samedi 28 juillet 2012

Sexisme : Milquet interpellée annonce le dépôt d'un projet de loi





La ministre de l'Intérieur réagit au reportage « Femmes de la rue » sur les agressions verbales à caractère sexiste dans les rues de Bruxelles. Elle déposera à la rentrée un projet de loi visant à défendre les victimes.

Le Soir - Thomas Blairon

Mme Milquet déposera à la rentrée parlementaire, un projet de loi dans le but de définir légalement le concept de sexisme et, surtout, de défendre les victimes.

« Tout en demandant d'éviter les amalgames entre sexisme, précarité et/ou population d'origine étrangère, pour Joëlle Milquet, il ne fait aucun doute que le sexisme est intolérable et doit être combattu de la façon la plus ferme possible. Les remarques et injures sexistes doivent faire l'objet d'une condamnation sévère, qui rompt avec le sentiment d'impunité bien présent actuellement, à Bruxelles comme ailleurs, via notamment les sanctions administratives qui doivent devenir une des priorités de la politique de respect et de lutte contre l'incivilité dans le cadre de la future législation communale », ajoute Mme Milquet.

Il serait pour elle aussi utile par ailleurs de continuer à renforcer l'éducation à l'égalité et au respect pour les jeunes dans les écoles.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES VALEURS DE MOHAMMED

Milquet la sanguine monte au créneau à tout moment, s'énerve, s'agite et...n'obtient rien hormis un brouillard médiatique.

C'est déjà ça: elle se présente aux élections communales d'octobre. Non, on ne légifère pas sur le comportement des hommes et des femmes. Au mieux, on essaye d'éduquer et-malgré une ministre de l'enseignement CDh, le parti de Joëlle-cela ne marche pas fort très fort pourquoi?

Dans un livre majeur, "souffrance psychiques et crise sociale: les passions tristes", Miguel Benasyag et Gérald Schmit apportent un éclairage cru mais interpellant à cette question. Voyez plutôt.

"Depuis les années 70, marquant le début de la crise, deux ou trois générations ont vécu la rupture historique : le changement de signe du futur, le passage du futur-promesse au futur-menace. Les sentiments d'inquiétude et d'anxiété imposés par la crise vont de pair avec la remise en question des adultes." (p.39)

 "De l'autre côté, face aux adultes se trouve le jeune Mohammed. Son cadre référentiel est complètement différent de celui de ses professeurs." en majorité féminins! (p. 42)

"En réalité, le jeune Mohammed est "en phase" avec le monde actuel, beaucoup plus que ne le sont les adultes. Il sait que dans ce monde, le gagnant est celui qui peut écraser l'autre. Celui qui n'a apparemment pas compris le message de l'idéologie dominante, c'est précisément l'adulte qui parle de travail, d'effort, de récompense à la constance...L'adulte ignore-t-il qu'il ne sert à rien de  se sacrifier aujourd'hui qui est pure menace." (p. 43)

"Dans notre société comme dans toutes les autres, l'éducation, la transmission-par des femmes- des valeurs et des principes assurant la continuité d'une culture sont fondées sur la reproduction et la transmission de ses mythes fondateurs. Ainsi, dans la culture occidentale, éduquer signifiait inviter l'autre, le jeune, à s'engager sur un chemin: celui de la promesse, celui qui mène à ce futur qui nous attendait et qui nous permettait de nous sentir parties intégrantes, chacun dans son domaine, d'un projet commun. Comment peut-on désormais éduquer, comment peut-on transmettre et intégrer ces jeunes dans une culture qui a non seulement perdu son fondement central, mais qui a vu celui-ci s'inverser en son contraire, le futur-promesse étant devenu le futur menace?" p. 54.

"Le dealer du coin en décapotable représente la réussite telle que la télé la montre aux jeunes. Beaucoup plus que la prof avec sa petite voiture..." p. 138

"Chers citoyens, l'heure est grave... La barbarie frappe à la porte." p. 180. On croirait entendre Joëlle  

Un des problèmes de l'Europe en ce moment même: trop de valeurs différentes, concurrentes; trop de visions du monde antinomiques sur un même territoire"  par exemple celui de la Belgique voire même celui de la Région Bruxelles capitale.

Partout on se heurte à l'impuissance des dirigeants à proposer un modèle sociétal qui convienne à tous.
L'absence de valeurs communes, et surtout l'existence de trop nombreuses valeurs parfois incompatibles (on sait que  dans beaucoup de mosquées, des imams  douteux et haineux enseignent la misogynie et l'homophobie), au sein d'une même communauté implique tensions, violence, et in fine appelle la création  d'un état fort avec, forcément une privation de liberté. Il y a cependant des solutions. Notamment celle-ci qui est pratiquée en Allemagne: former les imams dans nos universités et leur inculquer les valeurs universelles. DiverCity défend cette thèse depuis des années. C'eût été une belle idée pour les assises de l'interculturalité organisées précisément par Joëlle Milquet et qui promettaient de renverser des montagnes. Elles ont accouché d'une souris. C'est tout Joëlle!

MG

1 commentaire:

christine GMD a dit…

Vous n'avez pas une loi contre les discriminations du fait du sexe ?
Vous n'avez pas ratifié la charte des droits fondamentaux ?
C'est l'application des droits de femme qui est en cause.
Et ce qui n'est pas dans la loi, c'est l'interdiction des violences féminicides, bien plus que sexuelles, au fait... http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/definitions-feminicides.html