dimanche 6 mai 2012

Picqué évoque les pistes pour une 7e réforme de l'Etat







Belga

"Nous entendons parler déjà d'une septième réforme de l'Etat. Autant dire que si cela doit se produire, Bruxelles ne serait pas en reste dans le concert de nouvelles revendications".
La sixième réforme de l'Etat en cours a quelque peu consolé les Bruxellois d'une série de mauvais procès qui leur sont faits, mais à l'heure où certains s'empressent à parler d'une septième, autant prévenir que Bruxelles ne sera pas en reste dans le concert de revendications, a averti samedi le ministre-président bruxellois Charles Picqué.
Celui-ci s'exprimait devant un parterre d'autorités fédérales -dont le Premier ministre Elio Di Rupo (PS), le président de la Chambre André Flahaut (PS) et les Vice-premières ministres Laurette Onkelinx (PS) et Joëlle Milquet (cdH)-, régionales et communautaires, à l'occasion de la séance académique donnant le coup d'envoi de la Fête de l'Iris.

La fédération Wallonie Bruxelles était largement représentée, au-delà de son aile bruxelloise, notamment par le ministre-président Rudy Demotte (PS) et le ministre en charge des Bâtiments scolaires, Jean-Marc Nollet (Ecolo). Le président du parlement flamand Jan Peumans (N-VA) avait lui aussi fait le déplacement.

Charles Picqué a souligné que la sixième réforme de l'Etat constituait un indéniable progrès pour Bruxelles qui a traversé deux périodes: celle où elle incarnait la représentation de l'Etat ambitieux et contribuait par ses nouveaux édifices publics à la reconnaissance internationale de l'Etat belge, et celle du mouvement pré-fédéraliste du pays durant laquelle elle est devenue progressivement un objet étranger au destin des flamands et wallons qui s'émancipent progressivement de l'Etat belge.

"Nous entendons parler déjà d'une septième réforme de l'Etat. Autant dire que si cela doit se produire, Bruxelles ne serait pas en reste dans le concert de nouvelles revendications", a-t-il toutefois dit.

Dans un message diffusé sur son site web à l'occasion de la Fête de la Région-capitale, le ministre-président évoque notamment le droit à la libre association de la Région aux politiques communautaires dans les domaines de l'école et de la petite enfance (soutien à la création de classes, fixation de normes d'agrément de crèches, en concertation avec les commissions communautaires française et flamande).

Il cite aussi le partage de la maîtrise d'ouvrage avec le fédéral pour les vastes chantiers d'infrastructure de Beliris et l'exigence d'une concertation préalable obligatoire dans tout ruling fiscal fédéral qui toucherait les impôts régionaux.

Le ministre-président souhaite encore un accord de coopération sur la procédure de recrutement de fonctionnaires fédéraux pour garantir un minimum d'emplois aux habitants de la capitale.

Charles Picqué est aussi demandeur d'accords de coopération sur l'intégration tarifaire des société de transport en commun pour rendre possible la desserte des zones économiques de la périphérie de Bruxelles à partir du centre de la capitale.

Par ailleurs, le ministre-président bruxellois s'est félicité des efforts conjoints de plusieurs acteurs pour relever le défi des places à créer dans les écoles afin de faire face au défi démographique de la capitale. Pour lui, ils sont probablement en train de gagner cet énorme pari.

 COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UNE VII EME REFORME POURQUOI FAIRE?

Autrefois, du temps de la Belgique de papa les Wallons et le Flamands étaient bien d'accord sur un point: dégraisser Bruxelles. C'était au temps où Bruxelles était la capitale de la Belgique unitaire ...

Dégraissée, Bruxelles l'est. Il lui reste la peau sur les os.

Désormais Bruxelles mendie, comme ses habitants tombés sous le seuil de la pauvreté.

Et voilà que notre ministre-président qui part en campagne pour être réélu dans son fief de Saint-Gilles, mendie une septième réforme de l'Etat belge. Dans quel dessein, ce n'est pas clair: wait and see!

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