vendredi 25 mai 2012

Bruxelles ne pourra aménager davantage de places dans ses écoles




La Cour constitutionnelle a annulé jeudi le volet du budget 2011 de la
Région bruxelloise consacré à la création de places pour les plus
petits dans les écoles de la capitale pour faire face au boum
démographique.
Toutefois, les moyens déjà engagés pourront être dépensés sans limite
de temps pour ne pas mettre en difficultés les acteurs qui ont
commencé à mettre en oeuvre les projets concernés. Le recours en
annulation avait été introduit par des associations flamandes et par
le gouvernement flamand au motif que ces domaines sont de la
compétence des Communautés.
Pour légitimer ses bonnes intentions à l'égard de intérêts des futures
générations, le gouvernement bruxellois avait justifié la disposition
attaquée par la compétence qui lui revient en matière d'emploi.
L'absence de place en crèche ou à l'école empêche selon lui certains
habitants d'accéder au marché de l'emploi. Il n'a pas été entendu sur
ce point.
Disant prendre acte de l'arrêt, le ministre-président bruxellois
Charles Picqué a souligné jeudi que 3.836 places promises pour
septembre prochain, dans l'enseignement fondamental, néerlandophone et
francophone, sous forme de préfabriqués, de constructions modulaires
ou de rénovations de bâtiments existants, "seront quand même
construites".
"Sans l'action de la Région bruxelloise, de nombreux enfants auraient
dû suivre les cours dans des mauvaises conditions (caves, couloirs )
comme subi ces derniers temps, ou pire n'auraient même pas pu
s'inscrire en septembre", a-t-il ajouté.
Se réjouissant que la Cour Constitutionnelle n'ait pas suivi la
demande du gouvernement flamand d'annuler les décisions prises en
2011, ce qui aurait obligé les pouvoirs organisateurs à rembourser les
subsides versés par la Région, le ministre-président bruxellois a
enfin déploré que "le juridisme institutionnel" ait "pris les dessus
sur les besoins de la population".
LA COMMUNAUTE FRANÇAISE DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITES, DIT LA N-VA
La décision de la Cour constitutionnelle d'interdire à la Région
bruxelloise d'investir dans les écoles de la capitale n'est que
logique. Il appartient aux Communautés, qui sont compétentes, et en
particulier à la Communauté française, de s'en charger, a estimé jeudi
la N-VA.
La Cour constitutionnelle a annulé jeudi le volet du budget 2011 de la
Région bruxelloise consacré à la création de places pour les plus
petits dans les écoles de la capitale pour faire face au boum
démographique. Toutefois, les moyens déjà engagés pourront être
dépensés sans limite de temps pour ne pas mettre en difficulté les
acteurs qui ont commencé à mettre en oeuvre les projets concernés.
Le recours en annulation avait été introduit notamment par le
gouvernement flamand. Pour le député flamand N-VA, Willy Segers,
l'arrêt rendu jeudi apporte la confirmation que les Communautés sont
les acteurs principaux de l'enseignement dans la capitale. "La Région
bruxelloise n'est plus en mesure et n'est plus autorisée à jouer un
rôle de coordination".
Il y certes des problèmes de capacité d'accueil, reconnaît la
formation nationaliste flamande, mais ce sont les communautés qui
doivent y remédier. "C'est principalement la Communauté française qui
doit investir d'urgence. Il est grand temps qu'elle prenne ses
responsabilités", a ajouté Willy Segers. Son co-listier du parlement
bruxellois Paul De Ridder a quant à lui dit pouvoir se ranger derrière
la décision de ne pas faire rembourser les sommes déjà accordées par
la Région bruxelloise afin de ne pas mettre en difficulté les
organisations engagées dans le processus.
Selon lui, la N-VA veut également de nouvelles places scolaires à Bruxelles.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA GUERRE EST LA POURSUITE DE LA POLITIQUE PAR D'AUTRES MOYENS
Inversons la thèse de Clausewitz et nous aurons la stratégie de le
N-VA par rapport à Bruxelles (qu'elle assiège littéralement) et de la
Communauté française qu'elle cherche à asphyxier par tous les moyens.
On tremble à l'idée que ce parti prenne le contrôle de la Communauté
Flamande en 2O14, De Wever devenant alors ministre président...
Il n'est pas simple de percer à jour les intentions des nationalistes
populistes à l'égard de Bruxelles. Ce qui est sûr c'est qu'elles  sont
inspirées par une hostilité viscérale. "Il faut simplifier Bruxelles"
a déclaré De Wever, lançant sa campagne bruxelloises, Grand Place dans
un français impeccable, à donner froid dans le dos.

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