lundi 18 juin 2012

Grèce - Victoire étroite de Samaras



Le leader de Nouvelle Démocratie devrait pouvoir former une coalition "pro-européenne".

Antonis Samaras.

ParChristian Jougleux
Le Point.

Le dirigeant conservateur Antonis Samaras revient de loin avec une victoire à l'arraché aux législatives dimanche, qui le place devant la lourde responsabilité d'éviter à la Grèce de sortir de l'euro. Longtemps marginalisé par son camp, à la tête d'un parti de droite dont il a peu à peu durci les positions, M. Samaras, 61 ans, a fini par l'emporter sur son rival de la gauche radicale Alexis Tsipras, 37 ans, pourfendeur de l'austérité.

Sitôt certain de sa victoire, M. Samaras a appelé tous les partis pro-euro à rallier sous sa houlette "un gouvernement d'union nationale", dans un appel du pied aux socialistes du Pasok, la troisième force du pays.

"LE PEUPLE GREC A VOTE POUR QUE LA GRECE RESTE DANS L'EURO"
Mais, sans majorité, avec le risque d'un déficit de légitimité, il devra encore tenter de former une coalition, ce qui va sans doute s'avérer encore laborieux, pour gouverner un pays politiquement fracturé et en faillite.

"Le peuple grec a voté pour que la Grèce reste dans l'euro, le pays n'a pas une minute à perdre. Nous ne pouvons continuer avec un pays à la dérive", a déclaré M. Samaras



 S'il s'est présenté comme le garant du maintien du pays dans la zone euro, il dit aussi vouloir renégocier le "mémorandum", le plan de rigueur conclu avec les prêteurs internationaux en contrepartie d'un soutien de 347 milliards d'euros.

Ce grand brun compassé a souligné dans un de ses discours de campagne que "les enjeux de ces élections sont clairs : euro ou drachme, gouvernement de coalition ou pas de gouvernement".



M. Samaras est issu d'une grande famille grecque, qui a compté des écrivains et des hommes d'affaires illustres. Son arrière-grand-mère, Pénélope Delta, auteur réputée, s'est donné la mort en 1941 pour ne pas assister à l'entrée des chars allemands à Athènes. Enraciné dans le terreau conservateur de Messénie, dans le Péloponnèse, Antonis Samaras a obtenu une licence d'économie au Amherst College en 1974 et un master à Harvard. Il est marié et père de deux enfants.



DE GRAUWE: EUROPA MOET VAN STRATEGIE VERANDEREN

Als de exitpolls waarheid worden, zullen de financiële markten maandag wellicht relatief kalm reageren op de uitslag van de Griekse verkiezingen, meent econoom Paul De Grauwe. Maar om het probleem ten gronde op te lossen, zal Europa het wel anders moeten aanpakken, zegt hij.
Aangezien de pro-Europese partijen de verkiezingen lijken te winnen, lijkt een onmiddellijke uitstap uit de euro onwaarschijnlijker. "Ik denk dat we morgen een zekere kalmte krijgen op de markten, zeker in vergelijking met de vorige weken', gaf hij aan tijdens Ter Zake. 'Maar het probleem blijft wel: krijgen de Grieken een stabiele regering?'

De verkiezingsuitslag bewijst volgens De Grauwe wel dat er een herbespreking van het Europese reddingsplan nodig is. 'De sociale en maatschappelijke weerstand is te groot geworden. Je kunt dit niet negeren.'

Hoe dan ook zal de EU volgens De Grauwe van strategie moeten veranderen. 'Als we het land vasthouden aan de plicht om de schulden af te betalen, dan raken ze nooit uit de crisis. Het is tijd dat we dat inzien.'

De Grauwe reageert dan ook gemengd op de voorstellen van minister van Buitenlandse Zaken Reynders om het Griekse reddingsplan te herbekijken. Uitstel voor het besparingsplan is volgens De Grauwe onvoldoende. 'Dat land zit in een depressie. Zelfs met uitstel werkt dat niet.'

Reynders' voorstel om de Europese inbreng voor het relanceplan te verhogen vindt De Grauwe wel interessant. 'Maar dat vraagt wel tijd. Je kunt niet morgen beslissen om te investeren, en de dag erna meteen aan het werk gaan.'

Hij pleit daarom voor een andere strategie. 'Alle zuiderse landen zijn in een depressie terechtgekomen. Laat hen de besparingen uitstellen. De noordelijke landen hebben ondertussen de tijd om werk te maken van het stimuleren van de economie. Dat kan echt werken, en de lasten verlichten.'


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

THE DAY AFTER

Deux bonnes nouvelles pour l'Europe: les Français ont offert une majorité absolue à l'Européen François Hollande et les Grecs ont dit oui au partisans du maintien de leur pays  dans la zone euro.

De quoi, selon De Grauwe, rassurer, provisoirement, les marchés financiers.

Mais un problème demeure à l'heure qu'il est: celui de la formation d'un gouvernement grec: "krijgen de Grieken een stabiele regering?"

Selon l'économiste très respecté de la London School of Economist, il faudra rediscuter les modalités du plan de  sauvetage européen.

En effet on ne saurait nier l'impact de la résistance sociale  du peuple grec.

 Si nous maintenons l'obligation imposée à la Grèce de payer sa dette maintenant, jamais elle ne sortira de la crise.

'Dat land zit in een depressie. Zelfs met uitstel werkt dat niet.'
De Grauwe propose une nouvelle stratégie: 'Alle zuiderse landen zijn in een depressie terechtgekomen. Laat hen de besparingen uitstellen. De noordelijke landen hebben ondertussen de tijd om werk te maken van het stimuleren van de economie. Dat kan echt werken, en de lasten verlichten.'

Autrement dit, donner du temps aux Grecs et aux nations du sud de l'Europe qui sont en pleine dépression. Permettre dans l'intervalle aux pays de la zone Nord de relancer leur économie. Ca peut fonctionner et alléger les charges.

Wait and see.

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