samedi 28 janvier 2012

Les écoles de la capitale choyées : ça gêne quelqu’un ?

C’est le même pavé. Jeté dans la même mare. Et qui fait les mêmes vagues…
Les tout-aux-Régions rêvent d’un fédéralisme à trois (Régions), débarrassé de l’étage « Communautés. » L’argument : pour s’épanouir, une Région doit pouvoir jouer sur toutes les touches du piano et maîtriser, outre les dossiers économiques et sociaux, les matières liées à la culture, l’école, la formation.

Le propos, recevable, revient régulièrement sur la table.

En provoquant les mêmes réactions : côté politique, le tout-aux-Régions n’est pas l’option. Il y a des régionalistes dans tous les partis. Mais l’option Communauté domine. Régionaliser l’école n’est donc pas à l’ordre du jour. Ni aujourd’hui. Ni demain. Cela ne doit pas interdire le débat. Mais que ce soit dit.

Marcourt fait valoir que régionaliser l’école permettrait une meilleure prise en compte des « spécificités locales. »

« Quel rapport, en effet, entre une école de Bruxelles et une école d’Arlon ? », a-t-on entendu hier. Le rapport ? Aucun. Mais : quel rapport entre une école secondaire de Gilly et une maternelle de Rixensart ? Et quel rapport entre une primaire à Uccle et une rhéto à Anderlecht ? Régionaliser ne réduira pas les écarts auxquels le gestionnaire wallon de son côté, le gestionnaire bruxellois de l’autre, seraient confrontés.

L’argument est donc nul.

Aussi, pour ce qui est de prendre en compte des spécificités locales, la Communauté joue grosso-modo son rôle. Mal, peut-être. Pas assez. Pas assez fort. Pas assez vite. Mais sa volonté d’adapter ses politiques au terrain est là.

Démonstration ?

Sur l’ensemble des élèves francophones, il y a 22 % de Bruxellois. Sur les écoles qui reçoivent de l’aide parce qu’elles sont en difficulté (école en D +), 25 % sont bruxelloises. Les moyens affectés à la rénovation des bâtiments servent la capitale à 26,8 %. Le budget affecté à la construction de nouvelles écoles sert Bruxelles à 58 %.

D’une façon générale, celle-ci, proportionnellement, reçoit plus que son dû.

Ceci ayant été posé, que Marcourt et ses amis nous soulagent vite d’un vilain doute.

Ce qui les gêne, c’est quoi ? Que la Communauté, soi-disant, ignore les besoins spécifiques ? Ou que, précisément, elle en tienne compte ?

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CONVOQUER DES ETATS GENERAUX DE L’ENSEIGNEMENT A BRUXELLES
Un enseignant commente : « Enseignement : refonte totale - Si on veut renforcer l'enseignement, il faut une vision globale et plus des "mesurettes" politiciennes. Faire table rase et reconstruire en tenant compte des acteurs de terrain, de leur savoir et de leur savoir-faire. Nous en sommes là en Communauté française à cause des revendications légitimes des enseignants lors des grèves de fin 80, début 90 qui n'ont été soutenues ni par les parents, ni par les syndicats alors que la qualité de l'enseignement était le sujet principal. »
DiverCity plaide pour la régionalisation de l’enseignement et une autonomie complète par rapport à la Communauté française.
Que l’ensemble de l’enseignement dans la Région Bruxelles capitale, tous réseaux confondus, soit dans une seule main.
On fera des économies d’échelle et on fera du sur mesure par rapport aux spécificités du terrain. But : faire coller l’offre d’enseignement aux attentes du terrain.
Mixifier les quartiers pour mixifier les écoles, il n’ya pas d’autre voie raisonnable.
Toute autre approche via les décrets mixité est arbitraire.
A quand les Etats Généraux de l’enseignement à Bruxelles ?

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