vendredi 16 mars 2012

NICOLAS LE PEN




"Nicolas Le Pen", peste le "Wall Street Journal"
Tout comme l’eurodéputé belge Guy Verhofstadt s’est demandé "qui est le candidat de
l’extrême droite ? Est-ce Le Pen ou est-ce Sarkozy ?", le quotidien international "Wall Street Journal" a, dans un éditorial retentissant mardi, fait l’analogie entre les deux personnalités.
Ce texte, intitulé "Nicolas Le Pen", fustige la "rhétorique anti-immigrants" du Président sortant, ainsi que ses "attaques sur l’immigration", qu’il apparente à "une tentative
pour courtiser les électeurs du Front national xénophobes de Marine Le Pen". "Même en France, on se montre rarement plus cynique que cela", poursuit cet éditorial.
Selon le "WSJ", "la véritable priorité pour le gouvernement français doit être de s’assurer que les immigrants sont bien assimilés, et de créer des conditions économiques dans lesquelles ils peuvent s’épanouir. M. Sarkozy comprend certainement cela. Mais nous nous demandons si M. Sarkozy comprend également que le cynisme dont il fait preuve l’a amené à sa situation politique actuelle"
.« GUY VERHOFSTADT DERAPE, ET C'EST LA DEMOCRATIE QUI TRINQUE ! »
Après les propos de Guy Verhofstadt comparant Nicolas Sarkozy à Marine Le Pen, un député européen du Nouveau centre-PPE, Damien Abad lui répond de manière vive dans une carte blanche que nous retranscrivons. « Ces propos sont indignes d'un républicain », explique-t-il en substance.



Petit rappel, Guy Verhofstadt a commenté la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en ces termes : « Qui est candidat de l'extrême droite ? Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy ? ». Il critiquait de cette manière les propos de Nicolas Sarkozy sur l'immigration et sur sa volonté de réformer les accords de Schengen.

Jean-François Copé, président de l'UMP, s'est dit « indigné » par de tels propos, mais hier,Guy Verhofstadt a persisté.Voici une carte blanche de l'eurodéputé français, membre du PPE européen et parue dans le Huffington Post, qui répond à son tour à Guy Verhofstadt.
GUY VERHOFSTADT DERAPE, ET C'EST LA DEMOCRATIE QUI TRINQUE !
On aurait pu croire à une blague belge… Si c'est le cas, elle est de fort mauvais goût. Guy Verhofstadt, dont chacun sait ce qu'il pense de notre pays depuis qu'il a écrit dans Le Monde qu'il y avait « quelque chose de pourri en République française », s'est enfermé dans une polémique politicienne du plus bas niveau en faisant une assimilation scandaleuse entre Nicolas Sarkozy et le Front national. Ces propos, tenus au Parlement européen puis réitérés et appuyés dans une tribune publiée ici, sur Le Huffington Post, sont proprement indignes d'un républicain. Puisque Guy Verhofstadt se demande qui connaît Jean-François Copé, tâchons de déterminer à notre tour qui est ce parlementaire européen qui s'autorise tant de dérapages.M. Verhofstadt est le président du groupe libéral et démocrate au Parlement européen, groupe dont on pourrait aisément rayer la mention démocrate, tant le respect du débat démocratique et des adversaires politiques semble être secondaire pour lui au vu de ses récentes déclarations. Bien plus lui importe le libéralisme, l'ultralibéralisme. Celui que l'on surnommait le « Thatcher du plat pays » ou encore « baby Thatcher » du temps où il était Premier ministre de Belgique, n'a eu de cesse de démanteler le modèle social belge et de partir en croisade pour un libéralisme effréné et une ouverture des frontières sans restriction. Alors faut-il s'étonner que ce chantre du libéralisme, pour qui « ce ne peut être que l'Etat la cause de nos difficultés », réagisse de manière si déplacée au moment même où Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé souhaitent protéger nos économies en rétablissant l'équité dans les échanges internationaux ? Car, si les
griefs de M. Verhofstadt portaient réellement sur des préoccupations extrémistes, ne l'auraient nous pas entendu davantage s'élever contre le nationalisme flamand ? Quid des droits des francophones en Flandre ? Le Comité du Haut commissariat aux droits de l'Homme de l'Onu a critiqué, dans un rapport de 2010, les mesures discriminatoires prises par certaines communes de Flandre à l'encontre des francophones.
Dans le nord de la Belgique, terre d'attache de Guy Verhofstadt, des Belges voient leurs droits bafoués tous les jours au prétexte qu'ils parlent français. Mais notre Zorro libéral ne semble guère s'en soucier. Les propositions émises par Nicolas Sarkozy et soutenues par Jean-François Copé durant cette campagne visent à remettre le peuple français et les peuples d'Europe au
cœur de la politique. L'immigration doit être mieux contrôlée, et pour cela l'espace Schengen réformé, non pas pour faire la course à l'extrême droite mais parce que nous devons être en mesure de répondre aux préoccupations des Européens et d'accueillir dignement les immigrés qui rejoignent nos pays. Les ultra-libéraux peuvent craindre que leur idéologie toute puissante à Bruxelles laisse place à une politique plus protectrice. Les Belges peuvent redouter que les exilés fiscaux français n'affluent plus en masse lorsqu'ils seront taxés comme tous les autres Français. Les peuples, eux, ne s'y tromperont pas.
Damien Abad, eurodéputé Nouveau centre – PPE
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUAND LA VERITE BLESSE
Ce texte odieux et grotesque vaut son pesant de cacahouètes. Propos "indignes d'un républicain" ? Ca tombe bien, Verhofstadt est député d'une monarchie... Sans rire, Verhofstadt a entièrement raison.
C’est quoi ce PPE ? Le Parti populaire européen est un parti politique européen, regroupant à l'échelle du continent un ensemble de partis de centre-droit et disposant à ce titre d'un groupe au Parlement européen. Fondé en 1976, le PPE compte 76 partis-membres de 40 pays différents, une majorité des chefs d'État et de gouvernement provenant de pays membres de l'l'Union européenne, 13 membres de la Commission européenne, dont le Président du Conseil européen, ainsi que le groupe le plus important au sein du Parlement européen.
Depuis sa création, le PPE a eu 4 présidents dont deux Belges :
• Leo Tindemans (1976 - 1985)
• Piet Buckman (1985 - 1987)
• Jacques Santer (1987 - 1990)
• Wilfried Martens (1990 - )

De gauche à droite : Tindemans, Bukman et Santer; les présidents précédents
Le PPE détient actuellement les présidences des trois principales institutions européennes : la Commission européenne dirigée par le Président José Manuel Barroso (PSD), le Conseil européen dirigé par Herman Van Rompuy (CD&V) - qui a été nommé par le PPE comme son Premier président permanent.
On peut comprendre que tout cela énerve prodigieusement Guy Verhofstadt, électron libre et boute en train du Parlement européen à même titre que Daniel Cohn Bendit avec qui il est cul et chemise.
MG

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