samedi 2 juin 2012

Troubles à Molenbeek suite au contrôle d'une femme en niqab la faute à Sharia Belgium?






Des échauffourées ont eu lieu entre deux policières et une femme en niqab lors d'un contrôle. La femme a subi une légère commotion et les deux agents sont blessés. Un groupe de personnes a tenté de pénétrer dans le commissariat, en vain.

Le contrôle et l'arrestation d'une femme en niqab a conduit jeudi soir à des troubles dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean, devant le commissariat de police de la rue du Facteur. L'information a été confirmée par le commissaire Johan Berckmans, le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ouest. Vers 21h30, un calme relatif était de retour dans le quartier.

Le contrôle s'est déroulé jeudi en début d'après-midi à Jette, selon le porte-parole de la police. « Deux agents en civil ont aperçu la femme assise à un arrêt de tram et lui ont demandé ses papiers d'identité ainsi que d'enlever son foulard. Comme elle refusait d'obtempérer, elle a été emmenée au commissariat. En chemin, elle a tenté de donner un coup de tête à l'un des deux agents, une femme. Arrivée au commissariat, elle a refusé de collaborer. »

Un groupe de personnes ont tenté d'investir le commissariat de police

Une échauffourée s'en est suivie au cours de laquelle tant la porteuse de niqab que deux policières ont été blessées, précise le commissaire Berckmans. « Finalement, le foulard de la dame a été retiré et elle a été transportée avec une légère commotion cérébrale à l'hôpital. Le parquet de Bruxelles a été prévenu et a décidé de la laisser libre pour être entendue ultérieurement. » Dans le courant de l'après-midi, des SMS ont circulé appelant à un rassemblement devant le commissariat. Un groupe de personnes a tenté d'investir le bâtiment, mais en vain. Le bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, et le chef de corps de la police de Bruxelles-Ouest ont dû se rendre sur place pour raisonner la foule. Vers 21h30, seuls quelques petits groupes de jeunes subsistaient encore dans les rues de la commune.

(avec Belga)



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

POT DE FER ET POT DE TERRE

Le niqab n'apparait nulle part dans les sourates du coran. Il s'agit donc d'autre chose qu'une adhésion au prescrit de l'islam. Autre chose mais quoi? Un aveu d'appartenance à l'islamisme?

Ce qui surprend le plus, c'est le rabattage rapide et massif des protestataires salafistes  devant le commissariat. La faute à Sharia 4Belgium? Il semble bien que oui!

Il existe donc des réseaux organisés, comme l'était autrefois la résistance.

On serait tenté de croire que le pot de fer est celui de la loi, de la police qui est son bras armé. A bien y réfléchir, c'est peut être l'inverse qui doucement mais sûrement s'organise. Voilà qui est de nature à rendre  très difficile le vivre ensemble.  Le niqab, comme signe de ralliement  d'une résistance à nos valeurs démocratiques? On a de plus en plus de raisons de le penser.



MILQUET NE VA PAS LAISSER SANS SUITE LES "PROPOS HALLUCINANTS" DE SHARIA4BELGIUM



Belga

"Nous sommes très fermes face à ce groupuscule"

Le Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) va analyser les propos tenus par Sharia4Belgium à la suite du contrôle et de l'interpellation d'une femme portant le niqab, afin de voir s'ils relèvent de l'incitation à la haine, a indiqué samedi Edouard Delruelle, directeur adjoint du CECLR. Dans le cas où ces soupçons sont avérés, le Centre pourrait se constituer partie civile.

"Nous sommes très fermes face à ce groupuscule, qui a déjà appelé à plusieurs reprises à la haine et à la violence, notamment à l'égard des homosexuels", a expliqué M. Delruelle, rappelant que le CECLR s'était constitué partie civile par le passé contre Sharia4Belgium. L'un de ces dossiers a d'ailleurs abouti récemment à la condamnation du porte-parole du mouvement, Fouad Belkacem, à deux ans de prison dont un ferme.

M. Delruelle ne peut toutefois affirmer aujourd'hui que le Centre se constituera partie civile à la suite de l'appel à manifester devant le commissariat de la rue du Facteur, à Molenbeek, lancé par Sharia4Belgium. "Nous allons analyser de manière précise les différents éléments (vidéos, messages, etc.) sur le plan juridique. Si nous estimons que les propos relèvent de l'incitation, nous pourrions nous constituer partie civile. Mais c'est le conseil d'administration qui décidera", a-t-il ajouté.

Lancer un appel à manifester alors que toute manifestation est interdite peut être constitutif d'une incitation à la haine, selon M. Delruelle. "Tout dépend du contexte et de l'intention", a-t-il commenté. Il n'est pas juridiquement possible d'interdire Sharia4Belgium sur le territoire. "Il n'existe pas de loi pour empêcher préventivement une telle association de fait, mais on peut poursuivre les individus pour appartenance à un groupement qui incite à la haine. Il faut que la justice entame de nouvelles actions judiciaires. La police et la Sûreté de l'Etat peuvent les mettre hors d'état de nuire", a-t-il conclu.

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