vendredi 30 mars 2012

Une bombe à retardement


C’était un loup (presque)solitaire. Un petit délinquant fanatique et barbare qui se rêvait en martyr. Pour rejoindre les septante-deux vierges qui l'attendaient au paradis, il a massacré des innocents choisis minutieusement selon un plan diabolique.

Christine Laurent - Rédactrice en chef du Vif/L'Express
Christine Laurent - Rédactrice en chef du Vif/L'Express


Mohamed Merah voulait mourir en héros, en surhomme comme peuvent l'imaginer des faibles à l'esprit défaillant. Une auto-radicalité qui habite les psychopathes imbibés de bêtise et de haine. Une dérive monstrueuse du communautarisme. Combien sont-ils aujourd'hui en Europe à vouloir reprendre ce flambeau ? Quelques centaines qui se sont substitués aux structures d'Al-Qaeda décimées pour porter la violence extrême dans l'Occident honni.

Dans son rapport annuel sur ses activités de surveillance en 2010, la Sûreté de l'Etat affirmait que l'islamisme radical prospérait dans notre pays sous l'impulsion du mouvement salafiste et qu'il entendait bien y conforter son implantation. Une information confirmée par le ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué, dans notre édition du 16 mars dernier. La progression larvée s'installant au c£ur de plusieurs quartiers de la capitale, tout comme au sein de nos prisons. Souvenons-nous de la mutinerie d'Andenne de novembre 2011 qui a vu des détenus se rebeller contre une note de service réglementant la pratique de la prière en boutant le feu aux bâtiments. Les conversions à l'islam derrière les barreaux se multiplient un peu partout et si toutes ne s'inscrivent pas dans la radicalisation, beaucoup dérivent dangereusement. Grâce à un véritable lavage de cerveau des plus démunis, des plus fragilisés, endoctrinés et instrumentalisés par des manipulateurs tout-puissants. L'administration, les ministres de la Justice ? Aux abonnés absents, les agents et les directeurs étant totalement abandonnés pour gérer des situations de plus en plus délicates. Miraculeusement, ils peuvent compter sur l'aide des aumôniers musulmans pour neutraliser les desseins inquiétants de certains. Mais ils sont, hélas, encore trop peu nombreux pour faire face à cette situation alarmante.

De fait, le constat est sans appel et il devient urgent d'agir, de réagir. Dans les prisons, certes, mais aussi hors de leurs murs, dans nos cités. Le week-end dernier, musulmans, chrétiens, juifs et laïques sont descendus, ensemble, dans les rues de Toulouse pour condamner les égarements également politico-religieux des moudjahidine. Des images fortes. Plus rares dans notre pays. Ils sont encore trop nombreux, ceux qui, si ouverts et fraternels, restent étonnamment passifs devant l'extrémisme religieux, détournant le regard dans l'espoir que les solutions tomberont du ciel. Une naïveté coupable qui fait le lit des terroristes. Y compris au sein de la communauté musulmane, souvent silencieuse, alors que c'est elle la première victime collatérale des actes inacceptables posés par ces mini-franges bien décidées à détruire nos sociétés. Après l'attentat à la mosquée d'Anderlecht, qui a provoqué la mort d'un imam apprécié pour sa tolérance et son sens du dialogue, et les tueries de Toulouse qui nous ont tous interpellés, l'espoir est grand de voir enfin un engagement de toutes les communautés pour faire respecter les lois et l'autorité. Tous d'accord pour dire oui au droit à la différence, non à l'anarchie.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Un infiltré?
« C’était un loup (presque) solitaire. Un petit délinquant fanatique et barbare qui se rêvait en martyr. Pour rejoindre les septante-deux vierges qui l'attendaient au paradis, il a massacré des innocents choisis minutieusement selon un plan diabolique. »(30.03.2012)
Vraiment?
J'ai lu l'article de Christine Laurent sur l'affaire Mohamed Merah.
Qu'y a-t-il dans ces lignes? Une fois de plus la presse se contente de balancer des clichés d'une navrante banalité assaisonnés de "yaka, yfocon, yfolfèr, yfolfèrfèr, etc."
Quand un journaliste, rédacteur en chef par surcroit, aura-t-il l'honnêteté de se donner le temps de rédiger un papier d'investigation?
D'autres agents de la presse laissent entendre que Mohamed Merah aurait été sollicité par les services secrets français (DST ou DGSE?) pour infiltrer les milieux extrémistes, d'où son voyage au Pakistan. N'ayant pas donné satisfaction, il aurait été éjecté de cette mission. On comprend mieux, dès lors, son désir de vengeance sur des militaires ...
Alors quid de la réflexion de Madame Ch.L.? Qu'en reste-t-il?
Et hop! Le monde politique ment et certains journalistes préfèrent hurler avec les loups, tant qu'on ne connaîtra pas la vérité, sans même vouloir penser qu'il pourrait y en avoir une autre, de vérité. Nous ne connaîtrons jamais le fond du problème, alors, préférons la prudence.
Se souvenir de Sarko, disant qu'après tout, M.M. est français et qu'il a droit par conséquent à une sépulture en France? Ça prend un tout autre sens si on prend en compte toutes les hypothèses. Non?
Parano? Crédulité? Confiance? Où doit-on mettre la frontière?
Restons informés et actifs, certes, mais critiques et prudents, avant tout.

AM



mercredi 28 mars 2012

Ces islamistes qui disent non à la charia

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali accorde un entretien au quotidien "La Presse" à Tunis, le 26 mars 2012.



L'Editorial du "Monde"

L'histoire de la Tunisie post- Ben Ali retiendra peut-être le lundi 26 mars 2012 comme une date importante. Ce jour-là, le parti islamiste Ennahda, qui domine la vie politique, a dit non aux groupes extrémistes salafistes. Il a opposé un refus net et catégorique à l'introduction de la charia - la loi islamique - dans la Constitution du pays.

Ce faisant, Ennahda a accompli son premier acte de vrai parti de gouvernement. Il a préféré la réalité à l'idéologie ; il s'est comporté en formation responsable ; il a pris le risque de l'affrontement avec une partie de la famille islamiste. Il a privilégié l'empirisme étatique à la pureté sectaire.

Si Ennahda, que dirige Rachid Ghannouchi, tient cette ligne, alors la Tunisie, précurseur du "printemps arabe", restera un pays modèle - et qui rayonnera bien au delà de ses frontières.

Au lendemain de l'indépendance, le premier président de ce petit Etat du Maghreb, Habid Bourguiba, a fait voter, en 1959, une Constitution des plus progressistes. Elle dote les Tunisiennes d'un code du statut de la femme sans équivalent dans la région. Quand la plupart des Lois fondamentales des pays arabo-musulmans font expressément allusion à la charia comme source du droit, la Constitution tunisienne s'en abstient. Elle se borne, dans son article premier, à observer que l'islam est la religion du pays.

Ennahda est le groupe dominant à l'Assemblée élue au lendemain de la chute du président Zine El-Abbidine Ben Ali en janvier 2011. Il gouverne en coalition avec deux partis laïcs dans l'équipe du premier ministre, Hamadi Jebali.

Il était grand temps qu'Ennahda prenne position. Depuis quelques mois, une petite dizaine de milliers de militants salafistes - qui prônent la plus radicale des versions de l'islam politique - multiplient violences et provocations. Sur certains campus, ils agressent les femmes non voilées. Ils empêchent les manifestations culturelles. Ils convoquent des prières géantes au beau milieu de la capitale, d'où retentit un de leurs cris de ralliement : "Mort aux juifs !"

Dans leurs rassemblements, ils arborent volontiers des treillis militaires, évocation d'un combat qui pourrait prendre des formes plus brutales.

Ennahda a senti le danger. Cet islam est profondément étranger aux Tunisiens, et encore plus aux Tunisiennes. Même celles d'entre elles qui votent Ennahda, et elles sont nombreuses à l'avoir fait, restent attachées au code du statut de la femme.

Parti de gouvernement, Ennahda sait qu'une dérive radicale mettrait la Tunisie au bord de la faillite. Elle ferait fuir touristes et investisseurs étrangers.

La pression salafiste des jours derniers a un objectif politique précis : forcer l'Assemblée, qui joue le rôle d'un corps constituant, à introduire une référence à la charia dans le nouvel article premier de la Constitution. C'est un défi qui est ainsi lancé à Ennahda. Qui y a répondu lundi avec courage et doit s'en tenir à cette réponse face à toute nouvelle offensive.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« Une dérive radicale mettrait la Tunisie au bord de la faillite. Elle ferait fuir touristes et investisseurs étrangers. »

Sans aucun doute mais elle donnerait un coup de grâce à l’élan démocratique que représentait le printemps arabe. Le salafisme, dérive extrême de l’intégrisme fondamentaliste, est le cancer de la démocratie. Il développe ses métastases dans tout le Maghreb et jusqu’en Europe. De plus, il est le pire ennemi de l’islam.
MG

De Stad Brussel richt een eigen cel Stadsontwikkeling op.


Bruxelles
© Baukunst

Daarmee komt na zeventien jaar een eind aan de samenwerking met de Afvaardiging voor de Ontwikkeling van de Stad (AOS).

De AOS is onderdeel van het onafhankelijke studiebureau ERU (Études et Recherches Urbaines). Vanaf 1995 werkt een groot deel van de medewerkers permanent voor de Stad Brussel, telkens met opdrachten van drie jaar, die via een openbare aanbesteding toegekend zijn.

De eerste jaren was de AOS, die op vraag van de Stad in de kantoren van de administratie zat, alleen betrokken bij de duurzame ontwikkeling van de Vijfhoek, vanaf 2000 kwamen daar Haren en Neder-Over-Heembeek bij. De AOS gaf onder meer de aanzet tot de oprichting van Recyclart en organiseerde de beurs voor collectieve vastgoedaankopen waaruit bijvoorbeeld CôtéKanal is ontstaan. Ze ging de strijd aan met stadskankers en leegstaande woningen boven winkels en ijverde voor een ‘Mister Unesco’ voor de buurt rond de Grote Markt.

Eind juni stopt de samenwerking. De Stad Brussel richt binnen haar dienst Stedenbouw een cel op die de taken overneemt. De AOS-medewerkers kunnen wel solliciteren voor de vijf nieuwe functies.

Volgens schepen van Personeel Philippe Close (PS) is de omvorming het gevolg van het succes van de Afvaardiging. “Ze zijn zo onmisbaar dat we hen integreren.” Schepen van Stedenbouw Christian Ceux (CDH) geeft toe dat het juridisch ook een beetje moeilijk begon te liggen. “We hadden het contract al vijf keer verlengd.”Voortaan zullen de voorstellen voor een duurzame ontwikkeling van de stad dus niet meer uitgaan van een extern studiebureau, maar van ambtenaren. Marie Demanet, coördinatrice van ERU, heeft vragen bij hun onafhankelijkheid. “Wij ondersteunden de administratie, maar maakten er niet echt deel van uit.” Volgens de schepenen wordt dat precies de uitdaging. Close: “De nieuwe cel moet de rol van ‘aanstoker’ overnemen.”

info@brusselnieuws.be.

mardi 27 mars 2012

Merah n’est pas l’expéditeur de la vidéo envoyée à Al Jazeera


Al Jazeera, qui a reçu une vidéo des tueries de Mohamed Merah, décidera ce mardi de diffuser ou non ces images. Les familles des victimes et le CSA français invitent la chaîne qatarie à ne le faire.
La chaîne Al Jazeera a reçu des vidéos des tueries de Mohamed Merah qu’elle a remis à la police française. Un montage vidéo stocké sur une clé USB a été envoyé par une source inconnue.

Mohamed Merah n’est pas l’expéditeur du montage vidéo de ses crimes reçu par la poste au bureau parisien de la chaîne Al Jazeera, que la police a entre les mains depuis lundi, a-t-on appris de source policière. Les enquêteurs recherchaient mardi qui avait pu poster mercredi dernier ce courrier mais, selon les premiers éléments de l’enquête, ce « ne peut être Mohamed Merah », a-t-on précisé de même source. Les policiers ont localisé le lieu où a été posté ce courrier, qui contient une lettre de revendication manuscrite de la main de Mohamed Merah et a été envoyé « en dehors de Toulouse », a précisé la source.

Hervé Brusini, le directeur de la rédaction de France Télévisions a indiqué à ses équipes que « non. Ni Francetv info, ni les chaînes de France Télévisions ne diffuseront » les vidéos de Mohamed Merah, comme le rapporte le site de France TV Info.

Sur Twitter, Laurence Ferrari et Alain Weill ont annoncé que ni TF1, ni BFM TV, ne diffuseront ces images.

Les proches des victimes appellent à ne pas diffuser

La mère du premier parachutiste tué a imploré, en larmes, à ne pas diffuser les images filmées par le tueur au scooter. « On était prêt à aller se recueillir sur la tombe d’Imad. Je n’ai pas besoin de ça, ils n’ont pas le droit de faire ça, ce n’est pas normal. On a assez souffert », a-t-elle dit.

La famille de Jonathan Sandler, assassiné avec ses deux enfants, a également appelé les médias à ne pas diffuser le montage vidéo.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait filmé chacune de ses tueries des 11, 15 et 19 mars à l’aide d’une mini-caméra, une GoPro, habituellement utilisée par les plongeurs et sportifs de l’extrême pour filmer leurs exploits, avait révélé jeudi dernier le procureur de la République de Paris François Molins.

Cette caméra « dont il s’était sanglé » lui avait permis d’enregistrer des scènes « extrêmement explicites », avait-il ajouté. Les enquêteurs ont depuis vérifié que Mohamed Merah les destinait à une diffusion sur internet, accompagnée d’une revendication.

(afp)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HALTE LA: TROP C'EST VRAIMENT TROP

Malheureusement par un moyen ou l'autre cette vidéo risque de se retrouver tôt ou tard sur le net où l'on peut déjà voir les pires choses : décapitations, lapidations, pendaisons.

Pour éviter le clash, commente un internaute « investissons dans Bruxelles, dans la formation de ses jeunes et éclairons les esprits. Les seuls buts de la formation à Bruxelles est de faire de bons ouvriers sous-payés grâce à des formations à la va-vite. ça ne sufit pas à faire évoluer les mentalités. Le terrain est laissé en jachère par le sous-investissement organisé dans l'éducation. Pas étonnant dans ce cas qu'y poussent les mauvaises herbes... Les mosquées ont vraiment le champ libre. Un enseignement de qualité est le seul gage de victoire dans ce que d'aucuns considèrent à juste titre comme une bataille. »

On est assez d’accord avec cela. Plus vite dit que fait. Mais c’est le nœud du problème. On me dira que les auteurs des attentats contre les Twin Towers étaient des universitaires de haut vol…
MG

Expulsion avortée d’un Marocain : Saïdi se défend


DAVID COPPI

La sénatrice PS qui a empêché l’expulsion d’un ressortissant marocain ce lundi à Zaventem tient à répondre à la N-VA. Le parti estime que Saïdi a forcé la décision et veut une explication du gouvernement. Par David Coppi

Le 15 février, un avion d’Air Maroc s’apprête à décoller à Zaventem. À son bord, un ressortissant marocain, voué à être expulsé et placé sous escorte, proteste bruyamment. Il hurle. Parmi les passagers, Fatiha Saïdi se lève. S’adresse aux représentants des forces de l’ordre. Finalement, l’expulsion n’aura pas lieu. Het Laatste Nieeuws révélait hier les faits. La N-VA (le VLD aussi) monte au front. Les nationalistes flamands soutiennent que la sénatrice socialiste, et parlementaire au conseil de l’Europe, a forcé la décision. Ils interpellent le Premier ministre. Qui renvoie vers les ministres de l’Intérieur et de l’Asile-Immigration.

Contactée par nos soins, Fatiha Saïdi raconte : « Il y avait une forte agitation dans l’avion. Le Marocain criait : “Mes enfants sont en Belgique ! Vous n’avez pas le droit !” Les passagers étaient bouleversés. Je les entendais dire en arabe : “Nous refusons que l’avion décolle !” Fallait-il que je reste planquée au fond de mon siège ? Et refuser de voir ? J’ai parlé avec la psychologue qui accompagnait l’expulsion. Sans aucune injonction ni menace, comme on le prétend ! Avec mon mètre cinquante, en présence de six policiers, vous pensez ! J’ai suggéré à la psychologue d’au moins expliquer aux gens les raisons pour lesquelles l’expulsion, selon les autorités, se justifiait. Elle m’a dit qu’elle allait en parler avec un commissaire. Et là, je ne les ai plus vus. Après quelques minutes, ils sont descendus de l’avion, et voilà tout. Il n’y a eu aucune “intervention” de ma part dans tout cela ! »

La sénatrice rend compte de la « violence » des réactions : « Depuis lundi matin, je suis la cible d’un tombereau d’insultes ! On me traite de tous les noms… On me conseille de “retourner dans mon Sahara”… Une brutalité inouïe. »

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

COMMENTAIRES RACISTES

« Que de commentaires racistes postés ici. Je suppose que c'est de la même manière que le nazisme a réussi a faire haïr les juifs dans les années 30 et 40... »

« Les pays européens devraient mettre fin à ce régime grotesque de la double-nationalité. C'est ainsi que des ressortissants possédant la nationalité française, belge ou autre montrent au quotidien une véritable haine pour le pays qui leur accorde cette nationalité. Non seulement, ils manifestent cette haine, mais ils agissent en permanence pour saper les fondements légaux et culturels de ces pays "d'accueil".

« On amène le mouton à l'abattoir? Dans son pays d'origine, était-il tout 'clair', en état de sainteté? En général les migrants du nord de l'Afrique ne sont pas très clairs et souvent ont peur d'être pris et mis à l'isolation dans leur pays d'origine, pour causes de droit commun principalement. O Belgique, o terre chérie.... ».

Difficile de se prononcer sur le fond. Ce qui est sûr c’est que la N-VA exploite l’incident pour mettre Di Rupo en difficulté. Retenons, pour notre part que la lecture des posts dans les forums des quotidiens, y compris les titres dits de qualité est affligeante.

Elle révèle que le fossé se creuse dangereusement entre musulmans et non musulmans. Qui se contenterait de lire les commentaires des forums en conclurait que la Belgique est un pays où la confrontation ethnico religieuse prend largement le dessus sur le dialogue interculturel. On voit difficilement ce qui pourrait inverser cette tendance délétère.

12% d'étrangers inscrits pour les prochaines communales


Belga
Les citoyens étrangers vivant en Belgique peuvent participer aux élections communales mais pour cela ils doivent s'inscrire sur les listes d'électeurs.
Le nombre d'étrangers qui se sont inscrits en vue de participer aux élections communales en octobre prochain reste extrêmement faible par rapport au nombre total d'étrangers qui peuvent y participer, rapporte mardi le quotidien Le Soir.

Les citoyens étrangers vivant en Belgique peuvent participer aux élections communales mais pour cela ils doivent s'inscrire sur les listes d'électeurs.

Le SPF Intérieur a recensé 800.337 étrangers admissibles. Or, il n'a comptabilisé jusqu'ici que 98.950 inscriptions (12%). En 2006, le nombre d'inscrits atteignait les 20%.

C'est en Région bruxelloise (7%) que le nombre d'inscrits est le plus faible, la Wallonie (21%) devançant la Flandre (9%) de loin.

Les 700.000 non Belges qui ne sont pas inscrits jusqu'ici ont jusqu'au 31 juillet pour le faire. Les étrangers admissibles sont ceux qui sont âgés de plus de 18 ans, jouissent de leurs droits civils et politiques et, pour les non Européens, résident en Belgique depuis au moins cinq ans.

COMMENTAIREV DE DIVERCITY

SEULEMENT 7% EN REGION BRUXELLOISE

Que nous disent ces chiffres ?

Que seulement 7% des non Belges bruxellois ont demandé, dès à présent, à participer aux prochaines communales. C’est peu en effet, 93% seraient donc politiquement désintéressés ou simplement peu empressés d’exercer leur droit de citoyen ? Il est un peu tôt pour le dire. Cela voudrait-il dire que leur motivation à être ici est plus économique que politique ? Ou cela traduit-il, plus simplement, un total désintérêt pour la chose publique ? Combien de Belges de souche iraient-ils voter effectivement si le vote n’était pas obligatoire ?

lundi 26 mars 2012

Sharia4Belgium bientôt interdit ?


Alain Winants, l'administrateur général de la Sûreté de l’État, souhaite faire interdire le mouvement Sharia4Belgiu

Alain Winants aimerait qu’on étudie sérieusement la possibilité d’interdire Sharia4Belgium. La réaction du chef de la Sûreté de l’État fait suite aux déclarations de certains spécialistes du terrorisme qui avaient déclaré dans les colonnes de la Gazet van Antwerpen que de tels «bains de sang pouvaient aussi se produire à Anvers ou à Bruxelles ».

Selon Claude Guéant, le présumé tueur de Toulouse avait des attaches avec des personnes qui se réclament du salafisme et du jihadisme. Le salafisme est un mouvement qui revendique un retour à l'islam des origines. Un mouvement proche des membres de Sharia4Belgium et de son porte-parole, Fouad Belkacem. «Nous ne pouvons jamais quitter des yeux une personne comme Fouad Belkacem. Il ne représente pas nécessairement un danger en tant que terroriste, mais plutôt en tant qu’incitateur au terrorisme. Un rôle d’incitant qui ne cesse de croître puisqu’il capte chaque jour davantage l’attention des médias étrangers » précise un des enquêteurs dans la Gazet van Antwerpen.

À la lumière des faits de la semaine dernière, Winants aimerait donc que l’on remette sur le tapis la possibilité d’interdire purement et simplement un mouvement comme Sharia4Belgium. «C’est déjà le cas de leur maison mère à Londres et en Allemagne. Il est donc normal que l’on étudie la possibilité de telle action en Belgique » précise-t-il dans le Standaard .

Selon Winants, il y a un millier de salafistes parmi les 600.000 Belges musulmans. « Au sein des salafistes, ils ne sont qu’une centaine à être véritablement militants et ils ne sont plus qu’une dizaine si l’on compte ceux qui auraient été dans des pays tels que l’Afghanistan. Mais c’est justement cet isolement qui les rend dangereux, puisque ces musulmans extrémistes vivent leur croyance radicale en ermite et sont donc difficilement identifiables et totalement imprévisibles ». Le grief de la Sûreté de l’État envers Sharia4Belgium n’est pas neuf, puisque dans son rapport annuel, elle pointe les dangers d’un mouvement « qui fait ouvertement la propagande pour ceux qui promeuvent la terreur. Ces membres perturbent l’ordre public et intimident ceux qui ont des opinions divergentes ». LeVif.be


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DIFFICILEMENT IDENTIFIABLES ET TOTALEMENT IMPREVISIBLES

Qu’avons-nous à faire de ces bouffons et de leurs mille clones sur notre territoire ? Que pouvons-nous attendre d’un mouvement « qui fait ouvertement la propagande pour ceux qui promeuvent la terreur. Ces membres perturbent l’ordre public et intimident ceux qui ont des opinions divergentes » ?





La famille algérienne de Mohamed Merah souhaite l'inhumer en Algérie, dans la région de Médéa, d'où son père est originaire.


La famille algérienne de Mohamed Merah, le « tueur au scooter » abattu jeudi en France, a entamé des démarches pour le faire inhumer en Algérie, a annoncé lundi à l'AFP son oncle maternel Djamel Aziri.

« Il y a des démarches en cours actuellement pour amener sa dépouille en Algérie et organiser ses obsèques » dans la région de Médéa (80 km au sud d'Alger) d'où son père est originaire, a précisé M. Aziri. « Son père et sa mère sont d'accord pour enterrer Mohamed en Algérie », a-t-il précisé.

« Pour l'instant, il n'y a aucun obstacle. Il s'agit simplement de procédures en France », a-t-il ajouté.

Le père de Mohamed Merah, séparé de sa femme depuis 1994, est originaire du village de Bezzaz, dans la commune d'Essouagui, dans le département de Médéa, selon M. Aziri. « Mohamed, le plus jeune de leurs enfants, avait alors tout juste six ans », au moment de la séparation, a-t-il précisé.

Le père de Mohamed Merah vit actuellement entre la région de Tiaret (340 km à l'ouest d'Alger) où il gère une société de matériaux de construction- et sa résidence est à Mouzaïa (60 km au sud-ouest d'Alger).

Mohamed Merah, 23 ans, a été tué jeudi lors de l'intervention du Raid dans son appartement à Toulouse (sud-ouest). Les 11, 15 et 19 mars, il avait tué sept personnes, dont trois parachutistes, trois écoliers et un enseignant de confession juive à Toulouse et Montauban.

(afp)

COMMENTAIRE DE DIVERITY

LE PAYS DORIGINE

Tiens tiens : l’assassin un jeune français de 23ans sera inhumé dans son pays d'origine après l'appel unanime de sa famille restée là bas.

On craint que sa sépulture ne devienne un lieu de culte : tiens, tiens !

Tiens tiens : les victimes juives ont été inhumées en Israël conformément à la volonté des familles.

C’est vrai que l'intégration est un phénomène compliqué voire extrêmement complexe.

Il y a quelques jours encore les journaux algériens critiquaient le fait qu'on disait trop souvent en France que Mohamed Merah est d'origine algérienne. Comme tout cela est singulier.



Avant-Première : le fils de l’Autre de Lorraine Lévy

avec Emmanuelle Devos, Pascal Elbé,

Jules Sitruk, Mehdi Dehbi, Areen Omari, Khalifa Natour, Mahmood Shalabi, Bruno Podalydès

Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie.

La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions.

Le mardi 10 avril 2012 à 20h15

avec la participation :

du Collectif Dialogue et Partage,

des Musulmans progressistes,

du Centre Communautaire Laic Juif ,

de Dor Shalom.

Cinéma Galeries, Galerie de la Reine 28 à 1000 Bruxelles.

Infos IMAJ :02 344 86 69

www.imaj.be







samedi 24 mars 2012

Alain Duhamel : "Les événements remettent Sarkozy en selle"



Olivier le Bussy et Gilles Milecan

Hollande n’a pas commis d’erreur, juge Alain Duhamel. Le problème du socialiste, c’est Mélenchon, estime le chroniqueur politique.

Entretien

LES EVENEMENTS DE MONTAUBAN ET TOULOUSE SONT-ILS REVELATEURS DE L’ETAT DE LA FRANCE, COMME L’A AVANCE FRANÇOIS BAYROU, OU ECHAPPENT-ILS A TOUTE TENTATIVE DE GENERALISATION ?

Pour ce qu’on en sait, c’était plutôt un terroriste isolé, n’appartenant pas à une filière. Ce qui s’est produit n’est pas du tout le résultat d’une tension particulière en France qui n’existe pas en dehors des polémiques politiques classiques. Expliquer les difficultés françaises par un problème de terrorisme, alors qu’il y a eu des exemples encore plus dramatiques aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en Espagne me paraît relever de l’amalgame.

PENSEZ-VOUS QUE CES EVENEMENTS AURONT SUR LA CAMPAGNE UN IMPACT DURABLE, QUI POURRAIT EN MODIFIER LE COURS ?

C’était tellement choquant en soi de voir des enfants assassinés qu’évidemment, ça ne disparaîtra pas des mémoires en trois semaines. Aura-ce un impact décisif sur le climat de la campagne ? Ça va entraîner une focalisation du débat sur les questions de sécurité et d’immigration, même si les choses sont loin d’être liées mécaniquement. D’autre part, ça remet Nicolas Sarkozy en selle de façon plus confortable. Il est le président en exercice. Personne ne l’a critiqué sur la manière dont il a organisé les hommages, les réactions, la police

AU DETRIMENT DE FRANÇOIS HOLLANDE, DONC ?

Ça reste à démontrer. Hollande n’a pas commis d’erreur, ni sous-estimé la gravité des faits, ni chercher à introduire trop tôt une polémique. Bayrou, lui, a voulu faire un coup politique mais aurait dû attendre trois ou quatre jours, pour s’avancer sur un terrain solide. Quant à Marine Le Pen qui, au départ, a bien réagi en demandant la suspension des hostilités, elle a rebondi en sens opposé tellement vite le matin du dénouement que cela ne va pas faciliter sa campagne. C’est surtout Sarkozy qui va incarner l’autorité et l’ordre.

LE CANDIDAT SARKOZY EST REDEVENU, MOMENTANEMENT, LE PRESIDENT AU-DESSUS DE LA MELEE. EST-CE VRAIMENT LE COSTUME QUI LUI VA LE MIEUX ? OU N’EST-IL JAMAIS MEILLEUR QU’EN CAMPAGNE, DANS LA POLEMIQUE ?

C’est effectivement un très bon candidat de campagne. C’est aussi un homme de crise. Lors des crises, il est très bon, beaucoup moins dans la gestion quotidienne et même dans les réformes, il n’est pas toujours habile ou inspiré.

COMMENTAIRES

Si les élections présidentielles françaises portent Hollande à la Présidence, nous allons rire, car ce quinquennat sera une comédie de haut vol, genre "Les Aventures de Gaston Lagaffe".

Si Mélenchon est au pouvoir, ce sera une tragédie, une régression au stade du communisme idéologique.

Bayrou est assis entre deux bottes de foin et tel l'âne de Buridan, ne sait par où commencer.

Avec Sarko, pas de surprises, ni rires ni tremblements, mais de la soupe ordinaire un peu fade.

Marine Le Pen ne veut pas être élue, elle estime que l'opposition est un balcon confortable

En dernière minute, ce sera Sarko, les Français n'ont même plus envie de rire. »



« Charles Pasqua entres autres avait prédit que l'Europe se libanisera à moyen terme. Nous y arrivons inévitablement car le point de non retour démographique, juridique, culturel, sociétal et médiatique est largement atteint. Cette guerre sera d'un genre inédit pour les européens. Une guerre dont les bombes seront humaines, les munitions alimentées par une expansion démographique notamment transméditerranéenne, source intarissable de candidats martyrs postulant au paradis, et les collaborateurs représentés par nos dirigeants islamophiles et nos élites intellectuelles aliénées par leur psychose bienpensante et culpabilisatrice. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PSYCHOSE

L’imprévisible est la porte par laquelle s’engouffre l’histoire.

Une escadrille de cygnes noirs fonce vers nous !

Imprévisible élimination du candidat DSK, imprévisibles attentats de Toulouse et de Montauban, imprévisible accident de Sierre, imprévisible bouffées de chaleurs de mars. (au mois d’avril ne te découvre pas d’un fil !?)

Et pourtant, après coup, tout parait résulter d’une logique sous-jacente qui ne nous paraissait pas évidente. Les frasques de DSK ne datent pas d’hier ; le salafisme, nous le savons, gangrène les banlieues d’Europe, le mur à angle droit du tunnel suisse était un défi au destin, le réchauffement climatique n’est plus un mythe depuis longtemps…

Et pourtant il est bien d’autres événements qui nous déterminent aujourd’hui et qui résultent non de la fatalité mais de la volonté des hommes et des femmes ou de quelques uns d’entre eux : la réconciliation franco-allemande d’après guerre, le début de l’unification européenne, la Ostpolitk de Willy Brandt entraînant la chute du mur de Berlin et celle du rideau de fer. Il n’y a pas que la fatalité qui fasse avancer l’histoire. La volonté est un moteur tout aussi puissant. La volonté de dialoguer, la volonté de troquer la tension contre la détente, la violence contre l’entente, la violence contre la coopération. Albert Camus l’avait compris mais personne n’écouta : il faut une politique d’ouverture en direction du Maghreb, d’ouverture et de coopération. Il faut, même un Sarkozy semblait l’avoir compris, créer une union méditerranéenne.

Il convient donc de s’attaquer avec la plus grande fermeté à toutes les rigidités, à toutes les crispations identitaires qu’elles soient islamistes, néo-fascistes et nationalistes, intégristes et fondamentalistes. Il n’y a pas d’autre voie. Et quel que soit le nom du prochain président de la république, de la prochaine chancelière, du successeur de Di Rupo, de celui de Barusso, de Poutine ou de Cameron, tous seront confrontés avec le même problème :la crise du néolibéralisme génère de l’exclusion, l’exclusion génère le désespoir, le désespoir engendre les fanatismes.

Les musulmans se sont installés par millions en Europe. L’éthique du coran, tant quelle prône le Bel Agir ne pose pas de problèmes. En revanche son interprétation laissée à la discrétion des fanatiques est incompatible avec les valeurs de la laïcité et les principes des Droits de l’homme et de la femme. Il est urgent d’exercer un contrôle strict sur la nature de la parole prêchée dans certaines mosquées par les ennemis de l’occident et de la pensée libre. Qu'on cesse d'importer des imams imprévisibles. Qu'on les forme ici, chez nous, dans nos universités!
MG




jeudi 22 mars 2012

Face aux délires, construire des ponts


BEATRICE DELVAUX
Éditorialiste en chef du Soir

Quoi qu'il en soit de la part de psychose personnelle ou de lavage de cerveau idéologique, c'est une bombe que Mohamed Merah, le tueur froid, a jetée au beau milieu de la société française. Au-delà, même, car c'est toute la société européenne qui est concernée. Délinquant, djihadiste, ce gamin des quartiers est passé par l'Afghanistan. Dans la revendication de ses gestes, il jette pêle-mêle les interventions militaires françaises à l'étranger, la loi sur le voile intégral, le sort des Palestiniens…

Des profils potentiels à la Merah vivent en terre européenne, se gèrent ou au contraire dévient au fil des rencontres, des frustrations, de la projection et de l'interprétation qu'ils font de leur situation ici, de celle de leurs frères là-bas, de leur capacité à résister à leur fragilité d'exilé et à trouver refuge dans les excès religieux.

Comment éviter que Merah devienne une figure héroïque pour d'autres jeunes coupés de leur culture d'origine mais non attachés à celle du pays d'accueil, proies des prédicateurs, des manipulateurs ou de leurs propres démons ?

La question se pose plus que jamais car l'homme, du fond de son appartement, a imposé en « live » à tous les publics, ses délires et ses justifications.

Les faits tels qu'ils se sont déroulés, au-delà de leur issue, influenceront bien sûr la campagne dans l'immédiat.

Mais les effets réels seront souterrains, prolongés, diffus et interpelleront tous les hommes politiques, intellectuels mais aussi tous les citoyens. Ils posent de nombreuses questions auxquelles il va être très difficile de répondre pertinemment, loin des raccourcis ou des anathèmes rapides.

Mais que l'acte soit isolé ou non, fou ou non, la question du vivre ensemble se pose, urgente. Elle se pose notamment au sein du monde arabe et musulman, otage des dérives des siens.

C'est peut-être la seule conséquence positive de ces événements, qui démontrent que ce n'est qu'ensemble, modérés et démocrates de tous les bords qu'on apportera des réponses efficaces.

Face à ce geste qui divise et qui tue, il faut plus que jamais trouver le moyen de construire des ponts. De tisser un filet solide qui récupère les êtres en perdition.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CONSTRUIRE DES PONTS ?

Construire des ponts écrivez-vous ? Oui démanteler les murs de l’incompréhension comme la muraille de Chine, le mur de Berlin, le rideau de fer ou le mur qui coupe la Palestine en deux, la frontière linguistique belge. Avec les pierres construire des ponts, des passerelles entre les convictions, les valeurs, les cultures. Pas le clash, le choc des civilisations mais le dialogue.

Ce soir à Schaerbeek, aux 100 Papiers, Henri Goldman (Le rejet français de l’islam) rencontrera ses contradicteurs sur ce sujet précisément. On vous y attend Béatrice Delvaux.

MG


Deux ennemis à combattre !




Par Jean Daniel(extraits)


JE VEUX L'ECRIRE EN LETTRES CAPITALES : LA REPUTATION DE L'ISLAM DANS TOUS LES PAYS, Y COMPRIS DANS LE NOTRE, EST DAVANTAGE MENACEE PAR L'ISLAMISME RADICAL QUE PAR L'ISLAMOPHOBIE.

Il convient d'admirer avec quelle sagesse, avant de savoir la vérité, les représentants des communautés juives et musulmanes ont programmé que l'on ne saurait sans injustice et sans irresponsabilité voir chez un Français musulman un autre homme qu'un Français. L'immense majorité des Français musulmans se sentent français en demeurant fidèles à leur foi et ne sont pas disposés en tous cas à se laisser tenter par une violence hostile au pays qui les a accueillis et où ils sont intégrés. C'est la sagesse et il faut la respecter avec vigilance.

L'ISLAMISME RADICAL EST LOIN D'ETRE EN DECLIN

Cela dit, dans le monde musulman tout entier, depuis l'Afghanistan jusqu'au Maroc, ce sont des musulmans qui sont les plus menacés par leurs coreligionnaires fanatiques. Il y a plusieurs formes de menaces, selon les hérésies nihilistes de l'islam. Certaines adoptent le nom de salafistes, d'autres de djihadistes, sans parler des autres sectes radicales et violentes qui sont en train de menacer la Tunisie autant que l'Egypte. Ces hérésies ont en commun la volonté de retrouver un islam des origines et de punir tous ceux qui s'en écartent.

Il reste qu'aujourd'hui, et contrairement à ce qui a été écrit un peu partout, l'islamisme radical est loin d'être en déclin.

Ce sont des intellectuels, des formateurs, des imams républicains et des personnalités laïques de France qui nous avertissent depuis une dizaine d'années que nous étions un pays vulnérable et menacé. Il est faux de déclarer qu'il y a la moindre islamophobie dans ce constat, puisqu'il est fait par les meilleurs de nos concitoyens musulmans. Comme ils sont les premières victimes, ils sont les conseillers les plus sûrs. Si bien que l'on peut dire en conclusion et en tant que Français que nous avons deux ennemis à combattre : c'est l'antisémitisme mais aussi l'islamisme.


Mohammed Merah, délinquant toulousain devenu « moudjahidine »






Mohammed Merah suspect des meurtres commis à Toulouse et Montauban, est un Français d’origine algérienne ayant séjourné au Pakistan et en Afghanistan, issu de la délinquance et qui se présente comme un jihadiste d’Al-Qaïda.
Retranché dans un immeuble de Toulouse avec, selon ses dires, plusieurs armes, cet homme « se revendique être un moudjahidine » (combattant de Dieu) et « appartenir à Al-Qaïda », selon le ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

Né le 10 octobre 1988 à Toulouse, il a « des attaches avec des personnes se réclamant du salafisme et du jihadisme » et a « effectué deux voyages, l’un en Afghanistan, l’autre au Pakistan ». Il n’a « pas à ma connaissance » fréquenté de camps d’entraînement, a précisé le ministre.

Selon des connaissances à Toulouse, l’homme est carrossier.

Le « présumé coupable » a expliqué aux négociateurs qu’il avait « voulu venger la mort d’enfants palestiniens » en s’en prenant le 19 mars à une école juive.

Il a été « moins explicite pour les militaires » mais a dit que le fait que « certains aient été de confession musulmane ou aient semblé originaires d’Afrique du nord n’était pour rien dans sa décision, et qu’il voulait s’en prendre à l’armée française », compte tenu « de ses interventions à l’extérieur », a précisé M. Guéant.

« LOUP SOLITAIRE ? »
Le suspect était « suivi depuis plusieurs années par la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) et ses agents toulousains », selon le ministre.

Il avait « déjà commis plusieurs infractions de droit commun, dont certaines avec violences » en France, selon le ministre, dix-huit au total, selon une source policière.

Selon une source proche de l’enquête, il avait arrêté fin 2010 à Kandahar, en Afghanistan, pour des faits de droit commun.

Son frère, « engagé lui aussi dans l’idéologie salafiste », a été interpellé. Sa mère, à laquelle les policiers du Raid qui essaient d’obtenir sa reddition ont proposé de prendre contact avec lui pour le raisonner, a refusé, expliquant « qu’elle n’avait guère d’influence sur lui ».

« Les +loups solitaires+ ont toujours tendance à s’inscrire dans une organisation beaucoup plus vaste qui les dépasse », souligne un spécialiste de ce réseau, Jean-Pierre Filiu, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris. « On a beaucoup parlé dans son profilage de son complexe de grandeur, de supériorité. Cela permet de se mettre en scène de façon plus mégalomaniaque ».

(AFP)


Selon les services de renseignement, certains de ces fanatiques ont été formés pour revenir en Europe et y commettre des attentats. Ce pourrait être le cas du meurtrier présumé.


Le retour meurtrier d'un ou plusieurs djihadistes allés s'entraîner et combattre en Afghanistan est depuis des années un risque majeur souligné tant par la DCRI que par la DGSE. Selon les services de renseignement français, environ 150 islamistes radicaux sont partis pour l'Afghanistan depuis l'Europe au cours des cinq dernières années. Au moins 23 individus ont ainsi quitté le territoire français. Parmi eux, 17 étaient de nationalité française ou binationaux. Une centaine de fanatiques originaires d'Allemagne, des Pays-Bas ou du Royaume-Uni se trouveraient également dans la zone pakistano-afghane. Depuis 2008, au moins six Français ont été tués en Afghanistan par l'armée afghane ou par les troupes de l'Isaf.

«RETOUR RAPIDE POUR Y COMMETTRE DES ACTIONS»

Une fois arrivés dans les zones tribales, à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, les djihadistes sont accueillis dans des maisons discrètes où on leur donne une formation militaire parfois sommaire avant de les envoyer éventuellement au combat. Dans une note confidentielle récente, les services de renseignement français s'inquiétaient toutefois «des nouvelles attentes des groupes djihadistes vis-à-vis de leurs jeunes recrues européennes. Alors que celles-ci sont initialement mues par la volonté de combattre en Afghanistan, elles semblent dorénavant systématiquement orientées vers une formation terroriste de quelques mois devant leur permettre un retour rapide sur notre sol en vue d'y commettre des actions».(Figaro)


HORROR

De Franse politici zijn ook in een nachtmerrie-scenario terechtgekomen. De presidentiële campagnes worden gekaapt door een waanzinnige. Sarkozy ondervindt misschien nog het minste nadeel. Hij is president en kan grootscheepse acties bevelen die hij dan aan de bevolking kan toelichten. Een cynicus zou kunnen concluderen dat de president hierdoor in enkele dagen tijd kan uitgroeien tot een daadkrachtige staatsman, waardoor de overwinning hem op 22 april niet meer kan ontglippen.


Maar als PS-kopstuk Hollande zich de komende dagen onhandig uitlaat over de ordemaatregelen van de regering, dan zullen veel kiezers die zweem van politieke recuperatie keihard afstraffen.

Een erg gewelddadige onbekende heeft de regie van de presidentsverkiezingen en daarmee de toekomst van het land in handen genomen. Pure horror.

Koen Vidal (De Morgen)



MELENCHON: "CONTRE LES ASSIMILATIONS"

Le candidat du Front de Gauche à l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon, a estimé aujourd'hui que le "premier devoir" était désormais de "lutter contre les assimiliations et stigmatisations haineuses", à la suite de l'identification de l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban.

"L'identification du criminel dégénéré qui nous défiait est une bonne nouvelle", a déclaré dans un communiqué Jean-Luc Mélenchon. "Dorénavant, notre premier devoir est de lutter contre les assimilations et stigmatisations haineuses à qui cette situation pourrait servir de prétexte", a-t-il ajouté.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LOUP SALAFISTE SOLITAIRE OU MEUTE DE LOUVETEAUX DANGEREUX ?

Les attentats de loups solitaires salafistes ou assimilés se multiplient en Europe. Il devient tentant de parler d’une rafale organisée destinée à déstabiliser les démocraties. Cela donne à Sarkozy l’occasion d’exceller dans son meilleur rôle, celui du Zorro de la République ; à la Jeanne d’Arc du FN d’enfiler la cotte de maille de Charles Martel et de déclarer une sainte guerre à l’islamisme. Résultat les tensions entre communautés s’exacerbent et un climat de pré guerre civile s’installe en France en pleine campagne électorale.

C’est parfaitement malsain.

MG