lundi 25 juin 2012

300 marcheurs pour la paix à Molenbeek



Des habitants de la commune ont voulu organiser cette marche pour dénoncer les incidents survenus début juin. « Nous sommes les 99 % qui vivent ici en paix tous les jours. »



Quelque 300 personnes ont participé dimanche après-midi à une marche multicolore pour la paix au départ de Molenbeek-Saint-Jean. Cette marche, initiée par un groupe d’habitants de Molenbeek et une ASBL, était organisée après les incidents qui ont impliqué extrémistes musulmans et forces de l’ordre dans cette commune bruxelloise au début du mois.

Une femme qui portait le niqab avait été contrôlée par la police à Jette. Refusant de présenter ses papiers d’identité, elle avait été emmenée au commissariat central de la zone de police Bruxelles-Ouest, situé à Molenbeek. A la suite de cette interpellation, le mouvement islamiste Sharia4Belgium avait appelé à des actions de protestation. Quelques jours plus tard, un musulman extrémiste vivant à Paris s’était même rendu à Molenbeek pour y poignarder deux policiers dans une station de métro.

Des habitants de la commune ont voulu organiser cette marche pour dénoncer ces incidents. « Nous sommes les 99 % qui vivent ici en paix tous les jours », a expliqué le prêtre Daniël Alliët, l’un des co-organisateurs. « Nous rejetons tous les faits et propos incitant à la haine, à la peur, à la violence et à la division. Nous exigeons le droit de vivre ensemble dans la paix et la solidarité, indépendamment de notre couleur de peau ou de nos orientations philosophique et religieuse. »

Le cortège est parti du centre de Molenbeek pour rejoindre la place Rogier. Tout s’est passé dans le calme. Seule une dizaine de sympathisants masqués se réclamant des mouvements Anonymous et Occupy ont été interdits de marche par la police.

(belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

WALE ZAAN VAN MEULEBEEK!

Meulebeek avait jadisune célèbre équipe de foot -le Daring- et un hymne communal non officiel: "Wale zaan van Meulebeek, van Meulebeek!"

C'était du temps du cinéma muet, du temps ou Molenbeek molenbeekait. Le temps des vaartkapoenen, ces crapuleux non pas de la strotche mais de la vaartsche, autrement dit: la crapule du canal.

Ils faisaient aussi peur aux bourgeois deBruxelles que les Molenbeekois musulmans d'aujourd'hui.

Je me suis rendu à pied samedi,  à la Maison des Cultures pour écouter une amie musicienne-clown. J'avais laissé mon cuir à la maison et ne portais sur moi que ma carte d'identité et de quoi offrir un verre ou deux à l'entracte. J'ai assez peu ri des clowneries et suis rentré, à pied à travers une foule molenbeekoise détendue et bon enfant. Pas le moindre sentiment d'insécurité. Il est  vrai que je ne suis pas descendu dans le métro! Les trois cent marcheurs pour le dialogue ont toute ma sympathie! . « Nous sommes les 99 % qui vivent ici en paix tous les jours. »

J'ai franchi le canal vers la rue Dansaert avec un arrêt journaux au "Bar Béton" en somme assez froid, j'ai traversé la "foire au savoir-faire" avec ses trente stands d'enfoirés (c'est eux qui le disent) débrouillards et bricoleurs: hallucinant!
Il est bon, Van Parijs a raison, d'animer les espaces publics pour en faire des espaces d'échange entre Bruxellois, et de communication interculturelle. Réussi. Attiré par la curiosité, me voici en route vers le nouveau café Flamingo. Les prostituées écument les trottoirs comme dans un film noir des années cinquante. Somptueux de l'extérieur, à l'intérieur, le dernier bistro Nocolaï dégage une atmosphère de déjà vu.
La rue Neuve est noire de monde et le nouvel espace Opéra trop minéral à mon goût.
Jamais content le Brusseleir! Il me reste juste de quoi monter dans un 71.

MG

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