dimanche 1 avril 2012

Demotte: 'Vlaanderen onderschat Brussel'


© brusselnieuws.be

De Federatie Wallonië-Brussel is enkel een brug tussen de Franstaligen in Brussel en Wallonië. Er is geen sprake van Waals expansionisme richting Brussel. Dat zegt Waals minister-president Rudy Demotte (PS) een jaar na de naamsverandering van de Franse gemeenschap.


Waals minister-president Rudy Demotte (PS) Straks is het een jaar geleden dat de Franse gemeenschap werd omgedoopt tot de Federatie Wallonië-Brussel. Naar aanleiding van die verjaardag sprak De Zondag met Rudy Demotte (PS), minister-president van het Waals Gewest én de Federatie Wallonië-Brussel.

Volgens Demotte ging het enkel om een naamsverandering. "Dit werd in Vlaanderen geïnterpreteerd als een provocatie maar dat is niet juist," zegt hij. "De Walen hebben ook niet gereageerd toen het Vlaams Gewest en de Vlaamse Gemeenschap benoemd werden tot Vlaanderen."

De Waalse minister-president vindt de foute kaart van het Flanders House in New York, waarbij Brussel in het midden van Vlaanderen lag en Wallonië in Frankrijk, een veel grotere provocatie. "De erkenning van Brussel als een volwaardig gewest zou een zeer belangrijk signaal zijn. De Brusselaars verwachten dat ook."

WATERHOOFDSTAD BRUSSEL

"Vlaanderen onderschat Brussel," gaat Demotte verder. "De N-VA spreekt van de Brusselse waterhoofdstad. Dat is een belediging. De nationalisten erkennen Brussel niet, ze beschouwen Brussel als een deel van het Vlaamse territorium."

Vlaanderen hoeft volgens Demotte dan weer niet te vrezen dat Wallonië Brussel gaat inlijven. "Dat is een fantasie. Als men zegt de Federatie Wallonië-Brussel de voorbereiding is op een plan-B, kan men dat ook zeggen van Vlaanderen, dat het Vlaams Gewest en de Vlaamse Gemeenschap bevat, Brussel inbegrepen."

"Wij bouwen nu in de praktijk via deze Federatie een brug tussen twee entiteiten, het Brussels Gewest en het Waals Gewest. Vlaanderen kan ook zeggen: wij geven aan de gemeenschappelijke organisatie of aan de brug tussen het Vlaams Gewest en het Brussels Gewest de benaming Federatie Vlaanderen-Brussel. Ik zou daar geen problemen mee hebben.



A QUOI RESSEMBLERA BRUXELLES EN 2040

Trois bureaux d’urbanisme internationaux ont planché sur l’avenir de la Région.

La Région bruxelloise s’est transformée en une métropole dynamique, contrastée, qui connaît un développement démographique important, mais aussi des congestions et des problèmes sociaux. Charles Picqué, le ministre-Président de la Région, a demandé à trois bureaux d’urbanisme internationaux connaissant Bruxelles de réfléchir à l’avenir du "grand Bruxelles" (au-delà des 19 communes, ce qui en soi est déjà un acte politique, même s’il est bien sûr indispensable). A quoi ressemblera la métropole en 2040 ? Comment agir pour qu’elle soit agréable à vivre, écologique ? La zone étudiée pour "Bruxelles métropole 2040" est celle qui sera irriguée par le RER, soit 135 communes, 2,9 millions d’habitants, 1,4 million d’emplois. Pour certains, l’exercice devrait même porter jusqu’aux pays voisins, dans l’étude d’un Euro delta, de Lille à Rotterdam. Paris aussi avait fait cet exercice qui peut servir de guide pour les politiques. Il s’agit ici de préparer le PRDD (le Plan régional de développement durable).

Les trois bureaux choisis ont travaillé un an sur cette commande : les Italiens de Studio 012 avec Bernardo Secchi et Paola Vigano, les Hollandais de KCAP, et les Belges de 51N4E associés aux Français de l’AUC.

On retrouve, chez tous, les problèmes de la mobilité, des espaces verts, de la mixité des quartiers, de la coupure dans la ville représentée par la zone du canal, de la nécessité de développer la ville au-delà du canal.

La proposition la plus radicale est celle des Italiens qui proposent un objectif volontariste : éliminer la voiture de Bruxelles métropole dans 30 ans. Faire un "no car city". Ils prônent une ville non concentrée mais qui s’étend sur toute la zone un peu comme dans le Veneto italien. Ils l’appellent "métropole horizontale" en opposition aux scénarios de densification des métropoles verticales. Ils récupèrent alors les espaces occupés par la voiture (remplacée par des transports en commun, taxis et vélos). "Imaginez le Sablon débarrassé de son parking", disent-ils. Ils ont repéré des espaces dans l’ouest de la ville, méconnus des habitants et qui recèlent "des grandes opportunités pour construire une ville différente ". Leur conclusion politique : "Ce qui est gênant pour l’instant est l’incapacité politique de choisir, mais il faut prendre le temps de se demander pourquoi on est là ensemble."

Les trois bureaux exposent, jusqu’au 15 avril, leurs travaux dans une expo et un livre au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles (entrée libre), avec chaque fois un film explicatif de 10 minutes.

Le bureau 51N4E parle de la nécessité à la fois de desserrer la ville et de la resserrer. Il pointe qu’il y a un centre-ville bien accessible mais aussi d’autres zones qui sont comme oubliées. Ils proposent de construire de nouveaux lieux attractifs : autour de la Senne, autour des abattoirs d’Anderlecht (l’espace serait quadruplé et transformé en "Place de l’Europe"), autour des vallées du Molenbeek et du Maelbeek qui, connectées, formeraient un grand parc sur 6 km de long.

Les Hollandais de KCAP veulent densifier et "mixifier", boucher ce qu’ils appellent les "trous d’emmental" dans la ville. Leurs idées : faire "sauter" la barrière du canal, revitaliser la zone du Manhattan Center et de la gare du Nord, et en faire un pôle culturel et attractif, développer un pôle autour du campus d’Erasme. "Si Bruxelles parvient à dépasser ses impasses bureaucratiques dues à ses niveaux de pouvoir et à résoudre l’équation entre immigration et économie, elle a de magnifiques atouts." Guy Duplat


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UNE VISION POUR BRUXELLES-METROPOLE 2040

Si vous aimez Bruxelles, (et nous savons que les Bruxellois détestent leur ville parce qu’ils ne la connaissent, ils ne la comprennent pas, ils la quittent par milliers) il faut courir voir cette remarquable exposition. Pourquoi ?

Parce qu’elle nous apprend à regarder Bruxelles avec les yeux des autres. Quels autres ? Des urbanistes architectes italiens, hollandais de haut vol qui regardent son évolution avec des yeux neufs et proposent de surcroit une vision d’avenir cohérente.

Première priorité : cesser de regarder Bruxelles comme un confetti de 19 communes quand elle comprend une métropole « dynamique, contrastée de 135 communes, de 2,9 millions d’habitants, de 1,4 million d’emplois inscrite dans un Euro delta, de Lille à Rotterdam.qui connaît un développement démographique important »

Ces interlocuteurs venus d’ailleurs nous apprennent à la regarder comme un ensemble situé au sein d’un vaste Euro delta.

Sept choses à retenir, selon nous :

1) "Bruxelles métropole 2040" sera irriguée par le RER comme Paris ou Londres.

2) Les problèmes de mobilité, sont résolu par un Bruxelles sans autos un "no car city"(remplacée par des transports en commun, taxis et vélos) où les espaces publiques reprennent le dessus sur l’espace bagnole et devient une machine à intégrer. Imaginer un Sablon sans voitures…(on parquait grand Place autrefois)

3) Les espaces verts, nombreux à Bruxelles sont reliés entre eux par des coulées vertes.

4) La mixité des quartiers est réalisée par un développement radical de la ville autour et au-delà du canal.

5) Ils proposent une "métropole horizontale" en opposition aux scénarios de densification des métropoles verticales.

6) Il s’agit de saisir toutes les opportunités " pour construire une ville différente "face à « l’incapacité politique de choisir. »

7) Enfin et surtout, il faut forger une nouvelle image de Bruxelles : cosmopolite, internationale, dynamique, jeune, à laquelle les nouveaux et les anciens Bruxellois puissent enfin s’identifier.

Expo visible à Bozar jusqu’au 15 avril : trois films explicatifs de 10 minutes chacun à ne manquer à aucun prix !

Surtout retenir ceci : "Si Bruxelles parvient à dépasser ses impasses bureaucratiques dues à ses niveaux de pouvoir et à résoudre l’équation entre immigration et économie, elle a de magnifiques atouts."

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