mardi 5 juin 2012

Dertien leden Sharia4Belgium gearresteerd na hardhandige weigering identiteitscontrole



SINT-JANS-MOLENBEEK - De lokale politie van zone Brussel West heeft zondagavond dertien leden van de extremistische beweging Sharia4Belgium gearresteerd toen ze zich hardhandig verzetten bij een identiteitscontrole. Een van de arrestanten raakte gewond. De man is ook ter beschikking gesteld van het Brusselse parket voor aanzetten tot rellen en slagen aan een politieman. Dat meldt de lokale politie.

Het incident vond zondagavond plaats in een theehuis in de Ribaucourtstraat in Sint-Jans-Molenbeek.

'Rond 22 uur 15 kregen we informatie dat zich daar een vijftiental mensen van Sharia4Belgium bevonden, tot ongenoegen van de uitbater', zegt commissaris Johan Berckmans van de politie Brussel West.

'Onze mensen zijn ter plaatse gegaan om een identiteitscontrole uit te voeren maar dat werd door die mensen systematisch geweigerd.'

Een hoogoplopende discussie leidde uiteindelijk tot een schermutseling waarbij een deel van het meubilair eraan moest geloven. De politie sloeg dertien mensen in de boeien. Een van de mannen raakte daarbij gewond toen hij zijn hoofd tegen het trottoir stootte.

Die man is ook ter beschikking gesteld van het parket voor aanzetten tot rellen en slagen aan een politieman. De twaalf anderen werden enkel administratief aangehouden.

Volgens de politie van Brussel West bevonden zich tussen de arrestanten enkele personen die zich vrijdag ook al hadden laten opmerken bij de onlusten voor het politiecommissariaat in de Briefdragerstraat.



VOUS AVEZ DIT SHARIA ?

Par Ali DADDY (extraits; texte complet sur son blog  Reflets.mag)

On parle de la sharia, parmi les musulmans, aussi bien qu’en dehors d’eux d’ailleurs, comme s’il s’agissait d’un lieu commun, comme si chacun savait exactement de quoi il retourne.

Or, le moins que l’on puisse dire est que le terme "sharia" est loin d’être univoque. En matière de sharia une grande nécessité de clarification s'impose assurément. Pour simplifier, nous dirons que la sharia est généralement entendue comme synonyme de «loi islamique» ou plus généralement de «droit musulman». Nous pouvons cependant légitimement nous demander s’il existe à l’heure actuelle ce que l’on pourrait véritablement appeler un droit musulman commun tant celui-ci est peu homogène, variant de pays à pays.

Un exemple: les boissons fermentées. Il est des pays musulmans où elles sont totalement prohibées, d’autres les tolèrent plus ou moins et d’autres sont producteurs et exportateurs de vin, comme par exemple le Maroc et l’Algérie. Accomodement raisonnable?

Autre exemple: la pratique polygame. Le droit en vigueur dans nombre de pays musulmans est en contradiction avec «le droit coranique»: les recommandations coraniques en matière d’épousailles plurielles. Qui plus est: la législation en la matière varie également de pays musulman à pays musulman.

L’exemple de la répudiation est encore plus éclairant ( cf détails dans  Reflets mag)

La loi tunisienne de 1957, à titre d'exemple, «invalide la répudiation par le mari avant d’avoir été ratifiée par un tribunal et stipule une compensation ultérieure pour la femme. Des lois similaires ont été promulguées ailleurs, en s’inspirant de codes civils non basés sur la sharia. Paradoxalement, de telles législations ont, dans certains cas, rendu la polygamie virtuellement impossible, ou extrêmement malaisée, par le biais d’une stricte interprétation de la shari‘a qui stipule que "toutes les épouses doivent recevoir un traitement parfaitement égal».

En matière de répudiation, le Coran ne fait que reprendre une pratique en vigueur à l’époque de sa révélation tout en y apportant des dispositions qui garantissent un minimum de droits à l’épouse répudiée, ce qui, précisons-le,  constituait une avancée significative par rapport aux usages de l’époque.

Gageons cependant que ne pas vouloir dépasser ce stade après quatorze siècles serait une véritable régression par rapport à ce qui constituait alors une innovation historique du Coran face aux coutumes arabes de l’époque. Cela équivaudrait également à trahir l’esprit d’un texte qui prétend nous « faire sortir des ténèbres vers la lumière » (LVII, 9).

Lorsque l'on évoque l’instauration de la «loi islamique» en Afghanistan en vertu de laquelle on interdit aux femmes un accès décent à la santé et à l’instruction, nous voudrions croire à une sinistre plaisanterie, eu égard à l’apport historique de la civilisation islamique dans le domaine du savoir, je songe notamment aux temps bénis des royaumes andalous.

SHARIA CORANIQUE

Revenons à l’analyse de l’emploi du terme shari‘a par le Coran. Celui-ci rappelle :

« Oui, Nous avons donné aux Fils d’Israël l’Écriture et la norme et la prophétie ; Nous leur avons attribué des choses bonnes.

Ils entrèrent en divergence après que la connaissance leur fut venue, et par impudence réciproque. ». (XLV, 16-17)

Pour qui sait lire, il est parfaitement clair :

– que cette "voie" est commune à tous les peuples, à qui Dieu a envoyé ses prophètes (un prophète à chaque peuple s'exprimant dans la langue de chacun d’eux: Adam, Noé, Abraham, Joseph, Moïse, Jésus etc).

Or il est éviedent que les codes juridiques concernant notamment le vol et sa punition, le statut de la femme, le mariage ou l’héritage, sont très différents dans la Torah, les Évangiles et le Coran.

La shari‘a (la loi divine pour aller à Dieu) ne peut donc pas "inclure" toutes ces législations (fiqh) qui, à la différence radicale de la shari‘a commune à toutes les religions. (elles diffèrent entre elles selon l’époque et la société où un prophète a été envoyé par Dieu. "Il" apporte, au nom de principes absolus, une réponse appropriée à la situation historique et au niveau de compréhension du peuple auquel Il envoie son messager).

Cette «loi divine», cette shari‘a, en quelque sorte universelle est commune à toutes les révélations et à toutes les sagesses.  On pourrait presque parler pour la résumer d'une ethique commune.

Et c’est à partir de cette voie religieuse immuable que Dieu, par ses Prophètes, apporte des réponses historiques correspondant à la situation particulière de chaque peuple, à un moment donné.

Si l’on ne fait pas cette distinction entre :

  les principes éternels sur les rapports avec Dieu,

– et les lois particulières( par lesquelles les hommes, à partir de ces principes, organisent à chaque époque leurs rapports sociaux)

on donnera une image caricaturale du Coran.

Nous voici arrivés au noeud du problème. Prétendre, (comme le font les intégristes, les fondamentalistes, fous de la lettre) appliquer littéralement une disposition législative sous prétexte qu’elle est écrite dans le Coran, c’est confondre la loi éternelle de Dieu ; la shari‘a (qui est un «invariant» absolu, commun à toutes les religions et à toutes les sagesses) avec la législation destinée au Moyen-Orient au VIIème siècle (qui était une application historique, propre à ces pays et à cette époque, de la loi éternelle). Les deux figurent bien entendu dans le Coran mais la confusion des deux et leur application aveugle – refusant cette «réflexion» à laquelle ne cesse de nous appeler le Coran – nous rend incapables de témoigner du message vivant, du Coran vivant et éternellement actuel, du Dieu Vivant.

Toute lecture  des «versets législatifs» doit être avant tout historique. L’essentiel est de ne jamais oublier que le Coran contient à la fois la shari‘a fondamentale en 5.800 versets "éthiques" et des «exemples» de son application (en 200 versets ) dans un moment historique donné.

La pire erreur, mortelle pour l’avenir de l’Islam, serait de mélanger la loi divine éternelle, la shari‘a, avec ce qui fut le fiqh (la législation) du VIIème siècle.

Appliquer la shari‘a, c’est le contraire de cette confusion. C’est, à partir des principes absolus de la shari‘a (Dieu seul possède, Dieu seul commande, Dieu seul sait) créer un fiqh du XXIème siècle. Et c’est là une responsabilité commune non seulement à tous les musulmans, mais comme le dit le Coran, à tous les hommes de foi qui ont reçu le message des Prophètes, tous envoyés du même Dieu».

Ali Daddy



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MOUREAUX : « LES GENS A L’ORIGINE DES EMEUTES SONT DE VERITABLES FASCISTES »

Il y aurait donc  sharia et sharia.

Il était bon d'entendre, enfin, la voix d'un musulman modéré, nuancé et rassurant dans la cacophonie organisée par un Sharia4Belgium dont on  se demande d'où il tire son message et une quelconque légitimité. Mais nous avons quelque raison de penser que Sharia4Belgium et ses représentants à la mine patibulaire ont tout autre chose en tête qu'Ali Daddy quand ils prononcent le mot sharia à travers leurs barbes bien fournies et leur discours si haineux que Joëlle Milquet veut les interdire et que Philippe Moureaux les a carrément traités de fascistes, ce qu'ils sont en réalité.

Ces gens-là, visiblement manipulés par Sharia4UK, se rendent-ils compte du tort qu'ils font à l'image de l'islam qu'ils ternissent et surtout au regard que les non-musulmans portent sur les musulmans?

Le problème c'est qu'on a beau écouter les uns et les autres on a un certain mal à se faire, de l'extérieur, une idée assez claire de ce qu'est au fond l'islam de Belgique, à ne pas confondre, à ce qu'on dit, avec l'islam en Belgique. La vraie question est celle de la légitimité. Qui est représentatif, qui ne l'est pas? L'Exécutif se tait dans toutes les langues! Pourquoi? MG

LEIDDE SMS VAN LEIDER SHARIA4UK TOT RELLEN IN MOLENBEEK?


SINT-JANS-MOLENBEEK - Anjem Choudary, de leider van Sharia4UK (Groot-Brittannië), heeft vorige week vanuit Londen opgeroepen om 'gepaste acties' uit te voeren in Molenbeek wegens het oppakken van een vrouw die een niqab droeg. Dat schrijft knack.be. Het arresteren van de vrouw zorgde voor heel wat ophef en rellen.

Choudary stuurde donderdagvond rond 20u30 een sms om 'gepast te reageren' voor wat er gebeurd was met de vrouw in niqab. Onder andere Jan Stevens, een Belgische journalist, kreeg die sms, omdat hij na een eerder contact in zijn gsm-lijst staat.

Choudary was hard in zijn sms. 'Vandaag (donderdag) werd een moslima die een niqab droeg, gearresteerd door de Belgische politie. In het politiekantoor werd ze uitgekleed voor andere mannen en vertelden ze haar dat ze beter af was in Guantanoma. Ze werd geslagen en moest naar het ziekenhuis. Moslims zullen gepast reageren. Als je informatie wil, bel dan naar het nummer ***.', was de boodschap van de leider van Sharia4uk.

'Het is goed mogelijk dat Fouad Belkacem van Sharia4Belgium aangevuurd werd door Choudary', zegt Stevens. 'Belkacem kijkt op naar Choudary. Choudary roept vaak op om te betogen en Belkacem is iemand die naar hem luistert.'

Choudary ontkent de feiten.

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