mercredi 15 février 2012

Une école punit les élèves qui parlent français à la récré

Les parents francophones sont scandalisés par ce règlement.
Le Sint-Pieterscollege de Jette, une école néerlandophone bruxelloise est au centre d'une polémique. En effet, l'établissement a adopté un règlement qui interdit à ses élèves de parler en français lors de la récréation.

L'école s'est montrée très claire sur ce point, indique Sudpresse. "Le néerlandais est obligatoire dans notre école, même dans la cour de récréation. Si votre enfant y parle le français, il recevra un bon linguistique. S'il en reçoit trois, il devra assister à une séance d'étude linguistique après les cours."

Les parents des élèves francophones sont scandalisés par une telle position. "Une méchanceté linguistique qui ne touche que les enfants parlant français, c'est écrit noir sur blanc", juge le père d'un élève.
(La Libre)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NONSENSE AND BULLSHIT
C'est comme cela dans pratiquement toutes les écoles nl à Bruxelles » commente un lecteur ; « Et c'est logique, car avec plus de 80 % d'élèves fr, si de telles mesures n'étaient pas prises, l'enseignement du nl serait impossible. »
Pas d’accord ! Les enfants ont tout intérêt à parler leur langue maternelle avec leurs camarades.
Au 19éme siècle, c’est ainsi qu’on francisait de force les Flamands dans des écoles où on était obligé de parler français, y compris à la récréation. Résultat : création du Vlaamse Beweging !
Il est important, essentiel même de parler sa langue maternelle et de la maîtriser, même si c’est le turc, le croate ou le roumain.
Un autre lecteur, plus averti corrige :« Interdire à un petit enfant d'utiliser sa langue maternelle dans la cours de récré, c'est courir le risque (fréquent) de voir son développement cognitif perturbé dans les deux langues (tapez Peal et Lambert dans google). Et imposer une telle décision quant on est pédagogue c'est jouer consciemment avec le feu. » DiverCity est complètement d’accord avec cela.

« Cela me fait penser à l'attitude des écoles francophones en Flandre au début du 19ieme siècle. Il y était interdit de parler flamand, celui qui était surpris recevait un 'pensum', les condisciples ne les savaient pas. Il avait le droit de 'provoquer' les autres élèves en leur adressant la parole en flamand. L'élève piégé recevait le pensum et a son tour devait faire la chasse aux 'mauvais'. En fin de journée, l'élève qui avait ledit pensum était puni. Les Flamands ont fortement critiqué cette méthode. Autres temps, autres moeurs... »
« La cour de récré est un lieu de détente. On s'y exprime donc dans la langue de son choix. »
« Le multilinguisme est un atout indéniable pour la Belgique, et il n'y a pas 50 méthodes pour apprendre une langue qui n'est pas celle pratiquée en famille. »
L’apprentissage des langues vivantes dans l’enseignement secondaire demeure en Communauté française un problème non résolu dans la majorité des établissements. Les cours sont généralement dispensés par des enseignants qui ont eux même parlé autre chose que leur langue maternelle avant l’âge de dix douze ans. Cela les rende incapables de comprendre les difficultés d’apprentissage d’un élève qui n’a pas bénéficié de ce privilège. Il y a là un immense chantier à mettre en œuvre pour mettre fin à une hécatombe d’échecs scolaires aussi inutiles que traumatisants. C’est en maternelle et au début des primaires qu’il faudrait installer solidement et da façon ludique (chansons, jeux de rôle etc) l’enseignement de la seconde langue. L’humiliation est la pire des méthodes pour enseigner les langues vivantes.
Les familles bruxelloises d’origine immigrée qui inscrivent en masse leurs enfants dans l’enseignement flamand courent un risque majeur, que leurs rejetons ne parlent ni le néerlandais, ni le français (appris à en rue) ni leur langue maternelle convenablement. On se souvient des Beulemans, Bossemans, Coppenolle et Vanden Boeynants parlant flamand en français et français en flamand.
MG

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