mardi 22 mai 2012

Tournant





L'édito de Vincent Slits dans La libre

S’engager sur la voie d’un assainissement budgétaire tout en mettant
la priorité sur la croissance. La quadrature du cercle : ce week-end,
le G8 a voulu montrer un visage uni face à la crise de la dette qui
menace la cohésion de la zone euro et mine l’économie mondiale. Un
rendez-vous au sommet - car l’enjeu est planétaire - pour répondre aux
attentes des partisans de la relance tout en ménageant la chancelière
allemande Angela Merkel, apôtre de la rigueur. Un G8 de synthèse en
quelque sorte. Fort bien. Mais ce ne sont en fin de compte que
quelques phrases très générales couchées sur un communiqué final. Et
après ? Ne nous leurrons pas. Ce sommet, s’il envoie un signal, ne
change rien. L’Europe est à un tournant de son histoire : elle devra
par elle-même trouver la force, l’imagination et le courage de
surmonter cette crise existentielle, la plus grave depuis la Seconde
Guerre mondiale. Sinon, ce sera le chaos Car, on le sent bien, ces
dernières semaines, des tabous sont tombés, des perspectives
jusqu’alors inimaginables sont devenues possibles, des plans
catastrophe ont été activés. Une sortie de la Grèce de l’euro ne
relève ainsi plus de la finance-fiction. L’enjeu est économique mais
aussi démocratique : la montée des nationalismes - qui surfent sur le
rejet de l’Europe et se nourrissent de la crise - résonne comme un
avertissement qu’il serait suicidaire d’ignorer. L’heure est grave.
Toute tergiversation serait funeste. L’urgence en Grèce mais aussi en
Espagne commande aux dirigeants européens de changer de braquet et
d’accoucher enfin d’un plan de sortie de crise à la hauteur de la
crise. Un plan qui devra offrir aux pays et à leurs peuples une autre
perspective que celle de la seule austérité. Il est moins une.

 COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'OCCIDENT EST AUX ABOIS.
Obama n'est pas sûr d'être réélu, Merkel est sur un siège éjectable,
Cameron est en grande difficulté, Hollande n'est pas certain d'obtenir
la majorité nécessaire à l'Assemblée nationale.
Qu'aurait fait Bush à sa place, que ferait Romney? Ce sont de vraies
questions, elles montrent que les huit dérivent sur le même radeau. Si
l'un ou l'autre passager devait tomber à l'eau, comme Sarko,  il faut
rééquilibrer le fragile esquif. Les requins nationalistes guettent les
naufragés de la crise.
La Chine, l'Inde et les pays émergeants observent la scène de loin. Le
temps travaille pour eux. Et que dit-on au parlement européen?
Le silence apparent du Parlement pendant que l'Europe traverse une
crise majeure  est un phénomène tout à fait singulier!




Aucun commentaire: