samedi 23 juin 2012

Pas intégrés les musulmans ? « C'est tout le contraire »



Une étude a évalué les valeurs qui unissent ou qui séparent les musulmans et les non-musulmans dans six pays d'Europe dont la Belgique. Constat : les musulmans sont fiers d'être belges. L'analyse de l'étude dans Le Soir

Pas intégrés les musulmans ? « C'est tout le contraire »

© Belga

Selon l'étude européenne Eurislam, commanditée par la Commission européenne et menée dans six pays, dont la Belgique, une très large majorité (entre 56 % et 69 %, selon l'origine ex-yougoslave, marocaine ou pakistanaise) des musulmans sondés se disent fiers, voire très fiers, d'être belges. Seule exception, le groupe turc, où à peine 24 % proclament leur fierté d'être belges.

Les migrants interrogés se considèrent très majoritairement musulmans, quelle que soit leur ethnie : 88 % dans le groupe d'ex-Yougoslaves, 95 % dans le groupe marocain et 98 % dans les groupes turc et pakistanais. Entre 77 % (chez ceux d'origine pakistanaise) et 89 % (chez ceux d'origine turque) ont la nationalité belge. La Belgique et les Pays-Bas se caractérisent par un taux élevé de naturalisations.

D'après Dirk Jacobs, sociologue à l'ULB, l'étude montre par ailleurs qu' « en Belgique et au Royaume-Uni, ils sont davantage partisans de la liberté d'expression que le groupe national majoritaire ». Selon l'ethnie, 71 % à 92 % des musulmans interrogés pensent que tout le monde a le droit de dire ce qu'il veut en public, contre 67 % chez les Belges non musulmans.

L'enquête a été menée auprès de 7.256 personnes, dont 1.197 en Belgique (386 Belges « de souche », 153 ex-Yougoslaves, 256 Turcs, 255 Marocains et 147 Pakistanais).

Lire l'analyse de l'étude dans Le Soir


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DE VULGAIRES BELGES COMME VOUS ET MOI?

Un lecteur sceptique commente:

"La fierté d'avoir une nationalité n'indique en rien le succès de l'intégration... La société belgo-européenne s'est battue pour se débarrasser de l'emprise religieuse, pour les droits des femmes, pour le respect du vivre-ensemble via le concept de laïcité... Le refus de toutes ces valeurs (mutilation sexuelles masculines rituelles, discriminations sexuelles par l'encagoulage des femmes, pressions sociales communautaristes, généralisation des interdits alimentaires absurdes, etc...) indique plutôt une intégration imparfaite et à améliorer. Un indicateur fiable serait le nombre de mariages mixtes sans conversion. Sont-ils en augmentation ou pas?"

C'est une question pertinente qui clôt une analyse excellente  et nous sommes au regret de ne pouvoir y répondre. Il faudra tenir la chose à l'œil.

La pierre d'achoppement serait l'islam! Beaucoup le pensent mais peu ajoutent: quel islam? L'islam généreux ou l'islam vénéneux? Celui qui prône et pratique le Bel agir, la pacification, la patience et le partage ou l'autre qui prêche la haine dans les mosquées obliques où règnent des imams traditionalistes véreux et plutôt vieux jeu?

Un internaute corrige: "Soyons un peu moins manichéen.  Face à toute discussion sur les musulmans et l'immigration maghrébine, il faudrait dire que certains sont sans religion, athées et laïques. Ensuite, un grand nombre ne pratiquent pas leur religion de façon compulsive. Il y a le ramadan, qui est plus une occasion de se retrouver en famille. Il y a les voilées, jeunes ou plus âgées, dont la motivation est probablement liée au besoin de conserver des racines. Ce n'est pas très judicieux, puisque ça crée vis à vis d'elles un rejet, qui est la résultante de leur propre attitude. Ce n'est pas un petit voile occasionnel qui gène, les araméennes quand elles vont à l'église, mettent un foulard sur leur tête, mais l'obsession de la pudeur. Il y a aussi de très jolies femmes d'origine marocaine qui affirment leur féminité et de belles jeunes filles sexy qui brocardent les bigotes de l'islam. Le problème, c'est l'obligation pour un non-musulman de se convertir s'il veut épouser une musulmane, c'est une vilaine entorse au vivre ensemble et à l'autonomie"

C'est loin d'être faux mais l'essentiel est ailleurs et il concerne les intentions et les bataillons islamistes. (l'islamisme en Belgique, combien de divisions?)

Il est clair que l'islamisme salafiste est un choix de société théocratique et un refus de notre système démocratique fondé sur la modernité. Là est, selon nous, le noeud du problème. car c'est précisément parmi les exclus du maillage social et du système scolaire qu'ils se recrutent en masse, dans les communes où domine l'exclusion.

Seule l'école serait, théoriquement, en mesure de contrer la parole salafiste qui cherche à consoler des jeunes gens en rupture de valeurs que l'espoir abandonne.

On rêve d'une école engagée, efficace qui aurait un pouvoir d'attraction et de séduction comparable à celui du foot qui met ses jeunes têtes brulées en transes. On en est vraiment très loin.

MG

Aucun commentaire: