samedi 30 juin 2012

Ançar Eddine va détruire tous les mausolées de Tombouctou






Le Monde

Ançar Eddine, un des groupes islamistes armés contrôlant le nord du Mali, "va détruire aujourd'hui tous les mausolées de la ville. Tous les mausolées sans exception", a déclaré à travers un interprète Sanda Ould Boumama, porte-parole d'Ansar Dine à Tombouctou joint depuis Bamako, interrogé sur la destruction en cours de mausolées de saints musulmans dans la ville en cours depuis samedi matin.

Selon la mission culturelle de Tombouctou, 16 mausolées de cette ville à la lisière du Sahara surnommée "la cité des 333 saints" sont sur la liste du patrimoine mondial. Le porte-parole d'Ançar Eddine s'était lui-même peu auparavant exprimé directement sur ces destructions, en laissant entendre dans un français approximatif qu'il s'agit de représailles à la décision de l'Unesco, annoncée jeudi, de placer Tombouctou, ville du patrimoine mondial de l'humanité, sur la liste du patrimoine en péril. "Dieu, il est unique. Tout ça, c'est "haram" [interdit en islam]. Nous, nous sommes musulmans. L'Unesco, c'est quoi ?", a-t-il dit, ajoutant que Ançar Eddine réagissait "au nom de Dieu".


Tombouctou, ville du nord du Mali contrôlée depuis fin mars par les islamistes, a été inscrite jeudi 28 juin sur la liste du patrimoine mondial en péril par l'Unesco, à la demande du gouvernement malien.

PLUSIEURS MAUSOLÉES DÉTRUITS SAMEDI

Selon plusieurs témoins, les islamistes ont complètement détruit tôt samedi matin le mausolée du saint Sidi Mahmoud, dans le nord de la cité. Ce site avait déjà été profané début mai par des membres d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), autre groupe armé contrôlant le Nord, avec l'appui d'hommes d'Ançar Eddine. Des témoins les ont également décrits en train de détruire le mausolée d'un autre saint, Sidi Moctar, dans l'est de la ville. En annonçant sa décision de placer Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril, de même qu'un site historique de Gao, l'Unesco avait alerté la communauté internationale sur les dangers qui pèsent sur cette ville mythique du nord du Mali.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a dit samedi que la destruction par des islamistes armés de mausolées de saints musulmans "risque de choquer la très grande majorité des musulmans de la région". Pour lui, il s'agit là d'un "acte de l'islam politique qui se nourrit des islamistes" qui "risque de choquer la très grande majorité des musulmans de la région". L'Unesco a aussi déploré la destruction "tragique" des mausolées.

Le groupe islamiste Ançar Eddine et le Mujao, considéré comme une dissidence d'AQMI, veulent imposer la charia (loi islamique) au Mali. Ils tiennent désormais les places fortes du Nord avec les jihadistes d'Aqmi, après avoir supplanté le MNLA, sécessionniste et laïc.

Des membres d'Ançar Eddine, priant dans le désert, en mai 2012. | AP/Diakaridia Dembele

TERGIVERSATIONS SUR L'ENVOI D'UNE FORCE RÉGIONALE

L'Afrique de l'Ouest a appelé vendredi le Conseil de sécurité de l'ONU à "accélérer" en vue de l'adoption d'une résolution autorisant l'envoi d'une force régionale au Mali contre les groupes armés, surtout islamistes, qui contrôlent le Nord. L'un des groupes islamistes présents dans la zone, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui a revendiqué l'attentat meurtrier de vendredi contre une gendarmerie dans le sud de l'Algérie, a menacé de s'attaquer aux pays qui composeraient une telle force ouest-africaine.

La Cédéao prépare depuis plusieurs semaines l'envoi éventuel d'une force dans le pays, dont l'effectif est actuellement fixé à quelque 3 300 hommes. Mais elle a besoin, avec l'Union africaine (UA), d'un soutien international à une telle opération, et d'un appui notamment logistique des Etats-Unis et de la France. Un premier projet a été jugé beaucoup trop imprécis au Conseil de sécurité de l'ONU, et la Cédéao revoit sa copie. Les Etats-Unis ont d'ailleurs adressé vendredi une mise en garde contre une "entreprise très lourde pour la Cédéao", qui devrait être "préparée très soigneusement et disposer de ressources en conséquence".

Les chefs d'Etat présents dans la capitale politique ivoirienne autour de leur homologue Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, ont réaffirmé leur préférence pour la négociation – confiée au président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré – mais réitéré leur choix d'une intervention armée si nécessaire.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TOMBOUCTOU, EPICENTRE DU NOUVEL OBSCURANTISME ISLAMISTE AFRICAIN

"Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a dit samedi que la destruction par des islamistes armés de mausolées de saints musulmans "risque de choquer la très grande majorité des musulmans de la région". Pour lui, il s'agit là d'un "acte de l'islam politique qui se nourrit des islamistes" qui "risque de choquer la très grande majorité des musulmans de la région". L'Unesco a aussi déploré la destruction "tragique" des mausolées."

Preuve est donc faite que islam et islamisme font deux.

On se souvient de la destruction des immenses statues de Bouddha par les talibans d'Afghanistan.

Il s'agit donc bien d'une guerre culturelle que mène mondialement l'islamisme contre la civilisation occidentale et la civilisation tout court. Il nous parait essentiel de faire le lien entre les agissements islamistes où qu'ils se produisent: à Ground zero, à Molenbeek ou à Tombouctou . Il s'agit de suivre de près aussi bien les agissements de Sharia4 Europe dans toutes ses déclinaisons locales que les déclarations et actes du nouveau président Morsi d'Egypte.

Nous avons à faire ici non pas encore à un crime contre l'humanité mais à un crime contre le patrimoine culturel mondial, c'est-à-dire contre l'esprit!

Barbarie à front de taureau!

MG


Un sommet qui a modifié la donne en Europe




 
 

Sans moteur franco-allemand, Berlin subit la pression, Rome et Madrid passent à l'offensive, Paris se place en embuscade.

Sept semaines après l'entrée de François Hollande à l'Élysée, l'Europe rectifie le tir. Mais, comme au football, c'est à l'Italie et à son alliée l'Espagne que revient le mérite d'avoir changé la dynamique du jeu et poussé Angela Merkel dans ses retranchements.

Le changement de ton est manifeste. Après deux années passées à visser les consignes d'austérité, l'Europe veut se donner les ressorts d'un retour à la croissance. Malgré les réticences de Berlin, les pays de la monnaie commune vont aussi donner de l'air à l'Italie et à l'Espagne, asphyxiées par l'envolée des taux d'intérêt. Reste à passer aux actes. L'Allemagne maintient de sérieux garde-fous. Pour la première puissance de l'euro, le desserrement ne veut sûrement pas dire relâchement.

Après avoir parié sur une paralysie au sommet, les marchés ont salué hier l'heureuse surprise. Les taux sur les titres de dette italiens et espagnols ont nettement reculé vendredi matin, en dessous de 6 % pour les premiers et de 7 % pour les seconds. Les Bourses européennes ont décollé.

Pour parvenir à leurs fins, le premier ministre italien Mario Monti et l'Espagnol Mariano Rajoy n'ont pas hésité à prendre brièvement en otage l'ensemble des décisions au sommet - y compris le «pacte» de croissance cher à un François Hollande manifestement complice. Le dégel est venu au petit matin, après une nuit et des «discussions difficiles», aux dires du président du Conseil européen Herman Van Rompuy.

Le rendez-vous de Bruxelles confirme un autre virage: les sommets européens prennent une tournure moins prévisible, avec des complicités changeantes et des alliances à revers. Longtemps réduit au silence par le tandem Merkel-Sarkozy, «le Sud de l'Europe parle aujourd'hui d'une voix assurée», confirme un témoin du huis clos. L'Allemagne semble l'avoir sous-estimé. L'inconfort s'ajoute à l'incertitude. Ce sommet risque de laisser des traces.

Au bout du compte, Rome à obtenu des pays de l'euro qu'ils autorisent le rachat de titres souverains par les deux fonds de sauvetage de l'euro, le FESF et le MES. Le but est de détendre les taux pour les pays qui, comme l'Italie, respectent leurs engagements budgétaires. L'Eurogroupe doit en préciser les conditions au plus tard le 9 juillet.

Madrid a obtenu gain de cause sur deux autres fronts: la recapitalisation directe des banques espagnoles par les fonds de sauvetage et un abandon par le MES de son statut de créancier privilégié. Il aura l'effet pour Madrid de ne pas dissuader les autres investisseurs. Selon l'Eurogroupe, il s'agit de «briser le cycle vicieux» par lequel la dépréciation des titres d'État vient dévaloriser les actifs de banques et accroître la défiance de tous les investisseurs.

Contrairement aux attentes initiales de Mario Monti et Mariano Rajoy, ces avancées ne sont pas d'application immédiate. L'espoir est que les marchés sauront les intégrer dans leurs calculs. Il s'agit d'écarter le scénario de cauchemar qui hantait l'euro à l'approche du sommet: une émission obligataire espagnole qui tourne mal, suivie d'une envolée incontrôlée des taux italiens, d'une ruée des particuliers sur leurs dépôts bancaires et, pour finir, d'une défiance généralisée contre l'euro.

Angela Merkel, soutenue par ses pairs néerlandais et finlandais, a défendu jusqu'au bout le respect de la règle du jeu: pas de desserrement de la contrainte financière sans engagement de discipline budgétaire en contrepartie. (Le Figaro)

DROIT DE VETO DE BERLIN

De fait, pour bénéficier des assouplissements décidés au sommet, l'Italie comme l'Espagne devront se soumettre à des conditions et au feu vert de leurs pairs. Dans tous les cas, les décisions du MES restent soumises à la règle de l'unanimité, ce qui donne un droit de veto à Berlin, explique-t-on de source allemande. «Il n'y a ni changement du traité, ni règle nouvelle, seulement une approche plus équilibrée au cas par cas», insistait la chancelière avant d'aller s'expliquer devant le Bundestag.

Le président Hollande rentre à Paris avec un «pacte de croissance» européen de 120 milliards, promesse électorale tenue et premier succès politique sur la scène européenne. «Je considère que l'Europe a été réorientée comme il convenait», concluait-il vendredi. La reprise économique pourtant ne se décrète pas.

Ce «pacte de croissance» reste un chantier sans garantie de bonne fin. Ce n'est pas non plus un plan de relance. Le chiffre de 120 milliards repose pour 55 milliards sur l'utilisation de fonds européens existants et non dépensés, sans dépenses publiques nouvelles. Et pour 60 milliards sur le pari que la Banque européenne d'investissement saura multiplier par six une mise supplémentaire de 10 milliards par les États actionnaires.

Arithmétiquement, le sommet européen met ainsi l'équivalent de 1 % du PNB de l'UE au service de grands chantiers d'infrastructure et des PME. C'est peu pour neutraliser les effets cumulés de la rigueur et de la récession. Avec les lourdeurs bureaucratiques, le coup de pouce risque aussi de tarder à se concrétiser.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HOLLANDE MARQUE EN TOUCHE MAIS DOIT TRANSFORMER SON ESSAI

Mine défaite de la chancelière qui a perdu la face (die Kanzlerin hat sich überrumpeln lassen, Bild), numéro de claquettes de Di Rupo sur le parquet européen (pour défendre son "index" contesté) et double penalty réussi de l'Italien et de l'Espagnol. Les bourses sortent du rouge, c'est dire!

C'est la fin de l'hégémonie franco allemande et la seonde mort de Sarko qui laisse un héritage douteux à une droite française en déroute. L'Europe qui se cherche un Roosevelt est repartie du pied gauche avec une entorse au pied droit.

Van Rompuy jubile derrière ses nouvelles lunettes tendance, lui qui ne jure que par les "petits pas"

Eine kehrtwende um 180 grad ist das nicht, da können Spd und Grüne noch so sehr feixen. aber es ist ein handfester Rückschlag, der die deutschen viel geld kosten kann. Kurzum: diese euro-nacht wird angela merkel noch lange in den knochen stecken.

Ce n'est certes pas un virage à 180 degrés , n'en déplaise au Spd et aux verts mais c'est une séreieux revers qui va coôter cher aux Allemands.

Die Welt  qui parle comme De Wever (pas de subsides sans responsabilisation) évoque la nuit des longs couteaux.

"Die Nacht der langen Messer in Brüssel wird in die Geschichte eingehen als die Nacht, in der Deutschland seine Bemühungen weitgehend eingestellt hat, die Problemländer der Euro-Zone zu Reformen zu zwingen. Bundeskanzlerin Angela Merkel hat eine ihrer letzten roten Linien geräumt, die lautete: Kein Geld ohne überprüfbare Gegenleistungen. Italien und Spanien werden in Zukunft Mittel aus den Stabilitätsfonds abrufen können, ohne ihrerseits Strukturreformen versprechen zu müssen."

Bref, le centre de gravité européen s'est déplacé vers le Sud, par l'entremise de François Hollande.

Reste à lui désigner un nouveau Roosevelt.

MG


EUROPE : ET SI ON FAISAIT COMME ROOSEVELT ?

En 1933, Roosevelt lance son New Deal, pour sortir l’Amérique de la plus grave crise financière de son histoire. En 2012, un collectif de personnalités prône pareil pour l’Europe. Leur crédo et l’avis de quatre experts belges.



Franklin Delano Roosevelt© Reuters

Arrivé à la Maison Blanche en 1933, en pleine crise mondiale consécutive au krach de 1929, Franklin Delano Roosevelt entreprend en trois mois plus de réformes que son prédécesseur n’en avait initiées durant tout son mandat ! Réforme des banques et des marchés financiers, relance de l’économie, soutien des plus pauvres et de l’emploi, lancement d’agences d’investissement gouvernementales… C’est le fameux « New Deal », marqué par une politique de relance interventionniste qui s’étale jusqu’en 1938 et reprend au lendemain de la guerre, en 1944. Un programme aussi courageux qu’ambitieux, pas exempt d’erreurs mais qui offrit aux Etats-Unis plusieurs décennies de prospérité sans dette. Un tel sursaut, un groupe de personnalités voudrait le voir se reproduire aujourd’hui en France et en Europe, sous l’impulsion du président François Hollande. Emmenés par l’ancien Premier ministre Michel Rocard, le philosophe Edgar Morin, l’économiste Pierre Larrouturou ou le polémiste Stéphane Hessel, des milliers de signataires lancent un appel aux réformes en profondeur de nos systèmes économiques et financiers, sous le titre « Roosevelt 2012 ». Le contexte économique est comparable à celui de l’époque, estiment-ils, et la crise aussi dramatique. Leurs 15 réformes d’inspiration souvent keynésienne sont adaptées au contexte actuel. Celui d’une économie planétaire, d’une Europe solidaire et d’une crise aux multiples facettes : économique et financière, sociale, écologique, démocratique… (Le Vif)

Sont-elles applicables, réalistes, efficaces ? L’avis de quatre économistes belges de renom, dans Le Vif/L’Express de cette semaine. Mise en bouche, maintenant : Bruno Colmant (UCL, Vlerick), Eric De Keuleneer (Solvay Business School, ULB), Ivan Van de Cloot (Itinera Institute) et Paul De Grauwe (London School of Economics) ont retenu chacun 3 des meilleurs propositions, à leurs yeux, du collectif Roosevelt 2012. En voici une, pour chacun d’eux.

Philippe Berkenbaum

Le détail des 15 réformes est sur www.roosevelt2012.fr

BRUNO COLMANT - PROFESSEUR A LA VLERICK SCHOOL ET A L’UCL

Négocier un autre partage du temps de travail

C’est tout à fait possible, certains pays l’ont fait beaucoup mieux que nous, comme la Hollande : son taux de chômage est quasiment égal à celui de la Belgique, mais plus de gens travaillent. Parce qu’ils ont promu le temps partiel, qui facilite l’entrée des jeunes sur le marché du travail et la mise à l’emploi des plus âgés. Ils étalent mieux la masse de travail dans le temps et entre les gens. On doit revoir aussi la fiscalité des revenus. J’ai toujours plaidé pour une fiscalité beaucoup plus incitative pour les jeunes et pour les plus âgés, pour les stimuler à travailler. Cela implique de mieux répartir la masse de l’impôt vers les travailleurs en milieu de vie, qui gagnent bien leur vie.

ERIC DE KEULENEER - PROFESSEUR A LA SOLVAY BUSINESS SCHOOL (ULB)

Déclarer la guerre au dérèglement climatique

Il faut aller plus loin et introduire de solides taxes carbone frappant les énergies fossiles. Une fiscalité environnementale ne se limite pas à donner des subsides aux panneaux solaires et aux voitures à faibles émissions de CO2, qui coûtent très cher et entraînent des gabegies. Elle doit à la fois décourager l’utilisation des énergies fossiles et encourager celle d’énergies renouvelables d’une façon progressive, naturelle et qui rapporte de l’argent.


IVAN VAN DE CLOOT - ECONOMISTE EN CHEF, ITINERA INSTITUTE

Sécuriser les précaires

L’exemple du Danemark, qui offre à la fois une sécurité et un réel accompagnement pour les personnes au chômage - ce qu’on appelle le « flexicurity » -, implique une action forte pour accompagner les chômeurs vers un nouvel emploi. C’est un des grands enjeux pour la Belgique aussi. Il y a loin chez nous de la théorie à la pratique. Dans bien des cas, on ne peut pas parler d’un vrai accompagnement. Il faut investir dans cette mesure, pour toutes les catégories de chômeurs, également les plus de 50 ans.

PAUL DE GRAUWE - PROFESSEUR A LA LONDON SCHOOL OF ECONOMICS

Redonner de l’oxygène aux Etats en diminuant les taux d’intérêt sur la dette

C’est important, surtout pour les pays que la crise met dans des situations insoutenables et qui pourraient provoquer l’implosion de la zone euro. On peut le faire avec le soutien de la Banque centrale européenne, c’est tout à fait réaliste. La BCE ne le fait pas pour des raisons obscures : il n’y a aucun risque inflatoire dans ces pays. Et l’argument selon lequel un tel soutien les conduirait à diminuer leurs efforts de réduction des déficits et de la dette est fort exagéré : ils font déjà des efforts énormes, à mon sens trop élevés. L’austérité y atteint ses limites.




collectif Roosevelt 2012 : nous avons décidé d’agir





« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel quelques semaines après la chute du Mur de Berlin.

En 1989, ce sont des femmes et des hommes "sans la moindre importance" qui ont changé le cours de l’Histoire. Vingt ans plus tard, le système néolibéral s’effondre à son tour. C’est à nous, les citoyens, de dire dans quelle société nous voulons vivre. Société d’injustice et de chaos ou société d’équilibre et de convivialité ? A nous de choisir. A nous d’agir.

DIRE L’EXTREME GRAVITE DE LA SITUATION

Il y a déjà plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi, des millions de précaires et nul doute hélas que nous allons bientôt replonger en récession.

La crise des subprimes est née aux Etats-Unis et une nouvelle crise est en préparation : la dette totale des Etats-Unis atteint 358 % du PIB. En 2011, alors que la dette publique augmentait de 1.300 milliards, le PIB a augmenté de 260 milliards seulement. Le PIB augmente 5 fois moins vite que la dette ! De plus en plus de dette pour de moins en moins de croissance... La première économie mondiale est comme une voiture, qui a besoin d’un litre d’huile tous les 300 mètres. A tout moment, elle peut casser une bielle et le moteur va exploser. Des coupes budgétaires colossales sont prévues à partir de 2013 qui risquent de faire plonger les USA dans une récession historique.

En Chine, la bulle immobilière a atteint plus du double du maximum atteint par la bulle aux Etats-Unis avant la crise des subprimes. En 2009, pour éviter la récession, le gouvernement a ordonné aux banques d’accepter toutes les demandes de crédit qui leur parvenaient...

1REDONNER DE L'OXYGENE A NOS ÉTATS

> diminuer très fortement les taux d'intérêt sur la vieille dette

Est-il normal que les Etats payent 600 fois plus cher que les Banques privées ? On a appris récemment que la Réserve fédérale américaine a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme gigantesque de 1.200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.

Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples subissent de plein fouet des plans d’austérité car les marchés financiers ne prêtent de l’argent à certains États qu’à des taux de 6, 7 ou 11 %. Asphyxiés par de tels taux d’intérêt, les gouvernements sont poussés à bloquer les retraites, les allocations familiales ou les salaires des fonctionnaires et à couper dans les investissements, ce qui accroît le chômage et va nous faire plonger bientôt dans une récession d’une extrême gravité.

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent d’habitude à 1 % auprès des Banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 % mais que, en cas de crise, les Etats soient obligés, au contraire, de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ?

2 DEGAGER DE NOUVELLES MARGES DE MANŒUVRE FINANCIERES

> créer un impôt européen sur les bénéfices des entreprises

Le taux d’impôt sur les bénéfices des entreprises n’est que de 25 % en moyenne en Europe contre 40 % aux Etats-Unis. C’est le monde à l’envers ! On croyait que les Etats-Unis étaient les plus libéraux mais ils taxent plus que nous les bénéfices des entreprises.

Taux moyen d’impôt sur les bénéfices des entreprises
U.S.A.
40 %
Europe
25 %
Pourquoi l’Europe a-t-elle un taux aussi faible ? Depuis l’adhésion de l’Irlande et de la Grande-Bretagne, en 1973, tous les états européens sont poussés au moins-disant fiscal par les états qui baissent leur impôt sur les bénéfices pour attirer les entreprises. L'Irlande a baissé son taux à 12 % et tous les états membres ont du baisser leur impôt sur les bénéfices… Au niveau européen, le taux moyen d'impôt sur les bénéfices a baissé d'un tiers en vingt ans. Ce moins-disant fiscal est l'une des causes importantes de l’endettement public.

3 METTRE FIN AU SABORDAGE FISCAL NATIONAL

Pour sortir de notre dépendance aux marchés et rééquilibrer nos comptes publics, on peut trouver aussi d’importantes marges de manœuvre au niveau national en annulant une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches depuis 10 ans.

Le rapport du député UMP Gilles Carrez publié le 5 juillet 2010 montre que si on annulait l’ensemble des baisses d’impôts votées depuis 2000, l’Etat aurait chaque année 100 milliards de plus dans ses caisses. Si nous revenions simplement à la fiscalité qui existait en 2000 (nul ne la jugeait confiscatoire ou sovietiforme), notre déficit se transformerait en excédent !

L'Etat a perdu 100 milliards de recettes fiscales

4 BOYCOTTER LES PARADIS FISCAUX

> utiliser le levier de la commande publique

Un rapport du Parlement européen estime que la fuite vers les paradis fiscaux provoque chaque année un manque à gagner fiscal de l’ordre de 1 à 1,5% du PIB pour chaque État membre. En France, c’est chaque année une perte de 20 à 30 milliards d’euros. Au-delà des beaux discours, aucune action sérieuse n’est engagée aujourd’hui pour les lutter contre les paradis fiscaux.

5 LIMITER AU MAXIMUM LES LICENCIEMENTS

L’Allemagne a connu en 2009 une crise économique deux fois plus grave que notre pays. Pourtant, malgré un choc économique 2 fois plus fort, le chômage a augmenté 6 fois moins en Allemagne qu’en France.

Récession 2009
Evolution du chômage
Allemagne
- 4,6 %
+ 220.000
France
- 2,3 %
+ 1.200.000
Comment expliquer ce « miracle » ? Les syndicats allemands sont allés voir Angela Merkel pour exiger que le licenciement devienne un dernier recours et que la règle générale soit de garder le maximum de salarié(e)s, le maximum de compétences, dans l’entreprise en développant le Kurzarbeit.

6 SECURISER LES PRECAIRES

Dans chacun de nos pays, chaque mois, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes arrivent en fin de droit et basculent dans une très grande précarité. Vu la gravité de la crise et le peu d’espoir d’un retour rapide au plein-emploi, il est urgent de prolonger l’indemnisation des chômeurs et d’améliorer leur accompagnement et leur accès à la formation.

7 INTERDIRE AUX BANQUES DE SPECULER AVEC NOTRE ARGENT

> séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires

Pour protéger l’épargne des citoyens et ne pas faire courir de risques aux finances publiques ni au financement de l’économie réelle, le principe d’une séparation étanche entre Banques de dépôt et Banques d’affaires vient d’être acté en Grande-Bretagne mais les lobbies ont obtenu que son application soit repoussée à… 2019 ! C’est évidemment beaucoup trop tard. Vu le risque qu’une crise majeure éclate bientôt sur les marchés financiers, il faut mettre en œuvre cette réforme sans tarder pour protéger l’économie réelle.

Pour interdire aux banques de spéculer avec l’argent de M. et Mme Tout-le-monde, il faut séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires. C’est une des premières réformes qu’a fait adopter Roosevelt en 1933 en faisant voter le Glass Steagal Act.

8 CREER UNE VRAIE TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIERES

Si une telle taxe avait été créée en 2008, même à un taux très faible, elle aurait déjà rapporté entre 250 et 600 milliards. La crise grecque aurait pu être réglée très vite, sans demander d’efforts aux peuples d’Europe. Qu’attendons-nous pour créer enfin cette taxe et rassurer le peuple allemand comme les autres peuples d’Europe en leur disant que c’est la dernière fois qu’on leur a demandé un effort injuste?

Dorénavant, ce sont les marchés financiers qui seront mis à contribution pour abonder le Fonds européen de Stabilité.

9 LUTTER CONTRE LES DELOCALISATIONS

> imposer le respect des normes sociales et environnementales dans le commerce mondial en convoquant un nouveau Sommet de Philadelphie

En 1944, avant de convoquer le sommet de Bretton-Woods qui va reconstruire le système financier international, Roosevelt organisait le sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect d’un certain nombre de règles sociales : "le travail n’est pas une marchandise. (…) Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale" affirmaient Roosevelt et les autres chefs d’état avant de définir des règles sur les salaires, le temps de travail et le partage entre salaires et dividendes…

Des règles très concrètes à respecter dans chaque pays comme dans le commerce mondial. Avant que les néolibéraux ne les démantèlent, ces règles ont permis 30 ans de prospérité sans dette.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

A STEP IN THE RIGHT DIRECTION








vendredi 29 juin 2012

Merkel: 'Geen eurobonds zolang ik leef'






De Duitse kanselier Angela Merkel heeft het idee van gemeenschappelijke Europese obligaties opnieuw categoriek afgewezen. Volgens aanwezigen dinsdag op een vergadering van coalitiepartner FDP zou ze hebben verklaard dat die er niet zullen komen 'zolang ik leef'.

Daarop wensten meerdere FDP-parlementsleden haar 'een lang leven' toe.

Geen van de ondervraagde deelnemers kon de woorden van Merkel exact herhalen, maar meerdere aanwezigen stelden dat ze verklaarde dat er geen mutualisering van de schuld van de landen van de eurozone zal komen 'zolang ik leef'.

Sommige aanwezigen nuanceerden de uitspraken evenwel en zeggen dat de kanselier het eerder schertsend zei. Een woordvoerder van Merkel gaf geen commentaar.

Merkel heeft al herhaaldelijk het idee van Europese obligaties afgewezen.


„KEINE EUROBONDS SOLANGE ICH LEBE“

So schroff hat die Bundeskanzlerin in der Euro-Krise noch nie Nein zu Eurobonds gesagt!

„Solange ich lebe“ werde es eine gemeinschaftliche Haftung für Schulden europäischer Staaten nicht geben, donnerte die Bundeskanzlerin bei einem Besuch der FDP-Bundestagsfraktion am Dienstagnachmittag.

Einige Abgeordnete hätten daraufhin gerufen, „wir wünschen Ihnen ein langes Leben“, berichteten Teilnehmer der Fraktionssitzung.

WIR KÖNNTEN DEN SPIEß SO LEICHT UMDREHEN,

"In dem wir diese unrettbare Todesgemeinschaft verlassen, die D-Mark wieder einführen und uns souverän auf eigene Füße stellen. Die aufbeschworenen "Gefahren" für Deutschland bei einem solchen Schritt halte ich für erheblich kleiner und kalkulierbarer, als diesen sich täglich steigernden, grotesken, undemokratischen und wirtschaftskriminellen Wahnsinn weiter mitzugehen. Ich glaube an große Vorteile für die Kaufkraft der Menschen in unserem großen deutschen Binnenmarkt und an keine wesentlichen Verschlechterungen beim Export. Unsere Produkte waren und werden am Weltmarkt immer gefragt sein. Exporte, die auf Pump ohne Bonität von den importierenden Staaten gekauft werden und die dann über "Rettungen" von unserer eigenen Bevölkerung bezahlt werden, können wir uns sparen. Neutralität und Bescheidenheit gegenüber den Nachbarn, eine basisdemokratische Politik primär für UNSER Land und UNSERE Bevölkerung, so sollte es sein."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MERKEL AUX ABOIS, L'EUROPE EN DANGER?

Europa als zerrissener Kontinent

Comme l'écrit, ci-dessus un lecteur commentateur du quotidien, les Allemands pourraient décider de renverser la vapeur et s'éloigner de cette communauté à la dérive en réintroduisant le DMark et retrouver une pleine souveraineté. Les effets négatifs de cette sortie de l'euro? Ils seraient, selon lui, minimes par rapport à la spirale anti démocratique qui fait déraper Bruxelles et rend l'autorité européenne complètement imprévisible. Il y verrait un immense avantage pour le pouvoir d'achat des Allemands au sein d'un marché intérieur qui serait dopé par une telle opération

Quand aux exportations, les produits allemands sont tellement réputés pour leur qualité qu'on se les arrachera de toute manière sur le marché mondial bien plus que parmi nos partenaires européens de plus en plus insolvables"

Certes, ce n'est pas l'avis de tous mais ce point de vue gagne du terrain parmi la population allemande. Die Welt, quotidien conservateur qui volontiers surfe sur les vagues populistes, donne la parole à l'historien américain Walter Laqueur. Celui-ci prédit depuis longtemps l'effondrement de l'Union européenne. "Im Grunde ist der Niedergang des Kontinents schon seit langer Zeit zu bemerken und von daher viel grundsätzlicherer Natur, als viele Beobachter annehmen."

Fondamentalement, le déclin européen s'observe depuis longtemps et est bien plus profond qu'on imagine. La crise financière ne peut que le précipiter.

"Die Finanzkrise wird diesen Prozess beschleunigen"

"Solange Europa beispielsweise keine gemeinsame Energiepolitik hat, wird es nicht Herr seines eigenen Schicksals sein und es schwer haben, auf den Weltmärkten zu konkurrieren."

Sans politique énergétique commune, l'Europe ne saurait être maîtresse de son destin ni capable de vaincre ses concurrents sur le marché mondial.

"Die Erfahrungen der vergangenen Jahre haben gezeigt, was von Anfang an hätte klar sein sollen: dass eine wirtschaftliche Union ohne eine weitaus umfassendere politische Union nicht möglich war."

Les événements des dernières années ont démontré une évidence: sans unification politique pas d'union éconimique digne de ce nom

Mais la plus grande menace qui pèse sur l'ancien continent, c'est le vieillissement de sa population.  Il risque d'en résulter un conflit de génération entre une population autochone grisonnante et une jeunesse issue de l'immigration peu encline à financer les pensions et les soins de santé des anciens ainsi que la dettr qu'ils ont accumélée aux cours des dernières décennies.

Ce spectre hante assurément les discussion capitales qui se découlent en ce moment à Bruxelles et dont l'issue est très incertaine.


DAS ENDE DER EURO-ZONE NAHT – UND AUCH DAS DER EU

Europas Abstieg ist sicher, meint der Historiker Walter Laqueur. An einen tiefgreifenden Umbau der EU glaubt er nicht. Wahrscheinlicher sei ein neuer Anlauf für ein geeintes Europa.

Walter Laqueur

"Europa scheint nicht mehr die Kraft und den politischen Willen zu haben, eine wirklich wichtige Rolle auf der Weltbühne zu spielen", schreibt der amerikanische Historiker Walter Laqueur .

Da ich Europa und die Europäer in guten wie in schlechten Zeiten erlebt habe, ist nun die Zeit für eine Bilanz gekommen. Den Versuch dazu hatte ich schon vor fünf Jahren in einem Buch mit dem Titel "Die letzten Tage von Europa" unternommen. Die darin zum Ausdruck gebrachten Ansichten wurden zum Teil skeptisch aufgenommen, denn es handelte sich um eher unzeitgemäße Betrachtungen, und das Buch kam sicherlich zu früh.

Damals habe ich die These vertreten, dass Europa sich möglicherweise in ein Museum oder einen kulturellen Vergnügungspark für wohlhabende Touristen aus Ostasien verwandeln könnte. Wie auch immer, das Europa, das ich kenne und über das ich vor fünf Jahren geschrieben habe, ist im Verschwinden begriffen.

Die Finanzkrise wird diesen Prozess beschleunigen, doch im Grunde ist der Niedergang des Kontinents schon seit langer Zeit zu bemerken und von daher viel grundsätzlicherer Natur, als viele Beobachter annehmen.


EUROPA IST AUSGEBRANNT

Europa, einst der Mittelpunkt der Welt, hat seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs eine Verschiebung der globalen Machtverhältnisse erlebt. Die vollen Auswirkungen – politisch, wirtschaftlich und militärisch – wurden durch den Schutz der Vereinigten Staaten abgefedert. Amerika war eine Supermacht und blieb eine Zeit lang die einzige Supermacht.

Doch nun und in den künftigen Jahren wird Amerika seine eigene Krise durchzustehen haben, und Europa wird in einem viel größeren Ausmaß auf sich allein gestellt sein. Es steht zweifelsfrei fest, dass Asien bei der neuen Weltordnung ein bedeutender Veränderungsfaktor sein wird.

 WAS WIRD EUROPAS ROLLE SEIN?

Asiatische Diplomaten sprechen von der EU oft mit einer Mischung aus Herablassung und Unglauben. Europa ist aus ihrer Sicht ausgebrannt, eine Zollunion, die nie ernsthafte Absichten hatte, eine globale Macht zu werden. Sie finden es seltsam, dass Europa sich seiner geschwächten Position auf der Weltbühne nicht bewusst zu sein scheint und sich nicht damit abgefunden hat. Von westlichen Ermahnungen, den Menschenrechten größere Aufmerksamkeit zu widmen, sind sie nicht einmal beleidigt; sie ignorieren sie schlichtweg.

KEINE GEMEINSAME VERTEIDIGUNGSPOLITIK

Die Eurokrise bestärkt die Asiaten nicht gerade darin, ihre Haltung zu verändern. Doch auch wenn man sich nicht mit der europäischen Finanzpolitik beschäftigt, so gibt es kaum Argumente, mit deren Hilfe den Asiaten widersprochen werden könnte.

Solange Europa beispielsweise keine gemeinsame Energiepolitik hat, wird es nicht Herr seines eigenen Schicksals sein und es schwer haben, auf den Weltmärkten zu konkurrieren. Ohne eine gemeinsame Verteidigungspolitik wird Europa noch weniger auf der internationalen Bühne zählen. Es wird unfähig sein, mit regionalen Konflikten zurechtzukommen, gar nicht zu reden von der drohenden Verbreitung von Massenvernichtungswaffen – und dies gehört zu den expliziten Aufgaben der europäischen Sicherheitsstrategie.

GROSSE UNTERSCHIEDE IN WIRTSCHAFTSRÄUMEN

Mit Blick auf die Zukunft gibt es im Grunde drei mögliche Szenarien für die Europäische Union: Sie wird auseinanderfallen, sie wird wie bisher "weiterwursteln" oder sie wird eine viel stärkere Einigung und Zentralisierung erleben als in der Vergangenheit.

Das "Durchwursteln" ist wahrscheinlich keine ernsthafte Option für die weiteren Jahre, es sei denn, eine Spaltung wird in Kauf genommen, wobei einige Staaten sich aus der EU verabschieden und führende Wirtschaftsmächte darin verbleiben – oder der Euro wird abgeschafft. Doch eine Europäische Union ohne eine gemeinsame Währung wäre keine wirkliche Union zu nennen.

Als die EU gegründet wurde (und insbesondere, als sie erweitert und der Euro eingeführt wurde), erkannten die Gründerväter nicht in vollem Ausmaß die Probleme, die durch die Unterschiede der verschiedenen Wirtschaftsräume, reich und arm, Nord und Süd, geschaffen wurden. Die einzelnen EU-Länder behielten weitgehend ihre wirtschaftliche Eigenständigkeit bei.

SOUVERÄNE RECHTE MÜSSEN AUFGEGEBEN WERDEN

Sie konnten praktisch (nicht jedoch theoretisch) Schulden anhäufen und ihre eigenen Steuersätze festlegen (beinahe ein Dutzend Staaten legte einen Einheitssteuersatz fest, was in Frankreich oder Deutschland undenkbar wäre). Führende Banken wurden nicht reguliert, was infolge großer Gier und kleinen Sachverstands wie auch des Verhaltens "knauseriger" Regierungen zur Finanz- und Wirtschaftskrise von 2008 führte.

Die Erfahrungen der vergangenen Jahre haben gezeigt, was von Anfang an hätte klar sein sollen: dass eine wirtschaftliche Union ohne eine weitaus umfassendere politische Union nicht möglich war. Doch das hätte einen Preis verlangt, den viele nicht zahlen wollten – die Aufgabe bisher souveräner Rechte.

Bis 2010 hatte es einige Fortschritte gegeben. Frankreich drängte auf eine allmähliche Einrichtung einer europäischen "Wirtschaftsregierung", und die damalige französische Finanzministerin Christine Lagarde verkündete, es werde in den EU-Ländern eine viel strengere fiskalische und ökonomische Zusammenarbeit geben. Das bedeutete jedoch eine Verletzung aller bestehenden Regelungen (der Vertrag von Lissabon sieht ausdrücklich keine Rettungspläne für Mitgliedsländer vor), weil dies der einzige Weg zur Rettung der Eurozone war.

DIFFERENZEN ZWISCHEN DEUTSCHLAND UND FRANKREICH

Ein europäischer Stabilitätsmechanismus wurde als dauerhafter Rettungsschirm etabliert, doch nur unter "strikten Bedingungen", was hieß, dass den Ländern vorgeschrieben wurde, welche Maßnahmen sie bei den Steuern, den Ausgaben und der Wirtschaftspolitik ergreifen sollten.

Mit einiger Verspätung schloss sich die deutsche Regierung den anderen EU-Mitgliedern an, doch als es um die Interpretation des Begriffs "Wirtschaftsregierung" ging, gab es beträchtliche Differenzen zwischen Deutschland und Frankreich. Sollten die europäischen Regierungen ihre jährlichen Haushaltsentwürfe vor ihrer Verabschiedung der Zentralregierung vorlegen?

Aus dem Lissabon-Vertrag ging nicht eindeutig hervor, ob eine einzelne Regierung überstimmt werden konnte. Bei alldem erscheint die Entstehung einer europäischen Wirtschaftsregierung nun wahrscheinlich, doch es ist genauso klar, dass es lange Zeit dauern würde, die Rechte einer solchen Regierung auszuhandeln, etwa, wie rasch sie handeln könnte, und viele andere wichtige Fragen.

ZU WENIG VERTRAUEN

Wenn eine solche wirtschaftliche Verwaltung zustande kommen sollte, wäre dies in gewisser Weise eine politische Regierung. Das wäre ein großer Schritt nach vorn, aber wie würde es funktionieren? Stünde diese Regierung nicht vor all den Schwierigkeiten, denen sich eine Koalitionsregierung gegenübersähe, die nicht aus zwei oder drei politischen Parteien, sondern aus 27 besteht? Oder wäre sie unabhängig von den einzelnen Nationalstaaten, was im Augenblick schwer vorstellbar ist?

Es sieht nicht so aus, als ob Europa diesen grundlegenden Wandel hinbekäme. Die Loyalität der Europäer hat jahrhundertelang dem Nationalstaat gegolten, während die Idee einer europäischen Solidarität jüngeren Datums ist. Die Unterschiede in Weltanschauung, Kultur und Lebensart zwischen den Ländern sind beträchtlich.

Es gibt keine gemeinsame Sprache und wenig Vertrauen. Niemand ist bereit, souveräne Rechte an eine Zentralmacht abzugeben, die kein großes Zutrauen erweckt und wenig Führungsqualitäten gezeigt hat. Der Niedergang Europas lässt sich vor allem als ein Niedergang des Willens und der Dynamik interpretieren.

DER KONTINENT WIRD ALTERN

Wer über die Zukunft Europas nachdenkt, landet immer wieder fast unwillkürlich bei Raymond Arons Buch aus den 70er-Jahren "Plädoyer für das dekadente Europa". Auch wenn viele Zeitgenossen damals seine These missverstanden, so war sich Aron der einsetzenden Dekadenz (oder des Niedergangs, um einen wertfreieren Begriff zu verwenden) bewusst, die mit dem Ersten Weltkrieg begonnen und sich nach dem Zweiten Weltkrieg beschleunigt hatte. Heute ist dieser Niedergang noch greifbarer.

In der Geschichte hat manchmal der Aufstieg einer neuen Generation zu einer radikalen Umkehr geführt, da die Jugend nach den Worten des Philosophen Martin Buber die immerwährende Glückschance der Menschheit ist. Nicht so im Europa der Gegenwart und Zukunft.

In Europa wird in den kommenden Jahrzehnten der Bevölkerungsanteil der jungen Leute schrumpfen, weshalb der Kontinent aufgrund der niedrigen Fruchtbarkeitsrate bei gleichzeitig höherer Lebenserwartung altern wird. Laut Prognosen der Europäischen Union wird nach 2015 in ganz Europa die arbeitsfähige Bevölkerung abnehmen. Gleichzeitig wird die Zahl älterer Menschen (über 65) ziemlich bald doppelt so hoch sein wie jetzt.

ES DROHT EIN GENERATIONENKONFLIKT

Schon 2030 wird ein Viertel der Bevölkerung Europas über 65 Jahre alt sein. Das wird nicht nur den Druck auf die europäischen Gesundheitssysteme und die Rentenkassen erhöhen, sondern es bedeutet auch, dass eine weitaus kleinere Anzahl junger Menschen für das Wohlergehen einer weitaus größeren Gruppe älterer Menschen wird arbeiten müssen, wenn der europäische Lebensstandard erhalten werden oder zumindest dessen rapide Absenkung vermieden werden soll.

Somit besteht die düstere Aussicht, dass der Generationenvertrag durch einen Generationenkonflikt ersetzt werden wird, insbesondere wenn die junge Generation zu einem erheblichen Anteil aus Einwanderern oder deren Kindern besteht und auch noch die Last des Schuldenbergs zu tragen hat, der durch die Wirtschaftspolitik der älteren Generationen angehäuft wurde.

Das außenpolitisch und wirtschaftlich schwächer werdende Europa wird somit gleichzeitig verstärkt innere Spannungen aushalten müssen. Oben sprach ich von den drei Optionen, welche die EU hat: Sie könnte auseinanderfallen, sie könnte "weiterwursteln" wie bisher, oder sie könnte eine viel stärkere Einigung und Zentralisierung erleben als in der Vergangenheit. Nur unverbesserliche Optimisten werden heute noch an die dritte Option glauben.

NEUER ANLAUF FÜR GEEINTES EUROPA

Aller Wahrscheinlichkeit nach wird die Europäische Union am Ende einen Zusammenbruch erleben, aber es gibt immer ein retardierendes Moment. Einige amerikanische Wirtschaftsforscher haben verkündet, dass die EU einfach deshalb fortbestehen wird, weil der Austritt zu teuer wäre.

Es scheint in der Geschichte ein verborgenes Gesetz zu geben, wonach Institutionen, wenn sie einmal bestehen, zum Selbstläufer werden und wider alle Erwartungen weiterbestehen, zumindest viel länger als erwartet. Ob das stimmt? Die Zeit wird es weisen. Europa scheint nicht mehr die Kraft und den politischen Willen zu haben, eine wirklich wichtige Rolle auf der Weltbühne zu spielen. Mit der Eurozone ist es zu Ende und vielleicht auch mit der EU.

Dennoch halte ich es für möglich, dass es in Zukunft, vielleicht sogar in der nahen Zukunft, einen neuen Anlauf geben wird, um ein geeintes Europa zu schaffen. Die Geschichte lehrt, dass nur existentielle Krisen zu einer Bereitschaft führen, radikale Änderungen vorzunehmen. Eine Sicherheit in dieser Hinsicht gibt es nicht, aber immerhin die Möglichkeit, den entscheidenden Schritt vom Nationalstaat zu den Vereinigten Staaten von Europa zu tun.

Leserkommentare:
 Endlich kommt der Fakt, den die Bürger schon lange kennen auch in den Medien zum Tragen. Leider hat es erstmal wieder einen "Experten" benötigt. Schade, aber wenigstens wird langsam aber sicher die Wahrheit verbreitet.

mehr anzeigen weniger anzeigen Immer das Gejammere, auch von Schmidt und Co, Leuten die es hinter sich haben.

Anstatt sich auf das Problem zu konzentrieren.

1. die industrielle Wettbewerbsfähigkeit wiederherstellen, die der ganze Westen seit Hinzukommen der neuen Konkurrenten seit Anfang der 90er immer mehr verloren hat .Das geht nur über neue Produkte oder billigere Angebote. Das letztere wird wohl für den Süden die einzigste Option ersteinmal bleiben.
Auf den Binnenamarkt kann sich nur der stützen der nichts zu importieren braucht.

2. die teure Voraussetzung für erstens: die ideologische und realitätsferne Gemeinschaftswährung korrigieren, die jede nachhaltige wirtschaftliche Entwicklung über Jahre...



jeudi 28 juin 2012

Egypt’s Everywoman Finds Her Place Is in the Presidential Palace








CAIRO — Naglaa Ali Mahmoud wears an Islamic head covering that drapes down to her knees, did not attend college and never took her husband’s last name, because that is a Western convention that few Egyptians follow. She also refuses the title of first lady, in favor of simply Um Ahmed, a traditional nickname that identifies her as the mother of Ahmed, her eldest son.


Egypt has a new leader, Mohamed Morsi, the first president to hail from the Muslim Brotherhood. And it also has Ms. Mahmoud, 50, whose profile is so ordinary by contemporary Egyptian standards as to make her elevation extraordinary. Ms. Mahmoud could hardly be more different from her predecessors, Suzanne Mubarak and Jihan el-Sadat: aloof, half-British fashion plates with well-coiffed hair and advanced degrees.

With her image as a traditionalist everywoman, Ms. Mahmoud has come to symbolize the dividing line in the culture war that has made unity an elusive goal since the ouster of Hosni Mubarak. For some, she represents the democratic change that the revolution promised. She is a woman in the presidential palace who looks and lives like their sisters and mothers.

But to some in the westernized elite, she stands for a backwardness and provincialism that they fear from the Islamists of the Muslim Brotherhood.

Her image has become the subject of a rancorous debate on Web sites and in newspapers. A column in the newspaper El Fagr asked incredulously: How could she receive world leaders and still adhere to her traditional Islamic standards of modesty? “Don’t look at her. Don’t shake hands with her,” the paper suggested, calling it a “comic scenario.”

(...)Many others, though, said it was her critics who were out of step. “People like Suzanne Mubarak are the odd ones out — you don’t see them walking down the street,” said Mariam Morad, 20, a psychology student. “This is exactly what we need: change.”

Dalia Saber, 36, an engineering lecturer, said, “She looks like my mother, she looks like my husband’s mother, she probably looks like your mother and everybody else’s.”

For her, Mr. Morsi and Ms. Mahmoud were what the Arab Spring was all about: regular people in power.

“They’re people like us,” she said. “It is a strange relief to people. The people feel that there’s a change.”

(...)Hers was a very typical beginning: She grew up in the poor Cairo neighborhood of Ain Shams, and was 17 and still in high school when she married her cousin, Mr. Morsi, who was 11 years older. He also had grown up poor, in the small village of El Adwa in the Nile Delta province of Sharqiya, but excelled in the engineering program at Cairo University.

Three days after their wedding, he left for Los Angeles, to complete his Ph.D. at the University of Southern California. She finished high school and studied English in Cairo. A year and a half after their wedding she joined her husband in Los Angeles, where she volunteered at the Muslim Student House, translating sermons for women interested in converting to Islam.

(...)The first two of their five children were born in Los Angeles and hold American citizenship. After Mr. Morsi completed his degree, Ms. Mahmoud initially did not want to leave Los Angeles, she said in an interview with a Brotherhood Web site. But Mr. Morsi wanted his children to grow up in Egypt.

After they returned, in 1985, Mr. Morsi taught engineering at Zagazig University near his hometown north of Cairo in the delta and began a climb through the Brotherhood’s ranks.

(...) Among her sons, Ahmed was detained several times, Osama was detained and beaten during last year’s revolt, and Omar was also assaulted. (Like his father before him, Ahmed is working abroad to make money, as a urologist in Saudi Arabia.)

(...) In Egypt’s patriarchal culture, and especially among Islamists, men seldom talk publicly of their wives, and mentioning them by name is almost a taboo. But Mr. Morsi is unusually appreciative of Ms. Mahmoud, even in public, sometimes saying in television interviews that marrying her was “the biggest personal achievement of my life.”

(...)Ms. Mahmoud, though, says she is not so sure about the palace: “All I want is to live in a simple place where I can perform my duties as a wife. A place like the presidential palace completely isolates you from the world people live in, and going too far hardens the heart.”



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MUTTER COURAGE

Après le président normal, voici la première dame égyptienne islamiste normale. Rien à voir avec la sémillante Diana ou Carla Bruni.

Imaginons Ms Mahmoud prenant le thé avec Hilary Clinton,  Valérie Tweetweiler ou Michèle Obama...

De quoi parleraient elle en sachant que l'épouse du nouveau président égyptien s'exprime couramment en anglais?

On a quelque raison de penser que le look assez traditionnel de la nouvelle première dame d'Egypte est de nature à inspirer une inquiétude certaine chez les intellectuelles cosmopolites du monde académique, du barreau, de la médecine, du journalisme et de la sphère artistique...peu enclines à porter le voile et à marcher trois mètres derrière leur maris ou compagnons.

Que sera sera!

MG

Le vrai visage de Sharia4Belgium



Christian Laporte


La pensée de Sharia4Belgium (S4B), fondé en 2010 par un citoyen belge d’origine marocaine, Fouad Belkacem, alias Abu Imran, est de type radical-extrémiste.

Travaillant depuis des décennies sur l’islam en Europe, le sociologue Felice Dassetto (UCL) a publié une intéressante analyse du groupe extrémiste Sharia4Belgium dont le leader vient encore d’être condamné. En voici les principales conclusions

1 Radical-extrémiste. La pensée de Sharia4Belgium (S4B), fondé en 2010 par un citoyen belge d’origine marocaine, Fouad Belkacem, alias Abu Imran, est de type radical-extrémiste. "Sa seule société acceptable est celle d’un Etat fondé sur la charia, entendez : une loi divine devenant un droit positif qui doit régir l’Etat et la société. La société occidentale est foncièrement mauvaise et inacceptable sur tous les plans : économique, politique, culturel, moral", mais pour le groupe, c’est sûr, "l’Europe deviendra musulmane". S’il ne prône pas l’action armée, il écarte tout compromis. Par contre, S4B utilise méthodiquement les médias et le Web pour se rendre visible.

2 Influences. Pour comprendre S4B, il faut faire un saut outre-Manche : "Le contexte britannique est sa matrice en termes de réseau et d’action. Ce n’est sans doute pas un hasard si ce groupe est flamand, connecté aux Pays-Bas, dans des environnements où l’influence britannique est plus importante." La stratégie de l’action radicale dans un contexte musulman moderne a deux sources idéologiques :"La racine des Frères musulmans d’abord, le contexte britannique ensuite, qui est un lieu d’excellence de diffusion et de production de la pensée de type politique et salafiste." Pour Felice Dassetto "l’idée de charia européenne est devenue possible dans le contexte ‘communautarien’ ou de ‘développement séparé’ britannique. De par la conception du fonctionnement de la société et de l’Etat, s’est développée l’idée d’un système judiciaire qui dit la norme islamique en parallèle au système judiciaire civil. Et il y a une ambiguïté entre la charia comme voie spirituelle, comme éthique et morale et sa lecture comme jurisprudence."

3 Le djihad autrement. Après le 11 septembre, S4B fait partie des groupes qui veulent relancer le djihad en Europe par d’autres moyens que le recours aux armes. Felice Dassetto situe parmi ses inspirateurs Anjem Choudary, qui fut à la base des groupes Sharia en Europe. Cet avocat et citoyen britannique, qui s’est fait amplement entendre contre les caricatures de Mahomet ou encore contre le Pape après le discours de Ratisbonne, et veut "grignoter pas à pas le territoire des villes sous contrôle de la charia". Autre particularité : "L’action de Sharia4... n’a aucun intérêt à se faire bien voir par les non-musulmans; il s’agit d’accroître les tensions avec eux pour attirer des musulmans et arriver à un point de rupture. C’est le djihad mené de l’intérieur " Dans cette vision, les groupes Sharia4... sont des "minorités agissantes qui touchent un grand nombre par leurs actions démonstratives".

4 Nouvel islam politique. Pour Dassetto, "nous assistons peut-être à la reformulation d’un islam politique. Après la version destinée aux pays musulmans des années 1970-1990 et la mondialisation par al Qaeda des années 1990-2000, émerge peut-être, juxtaposée aux précédentes, une nouvelle forme de djihadisme intraeuropéen. On a déjà dit qu’il n’était pas armé mais il n’en vise pas moins une rupture entre les populations dans l’espoir de provoquer l’affrontement et une victoire de l’islam" . Tout est-il perdu pour autant ? Non, car le sociologue insiste sur l’"intérêt de la conception belge", notre modèle de vivre ensemble qui n’est ni le communautarisme britannique, ni le républicanisme pur et dur : "C’est une construction collective sous-tendue par une profonde culture démocratique." Car "il faudrait voir si cette vision identitaire à la belge - d’une étonnante modernité ! - n’est pas grippée du côté flamand en raison de la clôture engendrée par l’idéologie nationaliste. C’est qu’une vision hybride qui ne renonce pas à une identité propre se conjugue mal avec un nationalisme exacerbé".

5 Pourquoi adhérer à S4B ? Felice Dassetto réfute le simplisme et les slogans qui fleurissent trop sur les plateaux de télé : l’adhésion part souvent d’une situation de manque. De considération ou parce que les jeunes musulmans en ont marre d’être discriminés à l’emploi ? En fait "il serait temps de faire un bilan global de la présence musulmane en Belgique ainsi que des relations réciproques". D’autant plus que "des politiques à voie unique, parfois indispensables comme une politique répressive ne suffiront pas à réduire des noyaux de radicalisme" . Le sociologue a aussi constaté une convergence de postures avec le groupe autour de Souhail Chichah à l’ULB : dans la manière "de faire des actions démonstratives et éclatantes" et "du point de vue de l’analyse préalable de la situation sociale et du mode d’action, les deux groupes peuvent être confondus".

6 Comment en sortir ? Dassetto veut qu’on relève quatre défis : "Combattre l’ignorance réciproque, créer au contraire des relations et des débats réciproques, en revenir à une réflexion sur les fondements de l’Etat de droit et enfin amener les musulmans à s’interroger sur leur propre production de pensée."

Le document intégral est consultable sur www.uclouvain.be/406350.html


COMMENTAIRE DE DIVERCITY


ATTENTION CECI EST FONDAMENTAL

COMPRENDRE C'EST DEJA AGIR!

On peut faire confiance à Christian Laporte, il débusque, mieux que personne les sujets qui fâchent et sait les traiter avec l'esprit critique nécessaire. Nous avons rendu compte du livre remarquable de Dassetto: "l'iris et le croissant", ouvrage austère mais indispensable pour qui veut comprendre l'évolution de l'islam dans la région Bruxelloise. Dassetto est incontestablement le meilleur analyste de l'islam en Belgique puisqu'il est prématuré de parler d'un islam belge


Sharia4Belgium est, selon lui à prendre très au sérieux

1. Parce qu'il proclame urbi et orbi que "La société occidentale est foncièrement mauvaise et inacceptable sur tous les plans : économique, politique, culturel, moral",

2. Parce que pour le groupe, c’est sûr, "l’Europe deviendra musulmane". Et s’il ne prône pas l’action armée, il écarte tout compromis.

3. Parce que S4B utilise méthodiquement les médias et le Web pour se rendre visible.

4. Parce que "La stratégie de l’action radicale dans un contexte musulman moderne a deux sources idéologiques :"La racine des Frères musulmans d’abord, le contexte britannique lieu d’excellence de diffusion et de production de la pensée de type politique et salafiste."

5. Parce que "l’idée de charia européenne est devenue possible dans le contexte ‘communautarien’ ou de ‘développement séparé’ britannique."

6. Parce qu'il y a une ambiguïté entre la charia comme voie spirituelle, comme éthique et morale et sa lecture comme jurisprudence."

7. Parce que, S4B fait partie des groupes qui veulent relancer le djihad en Europe par d’autres moyens que le recours aux armes.

8. Parce que "L’action de Sharia4... n’a aucun intérêt à se faire bien voir par les non-musulmans; il s’agit d’accroître les tensions avec eux pour attirer des musulmans et arriver à un point de rupture. C’est le djihad mené de l’intérieur.
 
9. Parce que les groupes Sharia4... sont des "minorités agissantes qui touchent un grand nombre par leurs actions démonstratives".

10.Parce que "les jeunes musulmans en ont marre d’être discriminés à l’emploi . En fait "il serait temps de faire un bilan global de la présence musulmane en Belgique ainsi que des relations réciproques".

11. Parce qu'une "Une politique répressive ne suffira pas à réduire des noyaux de radicalisme qui semblent converger avec les actions du groupe autour de Souhail Chichah à l’ULB."

12.Parce que, selon Dassetto nous sommes confrontés à quatre défis : "Combattre l’ignorance réciproque, créer au contraire des relations et des débats réciproques, en revenir à une réflexion sur les fondements de l’Etat de droit et enfin amener les musulmans à s’interroger sur leur propre production de pensée."

C'est dire si cette analyse interpellante vient à point nommé.
Nous avons besoin d'y voir clair face à une succession d'événements qui, au premier regard ont l'air isolés mais, ne le sont pas.
Tout est lié par des liens qui tissent la complexité de nos sociétés européennes.

Comprendre, dit la Libre, c'est déjà agir!

La sphère publique européenne, L’autre urgence

 

MAROUN LABAKI

Le sommet européen de ces jeudi et vendredi devrait à son tour accoucher d’une souris. Trop peu, trop tard ? Sans doute. Cependant, tous les petits pas accomplis depuis plus de deux ans, depuis le début de la crise « grecque » devenue crise « de la dette », ont nettement fait progresser l’Europe sur la voie de l’intégration. En Europe, et en tout cas dans la zone euro, nos sorts sont liés.
Mais notre interdépendance n’est pas uniquement affaire de traités et de « législation secondaire ». La France envoie un socialiste à l’Elysée ? La Grèce songe à la provocation, avant d’offrir la victoire électorale à la droite ? L’Espagne, drapée dans une fierté ombrageuse, refuse initialement de demander de l’aide ? En Allemagne, c’est « Nein » après « Nein » ? Tout cela nous intéresse. Nous passionne quelquefois. Nous concerne toujours.

Dans l’esprit et dans la lettre, l’Europe existe de plus en plus, et elle façonne notre futur. Nous demande-t-on toutefois notre avis sur cette Europe ? Herman Van Rompuy parle notamment, dans le petit rapport qu’il vient de produire sur l’avenir, d’« assurer la nécessaire légitimité démocratique » de cette Union en devenir – de cette drôle de chose qui hoquette et bégaie, allant son chemin à coups d’embardées.

Les élections européennes ne suffisent plus. Parce qu’elles restent en réalité fondamentalement nationales. En 2014, en Belgique, les élections européennes auront lieu le même jour que les législatives et les régionales…

Voici un an, la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen avait, à une écrasante majorité, proposé que vingt-cinq eurodéputés soient élus sur des listes transnationales, par tous les Européens. Les têtes de ces listes transnationales auraient été les candidats des grandes familles politiques pour la fonction de président de la Commission européenne. Donald Tusk pour le PPE ? Martin Schulz pour les socialistes ? Guy Verhofstadt pour les libéraux ? Daniel Cohn-Bendit pour les Verts ? Les Européens auraient parlé politique européenne et désigné le successeur de José Manuel Barroso.
Las ! les gouvernements ont tué le projet dans l’œuf. C’était trop, paraît-il ! En fait, c’était à peine suffisant ! Nous tous, Européens, avons droit à un réel débat démocratique sur l’Europe de demain, sur la discipline et la solidarité – et sur celles et ceux qui s’installeront à l’avenir dans le fauteuil de José Manuel Barroso et dans celui de Herman Van Rompuy.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

 
L'EUROPE AUX EUROPEENS


Oui l'euro, l'Europe nous concernent tous, au quotidien.

En tant que Belge, qui répugne à se draper dans les couleurs nationales, en tant que Bruxellois, fier de sa triple capitale européenne, belge et même flamande nous voulons plus d'Europe.
Mais moins de bureaucratie à la mode de Berlaimont.
 
"Tout cela nous intéresse. Nous passionne quelquefois. Nous concerne toujours. Dans l’esprit et dans la lettre, l’Europe existe de plus en plus, et elle façonne notre futur. Nous demande-t-on toutefois notre avis sur cette Europe ?"
C'est toute la question et c'est un sujet qui fâche.

On nous la salope, notre Europe comme on nous salope notre Belgique par excès de régionalisation.
Les Anglais, ces nationalistes invétérés, voteront anglais avant de voter européen, les Danois danois, les Français voteront chauviniste comme les Flamands votent flamand avant de voter belge et les Wallons, wallon.

Qu'on y prenne garde: fédérer l'Europe pourrait lui donner le coup de grâce comme ce fut le cas pour la Belgique.

Il est urgent de créer une opinion publique européenne, de forger une culture spécifiquement européenne et pas seulement française, allemande, espagnole. On est fait de tout cela et on l'ignore à force d'être shootés à la culture yankee: Donald Duck, Macdo et Coca Cola.
Qu'on y ajoute le culte du foot au service du nationalisme le plus barbare et le décervelage est complet.

"Si c'était à refaire, je commencerais avec le culture!" aurait dit Jean Monnet. On sait maintenant qu'il ne l'a pas dit, mais que ne l'a-t-il pas fait!
Il n'est peut-être pas trop tard pour nous y mettre! Mais il est plus que temps.

J'ai eu le privilège d'être initié à la culture européenne par des professeurs cultivés et sévères dans un athénée laïque et communal qui fêtera bientôt ses cent ans. Merci à ces passeurs de cultures qui pensaient européen et ne s'en cachaient pas.

MG

mercredi 27 juin 2012

Europa lijkt alsnog losgebarsten in een Ardennenoffensief





Zijn het de laatste stuiptrekkingen van een stervende zwaan? Europa lijkt alsnog losgebarsten in een Ardennenoffensief. In minder dan een etmaal pleitte Herman Van Rompuy voor een drastische pensioenhervorming in de lidstaten en zag Karel De Gucht wel brood in een Europese bankenunie.

Al helemaal van god los was de Duitse minister van Financiën, Wolfgang Schäuble, in Der Spiegel. Hij heeft het gehad met pretentieuze lidstaten die het laatste woord willen voeren. Er moet een echte Europese regering komen met een door de burgers rechtstreeks verkozen president. Radicale overdracht van soevereiniteit. Schäuble zegt dat het Duitse volk zich mag opwarmen voor een nieuwe grondwet.

In het egomane Nederland, waar de verkiezingen dreigen uit te draaien op een referendum over Europa, hoorden ze het in Keulen donderen. Zowaar een Europese coup?

Ach, in zichzelf gekeerde natie, zoals ook op het EK zo malicieus zichtbaar werd.

Ik denk dat er nu in Gent een man aan de betere grappa zit. Guy Verhofstadt, die sinds jaren als farfelue prediker in de woestijn is weggezet, ziet de aanhang van zijn Europees visioen almaar groeien. Straks gaat hij nog de geschiedenis in als de Aristoteles van het nieuwe Europa.

Een visionaire Belg: het was lang geleden.

Hugo Camps


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

NUL NEST PROPHETE EN SON PAYS

Surtout pas notre génial Guy Verhofstadt qui depuis des mois hurle dans le désert en faveur d'un supplément d'Europe, habillé de costumes ceintrés de coupe Armani, buvant des vins toscans et regardant l'avenir à travers ses grosses lunettes d'intello. "Guy Verhofstadt, die sinds jaren als farfelue prediker in de woestijn is weggezet, ziet de aanhang van zijn Europees visioen almaar groeien. Straks gaat hij nog de geschiedenis in als de Aristoteles van het nieuwe Europa. Een visionaire Belg: het was lang geleden."

Attention, nous allons vivre un sommet européen historique cette semaine. Le sommet de l'ultime chance (Attali). Il va falloir décider enfin si on est prêt, comme le demande Bugs Bunny Verhofstadt , à troquer une part de souverainité contre un supplément d'intégration, une mutualisation solidaire de la dette (euro obligations) contre une crispation égocentrique.

Nous vous invitons à relire avec attention l'avertissment du prophète Attali et celui du prophète Krugman.MG

"Ultime chance parce que, s’ils ne font rien, la survie de l’euro dépendra, une fois de plus, l’été prochain, d’une intervention massive des banques centrales. Et chacun de nos pays sera bientôt emporté dans une immense dépression, bouchon flottant dans l’océan des marchés.

Ultime chance parce qu’il leur est encore possible de comprendre que séparés, ils courent au déclin ; et qu’ensemble, ils constitueront encore pendant très longtemps la première puissance du monde, avec le niveau de vie le plus élevé de la planète.

Chacun doit, pour cela, faire un pas vers l’autre.

Aux Allemands de comprendre que leur puissance actuelle n’est qu’illusion si l’Europe se défait. Et qu’ils ont intérêt à donner du temps aux autres, comme à eux-mêmes, pour mettre leurs comptes publics en ordre, relancer leur démographie et sauver leurs banques. Et pour admettre que les propositions de croissance des Français sont raisonnables.

Aux Français de comprendre que les propositions allemandes, visant à confier à une autorité commune le soin de vérifier le déficit public de chacun ne limite en rien notre souveraineté : nous y conserverons en effet le droit de choisir le montant et la nature de nos dépenses et de nos impôts.

À tous les pays de comprendre qu’il n’y a pas de solution autre que le compromis, qui passe par plus de rigueur, plus d’audace et plus de solidarité. À tous de comprendre qu’il leur faut plus réduire les dépenses publiques qu’augmenter les impôts, qu’il faut glorifier le travail et l’effort, que la compétitivité est nécessaire au bien-être social, qu’il faut harmoniser les avantages sociaux, les allocations chômage et les niveaux de retraite. À tous de comprendre qu’il ne faut pas céder aux sirènes souverainistes et aux illusions d’une diplomatie nationale dépassée.

En particulier, maintenant que les élections sont passées, le Président de la République française est dans une position de force rare. Il a, à juste titre, expliqué que la croissance doit faire partie du plan de redressement de l’Europe. Il a proposé la création d’une série d’instruments utiles pour cette croissance, et pour donner à notre système financier les moyens de son avenir.

Il reste maintenant à la France de prendre position pour ou contre le saut fédéral, récemment proposé la chancelière d’Allemagne ; de décider si faire vérifier par un ministre européen des finances la mise en oeuvre des engagements budgétaires pris par chaque européen est conforme à sa conception de la souveraineté nationale.

Si les Européens, et en particulier, les Français et les Allemands, ne font pas ce saut fédéral, ils devront tous, un jour, plus proches qu’ils ne le croient, les uns après les autres, se soumettre d’une façon très humiliante aux diktats des marchés ; c’est-à-dire aux ordres des nouvelles puissances du monde, détenteurs de rentes, et aux ordres des États-Unis, qui, n’en doutons pas, sauront, eux, en particulier grâce aux nouvelles découvertes de gisements pétroliers sur le sol, rester une très grande puissance. On comprendra alors ce que signifie vraiment la perte de souveraineté." (Jacques Attali)


THE GREAT ABDICATION

By PAUL KRUGMAN

Among economists who know their history, the mere mention of certain years evokes shivers. For example, three years ago Christina Romer, then the head of President Obama’s Council of Economic Advisers, warned politicians not to re-enact 1937 — the year F.D.R. shifted, far too soon, from fiscal stimulus to austerity, plunging the recovering economy back into recession. Unfortunately, this advice was ignored.

But now I’m hearing more and more about an even more fateful year. Suddenly normally calm economists are talking about 1931, the year everything fell apart.

It started with a banking crisis in a small European country (Austria). Austria tried to step in with a bank rescue — but the spiraling cost of the rescue put the government’s own solvency in doubt. Austria’s troubles shouldn’t have been big enough to have large effects on the world economy, but in practice they created a panic that spread around the world. Sound familiar?

The really crucial lesson of 1931, however, was about the dangers of policy abdication. Stronger European governments could have helped Austria manage its problems. Central banks, notably the Bank of France and the Federal Reserve, could have done much more to limit the damage. But nobody with the power to contain the crisis stepped up to the plate; everyone who could and should have acted declared that it was someone else’s responsibility.

And it’s happening again, both in Europe and in America.

Consider first how European leaders have been handling the banking crisis in Spain. (Forget about Greece, which is pretty much a lost cause; Spain is where the fate of Europe will be decided.) Like Austria in 1931, Spain has troubled banks that desperately need more capital, but the Spanish government now, like Austria’s government then, faces questions about its own solvency.

So what should European leaders — who have an overwhelming interest in containing the Spanish crisis — do? It seems obvious that European creditor nations need, one way or another, to assume some of the financial risks facing Spanish banks. No, Germany won’t like it — but with the very survival of the euro at stake, a bit of financial risk should be a small consideration.

But no. Europe’s “solution” was to lend money to the Spanish government, and tell that government to bail out its own banks. It took financial markets no time at all to figure out that this solved nothing, that it just put Spain’s government more deeply in debt. And the European crisis is now deeper than ever.

Yet let’s not ridicule the Europeans, since many of our own policy makers are acting just as irresponsibly. And I’m not just talking about Congressional Republicans, who often seem as if they are deliberately trying to sabotage the economy.

Let’s talk instead about the Federal Reserve. The Fed has a so-called dual mandate: it’s supposed to seek both price stability and full employment. And last week the Fed released its latest set of economic projections, showing that it expects to fail on both parts of its mandate, with inflation below target and unemployment far above target for years to come.

This is a terrible prospect, and the Fed knows it. Ben Bernanke, the Fed’s chairman, has warned in particular about the damage being done to America by the unprecedented level of long-term unemployment.

So what does the Fed propose doing about the situation? Almost nothing. True, last week the Fed announced some actions that would supposedly boost the economy. But I think it’s fair to say that everyone at all familiar with the situation regards these actions as pathetically inadequate — the bare minimum the Fed could do to deflect accusations that it is doing nothing at all.

Why won’t the Fed act? My guess is that it’s intimidated by those Congressional Republicans, that it’s afraid to do anything that might be seen as providing political aid to President Obama, that is, anything that might help the economy. Maybe there’s some other explanation, but the fact is that the Fed, like the European Central Bank, like the U.S. Congress, like the government of Germany, has decided that avoiding economic disaster is somebody else’s responsibility.

None of this should be happening. As in 1931, Western nations have the resources they need to avoid catastrophe, and indeed to restore prosperity — and we have the added advantage of knowing much more than our great-grandparents did about how depressions happen and how to end them. But knowledge and resources do no good if those who possess them refuse to use them.

And that’s what seems to be happening. The fundamentals of the world economy aren’t, in themselves, all that scary; it’s the almost universal abdication of responsibility that fills me, and many other economists, with a growing sense of dread.

You say: "The fundamentals of the world economy aren’t, in themselves, all that scary; it’s the almost universal abdication of responsibility that fills me, and many other economists, with a growing sense of dread." The U.S. has had at least 4 property bubbles and busts in the past forty years--I would say that is pretty fundamental. It has had a consistent downgrading of ordinary labor for the same time. The professional classes, or the 20/80 split, has been accelerating over the same period. 40 years in--it's a little late to ask those with power in any sphere to take responsibility. Why would they?"

"As in 1931, Western nations have the resources they need to avoid catastrophe"

"You are mistaken: what are the resources that drives "western" societies ? Oil: and western nations have less-and-less of that. So clearly NO: "unlike in 1931, western nations don't have the necessary resources, they should prepare for the inevitable catastrophe"

VERHOFSTADT: 'BAL LIGT NU IN KAMP VAN MERKEL'




Liberaal fractieleider in het Europees parlement Guy Verhofstadt.

"De bal ligt nu in het kamp van Merkel en de andere Europese leiders: deze oplossing aanvaarden of Europa in nog diepere problemen brengen". Zo reageert liberaal fractieleider Guy Verhofstadt op de publicatie van de plannen van Europees Raadsvoorzitter Herman Van Rompuy voor de uitbouw van de eurozone.

Het werd tijd. Eindelijk liggen er concrete plannen op tafel die een structurele oplossing creëren om de eurocrisis aan te pakken en maanden van aarzelen en gedeeltelijke oplossingen te beëindigen", zo reageerde Verhofstadt.

Verhofstadt hoopt dat de Europese top van donderdag en vrijdag er niet opnieuw "één van de gemiste kansen" zal worden, maar ernstige voorstellen voor een politieke en budgettaire unie zal bespreken. "Deze top zou wel eens de top van de laatste kans kunnen zijn", klinkt het.

Verhofstadt, die het document van Van Rompuy een aantal oplossingen terugvindt die hij zelf al lange tijd bepleit, meent dat de financiële markten geen mirakeloplossing verwachten, maar een geloofwaardig plan op lange termijn.

Volgens de Belgische oud-premier zal de combinatie van een gecentraliseerde Europese begrotingsautoriteit, gemeenschappelijk bankentoezicht en de gedeeltelijke mutualisering van overheidsschuld alvast een grote bijdrage vormen voor de verbreking van de "vicieuze cirkel van toenemende schuldenlast".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

Et si, paradoxalement, c'était l'Allemagne le problème de l'Europe, plus que la Grèce, l'Espagne, l'Italie ou le Portugal?

Avec Sarko, l'Allemagne avait un allié précieux qui partageait sa vision égoiste de l'Europe.

Sans lui et avec un François Hollande qui se range résolument dans le camp des pays du Sud méditerranéen, la donne est changée. C'est évident, Germania se refuse à une mutualisation de la dette et il se pourrait qu'elle décide, contre toute attente, de faire cavalier seul.

Rappelons que l'Euro lui fut imposé par François Mitterand, comme prix de sa réunification et qu'elle a eu beaucoup de mal à tourner le dos au DM. A lire la presse allemande et surtout à écumer les commentaires de lecteurs, on a de plus en plus l'impression que l'Allemagne pourrait carrément s'éloigner de la zone euro, voire de l'Europe si un pas important n'était pas consenti en sa faveur. 67 ans après la capitulation de Hitler, l'Allemagne a retrouvé la plénitude de son territoire et de sa puissance économique. Elle est la nation la plus puissante du vieux continent et entend bien exercer son hégémonie d'une manière ou d'une autre. Il ne faudrait pas oublier que de tous temps, il y eut une sorte de synergie entre la puissante Allemagne et la lointaine Russie. Avec Poutine qui parle parfaitement allemand pour avoir séjourné longtemps à l'ambassade soviétique de Berlin Est, les relations russo allemande sont au zénith. Voilà qui devrait garantir aux Allemands un acheminement de gaz pour la décennie à venir.

 C'est tout à fait essentiel pour faire tourner l'industrie d'outre Rhin. Ce n'est par hasard que Georg Schröder est chargé désormais de la coopération énergétique entre les deux pays.

Le sommet qui vient nous permettra de mieux sonder les intentions et les ambitions allemandes. Le nationalise allemand est redevenu un puissant ressort et Merkel semble avoir compris que c'était son meilleur atout pur se maintenir au puvoir après les élections de 2013.

Angela a grandi en RDA, dans l'autre Allemagne qui était aussi l'autre Europe!

MG





Le gouvernement flamand se déchire sur la réforme de l’enseignement



Après l’agitation née autour du projet immobilier Uplace, c’est à présent la réforme de l’enseignement qui est source de tiraillements au sein du gouvernement flamand. Tout cela à l’approche des élections communales.

Le gouvernement flamand se déchire sur la réforme de l’enseignement
©Belga

La N-VA a tiré à boulets rouges lundi sur la note d’orientation du ministre de l’Enseignement Pascal Smet (sp.a). Se disant dans la droite ligne de l’accord de gouvernement, ce dernier défend la nécessité de réformer fondamentalement l’enseignement secondaire, notamment en créant un tronc commun le plus large possible dans le premier degré. Mais surtout, il s’agirait de supprimer le cloisonnement entre enseignement général, technique et professionnel.

Cette réforme « radicale » n’est pas du goût de certains acteurs du secteur mais pas non plus de la N-VA qui estime que l’enseignement flamand se porte bien. « La formation de nos jeunes est quelque chose de trop important que pour se lancer dans des expériences », a lancé Kris Van Dijck, chef de groupe des nationalistes au Parlement flamand.

Face à la bronca, le ministre-président Kris Peeters a tenté mardi d’apaiser les esprits. « Je n’ai rien contre les débats politiques mais la manière dont cela se passe aujourd’hui est déplorable », a-t-il dit dans plusieurs journaux et à la VRT-Radio. Concernant cette réforme, il importe avant tout d’avoir des écoles « solides » qui parviennent à faire évoluer au mieux chaque élève, a-t-il ajouté. « Dans l’accord de gouvernement, il est écrit que la réforme de l’enseignement doit pouvoir reposer sur une base solide or je constate que celle-ci s’effrite », a regretté le ministre-président. Tirant le signal d’alarme, il a appelé les partenaires de la majorité à réserver la discussion au gouvernement au sein duquel elle n’a pas encore été menée.

Au-delà, Kris Peeters ne peut que constater que « la nervosité et l’opportunisme gagnent du terrain à l’approche des élections communales ». Il va falloir « veiller à ce que ces comportements ne dépassent pas certaines limites », a-t-il averti.

Cette nervosité est également perceptible au sein de son propre parti, le CD&V. Le sénateur Rik Torfs n’a pas caché l’ambition de s’en aller si les chrétiens-démocrates ne se renouvelaient pas. « Ce n’est pas en donnant régulièrement une interview à gauche et à droite que les choses changeront, il doit venir s’exprimer au Bureau de parti. Et il doit réfléchir à sa propre position au sein du parti », a tranché Kris Peeters.

Belga



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES CASCADEURS

Le noeud du problème: Pascal Smet ministre de l'éducation SPa, qui adore faire parler de lui dans les medias, a jeté un pavé dans la mare. Il est déterminé à supprimer les attestations B!

Mais encore? Explication: l'année scolaire se termine après les examens de juin et les prolongations de septembre.

Le conseil de classe attribue alors  trois types d'attestations: attestation A (feu vert pour le passage de classe sans restriction) attestation B (feu orange, attestation restrictive permettant un passage de classe dans une filière moins ambitieuse, ce qui peut entraîner un passage du général vers le technique; du technique vers le professionnel) attestation C (feu rouge double d'office) .

En clair et dans la pratique, l'attestation B permet au chef d'établissement de renvoyer légalement et via le conseil de classe les élèves les moins performants vers d'autres horizons, moins ambitieux. (math 3 heures au lieu de 5; sauf latin; néerlandais 2 au lieu de 4 et surtout: sauf enseignement général, sauf enseignement général et technique)

Smet est indigné et veut mettre fin à ce système de cascades (waterval systeem)  au premier degré du secondaire. Avec Smet finies les cascades et fi des cascadeurs.

Levée de boucliers des professeurs de l'université de Leuven, d'un ancien recteur, de la patronne de l'enseignement catholique très sélectif et last but not least de la N-VA au sein du gouvernement flamand: la goutte qui a fait déborder le vase!

Mais où donc est le problème puisqu'on nous annonce que, en Communauté française, près de 92% des élèves de sixième obtiennent leur CEB. (certificat de l'enseignement de base). N'ironisons pas!

Si on suit le projet Smet de tronc commun sans attestation B cela veut dire que l'école primaire pour tous se prolonge ipso facto de deux ans. Alleluja!

Que conclure? Qu'à écouter ces messieurs-dames on finit pour ne plus savoir pourquoi près de 40% des ados bruxellois quittent le secondaire sans en être diplômés.

Oui il faut s'attaquer d'urgence à ce problème. Non, il ne faut pas s'y prendre ainsi.

Alors que faire et comment faire?

Que le lecteur se rassure, on ne va pas ré-enfourcher nos dadas. Il les connaît maintenant.

 MG

ONDERWIJSDEBAT: OVER A- B- EN C-ATTESTEN
De Morgen
Schaf B-attesten af, zei Pascal Smet. Schaf zelfs de C-attesten af, schreef Robert Voorhamme (DM 20/6).

Na een schooljaar staan leraren en directies voor de moeilijkste taak in hun onderwijsopdracht: delibereren. Zij beseffen goed dat zij beslissingen nemen die bepalend zijn voor de toekomst van jongeren. Op klassenraden wordt niet lichtzinnig omgesprongen met B- en C-attesten. Leraren willen niet liever dan dat alle leerlingen een A-attest halen.

Pascal Smet en Robert Voorhamme formuleerden hun mening over die nakende deliberaties. Voor de minister verdwijnt het B-attest in de eerste graad maar beter, om komaf te maken met het watervalsysteem en om elitescholen een kwalijk selectiemiddel te ontnemen. De schepen vindt dat het C-attest het best wordt afgeschaft en wil niet dat leerlingen hun jaar moeten overdoen. Beide politici hebben een nobel idee: leerlingen zo lang mogelijk meenemen tijdens hun leertraject.
     
        EEN LERAAR SCHRIJFT:

Maar suggereren zij dat onderwijsmensen dat nobel idee niet hebben? Duidelijk is dat zij de B- en C-attesten negatief benaderen. Na 25 jaar lesgeven kan ik getuigen dat over die attesten ernstig wordt nagedacht en dat aan het B-attest (niet geslaagd in een bepaalde richting of onderwijsvorm) en zelfs aan het C-attest ook positieve elementen verbonden zijn. Vergeten Smet en Voorhamme dat attesten het gevolg zijn van de resultaten van een leertraject en van leerprestaties? Op de eerste schooldag zeg ik tegen mijn leerlingen: 'Jullie hebben één doel: slagen.' Ik lever daar inspanningen voor, maar ook de leerlingen moeten dat doen. Natuurlijk zijn er redenen waarom leerlingen niet of onvoldoende werken. Scholen hebben daar begrip voor. En het is hun taak om altijd motiverend en begeleidend op te treden. Dat gebeurt ook! Maar op een bepaald moment komt de beslissing door een attest. Wie onvoldoendes heeft, kan een B- of C-attest halen. Verwijten Smet en Voorhamme dat de onderwijsmensen? Is het niet onverantwoordelijk een A-attest te geven aan een leerling die een richting of een onderwijsvorm niet aankan, rekening houdend met de prestaties (kennis en vaardigheden)?

WAAROM TEN SLOTTE DENKT SMET ZO ZWART-WIT?
Wat doen we met een leerling in de eerste graad die ruim onvoldoende haalt voor een richtingsvak als Latijn vandaag of voor een domeinvak als economie morgen? Vandaag krijgt hij/zij misschien een B-attest en kan/mag hij/zij dan overgaan en in het ASO blijven. Morgen heeft hij/zij een C-attest en moet zittenblijven! Maar daar is schepen Voorhamme tegen. Een A-attest, dus! Moeten we dan evaluatievormen als toetsen, taken, groepswerken, eindwerken en examens afschaffen en moeten leerlingen dan niet meer werken? Men zegt het ons.

Johan De Donder, leraar economie, Nederlands en geschiedenis aan het Maria-Boodschaplyceum in Brussel


AA ATTESTEN

Nu de minister het B-attest in de eerste graad wil afschaffen, kan het een idee zijn om een AA-attest in te voeren. Dat zou dan een (symbolisch) attest zijn dat aangeeft dat deze leerlingen net meer uitgedaagd kunnen worden. In de ons omringende landen lijkt een nieuwe tendens om excellentie meer in de verf te zetten. Hier zit vooral een economische motivatie achter. Maar ik zie ook een andere noodzaak nu in ons huidig onderwijs competitie een nieuw taboe lijkt te zijn.

Sommige onderzoekers zien in dit taboe een van de redenen waarom we stilaan de jongens verliezen in ons onderwijs. Onderzoek beschrijft hoe bij het ontbreken van competitie er een vergelijking naar beneden kan ontstaan, om ter slechtst presteren. Het blijvend uitdagen van jongens is cruciaal en helpt evenzeer de meisjes. Er is nood aan een goed evenwicht waarbij inzet erkend en gewaardeerd wordt, maar waarbij die waardering ook toegekend wordt aan iemand die iets goed kan. Ik weet dat ons land een van de grootste kloven kent tussen zwakkere en betere presteerders. Maar bij het nadenken over hoe we dit oplossen, kunnen en moeten we ook stilstaan bij de vraag hoe we iedereen tot zijn of haar optimale prestaties kunnen brengen. Optimale prestaties zijn dan die resultaten die aansluiten bij wat de leerling kan en waarbij hij of zij zich goed voelt.

Mag ik dromen van een misschien utopisch onderwijs waar iedereen op zijn niveau uitgedaagd en gestimuleerd wordt onder het motto plus est en vous?

Pedro De Bruyckere, coauteur van het boek De jeugd is tegenwoordig, pedagoog Arteveldehogeschool




SYMPTOOMBESTRIJDING
De voorstellen van minister Pascal Smet (de brede eerste graad en de afschaffing van het zittenblijven erin) bieden geen oplossingen voor de problemen. Zittenblijven creëert jongeren die zich mislukt voelen, maar eerder dan het zittenblijven af te schaffen moet de minister de oorzaken ervan aanpakken. Door instrumenten te creëren om het (verkeerd) beleid van sommige scholen om te snel een B-attest te geven, te voorkomen of te remediëren.

Daarnaast liggen ook diverse sociale en familiale problemen als langdurige ziekte, sterfgevallen en vechtscheidingen aan de basis van heel wat uitval. De school is vaak niet in staat dergelijke leerlingen 'erdoor te trekken'. Soms zijn er problemen met 'moeilijke' leerkrachten of hebben sommige leerlingen moeite met slechts één of een paar vakken. Al deze problemen overstijgen de eerste graad: een brede eerste graad zal daar niets aan veranderen. Het afschaffen van het zittenblijven in de eerste graad zal naast een verschuiving van het zittenblijven naar de tweede en derde graad, de zwakkere groep leerlingen nog zwakker maken.

In het lager onderwijs beginnen sommige leerlingen al met een niet in te halen achterstand, onder meer qua taal en cultuur. Waar heel wat Vlaamse leerlingen er al drie jaar kleuterschool hebben opzitten (een bad in de Nederlandse taal van 8 uur per dag !), nemen heel wat allochtone en/of kansarme ouders het op dat vlak niet zo nauw. Het verplicht stellen van de kleuterschool en het afdwingen van de aanwezigheid is een must. Het lager onderwijs gaat voor intelligente leerlingen nu (veel) te traag. Het secundair onderwijs is te schools en laat te weinig ruimte voor eigen klemtonen. In de VS is er een veel groter aanbod aan keuzevakken in high school, zoals (meer) sport, fotografie, muziek en plastische kunsten.

Met een brede eerste graad, eigenlijk een voortzetting van het lager onderwijs, zet de minister de weg open voor dat wat hij wellicht wil vermijden: elitescholen. Vele ouders zullen bereid zijn meer te betalen in ruil voor een onderwijs gericht op de sterke studenten. Een beter alternatief is een verbreding in het vijfde en zesde leerjaar. Daar is inderdaad ruimte en ook nood aan nieuwe inhouden (technische vakken, computer, Engels...) en dat zou iedere leerling, niet alleen de zwakkere, ten goede komen.

Geert Van Hoorick (UGent) en Anne-Marie Spriet (leerkracht tweedekansonderwijs), geschreven in eigen naam

·        
DE OORLOG VERKLAREN IS ÉÉN ZAAK, HEM WINNEN EEN ANDERE
Zouden we de zekerheid van het huidige onderwijs niet verkiezen boven de onzekere uitkomst van een nieuw systeem? Bart Pattyn, ethicus aan de KU Leuven, was coördinator van de Leuvense Metaforumwerkgroep, die een visietekst publiceerde over 'De hervorming in het secundair onderwijs'. Hij schrijft dit opiniestuk in eigen naam.

·        ALS DE GEPLANDE HERVORMING ENKEL AANLEIDING ZAL GEVEN TOT HET WIJZIGEN VAN ETIKETTEN, HEEFT ZE WEINIG ZIN

Het secundair onderwijs vormt een complex en subtiel systeem. De kwaliteit ervan is voor het ogenblik, in vergelijking met andere landen, erg goed, wat impliceert dat men in andere landen ons onderwijssysteem benijdt. Als we een hervorming doorvoeren, zullen we dat systeem moeten inruilen voor een ander systeem waarvan we de prestaties niet kennen. Tenzij we bereid zijn te gokken, zullen de motieven om een hervorming door te voeren ijzersterk moeten zijn.

De hoofdreden waarom men de hervorming van het secundair onderwijs nodig acht, is dat men de ongelijkheid die door het 'watervalsysteem' in de hand wordt gewerkt wil terugdringen. 'Ongelijkheid' wordt hier op twee verschillende manieren opgevat. Men heeft het over kansenongelijkheid en over waarderingsongelijkheid.

Wat de kansenongelijkheid betreft: uit onderzoek blijkt dat een lage sociaaleconomische status van de ouders de slaagkansen van hun kinderen negatief beïnvloedt. Men wil dat effect afbouwen. Of een breed opgezette hervorming van het secundair onderwijs daar het meest geschikte middel voor is, is bediscussieerbaar. Vanuit wetenschappelijk oogpunt blijkt het efficiënter te interveniëren op prille leeftijd. Begeleiding van kansarme ouders en het interveniëren op kleuterleeftijd en tijdens de eerste jaren van de lagere school is doeltreffender.

Ook al worden beide aspecten door elkaar gebruikt, waarderingsongelijkheid ligt niet in het verlengde van kansenongelijkheid. Als je aanstuurt op gelijkheid van kansen (bijvoorbeeld als je er voor zorgt dat de kansen van je vier kinderen om een bioscoopticket door loting te bekomen, perfect gelijk is) hef je het verschil van de uitkomst (in ons voorbeeld: het al dan niet beschikken over een ticket) niet op, integendeel. Hoe meer je het belang van gelijke kansen op het verwerven van een hoger diploma benadrukt, hoe erger het is dat diploma niet te verwerven.

TITANENWERK
Om de waarderingsongelijkheid terug te dringen, wil men de bestaande opdeling tussen ASO, KSO, TSO en BSO opheffen. Die klassieke opdeling wordt immers als te hiërarchisch ervaren. Het VSKO stelt in dit verband voor om richtingen te creëren zoals 'taal en cultuur', 'techniek en wetenschappen', 'economie en maatschappij', 'welzijn en maatschappij' of 'kunst en creatie'. Als deze operatie enkel aanleiding zal geven tot het wijzigen van etiketten, heeft ze weinig zin. Iedereen beseft immers dat als je als gemeenschap besluit de categorieën 'mooi' en 'lelijk' nooit meer te gebruiken, niemand morgen de indruk zal hebben dat iedereen er even goed uitziet. Het lijkt de bedoeling het ASO open te breken door aspecten van algemene vorming uit elkaar te halen en uit te bouwen tot zwaartepunten van richtingen die tot een specifiek soort doorstroming aanleiding moeten geven. Maar mensen kan je niet gemakkelijk voor de gek houden. In geen tijd zal geweten zijn welke richtingen de meeste slaagkansen bieden voor studies die tot gewaardeerde diploma's leiden, en onmiddellijk zal het onderwijssysteem opnieuw een hiërarchisch karakter krijgen. Je zult bij die hervorming ook niet kunnen verhinderen dat de geschiedenis van particuliere scholen zal doorwerken in de manier waarop het aanbod van die school zal worden gepercipieerd. Het zal dus een titanenwerk vergen om het onderwijs naadloos te herprofileren, terwijl je niet weet of je inzet zal lonen.

Er is eigenlijk geen breed opgezette hervorming nodig om meer zuurstof te geven aan het secundair onderwijs. Je kunt stapsgewijs en van onderuit goed definieerbare problemen aanpakken. Je kunt bijvoorbeeld de bureaucratische regeldruk terugschroeven, snoeien in het overaanbod aan richtingen, leerkrachten de ondersteuning bieden die ze vragen, maatregelen nemen om het idealisme en de zorg op de werkvloer niet te laten wegsijpelen, investeren in praktische begeleiding e.d. Tegelijk kan men een aantal irrealistische verwachtingen afbouwen. Zo is het idioot te geloven dat we studeren aantrekkelijk kunnen maken door het te verleuken. Ongeacht in welke richting men zich wil bekwamen, niets gaat vanzelf. Belangrijke vakken veronderstellen veel doorzettingsvermogen. Tegelijk moeten we sleutelen aan de officiële onderwijsvisie. Als we laten blijken dat de hoofdreden om in onderwijs te investeren economisch van aard is en dat we moeten inspelen op de ambities van leerlingen om hun individuele nutsbetrachting te maximaliseren, dan moeten we niet verwonderd zijn dat de waarderingsongelijkheid toeneemt. Om respect voor verschillende engagementen en vaardigheden te laten toenemen, zullen we in de school moeten laten blijken dat in alles wat mensen ondernemen, om het even of dat nu is in het kader van stielkennis of business, fundamenteel onderzoek of technisch onderhoud, de basis van iemands respectabiliteit wordt gevormd door loyauteit, inzet, nauwgezetheid en eerlijkheid. Als onze samenleving andere waarderingsprioriteiten stelt, moeten we ons durven realiseren dat geen enkele onderwijshervorming waarderingsgelijkheid kan bewerkstelligen.

OORLOG
Een onderwijshervorming vertoont overeenkomsten met oorlog voeren. Net als een hervorming is een oorlog gemakkelijker verklaard dan succesvol beëindigd. Net zoals een hervorming mag alleen tot oorlog besloten worden als alle andere alternatieven zijn uitgeput. Net als een hervorming kun je een oorlog enkel rechtvaardigen als je motieven ijzersterk zijn en als je weet dat je strategie deugdelijk en je middelen afdoende zijn. Het punt is dat een oorlog net zoals een hervorming niet een beetje kan worden gewonnen en dat alle ellende van een half doorgevoerde of mislukte oorlog nooit aan de top maar aan de basis wordt ervaren. Mislukte hervormingen zijn geen fictie. Er zijn veel voorbeelden van hervormingen die in buurlanden de onderwijskwaliteit hebben doen dalen. De objectieven van die hervormingen bleken utopisch en onvoldoende onderbouwd. Wat men uit het oog verloor, was dat het uiteindelijk de leerkrachten zijn die het moeten waarmaken. Zij zijn het kapitaal waarin met gezond verstand en op basis van betrouwbaar onderzoek moet worden geïnvesteerd. Het onderwijsveld is in ieder geval geen evenementenhall of goktent.


CEB : 91,75 % DES ELEVES ONT REUSSI LE TEST

L’administration de la Communauté française a communiqué ce mardi après-midi le résultat des épreuves menant à l’octroi du Certificat d’études de base (CEB). Sur les 48.453 élèves de 6e primaire qui ont présenté l’épreuve, 44. 458 l’ont réussie, soit un taux de réussite de 91,75 %. Ce taux est proche de celui de l’an dernier (91,53 %). Il est inférieur aux résultats de 2010 (94,9 %).

Une partie des élèves qui ont raté l’épreuve seront délibérés et obtiendront tout de même leur CEB (l’an dernier, 1.670 élèves ont ainsi été repêchés, ce qui a porté le taux d’obtention du CEB à 95 %).

Pour réussir l’épreuve, les élèves devaient obtenir au minimum 50% des points dans chacun des domaines suivants : français, mathématiques et éveil (histoire-géographie et sciences).

La moyenne obtenue par l’ensemble des élèves dans chacun des domaines est de 72,01 % en français, de 75,66 % en maths et de 79,67 % en éveil.

L’élève qui réussit l’épreuve obtient automatiquement le CEB et fréquentera dès septembre prochain la première année commune de l’enseignement secondaire.

En cas d’échec ou d’absence justifiée à l’épreuve, les élèves peuvent obtenir le CEB sur la base des résultats des deux dernières années scolaires. C’est l’école qui prend alors cette décision.

Les parents de l’élève auquel l’octroi du CEB a été refusé, ou la personne investie de l’autorité parentale à son égard, peuvent introduire un recours contre ce refus.