lundi 30 avril 2012

Vlaamse uniefs tellen amper vier allochtone proffen



 

Door: Remy Amkreutz
Bron: De Morgen

Allochtonen krijgen nauwelijks voet aan de grond in de hoogste regionen van de Vlaamse universiteiten. Van de 1.611 hoogleraren en professoren zijn er slechts vier van niet-westerse origine. 'Het beeld van de universiteit als wit bastion blijft bestaan', zegt UGent-rector Paul Van Cauwenberge.
Lesgevers aan de Vlaamse universiteiten zijn, op een enkeling na, blank en westers. Dat blijkt uit cijfers van de Vlaamse Interuniversitaire Raad (VLIR). Van de 2.221 docenten zijn er slechts 11 niet-westers (minstens één ouder geboren in Afrika, Zuid-Amerika of Azië en opgegroeid met een andere taal dan het Nederlands). Bij het hoogste academische ambt toont de situatie zich nog dramatischer: op 1.611 professoren zijn er 4 allochtoon. "Wij kijken aan tegen een enorme achterstand", zegt Paul Van Cauwenberge, rector van de Gentse universiteit. "Er zijn wel een paar uitzonderingen, maar het blijft nog veel te weinig."

Bij hun aantreden hadden de huidige rectoren nochtans beloofd om de carrièrekansen van allochtonen te verbeteren. In de praktijk komt daar weinig van terecht. Onderwijswetenschapper Paul Mahieu (Universiteit Antwerpen): "De universiteiten zouden een afspiegeling moeten zijn van de samenleving. Tel daarbij op dat wetenschap per definitie internationaal is, en je zou inderdaad meer kleur verwachten in het professorenkorps."

Een verwijt dat het Gentse universiteitsbestuur begrijpt. Van Cauwenberge: "Ik zie dat beeld van de universiteit als wit bastion niet graag, maar het blijft bestaan. Let wel, dat is zeker niet onze keuze."

LAT MOET HOGER
Dat er weinig allochtone lesgevers zijn, zou vooral komen door de karige instroom. "De hoeveelheid niet-westerse studenten is nog altijd slecht", meent Van Cauwenberge. "Dat is vooral cultureel bepaald. Zo zijn allochtone ouders al tevreden als hun kind een beroepsdiploma haalt, iets wat zij vaak niet konden bereiken. Zij leggen de lat dus lager."

Van Cauwenberge koestert niet al te veel hoop, ook al bedraagt het aantal niet-westerse doctoraalstudenten meer dan 12 procent. "De situatie zal verbeteren, maar dat zal nog zeker twee generaties duren." Iets wat Mahieu erkent. "Als ik kijk naar mijn eigen universiteit, zie ik dat in het eerste jaar 10 procent van de studenten allochtoon is. Voordat zij hun master behalen, is dat al gezakt tot 5 procent. Als je dan bedenkt dat alleen de toppers assistent of beter kunnen worden, valt de ondervertegenwoordiging te begrijpen. En toch zie ik meer en meer getalenteerde niet-westerlingen."

Om hun potentieel te benutten, moeten de universiteiten in actie schieten. Informatiesessies en open lesweken om hen aan te werven, zijn slechts het begin. "We laten zwarte scholen komen om de kinderen gedurende enkele dagen onder te dompelen in wetenschap en techniek", zegt Van Cauwenberge. "En dan blijkt dat ze verre van kansarm zijn. Intussen piekt ook het aantal vragen van Turkse universiteiten om samen te werken. Vroeger was dat ontwikkelingswerk, nu is dat een kruisbestuiving. Het moet de loopbaan van onze allochtone onderzoekers hier een fikse boost geven."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SUR 1611 PROFESSEURS D'UNIVERSITE FLAMANDS,QUATRE SONT D'ORIGINE ALLOCHTONE

On ne rencontrerait que 10% d'étudiants d'origine étrangère en première année d'université contre à peine 5% au terme des études. "Il faudrait que les universités flamandes soient le reflet de la société. Si on admet le principe que la communauté scientifique est par définition internationale,  il faudrait s'attendre à plus de couleur au sein du corps professoral flamand."

DiverCity ignore si la situation est la même en Communauté française.

Peut être un de nos lecteurs pourrait il nous éclairer sur ce point?

Ombre blonde

dimanche 29 avril 2012

L’ombre brune





YVON TOUSSAINT
Journaliste et écrivain, ancien directeur et rédacteur en chef du « Soir »

Résumons-nous : Sarkozy a perdu le premier tour, mais Hollande ne l’a pas tout à fait gagné. Mélenchon a cimenté une gauche de la gauche avec laquelle, quoi qu’il arrive, Hollande va devoir composer, mais n’a pas réussi à contrarier la résistible ascension non pas d’Arturo Ui, mais de celle qui n’en est pas le contraire, c’est-à-dire Marine Le Pen (1).
Brassant et rebrassant ses atouts comme ses faiblesses, chaque membre du quatuor doit évidemment privilégier la manière dont il convient d’affronter le deuxième tour, tout en gardant un œil sur la problématique plus lointaine, mais capitale, des législatives.

Vaste et délicat programme pour chacun d’entre eux. Et propice aux élongations tant les éléments à prendre en compte sont contradictoires.

Sarkozy, durant la première étape de l’affrontement, a eu tout faux. Il espérait se profiler, dans l’esprit de ses partisans et même parfois de ceux qui n’en étaient pas, comme un chef dynamique et compétent, attentif et protecteur. Certes, un peu impétueux, mais on lui pardonnerait, croyait-il, les défauts de ses qualités.
En réalité, il était à la fois son meilleur atout et son principal ennemi. Au fil de sa gouvernance, son personnage allait se dégrader.

Il avait promis « une république irréprochable » et il arrivait, à Marianne, d’avoir mauvaise haleine.

Sur le plan national, il avait décliné sur tous les modes son célèbre « casse-toi, pauv’con » et multiplié les provocations.

Et sur l’échiquier international, il ne s’était pas privé de donner des leçons à tout le monde, sans se douter qu’on se moquait de ses insolences comme de ses remontrances. Qui, les unes comme les autres, avaient besoin de talonnettes pour être à niveau.

Plus grave encore, il ne tenait pas les promesses qu’il multipliait et qui n’engageaient, selon la formule célèbre, que ceux à qui elles avaient été faites. Ce faisant, il donnait naissance à un courant des déçus du sarkozisme, qui pouvait lui être fatal.

Certes, il faut reconnaître que la crise a pris de plus en plus d’ampleur et l’a desservi gravement. Car il ne pouvait pas, lui, se réfugier dans l’incantatoire comme font, quand les vents sont contraires, les oppositions de toutes obédiences.

Mais c’est la loi du genre. On lui imposait d’être un capitaine pour gros temps et il barbotait à tel point que Mélenchon aurait pu le traiter, lui aussi, de « capitaine de pédalo ».

Il ne lui restait plus qu’à faire appel à la célèbre majorité silencieuse. Hélas, quand la dite muette prit la parole, ce fut pour se joindre au chœur des désappointés.

Cela étant, on se tromperait en pensant qu’il allait rendre les armes.

Comme Antée dans la mythologie grecque, Nicolas Sarkozy reprend des forces à chaque fois qu’il touche terre. Il sait ce que rebondir veut dire. Il aime les va-tout comme les quitte ou double. Il ose tout et c’est même à cela qu’on le reconnaît ! En tout cas, c’est sans tergiverser qu’après la diffusion des résultats du premier tour, il remonta sur son cheval.

Effaçant d’un revers de manche le tableau noir d’un scrutin décevant, il offrit pour tout potage à ceux qui l’avaient boudé un sonore. « Je vous ai entendus ! »… Avant de se jeter littéralement au cou de son ultime réserve de recrutement, son espoir suprême et sa suprême pensée : les électeurs du Front National.

Soyons de bon compte. En politique, les stratèges partisans sont rarement de belles âmes soucieuses de respecter leurs engagements, quel qu’en soit le prix.

En l’occurrence, les scores du premier tour ordonnaient aux deux finalistes de faire les yeux doux, sinon des avances, à cet électorat FN capable de faire la décision.

Et d’ailleurs, ces jours-ci, il n’est pas rare de croiser des amis de M. Hollande qui tournent sept fois leur langue dans leur bouche avant de dénoncer des lepénistes qu’hier encore, ils abhorraient.

Mais il y a la manière et les limites. Et le fait est que M. Sarkozy pulvérisa les unes et l’autre de manière indécente pour culminer en finissant par déclarer que Marine Le Pen était « compatible avec la République » ! Etant entendu, osa-t-il hypocritement préciser, qu’un accord avec le FN n’était pas de saison. Il continue à puer le FN. Il s’agit seulement de lui piquer ses voix pour autant que de besoin.

Tranchés les cordons sanitaires ! Ecroulés les digues et les remparts ! Reniés les engagements les plus solennels ! Par ces quelques mots, jetés comme une bouée à la mer, Nicolas Sarkozy venait pourtant d’inviter ses partisans à franchir une ligne que l’on espérait infranchissable. Et par donner aux droites européennes un exemple navrant.

En tout cas, que Francois Hollande se le tienne pour dit. Il serait suicidaire de baisser sa garde. Son adversaire est décidément capable de tout et de plus encore pour revenir dans la course.

Le candidat socialiste aurait tellement aimé incarner à son tour le plus célèbre slogan de l’autre Francois, son prestigieux prédécesseur à la tête du PS (en attendant mieux !) : la force tranquille.
Mais une campagne électorale est rarement une mer de la tranquillité. Et c’est plutôt une force intranquille que, forcé et contraint, il se verra obligé d’incarner.

Il s’y efforça d’ailleurs avec un certain bonheur. Son succès fut de réussir à forcer son talent pour durcir le ton tout en restant lui-même. C’est-à-dire, notamment, de conserver en toutes circonstances une certaine sérénité alors qu’il était entre les deux branches d’une tenaille redoutable puisqu’aux injures de Sarkozy répondaient presque rituellement les moqueries méprisantes de Mélenchon.

Le voici pourtant sorti en tête du redoutable virage du premier tour. Et sorti aussi, à son avantage, de l’ambiguïté qui consistait à concilier a minima les sociaux-démocrates de son premier cercle et les exigences du Front de Gauche.

Soulignons le fait que M. Mélenchon ne fut pas pour rien dans la mise en place de la sorte de paix armée qui permet aux deux partenaires de rester eux-mêmes, ce qui était l’essentiel. La consigne adressée à ceux qui l’avait soutenu était sans équivoque.

Il va sans dire que de part et d’autre les incompatibilités d’humeur comme les divergences d’appréciation restent entières

Mais ce n’est pas la première fois qu’en France on remarque, à gauche, que l’union est un combat.

Avant de se voir décerner un brevet d’honorabilité par un adversaire politique qu’elle insulte chaque matin du monde, Marine Le Pen s’était délectée de l’« énorme surprise » qu’elle avait pronostiquée, concernant le parti dont elle a hérité de son papa, ce personnage dont nous apprendrons peut-être bientôt qu’il est lui aussi compatible avec les intérêts électoraux de M. Sarkozy. Plus de six millions de Français ont voté pour le Front National.
Certes, on a vu déjà, en politique, des ressacs, c’est-à-dire des retours violents de vagues sur elles-mêmes pour peu qu’elles frappent un obstacle. Mais il arrive aussi, en politique comme dans la nature, que les vagues finissent par submerger. Même si on les a vues venir de loin.

Mme Le Pen ne fait pas mystère de sa stratégie. Sa force de frappe, elle ne va pas la gaspiller. Mis a part une recommandation à ses militants fervents de voter blanc pour le deuxième tour, elle va se contenter d’ironiser sur tout ce qui agitera ses concurrents. En attendant le moment propice pour plumer la volaille !

Ce qui peut lui arriver de mieux pour elle est une victoire de François Hollande. Car si Nicolas Sarkozy se retire de la politique en cas de défaite (il l’a promis !), la droite, souffletée et orpheline, devra impérativement se reconstruire, se rééquilibrer, se recomposer.

Et c’est alors que Mme Le Pen sortira du bois. Elle ne se retrouvera pas en terrain franchement hostile puisque le Président sortant lui aura préparé le terrain en décalquant sans vergogne le programme du FN dans ses obsessions xénophobes, anti-européennes, identitaires, etc.

Une telle évolution sera d’autant plus fâcheuse que l’ombre brune qui recouvre le bleu marine, on la retrouve un peu partout dans les ciels d’Europe, de la Finlande à l’Autriche, des Pays-Bas à l’Italie, de la Hongrie… à… la Belgique, etc.

C’est d’ailleurs pour cela que la glissade malodorante de M. Sarkozy est tellement funeste. Parce qu’elle nous concerne ô combien, nous les Européens qui continuons à estimer incompatibles et de nature à être combattues radicalement, certaines menaces de plus en plus alarmantes.

Pour en revenir à Brecht et à Arturo Ui, c’est précisément à la fin de La résistible ascension qu’est prononcée la sinistre prophétie « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ! »

(1) Arturo Ui : personnage de Bertholt Brecht évoquant irrésistiblement la progression du national-socialisme de ses débuts à sa prise de pouvoir.

yvontoussaint@skynet.be


COMMENTAIRE DE DIVERCITY



« L’ombre brune qui recouvre le bleu marine, on la retrouve un peu partout dans les ciels d’Europe, de la Finlande à l’Autriche, des Pays-Bas à l’Italie, de la Hongrie… à… la Belgique, etc. »

C’est de loin la meilleure analyse lue sur le net. Yvon Toussaint est le maitre éditorialiste de sa génération A qui le comparer sinon à Jean Daniel avec cette différence qu’en plus de la pertinence de ses analyses, Toussaint est un vrai écrivain.

En lisant ceci ainsi que l’avertissement de Stiglitz et le très bon papier de Villepin consterné par les dérives de camp Sarko, le sien,  on se rend compte que l’Europe est au bord du gouffre et que la montée des périls s’annonce au galop des cavaliers de l’apocalypse.

MG


LA DROITE M'EFFRAIE, LA GAUCHE M'INQUIETE !



La campagne du premier tour a été indigente. Celle du second devient indigne. L'instrumentalisation de faits divers, l'improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes, tiennent aujourd'hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une.
Je veux le dire aujourd'hui avec gravité. C'est une route sans retour. La dérive électoraliste qui s'est engagée est un processus incontrôlable et sans fin. Une concession en entraînera toujours une autre. Un gage à l'extrémisme toujours un plus grand encore. Une digue rompue en fera céder une autre. Halte au feu !
Je ne peux cautionner cette dérive.
Le combat contre la logique des idées simples, de la peur et de la force, c'est l'engagement de toute ma vie politique au nom d'une certaine idée de la France. C'est la même spirale qui a entraîné la guerre en Irak et qui nourrit l'islamisme au nom du choc des civilisations. C'est la même spirale qui entraîne le Proche-Orient vers un désespoir toujours plus profond. La division n'a pas de fin. La haine n'a pas de fond. C'est cette conviction qui avait conduit Jacques Chirac à tracer des limites claires entre la droite républicaine et l'extrême droite. C'est cette conviction qui m'a conduit, cinq ans durant, à alerter contre les risques de dérive, de stigmatisation et de division.
Je ne supporte pas l'hystérie générale qui s'est emparée de l'élection dans laquelle le peuple français est pris en otage par six millions d'électeurs en colère. Aujourd'hui, tout se passe comme s'il n'y avait en France que des électeurs du Front national. Comme s'il n'y avait pas d'autres questions que le halal, l'immigration légale, les horaires de piscines municipales. La compétitivité, l'éducation, l'agriculture, l'innovation : disparues. L'Europe, le chômage, les déficits sociaux, la délinquance ? Lus jusqu'à l'absurde à travers les lunettes déformantes et rétrécissantes du FN. Les responsables politiques ne cessent de se laisser creuser l'écart entre le discours et les actes, nourrissant la rage et le désenchantement. Le FN n'est que le produit dérivé de ce mensonge généralisé.
(…)Ne nous abîmons pas. Chacun de nous doit prendre ses responsabilités pour faire revenir notre monde politique à la raison et retrouver un chemin d'espérance, de réconciliation et de refondation. A la force et à la peur, nous ne pouvons, citoyens libres, qu'opposer le droit, la raison et l'humanité.
La véritable réponse à cette dérive, ce sera de reconstruire un avenir pour notre pays.
Aujourd'hui, c'est vrai, la droite m'effraie, mais la gauche m'inquiète. Le 6 mai, quoi qu'il arrive, sera la victoire d'un homme, mais pas la victoire de la France. Tout sera à faire. Tout sera à réinventer. Nous aurons une tâche formidable devant nous: la réconciliation des Français.
Aucun des deux projets ne sera à même d'apporter les réponses nécessaires à une crise d'une gravité exceptionnelle. Alors faisons vivre deux exigences.
La première exigence, c'est de regarder plus loin que cette élection pour affronter les grands défis à venir. Notre réponse au chômage, au déclin industriel, au défi énergétique, notre réorientation vers une économie de la connaissance par une éducation nationale plus juste et plus efficace, notre place en Europe, nous ne les trouverons pas dans l'idéologie. La clé de ces urgences, c'est le rassemblement, c'est l'action, c'est le sens du devoir.
La deuxième exigence c'est, au-delà du bulletin de vote, au-delà du choix d'un nom, d'assumer jour après jour notre citoyenneté, avec vigilance et responsabilité face à tous les grands choix de notre nation.
Le 7 mai, tout restera à faire, il faudra se rassembler pour agir. C'est dans cette ligne que je m'engagerai dans la voie du redressement de notre pays.
Dominique de Villepin




Joseph Stiglitz : "L'austérité mène au désastre"






Par Propos recueillis par Virginie Malingre

Le Prix Nobel d'économie Joseph E. Stiglitz a déclaré : "L'instabilité globale est autant, voire davantage, le résultat du comportement des pays qui ont un excédent commercial que des pays qui ont un déficit commercial." | AFP/PIERRE VERDY
VOUS AVEZ RECEMMENT DIT QUE L'EURO N'AVAIT PAS D'AVENIR SANS REFORME MAJEURE. QU'ENTENDEZ-VOUS PAR LA ?
L'Europe va dans la mauvaise direction. En adoptant la monnaie unique, les pays membres de la zone euro ont renoncé à deux instruments de politique économique : le taux de change et les taux d'intérêt. Il fallait donc trouver autre chose qui leur permette de s'adapter à la conjoncture si nécessaire. D'autant que Bruxelles n'a pas été assez loin en matière de régulation des marchés, jugeant que ces derniers étaient omnipotents. Mais l'Union européenne (UE) n'a rien prévu dans ce sens.
Et aujourd'hui, elle veut un plan coordonné d'austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n'est pas ce qu'il faut faire.
QUE DEVRAIT FAIRE L'EUROPE ?
Il y a plusieurs possibilités. Elle pourrait par exemple créer un fonds de solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour les nouveaux entrants. Ce fonds, qui serait alimenté dans des temps économiques plus cléments, permettrait d'aider les pays qui ont des problèmes quand ceux-ci surgissent.
L'Europe a besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux Etats-Unis, quand un Etat est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes tous dans le même bateau. C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet européen.
VOUS PRONEZ UNE SORTE DE FEDERALISME ?
Oui. De cohésion. Le problème, c'est que les Etats membres de l'UE n'ont pas tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire pression sur (la chancelière allemande) Angela Merkel pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne, s'en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont mal sont responsables et doivent donc se débrouiller.
CE N'EST PAS LE CAS ?
Non. Le déficit structurel grec est inférieur à 4 %. Bien sûr, le gouvernement précédent, aidé par Goldman Sachs, a sa part de responsabilité. Mais c'est d'abord et avant tout la crise mondiale, la conjoncture, qui a provoqué cette situation.
Quant à l'Espagne, elle était excédentaire avant la crise et ne peut être accusée d'avoir manqué de discipline. Bien sûr, l'Espagne aurait dû être plus prudente et empêcher la formation de la bulle immobilière. Mais, en quelque sorte, c'est l'euro qui a permis ça, en lui procurant des taux d'intérêt plus bas que ceux auxquels Madrid aurait eu accès sans la monnaie unique. Aujourd'hui, ces pays ne s'en sortiront que si la croissance européenne revient. C'est pour cela qu'il faut soutenir l'économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur.
LA BAISSE DE L'EURO SERAIT DONC UNE BONNE CHOSE ?
C'est la meilleure chose qui puisse arriver à l'Europe. C'est à la France, et plus encore à l'Allemagne qu'elle profitera le plus. Mais la Grèce et l'Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en seront également bénéficiaires.
MME MERKEL, POURTANT, SAIT QUE LA SOLIDARITE PEUT ETRE IMPORTANTE. SANS CELA, IL N'Y AURAIT PAS EU DE REUNIFICATION ALLEMANDE.
Oui. Mais, justement, il a fallu plus de dix ans à l'Allemagne pour absorber la réunification. Et d'une certaine manière, je pense que les ex-Allemands de l'Ouest estiment qu'ils ont déjà payé un prix élevé pour la solidarité européenne.
PENSEZ-VOUS QUE LA VIABILITE DE L'EURO SOIT MENACEE ?
J'espère que non. Il est tout à fait possible d'éviter que la monnaie unique ne périclite. Mais si on continue comme ça, rien n'est exclu. Même si je pense que le scénario le plus probable est celui du défaut de paiement. Le taux de chômage des jeunes en Grèce s'approche de 30 %. En Espagne, il dépasse 44 %. Imaginez les émeutes s'il monte à 50 % ou 60 %. Il y a un moment où Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s'il a intérêt à poursuivre le plan que lui ont imposé le Fonds monétaire international (FMI) et Bruxelles. Et s'il n'a pas intérêt à redevenir maître de sa politique monétaire.
Rappelez-vous ce qui s'est passé en Argentine. Le peso était attaché au dollar par un taux de change fixe. On pensait que Buenos Aires ne romprait pas le lien, que le coût en serait trop important. Les Argentins l'ont fait, ils ont dévalué, ça a été le chaos comme prévu. Mais, en fin de compte, ils en ont largement profité. Depuis six ans, l'Argentine croît à un rythme de 8,5 % par an. Et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui pensent qu'elle a eu raison.
Propos recueillis par Virginie Malingre

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DEVALUER L’EURO, LANCER UN NEW DEAL VIA LA BCE, CREER DES EUROBONDS
Angela ne va pas aimer! Si Hollande passe, elle risque de tomber rapidement au profit du SPD (sociaux démocrates allemands.)
L'Europe sera solidaire ou elle fera naufrage. C'est pareil pour la Belgique!


samedi 28 avril 2012

‘Bevolking kan in 25 jaar verdubbelen’
















Danny Vileyn en Christophe Degreef © Brussel Deze Week

In 2010 groeide de Brusselse bevolking met 2,7 procent. Als die groei zich nog 25 jaar doorzet, zijn we met ruim twee miljoen. Dat stelt VUB-demograaf Patrick Deboosere. Volgens het Federaal Planbureau zal het zo’n vaart niet lopen.


“Wat Istanboel aankan, moet Brussel ook aankunnen” (© Ivan Put)

De (weliswaar voorlopige) cijfers van het Planbureau voor 2011 laten een vertraging van de groei zien: de bevolking zou met minder dan twee procent groeien.

I n 2010 kwamen er netto dertigduizend Brusselaars bij. Er waren achttienduizend geboorten en negenduizend sterfgevallen. Er trokken 13.000 inwoners meer naar Vlaanderen en Wallonië dan dat er Vlamingen en Walen naar Brussel kwamen. Maar het is de internationale migratie die voor de grootste groei zorgt: bijna dertigduizend. Kan Brussel dat aan?

Deboosere, provocerend: “Istanboel, goed voor dertien miljoen, groeit ieder jaar met 250.000 inwoners. Wat Istanboel aankan, moet Brussel ook aankunnen.” Dat vertelde Deboosere in het Brussels parlement.

Slechts negen van de negentien gemeenten tellen vandaag meer inwoners dan op hun historische hoogtepunt. Twee voorbeelden: de Stad Brussel telde 215.504 inwoners in 1923, vandaag 163.210. Sint-Joost-ten-Node – met 25.000 inwoners per vierkante kilometer de dichtstbevolkte gemeente van België – is vandaag 27.000 inwoners rijk; in 1907 waren er dat bijna 34.000. Sinds 1990 is de bevolking met 27 procent gegroeid, en daarbovenop kampt de gemeente met specifieke problemen. Parlementslid en OCMW-voorzitster Anne-Sylvie Mouzon (PS): “Als het OCMW mensen aan een baan helpt, verlaten die de gemeente. De prijs-kwaliteitsverhouding van de woningen in Sint-Joost is slecht, en dat is moeilijk op te lossen.”

En parlementslid Olivier de Clippele (MR) zegt: “Ofwel evolueren we in de richting van Hongkong en Istanboel, ofwel leggen we stedenbouwkundige regels op die mensen ertoe verplichten Brussel te verlaten. Nu al verfranst Aalst.”

Dat Brussel in 1968 ook bijna 1,1 miljoen inwoners telde, laat zien dat de huizenmarkt nog elastisch is, betoogt Deboosere. Maar: “Scholen en crèches zijn dat niet.” En zeggen dat er in 2006-2007 nog scholen gesloten werden...

Hoe de migratie ook gepercipieerd wordt, het verschijnsel is eigen aan steden. “Zonder internationale migratie zou Brussel vandaag een stad(sgewest) van minder dan 500.000 inwoners zijn,” zegt Deboosere. De recente migratie is in tegenstelling tot de historische wel ‘supergediversifieerd’ en vervrouwelijkt. De cijfers vertellen ook een ander verhaal dan onze dagelijkse waarnemingen. Zo komt slechts een derde van de migratie van buiten de EU, maar die migranten vallen meer op door hun huidskleur of kleding. Elk jaar komen er zevenduizend Marokkanen bij door migratie, maar dat is minder dan de immigratie uit landen van de vroegere Sovjet-Unie.

Deboosere geeft nog een voorbeeld: “Vroeger afficheerden de reisbureaus in Matonge exclusief voor Centraal-Afrika; nu is de helft van de affiches voor twee provincies in Brazilië.”



LEZER: "De zwarte Afrikanen zijn een eenvoudige indicator van de verbrusseling van Aalst. 't is dat er nog een stukje Vlaams-Brabant tussen ligt of men zou Aalst evengoed bij Brussel mogen voegen :)"



COMMENTAIRE DE DIVERITY

HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE

Quel est le but poursuivi par ceux qui publient ce genre d'article?

Montrer que Bruxelles explosant démographiquement, la tâche d'huile francophone (et de surcroit migratoire) s'étend en terre flamande, jusqu'à Alost. "De zwarte (Fransprekende) Afrikanen zijn een eenvoudige indicator van de verbrusseling van Aalst". En français: "la présence de noirs africains dans les rues d'Alost participe de la bruxellisation cette ville". Autrement dit: attention les étrangers arrivent!

Le Gordel, le cordon sanitaire destiné à retenir les francophones et surtout les allochtones francophones à l'intérieur des 19 communes est en train de céder!

Panique, mère Flandre redoute la contamination, d'une nouvelle forme de bruxellose, la variante ethnique, qu'elle ressent comme la plus pernicieuse!



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vendredi 27 avril 2012

Bruxelles, terreau pour potagers collectifs




Une cinquantaine de potagers collectifs sont sortis de terre dans la capitale depuis 2008. Les associations, les groupes d’habitants et les communes réquisitionnent des lieux laissés à l’abandon pour en faire des potagers, d’où jaillissent fruits et légumes.

Le potager collectif inauguré dans les Marolles.

Le potager collectif inauguré dans les Marolles.© DR

Un jardin collectif est une parcelle de terrain qui est gérée collectivement par des habitants et sur laquelle on fait pousser des fruits et des légumes. Il en existe une cinquantaine dans la Région de Bruxelles-Capitale. L’initiative peut provenir des habitants, d’associations ou des communes. Ces jardins s’implantent souvent dans des friches urbaines abandonnées.

L’ASBL « Le début des haricots » a créé en 2008 les deux premiers jardins collectifs de Bruxelles. On y a aménagé des composts collectifs, des toilettes sèches et des plantations d’arbres fruitiers. La création de projets par l’ASBL s’est arrêtée en 2010 pour que les potagers collectifs soient créés et autogérés par les habitants. La création de lien social est aussi à la base du concept. L’aspect intergénérationnel et la mixité sociale sont recherchés.

L’ASBL « Le début des haricots » continue de soutenir beaucoup de projets donnant par exemple des cours de jardinage. L’ASBL organise aussi la mise en réseau des jardins collectifs bruxellois en favorisant l’échange d’expérience via des forums.

Le budget minimum pour constituer un jardin collectif est de 2000 € pour le matériel, l’outillage et les semences, indique l’ASBL. La condition principale est que les habitants qui prennent part au projet soient autogérés. L’intervention de personnel pour encadrer, former les habitants coûte évidemment bien plus cher.

Mais quelques barrières se dressent parfois. La difficulté à trouver des terrains fertiles et non pollués constitue le premier frein, mais les bacs sont une bonne alternative dans ce cas. La mauvaise organisation du groupe d’habitants sur le long terme est aussi un problème observé. Quand il n’y a pas de coordinateur, la gestion du potager collectif s’en trouve compliquée.

Astrid Thins (Le Vif)



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES POTAGERS COLLECTIFS

Ce sont les premiers frémissements d'une tendance qui bat son plein à NeW-York et se développe à Paris comme le montre l'article qui suit. Plus nous nous enfonçons dans la crise et plus les comportement dits alternatifs vont se développer. En fait nous commençons à assister à la lente mais irréversible déconstruction des réflexes consuméristes.






QUAND LES JARDINIERS CLANDESTINS S'ATTAQUENT AUX VILLES...

LE MONDE

Par Christine Taconn



Un guérillero urbain à Londres. | REUTERS/Alessia Pierdomenico

Ils sortent souvent la nuit, seuls ou en groupe. Ils semblent sans arme. Mais, au fond de leurs poches, de petites boules de terre s'entrechoquent. Des bombes à graines. Au prochain arrêt, l'air de rien, ils les lanceront sur le sol délaissé d'une friche urbaine. Avec un peu de chance, dans quelques jours, cet espace fleurira. Puis ils repartiront biner un chantier à l'abandon, entretenir les boutures d'un pied d'arbre ou végétaliser d'autres interstices dans le béton.

Leur combat a un nom : la guérilla jardinière. Inventé à New York dans les années 1970, le terme a retrouvé ses lettres de noblesse après la publication en 2003 d'un opus, On Guerrilla Gardening, devenu la bible des militants et traduit en français en 2010 chez l'éditeur alternatif Yves Michel.

L'auteur, Richard Reynolds, un professionnel de la publicité fan de jardinage, lui-même guérillero clandestin, y fait le point sur l'histoire du mouvement, ses valeurs, ses techniques. Le Britannique se consacre à cette activité qu'il retrace sur son site (Guerrillagardening.org) et donne des conférences sur le sujet dans le monde entier. Sa définition est toute prête : "La guérilla jardinière, c'est la culture sans autorisation de terrains qui ne vous appartiennent pas." Une fertile occupation des sols abandonnés, en somme.

Dans les faits, les attaques ciblent surtout les espaces publics négligés. A Londres, les militants y plantent des massifs de fleurs. A Paris, ils préfèrent les potagers. L'art et la poésie ne sont jamais loin de ces séances de bêchage collectif et autogéré. Il suffit de suivre les tags en mousse qui grimpent le long des murs de ciment. Le Centre Georges-Pompidou à Paris ne s'y est pas trompé, qui organisait sur ce thème, l'hiver dernier, des ateliers lors de son exposition "Green Attitude".

"FAIRE PASSER UN MESSAGE POLITIQUE"

Combien sont-ils dans le monde à s'en revendiquer ? Le chiffre de 60 000 militants circule, difficile à vérifier, car le cercle est mouvant. Il tend surtout à s'étendre. En France, le réseau va de Rennes à Bordeaux, de Lyon à Nantes. Le mardi 1er mai, ces groupes s'associeront à leurs camarades hors des frontières pour une "grande fête globale du jardinage illégal de tournesol" (International Sunflower Guerrilla Gardening Day). Plantations hautes en couleur assurées.

"Pour les militants à la marge, ces actions sont une façon provocante de faire passer un message politique sur la propriété, le vivre-ensemble et la nature", signale Richard Reynolds. Les membres de la plate-forme Guerrilla Gardening Paris se voient ainsi comme des résistants, plus tournés vers la critique de l'urbanisme contraint que vers l'embellissement du bitume. "Nous sommes proches du mouvement des peuples sans terres ailleurs dans le monde, précise Gabe, coordinateur de la plate-forme. L'idée est de s'approprier nos rues et d'agir pour un patrimoine plus diversifié des espaces verts."

Certaines municipalités ont décidé de s'associer à des initiatives s'inspirant du guerrilla gardening, comme Embellissons nos murs à Rennes ou Laissons pousser, partie d'Ile-de-France. "Pour les gens, le guerrilla gardening est une façon de prendre possession des espaces publics en répondant à un besoin pressant de convivialité", reconnaît Richard Reynolds. Une vision proche de la philosophie des jardins partagés. "Plus les citoyens l'adopteront, plus les autorités seront détendues sur le sujet. Et cela n'aura plus à s'appeler guérilla jardinière".

Christine Taconn

Bombes à graines, mode d'emploi
La grenade verte ou bombe à graines est l'étendard de la guérilla jardinière. Un outil amusant, pratique pour les endroits difficiles d'accès. C'est une boule d'argile, de terreau et de graines, que l'on peut confectionner soi-même et lancer où l'on veut, en catimini. Les puristes récupèrent les graines de leurs propres plantations. Autre option idéologiquement acceptable : s'approvisionner dans des Fraternités ouvrières ou auprès d'associations militantes comme Kokopelli, qui distribue des semences bio pour préserver la biodiversité. Trop tard ? Alors direction la jardinerie du coin. On y trouve des sachets prémélangés, comme ceux de la jeune société Nova-Flore, spécialiste de l'écologie urbaine (plantes mellifères, prairie de fleurs sauvages, etc.). Ceux que les travaux manuels rebutent s'achèteront des outils tout prêts. Comme les paquets de bombes à graines de l'allemand Aries ou, plus tendance, l'astucieuse Seedbom, en forme de grenade, du britannique Kabloom.

Mais la bombe à graines est une arme capricieuse, qui n'affranchit pas son utilisateur du b.a.-ba du jardinage. Une graine a besoin d'un sol préparé et d'une météo propice pour s'enraciner. Pas de magie, hélas, d'où certaines frustrations des débutants, que Richard Reynolds, auteur du livre La Guérilla jardinière (éd. Yves Michel, 2010, 274 p., 13,96 euros) et utilisateur régulier, accueille avec le sourire : "Ce sont des bombes très primitives ! Elles sont donc peu fiables."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

GREEN ATTITUDE




La Guérilla jardinière (éd. Yves Michel, 2010, 274 p., 13,96 euros)

"La guérilla jardinière, c'est la culture sans autorisation de terrains qui ne vous appartiennent pas." Il s'agit donc bien d'une  fertile occupation des sols abandonnés en y plantant des massifs de fleurs ou des  potagers. Il s'agit donc bien d'une manière nouvelle et militante de vivre la ville.

"Pour les militants à la marge, ces actions sont une façon provocante de faire passer un message politique sur la propriété, le vivre-ensemble et la nature", (Richard Reynolds).

Ce militants d'un genre nouveau  se perçoivent comme "des résistants, plus tournés vers la critique de l'urbanisme contraint que vers l'embellissement du bitume". "

 L'idée est de s'approprier nos rues et d'agir pour un patrimoine plus diversifié des espaces verts."

Guerrilla gardening est une façon de prendre possession des espaces publics en répondant à un besoin pressant de convivialité"

Comment ne pas penser en lisant cela à la célèbre nouvelle de Giono:

L'Homme qui plantait des arbres présentée comme l' authentique histoire, du berger Elzéard Bouffier, (personnage pourtant de fiction), qui fait revivre sa région, localisée en Haute Provence, entre 1913 et 1947, en plantant des arbres?

L'histoire d'Elzéard Bouffier est en désormais  considérée dans la littérature écologiste comme une parabole de l'action positive de l'homme sur son milieu et de l'harmonie qui peut s'ensuivre. (cf wikipedia)


L'Homme qui plantait des arbres est aujourd'hui reconnu comme une œuvre majeure de la littérature de jeunesse et elle est, à ce titre, et pour son message écologique de développement durable, étudiée en classe.


Le narrateur, personnage anonyme, effectue une randonnée dans une contrée située entre les Alpes et la Provence. Il fait par chance la rencontre d'un berger silencieux nommé Elzéard Bouffier, qu'il prend, au début, « pour le tronc d'un arbre solitaire ». Celui-ci lui prodigue à boire, puis lui propose de passer la nuit chez lui, dans sa maison de pierres. Le narrateur est impressionné par la bonne tenue de la demeure et par la vie placide et sereine du berger qui vit seul en compagnie de son chien et de son troupeau de moutons.

Alors que la nuit s'avance, le narrateur observe le berger en train d'examiner, de classer, de nettoyer puis de sélectionner, « un tas de glands ». Il en choisit finalement cent, qu'il met de côté, puis va se coucher. Le lendemain, le narrateur reprend sa route mais, intrigué, demande au berger s'il lui est possible de demeurer chez lui encore un jour. Le berger accepte puis prend la route avec son troupeau et son sac de glands. Le narrateur décide de suivre un chemin parallèle à celui du berger afin d'observer ce qu'il compte faire de ses glands. Ce dernier s'arrête enfin sur une petite clairière désertique et, à l'aide d'une « tringle de fer », fait un trou dans lequel il met un gland, puis rebouche le trou. Le narrateur comprend qu'Elzéard Bouffier plante des chênes et, ce jour-là, il en plante cent, « avec un soin extrême ». Engageant de nouveau la conversation, le narrateur apprend qu'Elzéard plante depuis trois ans des arbres : « Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n'y avait rien auparavant ».

Il entend métamorphoser la région en plantant des milliers d'hectares de surface sylvicole. Le lendemain, le narrateur quitte la compagnie du berger et l'année d'après il est engagé sur le front de la Première Guerre mondiale. Il oublie alors Elzéard Bouffier et sa passion incroyable. Mais, lorsqu'il décide d'effectuer à nouveau une randonnée dans la région, le souvenir du berger silencieux lui revient.

Retrouvant le planteur, qui a changé de métier et qui est maintenant apiculteur (ses moutons étant en effet une trop grande menace pour ses plantations), celui-ci lui fait visiter sa nouvelle forêt dont les chênes datent de 1910. La création d'Elzéard fait alors « onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur » et impressionne le narrateur qui a le sentiment d'avoir sous ses yeux une œuvre de création divine : « Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme – sans moyens techniques – on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction ». Le milieu a littéralement changé et, même, la reproduction des arbres se fait dorénavant toute seule, le vent aidant à disperser les graines. La transformation de la contrée s'opère si lentement que personne ne s'en aperçoit.

En 1933, le berger reçoit la visite d'un garde forestier, ce qui témoigne de l'importance de la forêt ainsi constituée au fil des années. Pour accélérer son projet, Elzéard Bouffier décide de fabriquer une maison afin de vivre au milieu des arbres. En 1935, le narrateur rend visite au berger en compagnie d'un ami garde forestier, à qui il dévoile le mystère de cette « forêt naturelle ». Ce dernier jure conserver le secret et voit en Elzéard Bouffier un homme qui a trouvé par cette activité « un fameux moyen d'être heureux ».

Le narrateur revoit une dernière fois le berger, en juin 1945. Ce dernier a alors 87 ans et il continue sa tâche de reforestation. Autour de lui, la région est revenue à la vie, notamment le village de Vergons où les habitants sont de nouveau présents et heureux. Ainsi, « plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier ». Le narrateur a une dernière pensée pour le berger, sa générosité et son abnégation, qui font de sa réalisation « une œuvre de Dieu ». Enfin, « Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l'hospice de Banon »[A 10],

L'étude génétique textuelle du manuscrit renseigne sur les choix esthétiques de Giono. Le texte a été rédigé dans la nuit du 24 au 25 février 1953, comme l'atteste le manuscrit originel qu'apparaît le titre « Le caractère le plus exceptionnel que j'aie rencontré »,

C'est à la suite d'une commande du magazine américain Reader's Digest, en février 1953, sur le thème « Le personnage le plus extraordinaire que j'ai rencontré » (« The Most Unforgettable Character I've Met »), que la nouvelle naît.



Giono reçoit ensuite une lettre, le 1e décembre 1953, dans laquelle le magazine refuse son texte en raison du doute sur l'existence du personnage d'Elzéard Bouffier

Giono étant délivré de tout contrat avec le Reader's Digest, une autre revue américaine, Vogue demande à publier le texte, ce que Giono accepte, sans demander de droits d'auteur. Le 15 mars 1954, L'homme qui plantait des arbres est publié, en anglais donc, sous le titre The Man Who Planted Hope and Grew Happiness (L'homme qui plantait l'espoir et faisait pousser le bonheu), dans Vogue. Après avoir été publiée dans Vogue, la nouvelle est éditée gratuitement à hauteur de 100 000 exemplaires aux États-Unis.

SUCCES ET TRADUCTIONS
La nouvelle est ensuite publiée dans d'autres revues, et en particulier dans des revues écologiques de langue anglaise d'abord. Selon Giono, ce succès aux États-Unis peut s'expliquer par le fait que son personnage de berger rappelle aux Américains leur propre héros national, John Chapman surnommé John Appleseed, « l'homme aux pommiers ».

Le berger Elzéard Bouffier est certainement un mélange entre la figure parentale de Giono et celle, typique, du « berger du Contadour ». Selon Pierre Citron, avec L'Homme qui plantait des arbres, Giono a écrit « un de ses rares récits qui soit intégralement optimiste et moral d'un bout à l'autre ».

Le personnage a échappé à son créateur, comme Don Juan échappa à Tirso de Molina.

Le personnage d'Elzéard représente ailleurs plusieurs traits éthiques, comme la vertu du silence et l'abnégation dans le travail solitaire, seules conditions de succès, mais aussi l'amour et la communion avec la nature, jusqu'à la mort.


Les mouvements environnementaux en ont fait un modèle de conscience écologique alors que Giono ne revendique à aucun moment dans son œuvre une telle sensibilité politique.

D'autres opérations de plantation à grande échelle, sans s'inspirer de la nouvelle de Giono, y font écho[19]. Ainsi, Abdul Kareem a créé en Inde une forêt « sortie de nulle part » selon ses termes, sur une période de 19 ans, en utilisant la même méthode qu'Elzéard Bouffier[20]. Une organisation nommée Trees for the Future a aidé plus de 170 000 familles, dans 6 800 villages d'Asie, d'Afrique et d'Amérique à planter des arbres, estimés à plus de 35 millions[21]. Wangari Maathai, prix Nobel de 2004, a fondé le Green Belt Movement qui a pour objectif de planter plus de 30 millions d'arbres pour restaurer l'environnement du Kenya. Bhausaheb Thorat a planté 45 millions de graines à la suite de la lecture du récit de Giono.



Vlaamse Rand telt 114 nationaliteiten





Nieuwe immigratie rond Brussel in kaart gebracht



Leerlingen van de wijkschool Vijverbeek in Zellik. De Vlaamse Rand 'veranderstaligt' snel.Marc Gysens/photo news


Leerlingen van de wijkschool Vijverbeek in Zellik. De Vlaamse Rand 'veranderstaligt' snel.Marc Gysens/photo news

© Photo News

BRUSSEL - In de Vlaamse Rand rond Brussel is niet langer een verfransing aan de gang maar een 'veranderstaliging', door immigratie vanuit Brussel én vanuit Oost-Europa en de rijke wereld.
De problemen van de Vlaamse Rand rond Brussel zijn razendsnel aan het verschuiven. Decennia was de immigratie van rijke Franstalige Brusselaars hét probleem van die streek; die vonden immers dat het gebied waar ze gingen wonen, zich moest aanpassen aan hen en niet omgekeerd. Dat zorgde voor een ongeziene verfransingsdruk op de Vlaamse Rand: in de zes faciliteitengemeenten, maar ook in de 29 andere gemeenten van Halle-Vilvoorde.

Er is vandaag nog altijd flink wat migratie vanuit Brussel naar die Vlaamse Rand, maar die is heterogener geworden. De nieuwe migratie komt onder meer van de allochtone midden- en lagere klasse die zich in Brussel gevormd heeft en die de stad ontvlucht, vooral naar de noordelijke en westelijke Rand. Die heeft het Frans soms als eerste, maar vaak slechts als tweede taal.

Daarnaast immigreren in die Rand, al dan niet via Brussel, nogal wat Oost-Europeanen en andere nationaliteiten, en ook mensen uit rijkere Europese en niet-Europese landen. Die laatsten trekken vaak naar het oosten en het zuiden van de Rand (Hoeilaart, Tervuren) maar ook naar de omgeving van Zaventem die een grote aantrekkingskracht uitoefent op internationale bedrijven.

De Vlaamse Rand wordt niet verder verfranst maar die Rand 'veranderstaligt' en verinternationaliseert. Er wonen daar nu 114 nationaliteiten. Meer dan 100.000 van de 400.000 inwoners zijn van vreemde herkomst, dubbel zoveel als twintig jaar geleden. Dat is 27 procent van de bevolking. In het nabijgelegen Brussel is dat 61 procent; inwijking van daaruit zal het percentage in de Rand verder doen stijgen.

De studiedienst van de Vlaamse regering (SVR) bracht daarover een massa cijfers bijeen die de inzet vormden van een colloquium gisteren in Leuven.

Vlaams minister Geert Bourgeois (N-VA) zei er dat het Vlaams beleid voor de Rand uitgaat van twee axioma's: de Rand is Nederlandstalig en moet en zal dit blijven, en de Vlaamse Rand wenst in goede verstandhouding te leven met zijn nieuwe inwoners en dus moeten ze de kans krijgen Nederlands te leren. (De Standaard)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DE RAND VERANDERSTALIGT EN INTERNATIONALISEERT

C'est clair, si Bruxelles se métisse, il n'y a pas de raison que le Rand (les communes qui entourent Bruxelles) ne suive pas la même tendance.

A cela Geert Bourgeois répond: "de rand is Nederlantalig en moet en zal dit blijven. C'est comme si il crachait en l'air en disant: il pleut!

La tâche d'huile francophone, l'internalisation et le métissage de la zone métropolitaine  est irréversible. La zone urbaine métropolitaine de Bruxelles est un fait économique, sociologique et démographique.

Ni la grève de la faim de De Wever, ni les vitupérations de Bourgeois et de la N-VA y changeront quoi que ce soit.

MG

jeudi 26 avril 2012

"100.000 vrouwen verminkt met illegale besnijdenis in Groot-Brittannië"


Door: Steven Alen  − Bron: Daily Mail, Sky News



 Voormalig topmodel Waris Dirie werd als kind zelf het slachtoffer van een besnijdenis en voert al jarenlang campagne tegen het fenomeen.

In Groot-Brittannië hebben tot 100.000 vrouwen een illegale besnijdenis moeten ondergaan, terwijl medisch personeel de ingreep zou willen uitvoeren bij meisjes van amper tien jaar oud, stelt The Sunday Times. De krant zegt met een verborgen camera een arts, een tandarts en een beoefenaar van alternatieve geneeskunde te hebben gefilmd die een besnijdenis zouden willen uitvoeren of de operatie zouden kunnen regelen. De arts en tandarts ontkennen.

·        Wanneer een blank meisje wordt misbruikt, komt de politie de deur inbeuken. Wanneer een zwart meisje wordt verminkt, kijkt niemand naar haar om.
Bij de praktijk worden de clitoris en soms ook de schaamlippen weggesneden. Er zijn zelfs gevallen waarbij ook de vagina wordt dichtgenaaid, zodat er nog slechts een kleine opening overblijft. In Groot-Brittannië is de uitvoering en ook de regeling van de procedure illegaal, met gevangenisstraffen tot 14 jaar.

De ingreep wordt traditioneel voor culturele redenen uitgevoerd in Afrika, en komt in Groot-Brittannië steeds meer voor als gevolg van de migratiestroom uit landen als Soedan, Somalië en Ethopië. De slachtoffers worden zelden verdoofd, en lijden vervolgens in stilte. Forward, een organisatie die strijdt tegen de praktijk, schat dat in Groot-Brittannië ongeveer 100.000 vrouwen besneden zijn.(De Morgen)

L'excision des fillettes

L’excision ou les mutilations génitales féminines (MGF) est le nom générique donné à différentes pratiques traditionnelles qui entraînent l’ablation d’organes génitaux féminins. Bien que plusieurs justifications soient données pour le maintien de cette pratique, elle semble liée essentiellement au désir d’assujettir les femmes et de contrôler leur sexualité. En effet les hommes historiquement en sont les initiateurs, et ce sous le prétexte de préserver la fidélité des femmes.

On estime à 130 millions le nombre de fillettes et de femmes, à travers le monde, qui ont subi MGF et qu’au moins 2 millions de fillettes par an risquent de subir la procédure sous une forme ou une autre. Actuellement, les MGF sont pratiquées dans 28 pays africains de la région sub-saharienne ainsi que dans la partie nord-est de l’Afrique. Des rapports indiquent également la pratique sporadique des MGF dans certains pays du Moyen-Orient et dans quelques groupes ethniques de l’Inde et du Sri Lanka. Des communautés immigrées originaires de pays où les MGF ont cours, se livrent également à cette pratique.
Mais les interventions varient selon des facteurs tels que l’appartenance à un groupe ethnique et à une région géographique, l’OMS a regroupé les MGF en trois catégories :


Les types de mutilations sexuelles des fillettes :
On distingue 3 formes principales de mutilations sexuelles :
la plus courante est l'excision ou clitoridectomie. Elle consiste en l'ablation partielle ou intégrale du clitoris et des petites lèvres.
la forme la plus grave est l'infibulation, encore appelée "excision pharaonique". Lors de cette opération on procède tout d'abord à l'ablation du clitoris et des petites et grandes lèvres. La vulve est ensuite suturée à l'aide de catgut, de fils de soie ou d'épines. Seul un orifice étroit est ménagé pour l'évacuation de l'urine et l'écoulement du flux menstruel.
La sunna est la forme la moins "grave". Elle est souvent appelée aussi "excision symbolique". Elle consiste à couper la membrane du clitoris, ou à inciser le clitoris, ou bien encore à en couper le capuchon.

Les conséquences de l'excision des fillettes :
La plupart des fillettes excisées sont marquées à vie dans leur chair et dans leur esprit. Nombreuses sont les victimes qui ne savent pas que leurs problèmes physiques et psychiques sont directement liés à l'excision. Elles ne peuvent oublier le traumatisme et la douleur. Beaucoup de petites filles décèdent des suites du choc, de la douleur insoutenable ou d'une hémorragie.
Nombre d'entre elles souffrent toute leur vie de douleurs chroniques, d'infections internes, de stérilité ou de dysfonctionnements rénaux. Chez les femmes ayant subi une infibulation, l'évacuation de l'urine et l'écoulement du flux menstruel ne se font que difficilement. Lors des accouchements, l'excision est à l'origine de graves complications, qui coûtent fréquemment la vie à la mère ou à l'enfant. Les rapports sexuels sont pour beaucoup de femmes - pour les hommes aussi d'ailleurs - une véritable torture.

L'excision féminine, une tradition rituelle profondément ancrée dans les mœurs :
La mutilation de l'appareil génital féminin est un rite millénaire. On ignore cependant où et pourquoi il s'est développé. L'excision représente actuellement pour les fillettes, avec le mariage, la cérémonie la plus importante de leur vie : ce n'est qu'après s'être soumises au rite de l'excision qu'elles deviennent de jeunes femmes et qu'elles sont pleinement acceptées et reconnues dans la communauté. L'excision est un sujet tabou et les petites filles ne savent pas exactement ce qui les attend. On leur fait miroiter une grande fête et beaucoup de cadeaux - la plupart ne se doutent pas des souffrances atroces qu'elles vont endurer. L'excision fait partie de la vie de beaucoup de communautés africaines, comme chez nous la communion ou la confirmation. Beaucoup de petites filles attendent avec impatience le jour de leur excision et sont par la suite très fières d'appartenir enfin à la communauté. Les raisons de l'excision diffèrent d'une région et d'une ethnie à l'autre. Beaucoup pensent à tort que l'Islam prescrit l'excision. Les femmes non excisées sont considérées comme impures et incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles. D'autres ethnies croient que le clitoris peut empoisonner l'homme ou l'enfant à la naissance. D'autres encore croient que le clitoris est un organe masculin qu'il convient de couper afin que la fillette devienne une femme à part entière. Les hommes refusent d'épouser des femmes non excisées.

Beaucoup d'entre eux croient que les femmes non excisées sont toujours adultères, que le clitoris retient le pénis prisonnier lors d'un rapport sexuel et que la pénétration est impossible chez les femmes non excisées.
L'excision est un sujet tabou, quiconque en parle se couvre de honte et jette l'opprobre sur toute sa famille. C'est pourquoi cette tradition n'est que rarement remise en question. La pression sociale et le risque de se faire exclure par la communauté sont tels qu'il est quasiment impossible pour les femmes de se rebeller contre les traditions. Durant toute leur vie, les femmes sont conditionnées pour servir la communauté et réprimer leurs envies

La situation en Europe :
Ce problème "africain", apparemment lointain, est devenu, avec l'immigration, une réalité en Europe : aujourd'hui à Paris, Rome, Stockholm, Amsterdam, Manchester Londres ou Berlin, l'excision est pratiquée illégalement. Et pas seulement dans la pénombre de chambres miteuses, mais aussi dans des cabinets de médecins. Par peur de sanctions,     beaucoup de familles préfèrent faire exciser leurs petites filles pendant les vacances scolaires dans leur pays africain d'origine.

L’excision est considérée comme une mutilation grave et injuste dans les pays occidentaux, mais aussi par des organisations internationales telles que l’ONU, l’OMS et l’Unicef . Dans la plupart des pays occidentaux, elle est poursuivie et punie comme un crime grave. Il subsiste quelques régions du monde, notamment dans certains pays d'Afrique, où cette pratique reste tolérée au nom de la tradition. Toutefois, suite aux scandales internationaux que cette pratique génère, ces États ont tendance à la réprimer plus.



Infiltré 21 mois chez les islamistes








J. La. (La Libre Belgique)

Il y avait une taupe au CIB: cet homme au mystérieux masque était un policier.
Ce sont des méthodes sophistiquées, où le facteur humain se combine avec les technologies, qui ont été utilisées dans l’enquête qui a permis le démantèlement d’une cellule d’Al-Qaïda à Bruxelles jugée devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Pendant 21 mois, un policier infiltrant s’est mis dans la peau d’un candidat au Jihad pour gagner la confiance des prévenus et mettre au jour les projets de la cellule. Les premiers contacts datent de mai 2008. Grâce à un stratagème, l’homme n’a jamais dû montrer son visage. Il s’est présenté comme un ancien militaire français, qui, grièvement brûlé au visage, a dû quitter l’armée. Ses brûlures imposaient le port d’un masque. Avantage : il était méconnaissable.


Il s’est présenté comme une personne mal dans sa peau, en recherche, de confession catholique, mais déçu et avide de découvrir l’islam. Soit le profil recherché par les prêcheurs et recruteurs du Centre islamique de Bruxelles (CIB) qui pouvaient ainsi imprimer un discours radical sur un terrain vierge. A l’hiver 2008, l’agent infiltrant a proposé d’organiser une marche d’orientation aux membres du CIB. Un des prévenus, qui a passé 15 mois aux Chasseurs ardennais, a voulu la compléter par des cours de camouflage. Lors de son infiltration, le policier a filmé les prêches enflammés d’Olivier Dassy, le prêcheur passé par l’armée.


Grâce à l’infiltration, les enquêteurs ont pu obtenir les numéros de GSM utilisés par plusieurs prévenus. Ce qui a permis de lancer de nouvelles écoutes téléphoniques. Au fil des mois, l’infiltrant s’est montré de plus en plus chaud pour aller au combat. Mais on lui a rétorqué qu’il ne fallait pas brûler les étapes : d’abord suivre des cours de religion, d’arabe en Syrie ; ce qui permettrait de le radicaliser et de le couper davantage de son milieu.


En février 2010, cela a commencé à sentir le roussi. Les membres du CIB étaient persuadés qu’il y avait une taupe parmi eux. Un SMS entre deux prévenus intercepté par la police indiquait qu’il fallait se méfier de "l’homme au masque". La police a compris le message : il a été mis fin à l’infiltration.


Les ordinateurs ont été ratissés : quasi jour par jour, les enquêteurs ont pu retracer les parcours sur Internet des principaux prévenus, très friands de sites extrémistes d’Al-Qaïda.


D’autres techniques spéciales ont été utilisées. Méfiants, les prévenus n’utilisaient que peu le téléphone pour les communications compromettantes. Le principal prévenu, Ali Tabich, préférait la confidentialité de sa voiture pour discuter au calme. Pas de chance pour lui, les enquêteurs l’avaient découvert et avaient installé un micro dans sa Mercedes. Et, là aussi, la moisson a été bonne. Ils ont pu enregistrer des conversations particulièrement éclairantes sur le fonctionnement du réseau.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY


NI ANGELISME NI DIABOLISATION.


L'islam devient redoutable quand, devenu sectaire, il cesse d'être un acte de foi individuel pour devenir déviant et dominateur. Il se transforme en islamisme communautariste qu'il convient de combattre.


Islamophobie?


Baliverne, l'islamisme est le pire ennemi de l'islam, comme le national-socialisme est celui du socialisme, le gauchisme de la gauche etc.