mardi 17 avril 2012

La Flandre doit-elle investir dans des écoles fréquentées par des francophones?



Belga

La plupart des parlementaires bruxellois flamands ont souligné la nécessité d'investir plus dans l'enseignement à Bruxelles.
Le président du Parlement flamand Jan Peumans s'est demandé lundi si la Flandre devait continuer à investir dans son système d'enseignement à Bruxelles, de plus en plus largement fréquenté par des enfants francophones. Plusieurs députés bruxellois flamands lui ont exprimé la nécessité d'accroître les investissements dans l'enseignement néerlandophone dans la capitale.

Cet échange de vues a eu lieu à l'occasion d'une visite effectuée par Jan Peumans auprès de la Commission communautaire flamande. Le Parlement flamand souhaite avoir des relations plus étroites avec les Flamands de Bruxelles.

Rendez-vous a été pris pour renouveler l'échange de vues très prochainement. La tradition veut que le président du Parlement flamand rende visite durant la législature à la Commission communautaire flamande (VGC), l'institution qui représente les intérêts des Flamands de Bruxelles en matière de formation, de culture, de sport et de bien-être.

Durant la visite, il a beaucoup été question lundi d'enseignement, de nombreux francophones de la capitale inscrivant leurs enfants dans des écoles flamandes. "La Communauté française n'investirait-elle pas assez dans son propre enseignement?", s'est interrogé Jan Peumans. "Et est-ce le rôle de la Flandre de pallier ce désinvestissement d'une autre Communauté?", a-t-il poursuivi.

La plupart des parlementaires bruxellois flamands ont souligné la nécessité d'investir plus dans l'enseignement à Bruxelles. "Les institutions flamandes doivent rester flamandes, même si elles s'ouvrent à des populations allophones", a défendu Paul De Ridder, député N-VA comme Jan Peumans. "La mutation en une sorte de système scolaire bruxellois n'est pas envisageable", a-t-il souligné.

La députée Bianca Debaets (CD&V) a indiqué qu'offrir un système scolaire adéquat constituait une des rares réponses à la criminalité croissante. Selon Elke Van den Brandt (Groen), les grands défis qui attendent Bruxelles ne pourront être rencontrés que moyennant une bonne collaboration entre les deux grandes communautés.

L'échange de vues s'est poursuivi cordialement, Jan Peumans semant cependant quelque trouble en qualifiant d'"alibis flamands" les échevins néerlandophones officiant dans une série de communes bruxelloises. Echevine à Jette, la députée du CD&V Brigitte De Pauw a été piquée au vif. "A vous entendre nous ne faisons que servir d'alibi, pourtant nous siégeons au Collège et nous participons aux débats", a-t-elle fait observer. Elke Roex (sp.a) a assuré que les échevins néerlandophones abattaient un boulot considérable.

COMMENETAIRE DE DIVERCITY

SURPRENANT

Ceci est carrément un scoop. Peumans ne parle pas en son nom mais en sa qualité de porte-parole du premier parti flamand. Et que veut le premier parti flamand? Que mère Flandre investisse moins pour financer le sacro-saint réseau scolaire flamand de Bruxelles, cette puissante machine à flamandiser les allochtones bruxellois. Autrement dit, la N-VA entend lâcher Bruxelles. C'est dire que d'entrée de jeu l'idée de créer une communauté urbaine de plus de cent communes est rejetée par la N-VA qui redoute plus que tout la tâche d'huile allochtone. Pas d'argent flamand pour des non Flamands.

"La plupart des parlementaires bruxellois flamands ont souligné la nécessité d'investir plus dans l'enseignement à Bruxelles. "Les institutions flamandes doivent rester flamandes, même si elles s'ouvrent à des populations allophones", a défendu Paul De Ridder, député N-VA comme Jan Peumans"

"La députée Bianca Debaets (CD&V) a indiqué qu'offrir un système scolaire adéquat constituait une des rares réponses à la criminalité croissante."

Cela monsieur Peumans et sa N-VA s'en soucient comme de Colin-Tampon.

MG

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