mercredi 9 mai 2012

Tir libéral contre Verhofstadt




V.d.W. (La Libre)

Mis en ligne le 09/05/2012

Le MR ne se reconnaît plus dans les idées du chef du groupe libéral à l’Europe. “Gauchiste !”… A moins qu’il ne brigue à nouveau la Commission européenne.

De mémoire libérale, on avait rarement entendu cela : lundi, au bureau du MR, Didier Reynders s’en est pris violemment à Guy Verhofstadt. Oui, son ami, son cher "Guy". L’actuel ministre des Affaires étrangères, dans une de ces colères froides dont il a le secret, a dit tout le mal qu’il pensait du président de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen, Guy Verhofstadt. Qu’a-t-il donc fait, notre ancien Premier ministre, toujours si populaire dans tous les sondages ? Il a osé féliciter François Hollande pour sa victoire. Pire : le 13 mars dernier, quelques jours avant le premier tour, il avait lancé, en pleine séance du Parlement européen : "Qui est aujourd’hui le candidat de l’extrême droite ? Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy ?"

Au MR, on considère en effet que Verhofstadt est devenu complètement gauchiste et qu’il fait un tort considérable aux libéraux flamands et francophones : "Que veut-il ? L’Open VLD est crédité de 5 % en Anvers. Il se tire une balle dans le pied. Le MR ne doit pas se laisser entraîner dans cette spirale". La sortie de Didier Reynders - "très forte" confie un participant - a été très applaudie par l’ensemble des membres du bureau.

C’est clair : il y a désormais un gros malaise entre les libéraux francophones et le leader du groupe libéral au Parlement européen. Notons d’ailleurs qu’entre l’Open VLD et Guy Verhofstadt, les relations ne sont guère meilleures.

Mais que cherche Guy Verhofstadt ? Certains considèrent que son virage est tout simplement dicté par ses très fortes convictions européennes et en particulier par sa volonté d’obtenir une gouvernance économique de l’Eurozone et la création d’euro-obligations.

D’autres estiment que ses derniers positionnements sont en réalité très stratégiques. Il y a tout d’abord cette haine corse qui l’oppose depuis quelques années à Nicolas Sarkozy. Les deux hommes ne se sont jamais aimés. Les menaces de Sarkozy à l’égard de l’espace Schengen ont révulsé Guy Verhofstadt, lequel était bien plus proche d’un Jacques Chirac qui l’avait d’ailleurs chaleureusement soutenu pour la présidence de la Commission européenne. Certains observateurs considèrent d’ailleurs que l’ancien Premier ministre belge n’a pas abandonné ce rêve : présider la Commission. Et au fil des ans, Verhofstadt est devenu, de fait, le leader intellectuel de l’aile gauche et centriste de l’assemblée. Un leadership qu’il partage avec Daniel Cohn-Bendit. Et si d’aventure, plusieurs groupes politiques du Parlement européen devait, en 2014, se déclarer en faveur d’un candidat pour succéder à Barroso au poste de président de la Commission, le libéral belge pourrait s’imposer. Il serait alors difficile pour le Conseil européen (les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union) de repousser ce choix. D’autant qu’au Parti populaire européen (centre-droit), Verhofstadt compte aussi des amis

Le problème est que le groupe libéral, lui, ne suit pas toujours les idées de son chef. Ainsi, globalement, les libéraux européens, qu’ils soient finlandais, irlandais, danois, allemands ou belges étaient bien plus en faveur de Sarkozy que de Hollande sauf François Bayrou.

Il n’est donc pas exclu que ce groupe libéral soit en phase de recomposition. Un mouvement qui pourrait être accentué si d’aventure la droite française venait à exploser.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ENFIN IL S'EXPRIME

S'il y a bien un reproche qu'on ne puisse pas faire à Guy Verhofstadt, ce serait de ne pas être assez européen.

Européen, il l'est jusqu'au bout des ongles et "cosmopolitissime" de surcroît. En cela il ressemble à un autre ténor du parlement européen Dany Cohn Bendit. Les deux hommes qui s'apprécient sont complètement hors normes: deux inconditionnels de l'unification politique de l'Europe, deux antinationalistes viscéraux. C'est à ce titre qu'on les aime ici à DiverCity.

L'un et l'autre sont linguistiquement asexués et complètement "dénationalisés" et partisans inconditionnels d'un dialogue interculturel.

Que le libéral Verhofstadt ait prit le parti du social démocrate Hollande plaide en faveur de ce dernier. C'est qu'il voit en lui l'ultime challenger d'une Europe unie quand partout le national populisme fait des ravages. On nous rappelle ici qu'il a eu des mots très durs, et à juste titre, pour le virage ultra nationaliste de Nicolas Sarkozy dans sa campagne du deuxième tour visant à battre sur leur terrain les électeurs qui ont opté pour le national chauvinisme anti européen de Marine Le Pen. "Qui est aujourd’hui le candidat de l’extrême droite ? Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy ?"

· Le "sarkozysme" de Louis Michel et Didier Reynders est tout à fait interpellant. (Verhofstadt gaat een brug te ver met zijn geflirt met de linkse radicale partijen)

MG

STEUN VAN VERHOFSTADT AAN HOLLANDE MAAKT (FRANSTALIGE) LIBERALEN KWAAD

Door: Martin Buxant en Kristof Windels09/05/12, 07u10 − Bron: De Morgen

© belga. Ex-premier Verhofstadt, die de liberale fractie in het Europese Parlement leidt, had eerder scherpe kritiek aan het adres van Sarkozy.

Onder meer Didier Reynders en Louis Michel, twee zwaargewichten bij de MR, vinden dat Guy Verhofstadt te ver is gegaan met zijn openlijke steun aan François Hollande. Karel De Gucht (Open Vld) houdt het bij "geen commentaar".

· Verhofstadt gaat een brug te ver met zijn geflirt met de linkse radicale partijen

Louis michel (EU-parlementslid)

Tijdens een partijbureau van de Franstalige liberalen, maandag, maakte vicepremier Didier Reynders zich kwaad over Guy Verhofstadt. De laatste, die de liberale fractie in het Europees Parlement leidt, feliciteerde François Hollande met zijn overwinning van zondag. Dat is op zijn zachtst gezegd niet naar de zin van de minister van Buitenlandse Zaken.

"François Hollande heeft aangekondigd zijn land opnieuw te willen inschrijven in een Europese dynamiek", liet Verhofstadt weten in een persbericht. "Met hem, zegt hij, wordt de Schengenzone niet meer in vraag gesteld. Vooral met hem openen nieuwe perspectieven voor een economisch beleid van de eurozone." Enkele maanden geleden uitte ex-premier Verhofstadt al scherpe kritiek aan het adres van Sarkozy. Hij vergeleek toen de politiek van de partij van de uittredende Franse president met die van het extreem rechtse Front National.

"Wat Verhofstadt niet heeft gekregen van een rechtse Franse president probeert hij nu te bereiken door steun aan een socialistische president", zei Reynders op het partijbureau van MR maandag. Hij maakte daarmee een allusie op de verschillende pogingen van Verhofstadt om een topjob te versieren in de Europese kringen. "Dit gaat veel te ver, dit mag niet meer. Deze toestand wordt onhoudbaar", zei Reynders ook nog.

Ook oud vicepremier Louis Michel betreurt het gedrag van Guy Verhofstadt. "Verhofstadt gaat een brug te ver met zijn geflirt met de linkse radicale partijen", vindt hij. "Op verschillende vlakken kunnen we akkoorden sluiten met de PS of de groenen, maar nu gaat het te ver. We zijn het niet eens met zijn strategie."

Tweede probleem van de liberalen is de aanwezigheid van centrist François Bayrou binnen de liberale ploeg in het Europese Parlement, de ALDE. "Volgens mij is Bayrou verantwoordelijk voor de nederlaag van Nicolas Sarkozy", legt Louis Michel uit. Bayrou steunde François Hollande voor de tweede ronde van de Franse verkiezing.

In een reactie wijst de woordvoerster van Verhofstadt erop dat "hij enkel zijn hoop op een meer pro-Europese koers uitspreekt". Daarnaast wordt gewezen op kritiek aan het adres van Hollande, die ook in het persbericht stond. "Hollande pleit wel voor groei, maar spreekt zich (nog) niet uit voor euro-obligaties." "Voor de verkiezingen heeft Verhofstadt Francois Bayrou verdedigd als kandidaat die tot de ALDE behoort", klinkt het nog. "Sarkozy was de kandidaat van de EVP."



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