jeudi 19 juillet 2012

Une proche d'Hillary Clinton, musulmane, attaquée par les républicains





AFP

Prenant la parole mercredi au Sénat, le républicain John McCain, ancien candidat à la présidentielle face à Barack Obama, a vigoureusement défendu Mme Abedin.

Une collaboratrice musulmane de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est accusée par l'aile droite du parti républicain d'être liée aux Frères musulmans égyptiens, une attaque fermement repoussée mercredi par le sénateur John McCain.

Huma Abedin est de longue date l'une des plus proches collaboratrices de Mme Clinton au département d'Etat et a été sa directrice de cabinet lors de la campagne présidentielle de l'ancienne Première dame des Etats-Unis en 2008. Cinq membres du Congrès, dont l'ancienne candidate à l'investiture républicaine pour la Maison Blanche Michele Bachmann, ont écrit au département d'Etat pour demander une enquête sur les liens entre Mme Abedin et les Frères musulmans, devenus le premier mouvement politique en Egypte depuis la chute du président Hosni Moubarak.

Prenant la parole mercredi au Sénat, le républicain John McCain, ancien candidat à la présidentielle face à Barack Obama, a vigoureusement défendu Mme Abedin contre les attaques venues de son propre camp.

"Certains ont récemment déclaré qu'Huma, une Américaine de religion musulmane, participerait à une conspiration malfaisante visant à influencer indûment la politique étrangère des Etats-Unis en faveur des Frères musulmans et de l'islamisme en général", a déclaré M. McCain.

Le sénateur a dénoncé "une attaque gratuite et sans fondement contre une femme d'honneur, une Américaine dédiée à son pays et une fonctionnaire loyale". "Ces attaques n'ont aucun sens ni aucun fondement. Elles doivent cesser immédiatement", a tonné M. McCain.

Par la voix de son porte-parole, Patrick Ventrell, Mme Clinton a qualifié ces attaques de "grotesques".

Mme Clinton a rencontré samedi au Caire le nouveau président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi. Elle a réaffirmé à cette occasion le "ferme soutien" des Etats-Unis à la transition démocratique en Egypte.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

McCARTHY EST DE RETOUR

Le maccarthysme ou maccarthisme (McCarthyism en anglais) est un épisode de l'histoire américaine, connu également sous le nom de « Peur Rouge » (Red Scare)[ et qualifié fréquemment de chasse aux sorcières (witch hunts). Il s'étend de 1950, l'apparition du sénateur Joseph McCarthy sur le devant de la scène politique américaine, à 1954, le vote de censure contre McCarthy. Pendant deux ans (1953-1954), la commission présidée par McCarthy traqua d'éventuels agents, militants ou sympathisants communistes aux États-Unis dans une ambiance anticommuniste. l

L’expression est parfois utilisée dans un sens plus large.

MaCarthy était républicain comme les détracteurs de Mme Abedin. L'adversaire a changé, le maccarthysme est demeuré ancré profondément dans l'âme des républicains proches de Tea Parties. Ces gens-là sont comme Bush et consort obsédés par la théorie du Choc des Civilisations de Huntigton. Ils n'en démordent pas et font flèche de tout bois et voient l'ennemi islamiste jusqu'au sein du cabinet Clinton.  Et ça marche!

La campagne présidentielle américaine sera hideuse, comme promettent de l'être les campagnes communales (octobre 2O12) et régionales 2014 chez nous. Le rapport?

Il est évident: nous ne cessons de le dire une radicalisation entre démocrates sur le déclin et nationalistes populistes partout en Occident.

Tea Parties, N-VA , alliance bleu Marine même combat et même rhétorique.

Le réveil sera brutal.
Sale temps pour le"vivre ensemble"!

MG



COUPS BAS, RUMEURS ET MANIPULATIONS: POURQUOI LA CAMPAGNE DERAPE

Benjamin Vokar




Détournement de l'affiche de 2008: "espoir" se transformant en "sans espoir"

C’était prévisible, c’est désormais confirmé: la campagne de 2012 sera sale! Bien loin du combat d’idées, la joute politique se tient désormais dans le caniveau, où les deux camps se livrent à une surenchère d’attaques personnelles, à coups de spots télévisés de 30 secondes. Peu importe l’éthique, seule compte la victoire.

Pas d’angélisme, chaque élection connait son lot d’offensives plus ou moins régulières. Mais cette campagne sent particulièrement le souffre. En cause? des candidats qui peinent tous deux à séduire, une période de crise qui ne cesse de se prolonger, une course à l’argent complètement débridée ainsi que la création de “super-pacs” chargés de faire “le sale boulot”… Tentative de décryptage d’une campagne au vitriol.

http://www.cagle.com/author/martin-sutovec/

OBAMA EN SOLDE

Barack Obama “version 2012″ n’a plus grand-chose à voir avec la révélation de 2008. Il ne s’agit plus du jeune sénateur idéaliste et débordant d’énergie, mais bien du grisonnant président en exercice, tentant par tous les moyens de s’accrocher à son poste le temps d’un deuxième mandat. Même s’il peut toujours compter sur le support inconditionnel de plusieurs millions de partisans, l’occupant de la Maison Blanche peine à ressusciter la frénésie électorale du dernier scrutin.

En 2008, Barack Obama a mené une campagne brillante et relativement propre parce qu’il était tout simplement imbattable après huit années passées sous l’ère Bush. A l’issue du scrutin, il avait finalement devancé McCain de près de 10 millions de voix, en remportant la mise dans 28 états sur 50 avec une avance confortable de plus de 7%. Un exploit difficilement renouvelable aujourd’hui. En ce moment, la plupart des analystes prédisent une élection très disputée entre les deux opposants.

Obama de 2008 à 2012

“KILL ROMNEY”

Avec des indicateurs économiques qui stagnent désespérément dans le rouge, Barack Obama se trouve aujourd’hui dans une posture plus délicate. Il doit défendre son premier mandat à la tête du pays mais son bilan est pour le moins mitigé. La magie qui entourait l’élection précédente a disparu, laissant la place à une approche bien plus pragmatique. Cette année, il ne s’agit plus de vendre de l’espoir et du changement (Hope & Change) mais plutôt de démontrer que la situation serait pire avec le rival républicain aux commandes.

La meilleure défense c’est l’attaque. C’est pourquoi l’équipe de réélection d’Obama a sorti l’artillerie lourde déjà plus d’un an avant le scrutin. Pour preuve: le mémo dévoilé à la presse l’été dernier, où la stratégie démocrate pour 2012 était résumée en deux mots: “Kill Romney”.

Mitt vs Mitt: deux hommes coincés dans un seul corps! (vidéo)

Campagne de diabolisation

Avant même que Mitt Romney ne domine les primaires de son parti, il était déjà victime d’une véritable campagne de destruction préparée de longue date par le camp démocrate. Son passé a été scruté en détail et chaque étape de sa vie a donné lieu à des spots négatifs. Sa carrière de chef d’entreprise chez Bain Capital, sa gestion de l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Salt Lake City, son mandat comme gouverneur du Massachusetts, son train de vie de millionnaire, etc.

Au début les attaques étaient assez légitimes mais récemment la campagne anti-Romney est encore montée d’un cran avec des spots de plus en plus agressifs. Ainsi un nouveau clip de 30 secondes, validé par Obama, tourne carrément le candidat républicain en ridicule. Comme bande son : l’interprétation assez laborieuse d’un hymne patriotique (America the beautiful) par l’ancien gouverneur du Massachusetts. A l’image, des articles de journaux censés prouver que Romney n’est pas un véritable patriote. C’est le champion des délocalisations et de l’argent sale, sa fortune opaque étant dissimulée sur des comptes secrets dans différents paradis fiscaux…



LE POIDS DE LA RUMEUR

Afin de faire oublier la situation économique peu avantageuse, la Maison Blanche essaye par tous les moyens de garder l’actualité focalisée sur les “dossiers Romney”. A l’aide de fuites savamment orchestrées, quelques reporters qui gravitent autour du QG démocrate reçoivent de temps en temps l’un ou l’autre sujet brûlant. Rumeur du moment: l’implication de Mitt Romney dans des délocalisations massives. La polémique a été lancée par un article du Boston Globe, qui met en doute la date à laquelle Romney prétend avoir quitté son poste de directeur de la société d’investissement Bain Capital.

Une précision qui a son importance car après son prétendu départ en février 1999, la société a procédé à de nombreuses restructurations économiques : licenciements, mises en faillite, délocalisations,… pas vraiment le genre de bilan idéal pour un candidat qui se présente comme le sauveur de l’économie. L’équipe démocrate entend prouver qu’il était toujours en charge chez Bain Capital, tandis que Romney nie avoir la moindre responsabilité, prétendant se trouver alors en Utah pour organiser les JO d’hiver de 2002. Difficile de connaitre la vérité dans ce dossier mais en tout cas la rumeur est lancée et peu importe les démentis futurs…



ROMNEY: VAUTOUR, MENTEUR OU HORS LA LOI?

Les insinuations du spot démocrate sont sans appel pour le candidat républicain : soit c’est un patron sans scrupules, un véritable vautour capitaliste, soit c’est un menteur… Fait aggravant, s’il n’a pas déclaré à l’époque sa situation réelle à l’IRS (équivalent du Fisc) il pourrait même s’exposer à d’éventuelles poursuites judiciaires! Ce qui sonnerait très probablement le glas de sa campagne.

Dans la même veine, l’équipe de réélection d’Obama enfonce le clou concernant les déclarations fiscales des dix dernières années que Romney refuse malgré les pressions de dévoiler à la presse. Ce qui n’est pas une obligation légale mais plutôt une tradition de transparence à l’égard des électeurs…



UNE STRATEGIE NEGATIVE

Même les slogans des spots démocrates posent question : “Mitt Romney n’est pas la solution, il est le problème“. Romney serait donc le plus gros problème de l’Amérique aujourd’hui? Pas le déficit géant qui ne cesse de se creuser? Ni la file des chômeurs qui ne cesse de se prolonger?
Coincé par son propre bilan, Obama a finalement opté pour une stratégie de campagne peu glorieuse, qui vise uniquement à détruire la candidature de son rival. La preuve: en ce moment, son équipe diffuse plus que de spots négatifs “anti-Romney” que de positifs “pro-Obama”. Une méthode à double tranchant qui effraye un nombre croissant de militants démocrates. Obama a beau se monter tout sourire lors des meetings de campagne, il n’hésite pas à montrer les dents lorsqu’il s’agit de conserver son poste quatre années de plus.



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