiden van elkaar. De keuze was: hij naar Marokko, of ik naar België. Het werd het laatste: we dachten dat ik hier makkelijker aan geschikt werk zou raken dan hij in Marokko. Achteraf bekeken bleek dat een beetje naïef optimisme, door het probleem van de erkenning van diploma’s. Maar ik wou iets doen, met mijn kennis en inzichten een verschil maken, hoe klein ook. Ook begon ik me steeds meer te interesseren in de link tussen diversiteit – meer bepaald in Brussel – en de kunstscene. Er kwamen conferenties, debatten, artikels.”

“Mijn emigratie hing ook samen met het heruitvinden van mezelf. Ik wou mijn creatieve kant verkennen, naast mijn academische. Diversiteit zou creativiteit moeten versterken binnen een gemeenschap. Hier heb je zoveel mensen van verschillende horizonten samen op een zakdoek, zoveel verworvenheden en niet-verworvenheden. Onvermijdelijk moeten er dan nieuwe dingen bovenkomen. Soms gaat dat makkelijk, dikwijls moeilijk.”

Als Haffou het over creativiteit heeft, dan heeft ze het niet alleen over de kunsten. Ze bedoelt dan creativiteit op zich, een manier om zich te verzetten tegen zoveel zaken. “Net zoals Brussel, mijn adoptiestad, altijd op de een of andere manier weerstand biedt, nooit opgeeft. Ondanks alle druk van buitenaf. Steeds weer gebeuren er dingen die the powers that be op het verkeerde been zetten. Met die creatieve menselijke vitaliteit kan ik me makkelijk identificeren. Ik denk ook dat mijn researchjaren in Leuven me hier goed op voorbereid hebben. Het feministische gedachtegoed impliceert ook een uitdaging.”

“Weet je wat ik hier ook zo mooi vind? Dat ik hier de kans krijg om dagelijks vijf talen te spreken. Alweer die flexibiliteit...”

Politica is Haffou niet, maar als het over interculturaliteit gaat, wordt ze stellig. Ze heeft een hekel aan steriel denken. “Vooroordelen, stigmatisering, op welk vlak dan ook, luiheid in denken... Als er over de multiculturele maatschappij door migratie wordt gepraat, dan is het meestal in termen van: ‘Ze moeten integreren.’ Maar de mensen die zo praten, doen zelf geen moeite om hun comfortzone te verlaten en te integreren in de nieuwe maatschappelijke realiteit. Integreren is een verantwoordelijkheid, zowel van de meerderheid als van de minderheid. Het moet van twee kanten komen. Die manier van denken, die luiheid vind je ook terug bij veel socioculturele organisaties. Op het eerste gezicht zitten ze diversiteit aan te moedigen, maar meestal is er geen sprake van culturele uitwisseling op gelijke voet, wel van paternalisme: de activiteiten worden door ‘echte Belgen’ georganiseerd voor de ‘nieuwe Belgen’.”

“Hoe meer je van de ander weet, hoe minder vooroordelen je hebt, en hoe creatiever je kunt zijn. Daarom ook ben ik een postgraduaat gaan volgen aan de HUB: Diversiteit en Cultureel Onderwijs. In het Nederlands: dat was een uitdaging. Ik wilde de taal beter beheersen en meer inzicht krijgen in de problemen van niet-Nederlandstaligen in het Nederlandstalig onderwijs. Het systeem, zo heb ik geleerd, is meer en meer in de greep geraakt van het communautaire. Zo is het Nederlandstalig onderwijs in Brussel hetzelfde als in Vlaanderen, zonder aandacht voor de specifieke noden. Mijn identiteit wordt mee bepaald door het Brussel dat ik ken, dat ik ervaar, en daarom heb ik het moeilijk met de houding van Vlaanderen en Wallonië tegenover Brussel. Onderwijs en opvoeding zouden los moeten staan van politiek.”

Een en ander heeft Haffou uiteindelijk naar de Pianofabriek geleid. “Een stage zat bij de HUB niet in het pakket, maar ik wilde mijn opgedane kennis concreet maken. Daarom ben ik naar de Pianofabriek gestapt, op aanraden van Samira Benallal van DéClik. Daar heeft Joachim Ben Yakoub me voorgesteld om Arabisch te gaan onderwijzen. Heel passend. In Marokko onderwees ik Engels, een minderheidstaal; hier kreeg ik de kans hetzelfde te doen met het Arabisch, ook een minderheidstaal.”

“Aanvankelijk gaf ik alleen les aan Marokkanen. De meeste van die cursisten worstelden met hun identiteit, ze konden de link met hun moederland niet meer leggen, onder meer doordat ze de taal van hun voorouders niet meer kenden. Veel mensen denken dat Arabisch onderwijzen integratie ontmoedigt, maar ik denk net het tegenovergestelde. Volgens mij moet een mens zich in de eerste plaats goed voelen in zijn moedercultuur, om dán de stap te kunnen zetten naar integratie in andere culturen. Nu komen er ook cursisten op af die Arabisch willen leren voor hun werk, of nog: vrouwen die met iemand uit de Arabische cultuur zijn getrouwd.”

“Bij de Pianofabriek ben ik ook verantwoordelijk voor CitaDelle, de vrouwenorganisatie, waarmee we een interculturele dynamiek proberen te ontwikkelen tussen vrouwen van verschillende horizonten. Zo divers mogelijk. We activeren vrouwen, we moedigen hen aan om naar buiten te komen met wat ze kunnen. Want het leven, dat moet je zien als een permanente leerschool.”

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JANUS OU LE DOUBLE VISAGE DE L’INTÉGRATION
L’intégration n’est pas une voie à sens unique.
La majorité exige que les migrants s’intègrent au modèle du pays d’accueil. Tout le monde doit s’adapter et la majorité doit prendre consience de la présence de minorités sur son territoire.
C’est cela l’apprentissage de la diversité selon Nezha Haffou qui travaille à la “Pianofabriek” à Saint Gilles.
Ce qu’il faut souhaiter c’est un échange sur pied d’égalité impliquant un respect mutuel. Sans respect pas de dialogue et sans dialogue pas de dynamique interculturelle ni de partage de valeurs mais une imposition de celles-ci. En dehors de cette dynamique volontariste et interculturelle, c’est pur paternalisme des anciens Belges à l’égard des nouveaux Belges.

Nezha Haffou a grandi dans la cité Française de Meknès, une ville du du 17 ème qui a connu son apogée sous le sultan Moulai Ismaïl. C’est dire qu’elle jouit d’un prestige culturel réel. Quand elle était enfant, le Maroc venait de se débarrasser de la tutelle coloniale Française.

Ses parents ont misé sur une bonne éducation scolaire qu’ils regardaient comme le meilleur investissement pour l’avenir de leurs leurs enfants. On tenait alors l’enseignement de qualité comme pour le bien le plus plus précieux. Son père s’intéressait de très près à ses études, lui même en ayant été privé.

Il ne comprenait pas tout mais respectait le travail scolaire de sa fille, ce qui lui fut d’un grand soutien. “Mon grand frère m’ouvrit de son côté un large horizon créatif à la fois sur le plan culturel et artistique.”

Haffou absorba tout cela comme une éponge et décida de se spécialiser en anglais, ce qu’elle fit en obtenant un diplôme aux universités de Fez et de Rabat et une license en Grande Bretagne.

Elle enseigna ensuite la langue et la littérature anglaise à l’univerité Mohammed V de Rabat avant d’émigrer vers la Belgique. Elle décrocha un doctorat à la KUL sur la thématique du féminisme. Elle y fit la rencontre de Erwin Jans, homme de théâtre.

Après réflexion, le couple s’installera en Belgique. Ce ne fut pas un choix tres judicieux parce que ses diplômes n’y furent pas reconnus.

C’est alors qu’elle commença à s’intéresser de tres près au lien entre la diversité –en particulier à Bruxelles– et la scène artistique.: articles, conférences débats…

C’est dans l’émigration qu’elle est vraiment partie à la découverte de soi.

A Bruxelles elle a fait la connaissance d’un très grand nombre de communautés. Ce qu’elle apprécie à Bruxelles? Notamment cette opportunité qui vous est offerte de parler quatre à cinq langues différentes par jour. Cela stimule la créativité sur un plan interculturel. Sa passion c’est, de fait l’interculturel.

Elle hait les stéréotypes, et toute forme de préjugés: pure paresse de la pensée. Non, il ne suffit pas d’exiger des migrants qu’ils s’intègrent; l’intégration est à double sens: de la minorité vers la majorité et inversément. On néglige toujours l’inversément!

Gare au paternalisme des anciens Belges qui entendent assimiler les nouveaux Belges “Hoe meer je van de ander weet, hoe minder vooroordelen je hebt, en hoe creatiever je kunt zijn.” Plus on découvre l’autre plus on devient créatif et moins on a de préjugés.” On ne saurait le dire mieux en moins de mots.

Finalement elle va se retrouver à la Pianofabriek de Saint-gilles.

Joachim Ben Yakoub lui a proposé d’y enseigner l’arabe. Pourquoi pas après tout. Au début elle eut por seuls élèves des jeunes Marocains avec des problèmes d’identité. Beaucoup de gens s’imaginent à tort que l’enseignement de l’arabe constitue un frein à l’intégration. C’est le contarire qui est vrai.

N ezha Haffou considère, à raison selon nous, qu’il est essentiel de se sentir bien dans sa “culture maternelle” avant de franchir le pas vers d’autres cultures.

Pour elle,la vie “is een permanente leerschool.”

Priver l’autre de sa culture maternelle est l’équivalent d’une castration. Il serait temps que notre enseignement francophone en prenne consience enfin. Qu’on se rende compte que pendant près de deux siècles, les francophones ont imposé à l’autre -flamand, wallon, italien, grec, turc- une assimilation obligatoire à la langue française.

Cela n’est plus de mise aujourd’hui et c’est la grande leçon de l’interculturel. Les grands cosmopolites sont allés vers le français par choix et à partir de ce que Bernard Pivot a appellé très opportunément le “double je”. Nos identités sont multiples. Quand le comprendra-t-on?
MG

mardi 25 octobre 2011

Bert Anciaux gaat doctoreren

Senator Bert Anciaux (sp.a) neemt een carrièrewending. Hij gaat doctoreren aan de Vrije Universiteit Brussel (VUB) met een onderzoek over plaatselijke zelforganisaties op basis van etnisch culturele diversiteit. Dat staat dinsdag te lezen in De Morgen.
'Ik ben als politicus al erg lang bezig rond diversiteit, rond interculturaliteit', legt Anciaux uit. 'Zelforganisaties, die van onderuit groeien, vanuit een bevolkingsgroep zelf, spelen een belangrijke politieke en maatschappelijke rol. Zowel voor hun leden als voor de hele plaatselijke gemeenschap. Het gaat over emancipatie, over empowerment. Rond die zelforganisaties is nog maar bitter weinig onderzoek gedaan.'

Anciaux benadrukt dat hij niet van plan is om partijgenoot Frank Vandenbroucke achterna te gaan, en zijn politieke carrière te ruilen voor een academische loopbaan. 'Ik ga het onderzoek combineren met mijn politieke bezigheden. Ik blijf proberen om het meest actieve parlementslid te zijn dat er ooit is geweest. Er is misschien niet heel veel aandacht voor, in de Senaat val je heel moeilijk op, maar ik denk niet dat er veel parlementsleden zijn die al ooit zoveel vragen hebben gesteld, zoveel zijn tussengekomen als ik. Maar ik heb nog energie over die ik ergens kwijt moet. Vandaar het doctoreren.'

Anciaux hoopt zijn doctoraat in het voorjaar van 2014 te kunnen verdedigen. 'Een strakke timing, maar ik doe mijn best.'

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DOCTEUR HONORIS CAUSA INTERCULTURAE
Bert Anciaux passe bien à tort pour un farfelu. Ce juriste issu de la Volksunie, désormais membre du Sp-a, fut atteint du virus interculturel lorsqu’il exerça les fonctions de ministre de la culture flamande et des affaires bruxelloises. Nous l’avons rencontré et intervieuwé à plusieurs reprises. Chaque fois nous avons été frappé par sa passion pour les relations interculturelles. 'Ik ben als politicus al erg lang bezig rond diversiteit, rond interculturaliteit' Voilà qu’il entend y consacrer un doctorat. “Rond die zelforganisaties is nog maar bitter weinig onderzoek gedaan”. C’est une excellente nouvelle.

Il est grand temps que l’on commence à étudier sérieusement les retombées bénéfiques de l’immigration afin d’en réduire les effets maléfiques. Il serait vain de les nier. Il convient sinon de les éradiquer du moins de les surmonter. Il se dit que Guy Verhofstadt consacre tous ses loisirs à la rédaction d’un ouvrage sur le cosmopolitisme.

La sphère interculturelle située à la marge des communautés ethniques, religieuses et culturelles est le lieu par excellence où se multiplient les échanges prometteurs, les fécondations mutuelles d’où sortiront les mutants cosmopolites créatifs et “flexibles” dont l’avenir a besoin si on veut qu’il y ait des lendemains qui chantent. La balle est donc, plus que jamais, dans le camp de l’école. Non pas une école monoculturelle estampillée communauté Fr ou Fla. Mais une école multilingue qui respecte en les enseignant les cultures d’origine de ses élèves avec le même soin que la culture du pays d’accueil. Non au paternalisme culturel francophone qui a tenté d’éradiquer l’identité culturelle de ses élèves d’origine flamande (avec les conséquences que l’on connaît) comme il le fait encore à l’égard des petits Turcs, Marocains, Grecs ou Albanais qu’il cherche à assimiler.

“Les enseignants les plus doués et les mieux formés devraient être affectés aux classes maternelles et primaires, c'est-à-dire là où le moindre impair a des conséquences aussi durables que désastreuses. L'incompétence des maîtres de conférences ne devrait relever que du folklore local.” (Michel Weber, eduquer (à) l'anarchie. la fin de l'université)

Enfin un homme politique qui se lance dans une réflexion à long terme, dépassant l’horizon étroit d’une échéance électorale. Puisse cette hirondelle annoncer un nouveau printemps politique.
MG

Loi islamique instaurée en Libye : pour Juppé, il y a "un problème"

Au lendemain de l'annonce, dimanche, de la réintroduction de la charia – loi islamique - en Libye, après quarante-deux années de règne de Mouammar Kadhafi, Paris a tenu à réagir.

La France sera "vigilante à ce que les valeurs que nous avons défendu aux côtés du peuple libyen soient respectées : l'alternance démocratique, le respect de la personne humaine, l'égalité des droits entre l'homme et la femme. Pour nous c'est absolument essentiel", a expliqué lundi, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères.

Tout en rappelant que le nouvel homme fort de Tripoli, le président Moustapha Abdeljalil, avait asssuré que les Libyens étaient des "musulmans modérés", Alain Juppé a cependant concédé : "C'est un problème pour nous, notamment en ce qui concerne le respect de la dignité de la femme".

Sous Kadhafi, la loi interdisait la polygamie et autorisait le divorce. Aujourd'hui, ce texte a vécu. "Cette loi est contraire à la charia et elle n'est plus en vigueur", a annoncé le président libyen.

Si, pour Alain Juppé, "les printemps arabes sont un très grand espoir mais sont aussi porteurs de risques", pas question de remettre en cause l'intervention militaire en Libye. "Cela peut être une opportunité fantastique pour nous, nos entreprises", a-t-il dit.

HAMON ET LE PEN "INQUIETS"
De son côté, Benoît Hamon, le porte-parole du PS, s'est dit "inquiet" de l'annonce de la réintroduction de la charia en Libye, mais fait "confiance au peuple libyen pour se doter d'institutions et d'un gouvernement qui garantira demain l'égalité des droits".

Marine Le Pen, qui n'avait pas caché sa sympathie pour les partisans de Kadhafi, a dit son inquiétude de voir des pays "aux portes de l'Europe" "basculer dans une dictature islamiste".

LES ISLAMISTES NETTEMENT VAINQUEURS EN TUNISIE, SUIVIS DE PARTIS DE GAUCHE
Les islamistes en tête, suivis de deux partis de gauche : le visage de la future assemblée constituante tunisienne s'esquissait lundi 24 octobre, au fur et à mesure des résultats annoncés par les partis, au lendemain d'un premier scrutin historique, neuf mois après la révolution tunisienne. Les résultats définitifs et officiels ne devaient pas être annoncés avant mardi par la commission électorale (ISIE) mais les premières tendances et déclarations confirmaient l'avancée d'Ennahda, attendue.

La surprise est venue en revanche de la défaite du Parti démocrate progressiste (PDP, centre gauche), formation historique tunisienne qui s'est posée pendant toute la campagne comme principale force alternative à Ennahda.

Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de légalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale", a assuré Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste, en guise de réponse aux craintes du camp laïque.

ALLIANCES
Au lendemain d'un scrutin marqué par une forte mobilisation, les islamistes ont été les premiers à annoncer leurs propres estimations : "environ 40 % des voix", a déclaré Samir Dilou, membre du bureau politique du mouvement. Soit au moins 60 sièges sur les 217 que comptera la future assemblée constituante, a précisé un autre dirigeant du mouvement. Lundi soir, le directeur de campagne d'Ennahda (Renaissance), Abelhamid Jlassi, annonçait que le décompte des voix dépouillées jusqu'ici, affiché devant chaque bureau de vote, créditait le parti de 30 % des suffrages.

Considérés depuis plusieurs mois comme les grands favoris du scrutin, les islamistes, durement réprimés sous Ben Ali, feront, si ce résultat se confirme officiellement, leur entrée par la grande porte sur la scène politique tunisienne.

Ennahda, qui devrait nouer des alliances, sera en position de force dans la Constituante, chargée de rédiger une nouvelle Constitution et de former un nouvel exécutif. Les islamistes, qui ont voulu présenter tout au long de la campagne un visage modéré et conciliant, ont répété qu'ils souhaitaient un gouvernement de large union nationale.

Ennahda a par ailleurs lancé un message pour "rassurer" les partenaires économiques de la Tunisie. "Nous espérons très rapidement revenir à la stabilité et à des conditions favorables à l'investissement", a déclaré Abdelhamid Jlassi. "Les priorités de la Tunisie sont claires : c'est la stabilité et les conditions pour vivre dans la dignité, ainsi que la construction d'institutions démocratiques", a-t-il souligné.

DEUXIÈME PLACE DISPUTÉE
Derrière Ennahda, deux partis de gauche se disputent la deuxième place. Ettakatol, emmené par le médecin et ancien opposant Mustapha Ben Jaffar, "arrivera en deuxième ou troisième position", avec "autour de 15 % des suffrages", selon des dirigeants du parti.

"Ennahda est certes majoritaire, mais il y a deux entités démocratiques, Ettakatol et CPR, qui étaient très faibles au départ se retrouvent avec une stature nationale pour construire la vie politique, et instaurer une modernité rationnelle dans un pays arabo-musulman", a assuré Khalil Zaouia, numéro 2 d'Ettakatol.

L'autre parti de gauche en lice pour la deuxième place, le Congrès pour la république (CPR) de Moncef Marzouki, a réalisé une percée surprise, obtenant entre 15 et 16 % des voix, selon des estimations. "On espère être les seconds", a déclaré Moncef Marzouki, ancien opposant à Ben Ali longtemps exilé en France.

"Nous serons toujours là pour défendre une Tunisie moderne, prospère et modérée", a-t-elle poursuivi, estimant que le pays "était en train de vivre un tournant".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TOURNANT
Les dictateurs sont morts politiquement, « vivent » les islamistes qui partout prennent du poil de la bête. Une première question posée par le printemps arabe a donc dès à présent reçu une réponse : c’est à l’évidence à un printemps, une renaissance islamiste que nous assistons.

Demeure la seconde question. Que vont faire ces islamistes demain : réintroduire la charia et basculer dans une dictature islamiste à l’iranienne ou, au contraire, s’aligner sur une démocratie musulmane à la turque. La question demeure ouverte. Nous assistons à un véritable tournant : islamisation de la démocratie ou démocratisation de l’islamisme ? That is the question.
MG

lundi 24 octobre 2011

MIVB-abonnementen voor jongeren 15 procent duurder

De MIVB-abonnementen voor min-25-jarigen worden in 2012 mogelijk 15 procent duurder. Dat blijkt uit een voorstel van de directie en van het kabinet van Brussels minister van Vervoer Grouwels (CD&V) aan de raad van bestuur van de MIVB. Ook de prijzen van andere tickets en abonnementen gaan de hoogte in.

Dat staat zaterdag in de krant La Libre Belgique.
Volgens het voorstel wordt een MIVB-abonnement volgend jaar voor iedereen duurder. Bij de meeste formules blijft de stijging beperkt tot ongeveer 2 procent.

Alleen de abonnementen voor mensen jonger dan 25 kennen een forsere stijging: die zullen 15 procent meer gaan kosten. Een maandabonnement gaat van 39,50 naar 45,50 euro, een jaarabonnement van 415 naar 476 euro.

De gevolgen voor de jonge reizigers zullen volgens de MIVB beperkt blijven. Franstalige studenten krijgen immers de helft van hun abonnement via de Franse Gemeenschap terugbetaald.

Langs Vlaamse zijde voorziet ook Brik voordeelabonnementen, maar betaalt slechts een kleiner gedeelte terug. Onlangs kondigde Brik nog aan dat de voordeelabonnementen in 2012 fors duurder zouden worden, van 45 naar 100 euro. Brik had te weinig budget om de abonnementen te financieren en vroeg uitdrukkelijk aan het Gewest de tarieven voor studenten te verlagen.

De grootste meerkost van de tariefverhoging is voor de niet-studenten, die sowieso de volle pot betalen. Volgens de MIVB gaat het om 8.000 van de 90.000 abonnees jonger dan 25.

Toeristen
Ook andere tarieven gaan omhoog. Een ticket voor een enkele rit zal bijvoorbeeld 25 procent meer kosten (van 2 euro naar 2,50 euro). De MIVB wil daarmee de aankoop van een ticket op bus of tram zelf ontmoedigen om de snelheid van de service te verbeteren.

Toeristische formules worden eveneens duurder. Een ticket Discover Brussels voor 24 uur gaat van 4,2 naar 6 euro, voor 72 uur betaal je volgend jaar 13 in plaats van 9,2 euro.

Volgens La Libre Belgique komt de prijsverhoging er omdat de stijgende werkingskosten de voorbije jaren niet aan de klant zijn doorgerekend. Bovendien wordt ook de inflatie in rekening gebracht.

Op 25 oktober vergadert de raad van bestuur over de nieuwe tarieven. Er zou al zo goed als unanimiteit zijn, maar volgens de krant zouden de prijsstijgingen voor sommigen toch te ver gaan. Zij zouden de hete aardappel liever terugschuiven naar de Brusselse regering, die dan de beslissing in hun plaats moet nemen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RIDICULE
Bruxelles est asphixiée par la bagnole. Il n’y a qu’une manière de résoudre le problème: taxer les automobilistes (j’en suis un) par exemple par un péage à l’entrée des autoroutes vers la capitale et rendre la STIB gratuite tout en améliorant son réseau. A Paris chacun emploie le métro et les bus, pas la voiture.

Le gouvernement bruxellois manquerait-il de cran?
MG

dimanche 23 octobre 2011

Le «Livre Vert» de Kadhafi est-il un livre ?

Le Livre Vert, (Kitab al-Akhdar), ça vous dit quelque chose ? C’était en 1975. Au pouvoir depuis six ans à la suite du coup d’Etat qui avait déposé le roi Idriss al-Mahdi al-Sanussi, le colonel Kadhafi s’était inspiré de la couverture du « Petit Livre rouge » du président Mao pour lancer le sien. Tout un programme stricto sensu, avant que ne soit promulguée la Jamahiriya libyenne, sorte d’Etat des masses qui prétendait appliquer la démocratie directe. J’avoue avoir à l’époque cédé à la curiosité de lire ce petit livre effectivement vert pour voir de quoi il en retournait, et y être même revenu lorsqu’il fut complété en 1977 et 1981. Je ne l’ai pas rouvert depuis (à supposer que ma bibliothèque ne l’ait pas avalé ) ; j’en ai conservé le souvenir d’un exposé assez délirant sur la conception kadhafiste de la démocratie représentative, rédigé dans une phraséologie destinée à habiller de neuf la bonne vieille dictature, derrière l’illusion d’une troisième voie entre communisme et capitalisme. Je me souviens aussi que l’Islam y était de la même manière si «révisé» par le Guide de la Révolution que les oulémas égyptiens notamment l’avaient voué aux gémonies (il est vrai qu’il n’en avait que pour le Coran, à l’exclusion de la sunna et des hadiths, proprement virés de la législation). Enfin, un détail m’était resté en mémoire sur sa théorie du sport :

pour le rendre authentiquement populaire, le Guide de la Révolution proposait d’abattre les tribunes, afin que les masses annihilent le sentiment élitiste des joueurs en participant elles aussi au match au lieu de se contenter de le regarder (ce serait peut-être la solution pour dimanche à l’Eden Park, tout n’était pas si black chez le Colonel, au fond). Mais pourquoi je vous raconte tout cela au lendemain de sa mort ? Vous vous souvenez peut-être des scènes de libération de Benghazi et de Tripoli : outre le pillage de sa maison et le piétinement de ses portraits, on pouvait assister à nombre d’autodafés de son fameux Livre Vert, de funeste mémoire pour nombre de Libyens à qui il fut imposé. Or il s’est trouvé un écrivain français, Gabriel Matzneff, pour s’en offusquer au motif qu’un livre est un livre. Voici ce qu’il écrit à la « une » du dernier numéro de Service littéraire (No 45, octobre 2011), mensuel de l’actualité romanesque, de bonne tenue néo-hussarde, qui se présente comme « le journal des écrivains fait par des écrivains », sous le titre "Un bûcher plein de vanités" :

« J’ai honte d’être français lorsqu’à la télé française j’entends des journalistes commenter avec satisfaction le spectacle de barbus surexcités allumant des bûchers dans les rues de Tripoli pour y brûler le « Livre vert » du colonel Kadhafi. Barbus surexcités qui, lorsqu’ils ne brûlent pas les livres, prient leur dieu à quatre pattes ou vocifèrent des « Allah Akbar ! » en brandissant des mitraillettes, ce qui n’empêche pas ces mêmes journalistes de les présenter comme des laïcs épris de démocratie à l’occidentale. Certes, ce n’est pas la première fois qu’on brûle des livres, mais du moins ceux qui dans les années 30, en Allemagne, jetaient au feu Freud, Marx et Stefan Zweig, personne ne songeait à leur décerner des brevets de démocratie. « Le Livre vert », publié du temps de la guerre froide, est un excellent essai où Kadhafi déroule avec raison que nous ne devons pas nous résigner à choisir entre le capitalisme sauvage des Etats-Unis et le dirigisme totalitaire de l’Union soviétique, indique une troisième voie, celle de Mare Nostrum, de notre double héritage gréco-romain et abrahamique ; mais le « Livre vert » fût-il exécrable et sans le moindre intérêt, le brûler demeurerait une ignominie, et les complices français de cet acte barbare, des salauds (…) »

Et Gabriel Matzneff de poursuivre en embarquant le fameux Livre Vert dans une cause commune avec « les auteurs immoraux et les livres scandaleux » desdits « libertins récalcitrants » (suivez son regard). Proscrits de tous les pays, unissez-vous ! Au moins, sa philippique, qui est tout sauf politiquement correct, ne manque-t-elle pas de courage – à défaut de lucidité politique et de cohérence intellectuelle. Mais le Livre Vert est-il un livre ? Son origine, son contenu, sa diffusion, tout l’écarte des livres voués aux bûchers du IIIème Reich évoqués par Matzneff. Suffit-il qu’une pensée soit véhiculée par un livre, plutôt que par tout autre support, pour être sanctuarisée et ainsi reliée au patrimoine universel de la littérature ? Et comment fera-t-on dans l’avenir lorsqu’une littérature envoyée au feu n’existera qu’en support numérique ? Au-dessus de cet article, une citation orne le titre du journal. Elle est d’Albert Camus : « J’ai une patrie : la langue française ».

("L'auteur relisant son oeuvre", photo D.R.; "Des habitants de Benghazi brûlent le Livre Vert le 2 mars 2011" photo Asmaa Waguih/Reuters)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRÛLER DES LIVRES
On ne brûle pas les livres, mais voilà : que faire des millions d’exemplaires de Mein Kampf, ce torchon hitlérien ou les petits livres rouges, verts etc. La question est intéressante, à chacun d’y répondre avec sa sensibilité.

Un pasteur américain rêva de brûler des corans, le Hollandais Geerts également. Ils feraient mieux de lire dans une bonne traduction, crayon en main, ils s‘apercevraient que c’est aussi un merveilleux traité d’éthique universelle.

Cet excellent papier de Assouline nous donne l’occasion de renvoyer nos lecteurs qui ne le connaîtraient pas à son fabuleux blog : La République des Livres.

EXPERTS: WILDERS MISBRUIKT KORAN
Amsterdam, 5 feb. Geert Wilders citeert „suggestief en misleidend” uit de Koran. Dat schrijven vijf kenners van het recht en de islam in een open brief aan de rechtbank in Amsterdam, het Openbaar Ministerie en aan de advocaat van Wilders, B. Moszkowicz.

De brief is ondertekend door de hoogleraren Jan Michiel Otto (recht en bestuur van ontwikkelingslanden, Leiden), Gerard Wiegers (religiestudies, Universiteit van Amsterdam), Fred Leemhuis, (vertaler van de Koran, Groningen) Ruud Peters, (Arabische Taal en Cultuur, Universiteit van Amsterdam) en filosoof Marlies ter Borg, auteur van Koran en Bijbel in Verhalen.

Ze schrijven dat de vergelijking die Wilders maakt tussen de Koran en Mein Kampf mank gaat. „Mein Kampf roept zonder meer op tot oorlog. In de Koran wordt in bepaalde gevallen opgeroepen tot geweld, in andere gevallen tot vrede en verzoening, bijvoorbeeld: „God roept op tot de woning van de vrede.” En: „Maakt God niet tot een beletsel (...) om (...) vrede te stichten tussen de mensen.”

Volgens de vijf suggereert Wilders ten onrechte dat in de Koran wordt gesproken over het „terroriseren van Allah’s vijand”. De juiste vertaling zou zijn dat Allah’s vijanden ‘vrees aangejaagd’ moet worden.

De deskundigen schrijven dat ze de waarheidsvinding in het proces tegen Geert Wilders willen dienen door „voor de dagvaarding relevante punten naar voren te brengen, gebaseerd op ons wetenschappelijk onderzoek”.

Nicolay-café tussen de straathoertjes

Brusselse horecaondernemer par excellence Frédéric Nicolay opent binnenkort een nieuw café in de Lakensestraat. Het project maakt deel uit van een heroplevingsplan voor de wijk. "Een café openen in een buurt waar nog niets is, c'est cool."
Nieuw café moet Alhambrawijk doen heropleven

“Het nieuwe café is een onderdeel van een globaal plan om de buurt te doen heropleven,” zegt Nicolas Dassonville, woordvoerder van Burgemeester Freddy Thielemans, aan brusselnieuws.be. “Het café moet nieuwe mensen aantrekken, waardoor de sociale controle in de wijk verhoogt en er een positieve dynamiek komt in de buurt. Naast het café zijn er ook projecten gepland rond verkeer, de creatie van woningen en de verhoging van de veiligheid."

Nicolay wou nog niets kwijt over hoe het nieuwe café eruit zal zien, enkel dat het “mooi en groot wordt”.

Het is niet de eerste keer dat Nicolay een café opent in een minder evidente buurt. Zo waren zijn cafés aan Sint-Goriks (Le Roi des Belges, le Zébra,...) ook al een motor voor de herwaardering van de buurt. Op het toen nog onhippe einde van de Dansaertstraat opende Nicolay enkele jaren geleden met succes de Walvis. En de buurt van de Hallepoort kreeg er met Potemkine recent een filmcafé met parkterras bij.

“Ik vind het fantastisch om een café te openen in een buurt waar er amper cafés zijn, of in een buurt die een moeilijke naam heeft," zegt Nicolay aan brusselnieuws.be. "Daar zijn nog echt mogelijkheden en je kan in zo’n buurt echt doen opleven.”

Volgens het hoofdstedelijk caféwonder opent het nieuwe café zijn deuren tegen de lente van 2012. Hip café moet prostituees verjagen

BUURTBEWONERS HOPEN OP MEER SOCIALE CONTROLE IN BRUSSELSE ALHAMBRAWIJK
Het is niet het eerste hippe café van ondernemer Frédéric Nicolay in een moeilijke Brusselse buurt. 'Toen ik negen jaar geleden De Walvis opende in de Dansaertstraat, was dat geen aangename buurt. Ondertussen is de omgeving veranderd. Dat heeft ook iets te maken met de horeca. Het nieuwe café zal de Alhambrawijk goed doen.'

'Er gebeurt op dit moment al veel in de buurt. Gebouwen worden gebouwd of gerenoveerd. Maar omdat er 's avonds weinig te beleven valt, voelen veel buurtbewoners zich onveilig op straat. Een café brengt beweging op straat.'

De buurtbewoners zijn daarom blij met de plannen. Jan Leerman, voorzitter van het wijkcomité Alhambra: 'Drie gezinnen zijn al uit de wijk getrokken omdat ze genoeg hadden van de straatprostitutie. Het zorgt voor overlast. Buurtbewoonsters worden bijvoorbeeld aangesproken door de klanten van de prostituees.'

De stad Brussel heeft twee jaar geleden camera's in de wijk geplaatst. 'Maar die gebruikt de politie niet om straatprostitutie tegen te gaan. We hebben dus meer sociale controle nodig. Als er meer winkels en cafés in de wijk komen, kunnen wij, de bewoners, onze wijk terug overnemen. De prostituees, maar vooral hun klanten, voelen zich dan minder op hun gemak. Ik hoop dat de prostituees dan wegtrekken.'

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA LÉGENDE DES CAFÉS
J’aime tellement les cafés que je me réjouis à chaque fois qu’il s’en ouvre un nouveau. Tiens, justement, je viens d’en découvrir un génial, à Schaerbeek avenue Louis Bertrand. Au vrai, c’est mieux qu’un café, c’est une librairie où on peut boire un excellent kawa en feuilletant les livres et en bavardant avec d’autres lecteurs ou blogueurs comme cette charmante traductrice qui y peaufine ses textes en écoutant du Marin-Marais. “A place to be” d’autant que David, le libraire-un ingénieur polytechnicien ongiste reconverti en amoureux du livre- se donne du mal pour vous dégotter en moins de deux des livres réputés introuvables . Ca s’appelle Cent Papiers et ça vaut un détour par la plus belle avenue de Schaerbeek, à un jet de pierre du mythique parc Josaphat qui a pris de belles couleurs d’automne et vout promet une Jolie promenade. À propos de livres, vous pouvez vous y procurez l’excellent bouquin de Carla Van Parys “notre jardin/onze hof” dont j’ai déjà parlé ici.

J’ai découvert en flânant à Paris (transition facile) une petite merveille sur l’univers tres particulier des bistrots: “la légende des cafés” du Suisse Georges Haldas.

Les heures que j’ai vécues dans les cafés, à lire la presse à jouer aux échecs, à bavarder ou simplement à rêver se sont “muées pour moi en substance humaine et en éternité”. Souvenirs du Tournon cher à Roth, des Deux Magots parisiens , Du Café du Parc ostendais que fréquenta Zweig, des cafés anversois De Muse ou l’Entrepôt du Congo, de l’Union, du Verschueren, du Cirio, du merveilleux Greenwich en travaux, du café de l’Athénée mon préféré (chevet de l’église Saint Boniface à Ixelles)…Pour moi le meilleur microcosme de la ville à la découverte de laquelle on se Lance, c’est le café. Qu’on se souvienne du café de la Régence qui sert de decor au génial échange entre le philosophe (Diderot) et le “neveu de Rameau”.
MG

Voici quelques extraits de cette fameuse Légende des Cafés.

“Les heures que j’ai vécues dans les cafés se sont insensiblement muées, pour moi, en substance humaine et en éternité”” (p. 51)

“Une sorte de connivence s’établit entre les consommateurs, comme immergés dans leur propre existence. On ne se regarde pas. Ou a peine. On se sent être avec. Le miracle, est de se retrouver seul, à la fois, et relié. Indépendant est solidaire. On voit la solitude des autres et on donne à voir, un peu, de la sienne. On est soi même spectateur, à la fois, et spectacle. Que cet état, ambigu, est riche! Notre méditation, vague oi profonde; notre rêverie en sont comme portées. Ce monsieur, là bas, boit sa bière; un autre lit le journal. On ne communique en rien. Un impondérable, cependant, nous unit.” (p.61)

Chacun avait sa manière à lui d’être absorbé. L’un, après avoir chaussé ses lunettes, parcourait le journal, en remuant les lèvres au fure et à mesure qu’il déchiffrait les mots; avec une concentration qui n’avait d’égale que celle de son voisin en train de déguster, à petites lampées, son verre de blanc. Tandis qu’un troisième ne sortait pas d’un état de somnolence, qui était comme une musique silencieuse.

Celui-ci, encore, fumait philosophiquement sa pipe, en regardant, comme les marins trèas loin devant lui. (p.91 Georges Haldas: la légende des cafés)

OUVERTURE D’UNE GENIALLISSIME LIBRAIRIE AVENUE LOUIS BERTRAND!!!
Publié dans le blog d’un Schaerbeekois motivé
La bonne adresse, le coup de coeur du jour, de la semaine, du mois, de l’année… que dis-je de la décennie: la nouvelle librairie « 100 PAPIERS« !!! Depuis début septembre s’est ouverte une librairie (avec des livres!! des bédés, la presse et encore plein d’autres choses) en haut à gauche de la superbe Avenue Louis Bertand; en face de Namasthé. Courrez-y, volez-y (euh non pas voler en fait…), précipitez-vous pour aller découvrir ce nouveau lieu ouvert par deux passionnés: David et Ram aidé de 3 autres comparses. Cette boutique de livres et de presse sent bon le commerce de quartier, le savoir vivre & faire, le plaisir de lire et de discuter, … Chapeau à nos deux libraires schaerbeekois! Cela manquait tellement à Schaerbeek! Notre commune était un désert: pas une seule vraie librairie. On a maintenant « notre librairie schaerbeekoise »! Ni une ni deux, je prends contact avec 100 Papiers pour aller ‘tester’ les lieux et poser quelques questions à David qui – ce jour-là – était aux manettes.

Eric: Alors David, qu’est-ce qui t’a pris d’ouvrir une librairie en plein Schaerbeek?

David: L’idée me trottait déjà en tête depuis 5-6 ans ayant remarqué le manque de ce type de lieu à Schaeerbeek. Je scrutais sur immoweb les possibilités de trouver un lieu. Il a fallu une élément déclencheur à savoir la disposition en juillet dernier – suite à une faillite – de ce lieu, un ancien magasin de peintures. J’ai alors pris de nombreux conseils auprès d’anciens libraires et j’ai élaboré – avec 4 comparses – un plan financier. Je veux atteindre la rentabilité bien sûr mais je fais cela sans prétention.

Eric: Donc en juillet, tu reçois les clés et tu développes ton concept de librairie?

David: Oui avec Ram et mes amis. Je suis un grand lecteur, ingénieur de formation. C’est un nouveau métier pour moi… En juillet et août, on a tout refait: nouvelle peinture, menuiserie sur mesure, réaménagement total. On voulait un concept aéré, dépoussiéré le look de la librairie habituelle. C’est une vraie librairie de quartier ici. On veut établir une relation de confiance entre le libraire et les lecteurs, un vrai service, des consels sur mesure. Au niveau choix, on n’a bien sûr pas l’ambition d’avoir tout sur tout. On fait une sélection complète et éclectique pour répondre à toutes les envies. De toute façon, on a un service de commande. Le client vient commander et trois jours après son livre l’attend. On veut faire notre propre sélection et pas un choix imposée par les grands groupes de distribution. C’est une démarche propre et notre stock augmentera progressivement sur base des feedbacks des clients et de nos découvertes.

Eric: Je vois aussi dans ce lieu: un bar, des boissons, une table, des disques vinyls même…? C’est bien plus qu’une librairie…?

David: On voulait en effet un endroit où on peut échanger, discuter. Le Bar est ouvert tout le temps avec des boissons originales telles que des bières belges, des vins naturels, limonade ou coca alternatifs, café, etc. (j’ai goûté une délicieuse limonade san pellegrino…). On a une sélection de Vinyls, de cds, un large espace Jeunesse, livres de cuisine, une littérature cosmopolite d’origine diverse. On vend également des liseuses électroniques, des pocket books! On organise des évenements comme par exemple la lecture de poésie ce 16 octobre par Isabelle Poncet-Rimaud (je mentionnerais le plus souvent possible leurs activitiés sur mon blog).

Mon avis: C’est juste génial! David est un véritable passionné qui a une démarche personnelle et équitable. Il y a déjà un beau choix de livres pour tous les goûts (et un service commande rapide). Etant fan de Bédés, le rayon bédés me ravit. On peut déjà acheter quelques quotidiens et le rayon presse va s’étoffer. Ce lieu sent bon la convivialité, la sincérité, la culture et le plaisir partagé de lire. Superbes grandes étagères en bois. Belle ambiance. Et ouvert tous les jours même le dimanche !! Donc les zamis, allez acheter vos journaux, vos livres, vos livres pour enfants, cadeaux, passer commande, consommer, aller assister aux débats & lectures dans ‘notre’ nouvelle librairie schaerbeekoise « 100 PAPIERs/en ». Soutenons les! Super beau projet. Bravo les gars!

Di, Lu, Ma: 9h – 16h Me, Je, Ve & Sa: 9h- 20h. 23 avenue Louis Bertrand.

mercredi 19 octobre 2011

"On ne va pas élargir Bruxelles"

La métropole bruxelloise des patrons fête ses 3 ans. “Nous n’avons aucun agenda caché”, explique Emmanuel Van Innis, à l’initiative du projet.
Cela s’appelle des noces de froment. Trois ans déjà que les patrons de notre pays (via leurs trois organisations régionales et la FEB, la Fédération des entrepreneurs belges) poussent Bruxelles à s’unir davantage avec son "hinterland" économique, comprenez la large périphérie de la capitale (le Brabant wallon et Hal-Vilvorde, mais pas Louvain qui est "un pôle d’attraction à elle seule").

En 2008, la Business Route 2018 for Metropolitan Brussels était ainsi lancée en grande pompe et avec optimisme par les patrons. Il a surtout ("enfin") été évoqué dans la dernière réforme institutionnelle de l’Etat. "Cela reste très flou. On ne sait pas comment cela va fonctionner. Mais c’est un premier pas dans la bonne direction, poursuit celui qui est aussi membre du comité exécutif de GDF Suez . On ne demande pas une nouvelle institution, mais il faut absolument un lieu où les gens puissent se parler et où les Régions se sentent poussées, voire "obligées" de collaborer. Et ce, dans des matières aussi primordiales que la mobilité ou l’emploi."

Et M. Van Innis de prendre pour exemple le ring autour de Bruxelles. "Il passe sur le territoire des trois Régions et aucune ne doit pouvoir décider pour les autres. Imagine-t-on un ring avec quatre bandes en Flandre, trois à Bruxelles et deux en Wallonie. C’est absurde !"

Car les entrepreneurs l’ont remarqué depuis des années : les frontières socio-économiques de la "métropole bruxelloise" - qui, avec plus de deux millions d’habitants, concentre à elle seule 30 % de l’activité économique du pays - ne correspondent pas à celles dessinées par les pouvoirs politiques. "Certains hommes politiques ont une méfiance par rapport à notre projet car ils craignent que, derrière cela, se cache une volonté d’élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale. Un, je n’ai jamais demandé cela et deux, je m’en fous. L’important pour les entreprises, c’est que le système, quel qu’il soit, fonctionne."

La BMR (Brussels Metropolitan Region) se dit ainsi préoccupée par les problèmes d’urbanisation et socio-économiques "communs" aux trois Régions. Il est aussi logique, selon la BMR, qu’une partie de l’impôt des personnes physiques soit payée sur le lieu de travail, plutôt qu’à celui du domicile. "Comme cela se fait dans certaines régions d’Allemagne."

Mais le plus grand défi de la "métropole" sera, sans doute, celui de son boom démographique prévu dans les prochaines années. Du moins dans les 19 communes de la capitale. "Mais cela va toucher tout l’"hinterland" également, prévient M. Van Innis. Et les flux migratoires, historiquement des familles riches qui partaient vers la banlieue verte de Bruxelles, ne sont plus aussi univoques. La périphérie voit dorénavant arriver des populations beaucoup plus précarisées et moins scolarisées."

Selon le dirigeant, les problèmes et les défis vont être "les mêmes" un peu partout dans la métropole. "Les communes et les hommes politiques qui s’imaginent qu’ils vont rester à l’abri de ce phénomène se trompent totalement. Il est indispensable d’avoir une approche globale de ces problématiques."

Un point de vue, totalement partagé par l’Américain Bruce Katz, ancien membre de l’administration du président Bill Clinton et vice-président de la Brookings Institution. Bref, un invité prestigieux pour le colloque de la BMR et un grand spécialiste du phénomène des métropoles aux Etats-Unis. "Chez nous, les banlieues s’agrandissent et se paupérisent de manière inquiétante, explique Bruce Katz. Face à ces arrivées, il existe des réflexes de défense des municipalités rurales qui n’ont pas non plus toujours les moyens de recevoir ces nouvelles populations." Mais Bruce Katz l’affirme : les métropoles représentent plus que jamais l’avenir. "C’est de là que partent toutes les innovations. Aux Etats-Unis, les métropoles englobent 84 % de la population totale et génèrent 91 % du PIB. Mais le monde politique ne s’en rend pas toujours assez compte."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ELARGISSEMENT ? AUJOURD’HUI PEUT ÊTRE OU ALORS DEMAIN .
«Et sans élargissement de Bruxelles à sa véritable dimension géo-démographique, le "système" ne fonctionnera jamais! » commente un internaute. Evidemment.
Que ce soit pour des raisons politiques, économiques, démographiques ou sociologiques, Bruxelles devra sortir de son carcan, comme le « Belge vivant de son tableau » et faire sauter ce corset qui l’étouffe.
Cela va sans dire mais va tellement mieux en le disant.
Si le Brabant était unilingue, la question ne se penserait même pas.
Mais voilà, en sortant de ses 19 communes, Bruxelles empiète ipso facto sur un territoire que les Flamands comme droit du sol. Touche pas à mon territoire disent les Flamands. L’élargissement de Bruxelles est inévitable à moyen terme ; même De Wever devra en convenir demain. La communauté urbaine métropolitaine de Bruxelles est désormais inscrite dans la VIème réforme de l’Etat belge.
MG

Identités laïques ?

Entre l’humanisme concret, mythe fondateur de la laïcité, qui se veut universaliste et l’humanisme abstrait qui nous demande de nous abstraire de soi pour aller à la rencontre de l’autre, il y a la question de savoir comment faire valoir sa conception du vivre ensemble. La laïcité est ainsi plurielle et la question des identités laïques se pose.
La laïcité est un humanisme politique (humanisme concret) en ce sens que les passions individuelles doivent être neutralisées dans l’espace public. Elle est aussi un humanisme philosophique (humanisme abstrait) en ce sens que nombre d’hommes et de femmes se reconnaissent dans une conception de vie qu’ils situent dans le champ sémantique de la laïcité.
Ce sont aussi les rapports que nous pouvons tisser avec les religions que cette réflexion aborde dans un ouvrage qui peut se lire à partir de n’importe quel chapitre.
L’auteur nous montre que l’usage de la laïcité a une spécificité, celle de pouvoir affirmer la relativité d’une conception de vie qui a sa place à côté d’autres conceptions. Cette propriété peut ainsi offrir une voie que d’autres orientations religieuses empruntent pour rendre vivant le concept de séparation Église-État.
Cette approche lui permet aussi d’aborder la question de la spiritualité laïque qui est d’actualité dans un monde où les questions de communautarisme se posent.
Son expérience de « conseiller laïque », miroir de la parole de l’autre, lui permet d’offrir au lecteur un document où l’expérience humaine s’exprime davantage que celle qui serait issue d’une bibliographie exhaustive.

EUROPE HEEFT EEN ROOSEVELT NODIG

Waldorf - 'FDR, waar ben je?'

Europa heeft een Franklin Delano Roosevelt nodig. Tijdens de presidentscampagne van 1932, op het absolute dieptepunt van de Grote Depressie, toverden de Democraten een wit en uitermate zelfverzekerd konijn uit hun hoed. De knappe Roosevelt werd aanvankelijk als een lichtgewicht weggelachen, maar zijn bruisende campagne op de tonen van 'Happy Days Are Here Again' kon niet schriller afsteken tegen de matte boodschap van de uitgebluste zittende president Herbert Hoover. 'Ander en beter', oordeelde de kiezer en hij stemde massaal FDR naar het Witte Huis. En vandaar naar de legende, als een van de beste presidenten aller tijden.

Roosevelt was nochtans een matige student. Niemand hield hem voor een intellectueel. Zijn ideeën en recepten om de Depressie tegen te gaan hielden zelfs niet altijd steek. Maar niemand maalde daarom. Actie, stoute actie wilden ze. En actie kregen ze. Op zijn allereerste dag als Amerikaans president deed FDR wat Hoover in al die jaren voordien niet durfde: hij sloot alle banken van het land gedurende vijf werkdagen. Tegelijk sprak hij zijn volk rechtstreeks toe over de radio: in een rustige, voor iedereen verstaanbare taal vertelde hij welke harde noten het volk moest kraken om het tij te keren. Het volk volgde hem en het tij keerde. Hij wist zijn land weg van de afgrond te leiden.

De opvallende gelijkenissen met de al even enthousiaste man van de actie Ronald Reagan zal niemand zijn ontgaan. Is zoiets in Europa mogelijk? Laten we eerlijk zijn: de kans is zeer klein. Niet dat we hier geen gretige would-be staatsmannen zouden hebben. Alleen maakt de ultralogge bureaucratie een steile opmars van dergelijke aanpakkers onmogelijk. Onze Europaleiders zijn bijna per definitie compromisfiguren. U kent ze wel, ik hoef hier geen namen te noemen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
WE NEED A NEW ROOSEVELT
L’Europe en pleine crise de l’Euro aurait besoin d’un Roosevelt pour redresser la barre. Guy Verhofstadt trépigne pour jouer ce rôle. Onze Europaleiders zijn bijna per definitie compromisfiguren. U kent ze wel, ik hoef hier geen namen te noemen.

De Koekelberg à Wall Street, les Indignés sont partout

Dans des centaines de villes à travers le monde, dont Bruxelles, les « indignés » ont manifesté ce samedi contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance.

Les Indignés appellent à une mobilisation mondiale pour réclamer « une vraie démocratie » et dénoncer le fait que « les politiciens soient au service des élites financières ».

Bruxelles et Rome aujourd’hui rejoignent Athènes et New York au rang des villes qui s’indignent « massivement ». Ce samedi, 719 villes et 71 pays se sont mobilisés. Depuis leur naissance à Madrid le 15 mai, les Indignés n’ont cessé de monter en puissance. Dans leurs rangs, on trouve des étudiants, des chômeurs, des employés. Des hommes et des femmes. Souvent jeunes. « Bobos » parfois. Une addition d’individus. Tous indignés, rarement politisés. Leurs revendications sont multiples elles aussi, marquées par les contextes nationaux. Un but commun ? Ils n’ont pas inscrit pour l’instant leur démarche dans un projet concret qu’ils s’en iraient confronter aux programmes des partis.

Van Istendael: "Ik betoog mee voor kleinkinderen"
Tussen de zowat 6.500 Indignados die deze zaterdag door Brussel trokken, stapte ook auteur Geert Van Istendael mee. "Voor de kleinkinderen", verklaart hij zijn aanwezigheid. "Voor de mijne en die van anderen. De schaamteloosheid die de hoge regionen van de financiële wereld tentoon spreiden, doet letterlijk pijn en is onaanvaardbaar."

"De toestand is sinds de crash van 2008 zeer erg geworden", zegt Van Istendael. "In België hebben we de impact nog niet zo sterk gevoeld, maar in Spanje is bijna 40 procent van de jongeren werkloos. En de mensen aan de top van de financiële wereld doen maar verder alsof er niets gebeurd is. Door die houding worden wij nu verplicht banken te redden ten koste van een sociale zekerheidssysteem dat gedurende decennia is opgebouwd."

SOCIAAL CONTRACT
Dat sociale zekerheidssysteem is er gekomen op basis van een sociaal contract, aldus Van Istendael. "De enen konden rijk worden terwijl er voor de anderen sociale voorzieningen werden opgebouwd. Dat sociaal contract wordt nu op de meest cynische wijze verbroken en dat kan niet anders dan tot problemen leiden."

6.000 INDIGNÉS ONT SIFFLÉ LA CRISE
Ils étaient plus de 6 000 dans les rues de Bruxelles, samedi, à crier gentiment leur indignation. A New York et à Rome, ce fut moins bon enfant.

Entre 6 000 et 6 500 personnes se sont ainsi retrouvées pour crier publiquement leur indignation contre la manière dont les politiques et les institutions financières gèrent la crise économique et réclamer une nouvelle démocratie. Les Indignés, principalement des jeunes (jusqu’à 40 ans ) ont ainsi déambulé au cri de "We are the 99 percent" - en référence aux 99 % de la population qui paient les conséquences de la crise. De la gare du Nord au rond-point Schuman, à proximité des institutions européennes, en passant par la Bourse, les cris et coups de sifflet redoublaient devant chaque immeuble abritant une agence bancaire.
Le système financier, incarné par les banques, est en effet tenu pour responsable de la crise économique et financière qui sévit actuellement aux quatre coins de la planète. Le cortège des Indignés a atteint son point de dislocation, le parc du Cinquantenaire, sans incident notoire.

PROTEST INDIGNADOS VERSPREIDT ZICH OVER DE WERELD
Ook in New York kwamen duizenden betogers van de zogenaamde Occupy Wall Street-beweging op straat, vergelijkbaar met het protest van de "indignados" in Europa. Heel Times Square werd ingenomen door de massa. Het protest tegen de hebzucht en de uitwassen van het kapitalisme nam gisteren wereldwijde proporties aan. In Rome kwam het tot rellen. Ook in Brussel kwamen de indignados op straat, maar het protest bleef rustig.

COMMENTAIREDE DIVERCITY
APRES LE PRINTEMPS ARABE
L’AUTOMNE DE PLOUTOCRATES ?
“POWER TO THE PEOPLE THE LITTLE PEOPLE3
“It remains to be seen whether the Occupy Wall Street protests will change America’s direction.” se demande Paul Krugman (prix Nobel d’économie) dans le New York Times. Les ploutocrates (1% des plus riches citoyens US) s’énervent et commencent à paniquer.
(Fred R. Conrad)

There has in fact been nothing so far to match the behavior of Tea Party crowds in the summer of 2009. Le movement des Indignados est à bien des égards aussi remarquable que les Tea Parties, sauf que ses revendications sont radicalement opposées.

Michael Bloomberg, maire de New York a accusé les protestataires de: “of trying to take the jobs away from people working in this city,”

En vérité, dit Kruger, on assiste à une crise d’hystérie des plus nantis, ceux qui bénéficient des abattements fiscaux les plus intéressants et ce depuis Reagan. Ce sont ces mêmes “financial-industry barons » qui ont accusé « Mr. Obama as being almost a socialist for endorsing the so-called Volcker rule, which would simply prohibit banks backed by federal guarantees from engaging in risky speculation.”

Un certain, Stephen Schwarzman, (chairman of the Blackstone Group), a comparé le Health Care de Obama de “Hitler’s invasion of Poland.” Ne dit-on pas que tout ce qui est excessif est inexistant.

“What’s going on here? The answer, surely, is that Wall Street’s Masters of the Universe realize, deep down, how morally indefensible their position is.”

C’est clair, : les « Maîtres de l’Univers » prennent conscience que leur position est devenue moralement intenable.

They’re not Steve Jobs. They’re people who got rich by peddling complex financial schemes that, far from delivering clear benefits to the American people, helped push us into a crisis whose aftereffects continue to blight the lives of tens of millions of their fellow citizens. “

C’est pas des mecs qui ont la carrure d’un Steve Jobs mais des financiers véreux qui s’en sont mis plein les poches avec des produits financiers douteux, le tout sur le dos de millions d’Américains moyens ruinés dans l’aventure.

« Basically, they’re still in a game of heads they win, tails taxpayers lose. And they benefit from tax loopholes that in many cases have people with multimillion-dollar incomes paying lower rates than middle-class families.”

Pile, ils touchent le jackpot, face les contribuables essuient les pertes.

So who’s really being un-American here? Not the protesters, who are simply trying to get their voices heard. No, the real extremists here are America’s oligarchs, who want to suppress any criticism of the sources of their wealth.

C’est qui les mauvais Américains dans cette affaire: ceux qui crient leur indignation dans Wall Street ? Ou les ploutocrates qui ne souhaitent pas qu’on fasse la lumière sur l’origine de leur fortune.

Comme le dit si bien Krugman : “There’s something happening here. What it is ain’t exactly clear, but we may, at long last, be seeing the rise of a popular movement that, unlike the Tea Party, is angry at the right people.”

Attention, ce mouvement prend de l’ampleur et il est de caractère mondial. Impossible de ne pas le voir, il est partout présent sur internel et dans les médias.

Occupy Wall Street is starting to look like an important event that might even eventually be seen as a turning point.”

A turning point? Un tournant? Comme les manifestations de masse dans les rues de Berlin Est en 1988-89. On se souvient de la suite…

Qu’en pense notre prix Nobel d économie, chroniqueur fétiche du NYT ? “The protesters’ indictment of Wall Street as a destructive force, economically and politically, is completely right.”

Et bien figurez-vous qu’il leur donne raison, mieux, il soutient leur movement de protestation. Et Krugman d’analyser les causes des dysfonctionnements actuels :

So, in case you’ve forgotten, it was a play in three acts.

In the first act, bankers took advantage of deregulation to run wild, inflating huge bubbles through reckless lending.

In the second act, the bubbles burst — but bankers were bailed out by taxpayers, while ordinary workers continued to suffer the consequences of the bankers’ sins.

And, in the third act, bankers showed their gratitude by turning on the people who had saved them, throwing their support — and the wealth they still possessed thanks to the bailouts — behind politicians who promised to keep their taxes low and dismantle the mild regulations erected in the aftermath of the crisis.

Voilà pourquoi Krugman applaudit les protestataires des deux mains.

Certes ils sont habillés bizarrement et leurs slogans sont débiles

But so what? Krugman lui est beaucoup plus choqué par le comportement des exquisitely tailored plutocrats, these men in suits not only don’t have any monopoly on wisdom, they have very little wisdom to offer.

Et de conclure deux articles magnifique en invitant les protestataires à se mettre d’accord sur quelques objectifs clairs

Rich Yeselson, a veteran organizer and historian of social movements, has suggested that debt relief for working Americans become a central plank of the protests.

Krugman pour sa part leur suggère d’exiger « infrastructure investments — not more tax cuts — to help create jobs.”

On le voit, nous serions tous bien inspires de prendre cette vague d’indignation qui déferle sur la planète et touche Wall Street de plein fouet est à prendre très au sérieux. Difficile de ne pas mettre cela en rapport avec le printemps arabe.

Tout indique que nous assistons à un immense soulèvement de la jeunesse contre la génération des baby boomers qui sont encore largement aux manettes et que les benjamins rendent-à juste raison- responsable des dysfonctionnements du capitalisme casino ;

Et c’est un baby boomer qui l’écrit.
MG