lundi 21 mai 2012

Le lent déclin des francophones de Flandre


Christian Laporte
L’identité flamande s’est construite aussi sur les francophones de Flandre. Sans vrai dialogue, ils disparaissent progressivement.


Entretien
La jeune historienne Céline Préaux jette un fameux pavé dans la mare nationale en se demandant si on ne vit pas la fin de la Flandre belge. Et fait œuvre utile en comblant une lacune énorme dans notre historiographie : jusqu’ici, les francophones de Flandre étaient les grands laissés pour compte des historiens comme si le sujet était trop délicat. Après un mémoire à l’ULB sur les francophones de Gand dans les années 1990, elle y a décroché un doctorat en histoire avec une étude comparative entre les francophones de Flandre et les anglophones du Québec.

QU’EST-CE QUI VOUS A INCITE A TRAVAILLER SUR LES FRANCOPHONES DE FLANDRE A PROPOS DESQUELS IL EXISTE PEU DE SOURCES ?

C’est justement cela qui m’y a poussé. On s’interroge volontiers sur l’immigration flamande en Wallonie, objet de livres mais aussi d’expositions et c’est fort bien évidemment. De même, de récents anniversaires ont focalisé les projecteurs sur l’immigration italienne ou marocaine mais pour ce qui est des francophones de Flandre, il n’existait pas d’étude globale. Je suis partie d’une hypothèse qui paraîtra étrange dans un environnement où l’on a tendance à tout simplifier à l’extrême et où l’on met volontiers de l’huile de feu : selon moi, la question linguistique telle qu’elle est vécue depuis les débuts de la Belgique au nord du pays n’oppose pas Flamands et Wallons mais c’est un conflit interne entre Flamands néerlandophones et francophones. J’ai conceptualisé cette hypothèse à partir de l’étude du cas d’Anvers

“LA” VILLE FLAMANDE PAR EXCELLENCE…

C’est la capitale du nationalisme flamand mais aussi une cité au grand prestige international en raison du rayonnement de son port et de sa vie économique. Une ville aussi qui de ce fait a attiré de nombreuses communautés étrangères. Bref, Anvers est rapidement devenu un enjeu majeur pour le Mouvement flamand car ce centre de gravité économique était synonyme de nombreuses opportunités d’ascension sociale. L’enjeu à terme était d’arriver à imposer le néerlandais comme langue des affaires. Si on y parvenait, cela ne pouvait que valoriser la langue parlée par le peuple.

MAIS LE FRANÇAIS DOMINA D’ABORD…

Oui dans tous les milieux de pouvoir. Cela dit, si les élites socio-économiques étaient majoritairement francophones, tous les francophones n’étaient pas des privilégiés. Les élites se retrouvaient entre elles.

VOUS LE MONTREZ BIEN A PROPOS D’ANVERS…

Jusque dans les années 1930, les élites francophones menaient un mode de vie "à la française". Elles avaient leur propre vie culturelle, associative et sportive et leurs propres associations professionnelles. Et leurs enfants complétaient souvent leur formation en France. Ce mode de vie ségrégué allait de pair avec un sentiment majoritaire. A aucun moment elles n’eurent conscience de former une minorité numérique en Flandre. C’est d’autant plus vrai qu’elles inscrivaient leur appartenance dans le cadre plus large de la Belgique dont l’ensemble était aussi culturellement dominé par les francophones. Et puis, ils dominaient sur le plan socio-économique. Mais de leur côté, les néerlandophones avaient une compréhension très civique de leur appartenance à la Belgique qui reposait sur deux races, deux communautés autour d’un contrat social commun unies dans une sorte de pacte social rousseauiste basé sur une grande égalité. En fait, ils voulaient être reconnus comme communauté à part entière avec des droits égaux à ceux des francophones. Or, il y a eu un déséquilibre avec la domination du français.

LES ELITES FRANCOPHONES DE FLANDRE AURAIENT PU RECONNAITRE CES EVOLUTIONS ?

Ils reconnaissaient les spécificités mais dans leur esprit, il fallait qu’une seule langue continue à dominer sur le plan national. Ce fut le français qui était la langue des Lumières mais aussi de la révolution contre le régime hollandais. Et puis c’était la langue de l’ascension sociale. Le flamand, c’était la langue des bonnes. Et les Flamands privés de reconnaissance dans l’Etat-nation belge unilingue vont s’insérer dans une nation sans Etat.

LE VENT A TOURNE APRES LA PREMIERE GUERRE.

Oui, la flamandisation de l’Université de Gand fut un tournant à l’instar des nouvelles lois linguistiques et de l’instauration de l’unilinguisme régional. Autour de cela se développera le projet d’un Etat-Nation flamand où la langue a pris une valeur totalisante selon un phénomène qu’a bien expliqué Amin Maalouf à savoir qu’on s’identifie à ce qui est le plus attachant, en l’occurrence ce que l’on parle. On ne s’en éloignera plus avec la fin du recensement et la fixation de la frontière linguistiques. Un Etat flamand homogène se devait de reposer sur une seule langue officielle.

Il y a eu alors le rejet du français mais aussi des francophones de Flandre. Mais ces derniers n’ont pas vraiment réagi.

Non, ils n’ont pas vu que derrière tout cela il y avait une question politique et sociale et ont continué à se battre pour ce qui leur semblait plus essentiel alors, à savoir la pilarisation de la société. Et puis quand ils ont vraiment vu ce qui se précisait, il était trop tard pour combattre un nationalisme ethnique. Ils ont argué qu’ils n’étaient pas hostiles à la langue de la région, n’hésitant pas à mettre en avant leur diglossie mais en oubliant de rappeler que s’ils étaient bilingues, ils en réservaient auparavant l’expression dans les rapports de subordination.

AUJOURD’HUI LA MINORITE FRANCOPHONE SEMBLE ETRE EN VOIE DE DISPARITION.

Elle l’est car les dirigeants politiques flamands n’accepteront jamais sa reconnaissance en tant que telle; ce serait contradictoire avec leur vision d’une Flandre homogène. Les francophones de Flandre se sentent désormais Flamands parce qu’ils ont peur de faire des vagues. Conséquence : ils organisent aussi de moins en moins d’activités culturelles parce qu’ils ne peuvent pas recevoir de subsides. Précision : il faut distinguer ceux qui habitent dans les provinces flamandes de ceux de la périphérie bruxelloise dont bon nombre sont des Wallons.

VOTRE VISION N’EST-ELLE PAS TROP SOMBRE ?

C’est la fin d’un processus qui remonte à quarante, cinquante ans. On se rassure en disant qu’on n’est pas dans les Balkans mais c’est visiblement oublier ce qui s’est passé dans les années 1960 et suivantes : il y a eu des manifestations flamingantes très violentes qui ont progressivement amené les francophones à ne plus organiser de manifestations culturelles publiques ou à faire célébrer des messes en français. On a oublié qu’on a été jusqu’à poser des bombes dans les journaux francophones de Flandre. Finalement les bourgmestres les plus ouverts n’acceptaient plus d’activités francophones pour des raisons de sécurité. Lorsque nous avons organisé un colloque à l’Université d’Anvers, le bourgmestre Janssens n’a donné son accord que si l’on admettait la présence dans la salle de policiers en civil. Et ce climat a aussi pénétré les esprits : certains ont peur, au point de refuser de témoigner pour une recherche scientifique. Cela explique pourquoi il n’y a pas de véritables études sur les francophones de Flandre.

ILS SE SONT AUSSI TUS CAR ILS AVAIENT PEUR D’ETRE TRAITES DE FRANSQUILLONS…

Le Mouvement flamand s’est appuyé sur une série de mythes : celui de la victoire des Eperons d’or de 1302, celui du commandement en français dans les tranchées de l’Yser, etc. qui ont débouché sur une sacralisation et un blocage sur les différences et qui ont créé une image négative des francophones de Flandre. Paradoxalement, qu’ils le veuillent ou non, ils occupent une place de choix dans la construction de l’identité flamande.

COMBIEN Y A-T-IL DE FRANCOPHONES EN FLANDRE. SELON UN SONDAGE REALISE PAR L’ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DU FRANÇAIS, ILS SERAIENT QUELQUE 367 000.

L’on n’en sait absolument rien pour la bonne raison que le recensement linguistique a été supprimé il y a un demi-siècle. Il est vraiment impossible de déterminer leur nombre quoi qu’en dise l’APFF. Et en tout état de cause, il faut ici aussi séparer ceux qui vivent dans les provinces flamandes de ceux de la périphérie.

PENSEZ-VOUS QUE LORSQUE LA FLANDRE AURA TOUS SES APAISEMENTS SUR SES FRONTIERES ELLE POURRAIT ETRE PLUS COULANTE ?

Si c’est à la signature de la convention-cadre sur les minorités que vous pensez, vous vous faites des illusions. Combien de Wallons et de Bruxellois francophones sont prêts à se battre pour elle ?

QU’EST CE QUI VOUS A AMENE A VOUS INTERESSER DE LA SORTE A CETTE QUESTION ?

Depuis mon enfance, je suis ouverte à la Flandre de par mes études : je les ai faites dans les athénées flamands d’Etterbeek et de Woluwe-Saint-Pierre. Mais quand j’en suis sortie, je n’étais pas loin de partager les visions des nationalistes flamands. Imaginiez-vous que l’on donnerait en Belgique francophone en terminale secondaire pendant tout un trimestre un cours sur la question linguistique au cours d’Histoire ? Ajoutez à cela un fossé abyssal en matière d’information dans les médias des deux communautés. L’on ne se connaît plus et cela ne va pas s’améliorer. C’est comme s’il existait déjà deux pays. C’est aussi pourquoi je pense que mes travaux dérangent : les francophones par leur volonté de domination au début de la Belgique et les néerlandophones qui mettent tout en œuvre pour homogénéiser leur région n’aiment pas que l’on épingle ces dérives respectives.

 "La fin de la Flandre belge ?"; avant-propos, 317 pp., 22,95 €.

Commentaires de lecteurs:

"Je suis un francophone qui habite Anvers et qui dans son enfance a vécu de très près les manifestations hostiles à la sortie de la messe du "Saint Esprit" et des conférences "Exploration du Monde". Aujourd'hui les francophones qui sont restés dans cette ville sont bien intégrés et vivent en paix. Il est triste de devoir constater que cette intolérance d'une minorité vis-à-vis des francophones c'est déplacée vers les immigrés.
Il y a un fait marquant que je ne retrouve pas dans cet article. Où sont donc passées toutes ces grandes familles francophones qui ont quitté (weggepest) discrètement la Flandre ? Il suffit de parcourir des annuaires tels que "High Life" ou "Carnet Mondain" pour constater qu'un très grand nombre se sont installées à Bruxelles (à 45 km d'Anvers), sa périphérie, le Brabant Wallon et en moindre mesure à l'étranger.
Anvers est une ville pleine de vie et formidable, où je suis heureux de vivre".

 

 "Dans une famille belge qui comme dans la mienne a des flamingants, des wallingants des Bruxellois Nous on évolue, aujourd'hui on a des New yorkais, des Floridiens des Athéniens, des Parisiens , des Amstelodanois et aussi et surtout des Belges ouvert au monde heureux de pouvoir discutailler de notre germanitudolatinité un peu bastardisé par l'Anglais international omniprésent dans notre vie réèlle et virtuelle"

 
Jean Ray, grand auteur fantastique belge flamand francophone précisait avoir écrit ses plus beaux textes en français ( Malpertuis, Les contes du whisky,...) et d'autres textes de moindre importance en flamand pour le jeunesse.
Il a vécu à Gand, 1887-1964,et était l'ami de Michel de Ghelderode, et de Claude Seignolle.
Encore un bel exemple de notre patrimoine culturel BELGE!!!!"


"Le néerlandais n'est parlé qu'en Flandres, en Hollande et peut-être par quelques personnes dans les anciennes colonies du Royaume des PAys-Bas. Le néerlandais disparaitra avant le français.
Et ça, Bart de Wever, d'autres politiques, certains universitaires flamands en ont tout à fait conscience.
C'est pour cela qu'ils imposent, de façon administrative le néerlandais en Flandre."

 

"Tout le monde est libre de parler la langue qu'il veut, mais les francophones exagèrent.
Quand ils vont à Izmir ils parlent quelques mots de turc. A Berlin quelques mots d'allemand, idem en Suisse ou en Autriche. A la Costa del Sol ou sur la Riviera, ils parlent quelques mots d'espagnol ou d'italien. Pourquoi ne le font-ils pas à Bruges ? A Blankenberge ? A Ostende ? Avec le Néerlandais ?

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PATHETIQUE, MAIS BRAVO LAPORTE!

Christian Laporte, comme sa collègue Béatrice Delvaux, du reste, a le chic de lever des lièvres.

Cette interview est absolument capitale pour qui veut comprendre vraiment le problème linguistique belge;

En vérité, seule une analyse de caractère marxiste permet de le saisir dans toute sa complexité.

Le flamingantisme participe, à l'origine du moins, d'une lutte des classes! Au dix-neuvième siècle et jusqu'au milieu du vingtième, la classe dominée s'exprime en flamand, la classe dominante en français. Regardez Daens et vous aurez tout compris! En Wallonie c'est pareil sauf que les dominés parlent wallon et que le wallon va disparaitre au profit d'un français abâtardi.

C'est aussi simple que cela, au départ.

Mais pourquoi la classe dominante parlait-telle français? C'est peut-être la vraie question.

La Flandre fut autrefois vassale de la France, et de la Bourgogne antérieurement.

L'aristocratie y parlait français, la bourgeoisie l'a imitée.

Pour ce qui concerne Bruxelles, il faut bien voir qu'au dix neuvième siècle, cette ville, flamande géographiquement, présentait exactement les même caractéristique socio-linguistiques qu'Anvers: la bourgeoisie francophone s'exprimant en français et les classes laborieuses parlant un dialecte brabançon. La différence c'est que à Bruxelles la population flamande a été francisée à près de 100%. D'où la colère des militants et activistes flamands. "Le Walen buiten" de Louvain trente ans après la flamandisation de l'université de Louvain, était avant tout un "fransquillons buiten". Sont qualifiés de Fransquillons, les bourgeois flamands francophones.

On en est où? Il vous suffit pour le comprendre de regarder VTM et VRT ,de lire la presse populaire flamande, pas le Morgen, ni le Standaard mais Nieuwsblad ou le Laatse Nieuws.

Vous comprendrez qu'on vit dans deux pays culturellement différents qui s'ignorent mutuellement.

Les commentaires de lecteurs de la Libre sont éclairants: "Aujourd'hui les francophones qui sont restés dans cette ville sont bien intégrés et vivent en paix.";"Il est triste de devoir constater que cette intolérance d'une minorité vis-à-vis des francophones c'est déplacée vers les immigrés."

Certes quand on constate que les sondages donnent 38% à la N-VA plus 12% au Vlaams Belang, on se dit que le prochain pas ce sera l 'évaporation de la Belgique (De Wever la voit se produire dans 5,10 ou maximum 30 ans. ) Il n'en demeure pas moins qu'on ne voit pas ce qu'il adviendra de Bruxelles enclavée en Flandre après les élections de tous les dangers, celles de 2014.

Quant à la Wallonie, elle est et restera un état PS comme le montre clairement l'article suivant.

MG

UN TSUNAMI DE DIRECTEURS PS



Frédéric Chardon

57 % des nouveaux directeurs du SPW ont une étiquette socialiste.

Le nouveau numéro de la revue "Diagnostic", publiée par le Gerfa (Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative), pourrait créer pas mal de houle dans les eaux troubles du clientélisme. En effet, dans son édition de mai, qui sort ce lundi, "Diagnostic" balance nom par nom l’étiquette politique des 65 directeurs fraîchement désignés au Service public de Wallonie (SPW), l’administration régionale wallonne.

Le bilan est sévère : c’est un véritable raz-de-marée pour le Parti socialiste. Selon le Gerfa, 37 directeurs sont PS, soit 57 % des postes. Et les autres partis ? Le CDH se classe en deuxième position en "plaçant" 19 directeurs (environ 23 %), le MR est troisième, avec tout de même 6 postes. Quant à Ecolo, qui figure pourtant dans la coalition Olivier du gouvernement wallon, seuls deux directeurs "verts" sont nommés. Enfin, le dernier poste revient à un "indépendant" que l’on ne peut classer dans aucun des partis politiques francophones.

"Sud Presse" et "Le Soir" avaient tenté en avril d’évaluer le poids des partis dans cette liste de directeurs, mais, aux yeux du Gerfa, nos confrères se sont trompés. Ils "avaient fait état d’une liste de nominations de 68 directeurs au SPW et ont crié à la politisation, en accordant une proportion de 36 % au PS et presque autant au CDH. Ces chiffres ne paraissaient pas sérieux, explique l’article de "Diagnostic". [ ] La liste des 65 directeurs (et non 68, comme indiqué à tort) était connue de nos services, mais il ne s’agissait en l’état que d’une proposition du ministre de la Fonction publique au gouvernement wallon; elle devait encore être confirmée, même si les modifications se feraient vraisemblablement à la marge. [ ] Par ailleurs, il est assez facile de citer des chiffres de politisation sans identifier de manière précise les bénéficiaires. On peut avancer tous les chiffres possibles et imaginables et toutes les proportions sans courir le risque des démentis et des droits de réponse".

Toujours pour le Gerfa, les chiffres donnés par ces journaux se révèlent approximatifs et "chargent" bizarrement le CDH : "Le poids du PS a été systématiquement allégé et celui du CDH a été renforcé ! Incompréhensible, sauf si on tient compte de la source de l’information, en l’espèce, la CGSP (syndicat socialiste pour la fonction publique, NdlR) qui a minimisé, consciemment ou non, le poids du P arti socialiste."

Pour le reste, la domination des socialistes n’est pas étonnante. Elle est conforme à la répartition historique du pouvoir administratif au niveau wallon. En gros, deux tiers pour le PS, un tiers pour le CDH. Autrement dit, cette vague de nominations de directeurs va renforcer la puissance des socialistes et des humanistes qui, à eux deux, pèsent un peu plus de 86 % de la haute fonction publique régionale (inspecteurs généraux, directeurs généraux, etc.), comme le Gerfa et "La Libre" l’avaient révélé récemment.

"Plus fondamentalement, précise encore "Diagnostic", cela signifie que la relève de la politisation est assurée et qu’il y a vraiment peu de chance que la sociologie institutionnelle soit modifiée dans les dix ans à venir. Le verrouillage est donc assuré. Plus grave, certaines directions constituent de véritables chasses gardées où une seule carte prévaut : c’est le cas de la direction de l’Economie et des Pouvoirs locaux, où le PS règne en maître, et le cas du département de la Nature et des Forêts (DNF), où le CDH est dominant".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CLIENTELISME A OUTRANCE

Un lecteur commente: "Si le PS était vecteur de bien être ce serait pas dramatique, mais à la lecture d'études universitaires sur le sujet, je doute que la W@llonie s'en sortira un jour."

"Excellent article mais qui ne changera en rien le système mis en place, quand bien même un autre parti politique serait plébiscité par la population aux prochaines élections, impossible d'améliorer quoi que ce soit vu la politisation excessive de la fonction publique et le monde politique."

"La force du PS? La pauvreté et le clientélisme a outrance. Le clientélisme et la corruption sont à la politique ce que le dopage est au sport."

 "Il y a très certainement une part de vérité dans ce que dénonce le Gerfa mais on sait aussi que les "très compétents classés MR" préfèrent le privé à la fonction publique pour les rémunérations de loin très supérieures et beaucoup plus en phase avec leur style de vie."


On le voit: si l'Etat flamand ci-devant CVP est en train de devenir un Etat NVA; en revanche l'Etat wallon est très marqué Ps. Et Bruxelles? C'est évidemment la bonne question. Le MR y était la force politique dominante, devant le Ps. Désormais le MR ne représente que 20% et le FDF 11%.

La scission du MR est stratégiquement délétère. La nouvelle stratégie du MR, serait de couler le FDF pour s'allier au PS. Wait and see!

Le plus dur n'est pas derrière nous!

MG

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