vendredi 31 août 2012

Surréalisme et “zwanze”, la recette belge




LE MONDE

Direct en Flandre ou second degré en Wallonie, l’humour belge reflète la complexité et la multiformité du pays. Mais ce qui prime sur le reste, c’est un sain mélange d’autodérision, de modestie et de
moquerie.
Il y a plusieurs formes d'humour en Belgique – comme il demeure un doute persistant sur l'identité du pays, on évitera ici d'évoquer un humour "belge".
D'abord un humour involontaire qui pimente le quotidien. Ici, une émission peut annoncer en prime time la disparition du pays – "Bye Bye Belgium" de la RTBF en 2006.
Un premier ministre – Yves Leterme, en 2007 – peut entonner La Marseillaise quand on l'invite à chanter l'hymne national. Et la reine Fabiola, menacée de mort par un prétendu tireur à l'arbalète (!) en
2010, arbore une pomme verte sur son chapeau lors de la fête nationale...
Il y a, ensuite, un humour volontaire, avec une branche flamande et une autre wallonne. Le premier plus direct, plus "rentre-dedans" avec duels à coups de pets et attaques frontales des religions ou de la monarchie.
Le second, adepte du synonyme et de la circonvolution, souvent bonhomme, marqué par l'autodérision, composante essentielle de la "belgitude" et qui, comme le dit l'humoriste Bruno Coppens, reflète d'abord un manque de fierté collective. Ce francophone, né d'une mère flamande, joue sur les mots et leur sonorité, et affirme tirer ses traits de génie verbal de son rapport compliqué avec ses origines.
Quant à définir un humour de Belgique... Pas simple, mais il évoque "l'absurde, le décalé, le naturel, l'influence de Tati et de l'humour... anglais".
UNE BIERE QUI NE TUE QUE LES GRINCHEUX
Alain Berenboom, avocat et romancier - La Recette du pigeon à l'italienne -, chroniqueur et spécialiste de Tintin, trouve, lui, des parallèles entre humours "belge" et... "juif". "Nés et embellis chez des gens qui se sentaient opprimés mais qui réagissaient par un pied de nez, pas en faisant couler le sang". Selon M. Berenboom – et quelques autres – ce pays qui ne tient plus vraiment ensemble compte toutefois encore deux éléments fédérateurs : "Le roi Albert II et la ‘‘zwanze''".
Elle aussi difficile à définir, cette notion additionne la moquerie et la modestie, ainsi que la circonspection face à tous les pouvoirs.
D'où une prise de distance permanente, une incrédulité face à l'autorité... et une indulgence parfois coupable pour ses nombreuses bévues. "La zwanze, c'est un peu comme la gueuze grenadine. Mélange de bière amère et de sirop sucré, produits a priori incompatibles mais qui en Belgique s'additionnent pour donner une boisson qui s'appelle la Mort subite. Qui ne tue que les grincheux...", poursuit Alain Berenboom.
Si les Belges gardent de la rancune envers les Français – ou plutôt envers Coluche – et leurs "blagues belges", c'est parce qu'ils considèrent que personne ne peut les égaler en matière d'humour
destructeur. Les acteurs François Damiens et Benoit Poelvoorde incarnent au mieux cette dérision brute, non formatée, parfois mal comprise chez les voisins. Ils s'amusent, en tout cas, d'être classés
au rayon des WC, les "Wallons connus", une expression qui distingue les vedettes du Sud de celles du Nord, les BV – "Bekende Vlamingen".
Une blague "belge" pour la route ? "Combien de positions compte le Kama-sutra wallon ? Deux : " on et off ". Signée Raoul Reyers, de la RTBF.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'HUMOUR BELGE REFLETE LA COMPLEXITE ET LA MULTIFORMITE DU PAYS.
Vaste sujet de thèse. On s'étonne que personne ne s'y soit attelé.
Trop complexe sans doute!
Le mot complexité renvoie à un enchevêtrement de fils qui forment un tissage-ou métissage- compliqué.
Quand un Parisien se pique d'imiter l'accent belge en multipliant les "une fois",  il se rend complètement ridicule, du moins à nos yeux; plutôt à nos oreilles.
Il est vrai que la France et la francophonie belge semblent séparées par la même langue...
Shaw, l'Irlandais avait raison de dire: England and America are separated by the same language. Le même Shaw (Pygmalion et/ou My Fair Lady)  avait compris que les classes sociales étaient elles aussi séparées par la même langue que chaque locuteur parle à sa façon.
La presse flamande est en ce moment bourrée d'articles sur l'absence d'une langue commune qu'on appellerait non plus ABN mais AN (Algemeen ou Standaard Nederlands), chacun parlant son dialecte à sa manière ou sa "tussentaal" appelée par Istendael "verkavelings Vlaams", le flamand qu'on entend parler "sur" les barbecues  des  lotissements de villas quatre façades). Et on voudrait que les Belges s'entendent.
Normal qu'ils ne se comprennent pas, ils ne "s'entendent" pas entre eux.
Littéralement! A telle enseigne que beaucoup de séries ou feuilletons flamands sont diffusés à la VRT avec sous titres....
Le rapport avec l'humour?
Il n'y a pas plus d'humour belge qu'il n'existe de langue belge. Et pourtant le Liégeois, le Namurois, l'Ostendais ou l'Anversois peuvent être très drôles et tellement "savoureux".

Il existe cependant un sens aigu de l'auto dérision belgicaine magnifiquement  évoqué dans l'article de Jean-Pierre Stroobants.
Quant à la zwanze, il m'a toujours semblé que c'était une spécialité bruxelloise, comme la gueuze grenadine  dont parle  si bien Berenboom.
"La zwanze, c'est un peu comme la gueuze grenadine. Mélange de bière amère et de sirop sucré, produits a priori incompatibles mais qui en Belgique s'additionnent pour donner une boisson qui s'appelle la Mort subite. Qui ne tue que les grincheux...",
Mon grand père maternel, fils de Beulemans et cousin de Bossemans la pratiquait avec une telle maestria qu'il faisait pleurer de rire un café rempli de echte brusseleirs. Il ne faisait cependant pas rire mon grand-père maternel, pur brabançon de Duisburg qui ne comprenait pas ce "fiere ket" qu'il ressentait comme arrogant.



Le sabir pratiqué par Coppenolle et compagnie a pratiquement disparu hormis dans certains homes populaires du quatrième âge d'Evere ou de Molenbeek. En revanche la zwanze a survécu miraculeusement et on s'en réjouit.
Curieusement on la retrouve dans l'humour décalé des Barons, ces jeunes gens bruxellois métissés issus de l'immigration.
Sans doute participe-elle de cet esprit de fronde face à l'occupant (romain, espagnol, autrichien, français, allemand... qu'on retrouve dans les facéties de Quick et Flupke faisant la nique à l'autorité
incarnée par le grotesque agent Quinze.
Hergé dont la première épouse brusselait dans les deux langues (comme Brel son bompa) la maîtrisait jusqu'au bout du crayon.
C'est qu'on naît zwanzeur, on ne le devient pas.
C'est ce qui fait que Brel, zwanzeur né, est tellement différent de Georges Brassens ou de Léo Ferré.
MG

mercredi 29 août 2012

UNILEVER BEREIDT ZICH VOOR OP TERUGKEER VAN ARMOEDE IN EUROPA





Bewerkt door: Anneleen De Vel –(DM)
© belga.
Het Brits-Nederlandse consumentengoederenconcern Unilever ziet de armoede terugkeren in Europa en moet bijgevolg zijn strategie daarop afstemmen. Dat zegt de Unilever-topman voor Europa, Jan Zijderveld, in een interview met de Financial Times Deutschland.

"Als een Spanjaard nu gemiddeld 17 euro uitgeeft bij de boodschappen, kan ik hem geen wasmiddel verkopen dat de helft van zijn budget kost", geeft Zijderveld als voorbeeld.
Unilever wil daarom in Europa methodes toepassen die het met succes in Azië toepast. "In Indonesië bijvoorbeeld verkopen we individuele dosissen shampoo aan 2 à 3 cent, en toch verdienen we er geld."
Zo verkoopt Unilever nu in Spanje wasmiddel in kleine verpakkingen die maar voor een vijftal wasbeurten dienen. In Griekenland biedt het concern mayonaise en aardappelpuree aan in kleine verpakkingen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
 LA BAISSE DES SALAIRES DE NOS TRAVAILLEURS NON QUALIFIES EST INELUCTABLE.
Autrement dit, les 40 à 50% des jeunes chômeurs non qualifiés qui peuplent nos communes pauvres n’ont aucun espoir de sortir de leur pauvreté endémique.
Il ne leur restera plus qu’à se tourner vers les mafias, les fondamentalismes qui instrumentalisent la religion à d’autres fins ou la criminalité des rues pour assumer les besoins que la société d’hyperconsommation installe dans leurs crânes à coup de matraquage publicitaire.
On mesure déjà la tension que cela crée en Grèce et en Espagne.
Sommes-nous en train  de passer sans transition d’une société inclusive vers une société de l’exclusion (de caractère extractif) ?
C’est notamment la thèse de « How Nations Fail » un maître livre qu’il faut lire toutes affaires cessantes.
« En 2025, le salaire occidental moyen aura peut-être été divisé par deux, à 60 dollars. Notamment à travers l'inflation et la dépréciation monétaire. En tout cas, le paradigme du XXe siècle, qui nous assurait une croissance annuelle moyenne de 2% du nombre d'emplois et de 3% du salaire réel, est bien mort ! Depuis l'an 2000, ces deux indicateurs sont négatifs. »
Il serait temps de sortir la tête du sable et d’ouvrir les yeux.
L’Occident qui depuis bientôt cinq siècle domine le monde est à bout de souffle et cela ne date pas d’hier.
Le déclin européen s’est amorcé bien avant le déclenchement de la première guerre mondiale.
Les multinationales telles que Unilever entendent adapter leur stratégie à un appauvrissement général de l’Europe ! Lidl et Aldi prospèrent comme jamais !
Rien n’a pu arrêter l’effondrement de l’empire romain, de l’empire ottoman de l’empire austro- hongrois, britannique et désormais américain.
Il ne nous reste qu’une seule carte, un  seul et unique joker : l’enseignement.
Mais il faudrait qu’il soit réformé de fond en comble et de toute urgence car nos filets sociaux financés à crédit ne tiendront plus très longtemps.
MG


DERRIERE LA CRISE... LE DECLIN DE L'OCCIDENT ?
Par Dominique Nora
journaliste Nouvel obs
INTERVIEW. Pourquoi l'Occident court à la catastrophe ? Explication, graphique à l'appui, du consultant britannique Jon Moynihan.



Croissance zéro, surendettement, chômage endémique et souffrance sociale. Et si le grand malaise des économies développées signifiait la fin de leur suprématie ? Et si les jobs perdus au profit des pays
émergents ne revenaient pas ? C'est la thèse provocatrice du consultant britannique Jon Moynihan.
POURQUOI PENSEZ-VOUS QUE L'OCCIDENT COURT A LA CATASTROPHE ?
- La principale explication tient en deux chiffres : 135 dollars, c'est le salaire journalier moyen d'un travailleur dans la zone OCDE ; 12 dollars, c'est celui d'un travailleur des zones urbanisées de Chine
ou d'Inde.
Cette énorme disparité de revenus est la clef du péril qui nous guette. Dans une économie mondialisée, il est impossible de préserver des jobs bien payés pour les travailleurs occidentaux. Au nom de quoi
pourrait-on continuer à payer les 500 millions de salariés du monde développé dix fois plus cher que les 1,1 milliard de citoyens des zones urbanisées du monde en développement, qui étudient et travaillent souvent plus dur ?
MAIS UN RATTRAPAGE SALARIAL NE S'OPERE-T-IL PAS ENTRE NORD ET SUD ?
- Certes les salaires augmentent dans les régions les plus industrialisées des pays émergents. Mais eux-mêmes commencent à délocaliser leurs usines vers leurs zones rurales ou des pays à plus bas coût, comme le Vietnam. N'oubliez pas qu'il existe, dans leurs campagnes, un autre réservoir de 1,3 milliard d'adultes, vivant avec moins de 2 dollars par jour... La baisse des salaires de nos travailleurs non qualifiés est inéluctable.
Déjà, un Américain qui n'a pas le bac gagne moins, en termes réels, que son grand-père... En 2025, le salaire occidental moyen aura peut-être été divisé par deux, à 60 dollars. Notamment à travers l'inflation et la dépréciation monétaire. En tout cas, le paradigme du XXe siècle, qui nous assurait une croissance annuelle moyenne de 2% du nombre d'emplois et de 3% du salaire réel, est bien mort ! Depuis l'an 2000, ces deux indicateurs sont négatifs.

Ces parents de victimes qui restent discrets



Rachel Vanderhoven, la mère d’Eefje, n’a jamais fait appel de la décision de libération (DH)

De nombreux proches des victimes se sont exprimés dans les médias dès l’apparition du spectre de la libération de Michelle Martin, à l’instar de Jean-Denis Lejeune et Paul Marchal – ce dernier
repense d’ailleurs à un retour en politique. Il n’a cependant pas introduit de pourvoi en cassation car il savait qu’il allait être rejeté.
Par contre, d’autres ne se sont presque plus manifestés depuis le procès, tels que Gino Russo – excepté une interview radio où il ressentait la libération de Martin comme une provocation –, ou encore la mère d’Eefje, Rachel Vanderhoven. Cette dernière n’a jamais fait appel contre la libération de l’ex-femme de Dutroux. “Elle a toujours refusé de participer à la détermination de la peine , nous a confié
son avocat Luc Savelkoul. Elle veut à présent rester en dehors de ce débat public, afin, directement ou indirectement, de ne plus jamais être en contact avec les personnes liées à cette affaire.”
La réflexion de la maman d’Eefje va plus loin : “Il existe des lois pour défendre les droits des citoyens contre les comportements de la société. Hélas, certains individus en profitent alors qu’ils ne
devraient, stricto sensu, pas y avoir droit. Ce n’est néanmoins pas une raison pour remettre en cause tout le système. Si Martin répond aux conditions établies par la loi, il n’y a aucune raison que cette
loi ne s’applique pas ausi à son cas et c’est ce que nous devrions respecter.”

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CHAPEAU!
Curieusement, il faut consulter la DH pour trouver ce témoignage qui honore cette dame et force l'admiration.
Les Russo eux aussi ont choisi le silence quand autrefois, les feux des projecteurs les avaient cruellement brûlés.
On imagine leur douleur et on respecte leur détresse.

Une récupération politique très électoraliste


29 août 2012


VERONIQUE LAMQUIN
Que la libération conditionnelle de Michelle Martin suscite l'émoi des victimes et de leurs proches, c'est éminemment compréhensible.
Mais qu'elle libère les émotions de nos dirigeants, ça l'est beaucoup moins.
Pourtant, depuis que, le 30 juillet dernier, le tribunal d'application des peines de Mons a déclaré l'ex-épouse de Marc Dutroux « libérable sous conditions », il ne se passe guère de jour sans qu'un
représentant de la classe politique ne donne son avis sur la question.
Rappelons, en guise de préliminaire, que la séparation des pouvoirs est l'un des piliers de notre démocratie. Et que, dès lors, il n'appartient pas aux membres des pouvoirs exécutif ou législatif de
commenter une décision de Justice.
Mais, surtout, les hommes et femmes politiques seraient inspirés de ne pas amplifier la vox populi qui se déchaîne.
« Ecœurante », cette libération, comme le disait le président du MR ? Elle n'est que
logique, si l'on applique les lois dont nos dirigeants sont les garants. Et non, il n'existe pas, dans un Etat de droit, de règles « sur mesure » pour certains justiciables.
Faut-il changer la loi ? Certains de ceux qui la critiquent (SP.A, Open VLD, MR) étaient au pouvoir, en 2004 et 2006, lorsque les règles relatives à la libération conditionnelle ont été durcies, que les
tribunaux d'application des peines ont été créés.
Alors, bien sûr, les formations politiques peuvent évoluer et estimer que les règles qu'elles ont approuvées sont perfectibles. Mais ces débats ne peuvent se mener dans l'urgence, sous le coup de l'émotion.
Or, chaque fois que la Belgique est secouée par un fait dramatique, les réactions politiques fusent, pour réclamer un changement législatif.
Un empressement qui, cette fois, à 46 jours du scrutin communal, prend des accents électoralistes d'autant plus condamnables qu'ils sont assortis de fausses promesses.
Plusieurs partis s'engagent à « enfin » inscrire les peines incompressibles dans notre arsenal pénal ?
L'accord de gouvernement, souscrit par six partis (MR, VLD, CD&V, CDH, SP.A et PS) ne prévoit pas cela ! « Incompressible », pour le dictionnaire et l'homme de la rue, cela signifie « impossible à
réduire ». Le gouvernement Di Rupo a bel et bien prévu de durcir les conditions des libérations conditionnelles, mais pas d'enfermer, sans réduction de peine possible, des criminels.
Oser le dire grandirait les représentants des partis. Bien davantage que s'insulter, comme MR et PS l'ont fait, ce mardi.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TRIOMPHE DE DUTROUX
Excellente mise au point!
L'affaire Dutroux a traumatisé la société belge au plus profond d'elle même.
Elle  participe de l'inconscient collectif d'un peuple en mal d'identité, comme l'affaire royale, les invasions allemandes, la mort d'Astrid, celle de Baudouin, la perte du Congo...
Légitime ou non, la libération de Martin a ouvert la boite de Pandore, réveillé des démons qu'on croyait anesthésiés.
Le monstre froid Dutroux jubile dans sa cellule; on ne parle au fond que de lui. On évoque même l'éventualité de sa propre libération. Que les victimes en colère hurlent de douleur, on peut les comprendre même si Jean-Denis Lejeune en exaspère plus d'un.
Que le monde politique, qu'on attend sur d'autres dossiers (chômage, enseignement, logement, Europe, euro, relance...) en ajoute une couche est franchement répugnant:"chaque fois que la Belgique est secouée par un fait dramatique, les réactions politiques fusent, pour réclamer un changement législatif"
Que la presse et les médias en fassent leurs choux gras est carrément insupportable.
L'électoralisme est le cancer de la démocratie et il se généralise.
Il n'y a pas que Sarkozy qui courre derrière l'électorat d'extrême droite. Quant au minable député LDD, ex Vlaams Belang qui pousse à engager un tueur à gages pour faire la peau à Martin il mérite la radiation à vie.
Oui le "MR a été dégoulinant de démagogie et Charles Michel a été à son niveau le plus bas!", l'internaute qui l'affirme a raison.
Ecœuré, le peuple éructe: "Les personnages censés nous diriger sont une bande d'amateurs et de profiteurs qui usent et abusent d'un système verrouillé par eux-mêmes et qu'ils n'ont pas la moindre
intention de changer. (vote obligatoire, proportionnelle, etc.)."
"Messieurs/Dames les "politiques", faites très attention, vous êtes en train de scier la branche sur laquelle vos fesses dodues s'engraissent depuis trop longtemps... A force de nous prendre pour des idiots depuis trop longtemps, le retour de manivelle risque fort d'être à la mesure de votre insondable veulerie..."
Attention l'"apolitisme" pointe l'oreille et cela rappelle de plus en plus le climat délétère des années trente.
La Flandre a choisi son "guide", la Wallonie, par chance n'a toujours pas identifié le sien. On imagine le succès qu'engrangerait un avatar de Rex.
Tout cela, ainsi que la croisade sécuritaire, crée un climat pestilentiel qui rend de plus en plus difficile le vivre ensemble.
MG

MICHELLE MARTIN : LE DEPUTE VERSTREPEN SUGGERE D'ENGAGER UN TUEUR A GAGES

Le tweet de Jurgen Verstrepen suscite l'émoi et de nombreuses réactions du côté des politiques. Le député a choisi de continuer la plaisanterie en tweetant davantage.



©Belga
Le député flamand Jurgen Verstrepen, sans parti depuis quelques mois, a suscité de nombreuses réactions mardi soir avec un tweet faisant suite à la libération de Michelle Martin.
Sur son compte Twitter, il a suggéré d'engager un tueur à gages pour supprimer l'ex-femme de
Dutroux. « Pas déconner, si nous nous cotisons (cotisation publique), nous pouvons trouver un Albanais et le payer pour qu'il zigouille MichèleMartin (sic)… candidats ? », a-t-il tweeté.
Le tweet a immédiatement suscité des froncements de sourcils sur la toile, amenant le député à aller plus loin.
« Nettoyée à peu de frais, beaucoup moins cher que de garder un couvent », a-t-il ajouté un peu plus tard, avant de poursuivre : « à y regarder de plus près, les Albanais sont devenus trop chers, un junkie
le ferait pour moins cher :) ».
Inacceptable pour Beke et irresponsable pour Peumans
« Dans notre démocratie, c'est totalement inacceptable », a fustigé le président du CD&V Wouter Beke. « Les parents respectent avec douleur la décision de Justice. »
Le président du Parlement flamand, Jan Peumans, a estimé que ces tweets étaient « éthiquement irresponsables ». Pour lui, ce genre de sujet ne doit pas se discuter sur Twitter. Mais un rappel à l'ordre n'est pas envisageable à ses yeux.
"C'est l'affaire du pouvoir judiciaire. Par ailleurs, le thème ne ressortit pas aux compétences du
parlement flamand, mais à la Chambre", a-t-il fait observer sur les ondes de la VRT.
Ce matin, Verstrepen a encore tweeté estimant que les réactions à ses tweets « démontraient qu'il y a bien un problème avec le système ».
May (avec Belga)

'N-VA is een bouillabaisse van ideeën en ideetjes'




Paul De Grauwe en Paul Verhaeghe
Bart Dewaele
Klinisch psycholoog Paul Verhaeghe schreef een boek over onze manisch depressieve samenleving. Econoom Paul De Grauwe gelooft in de vrije markt. De Standaard zette beide heren samen rond de tafel.
Het hele gesprek met Paul Verhaeghe en Paul De Grauwe vindt u dit weekend in DS Weekblad. We bieden u al enkele fragmenten aan.

VERHAEGHE: ‘Ik heb niets tegen meritocratie: prestaties en capaciteiten mogen beloond worden. Maar onze vorm van meritocratie is een survival of the fittest, waarin er alleen nog winners en losers
zijn. Ik raad u de boeken van Richard Wilkinson aan, de man van The spirit level: daar wordt met cijfers bewezen hoe de competitie op de werkvloer de inkomensongelijkheid doet stijgen. De effecten zijn nefast, en niet alleen bij psychiatrische patiënten.’
DE GRAUWE: ‘De laatste twintig, dertig jaar hebben de markten, te veel speelruimte gekregen. Dat heeft geleid tot meer ongelijkheid, en dus ook tot meer onzekerheid en stress. Dat valt niet te betwisten. Ik was ook onder de indruk van het boek van Wilkinson. De overheid moet aan herverdeling doen, dat is duidelijk. Vandaag ontspringen te veel grootverdieners de dans, door uitbetalingen in opties en andere financiële systemen. De voordelen voor die toplaag moeten we dringend opnieuw gaan belasten.’
(...)
VERHAEGHE: ‘Op bepaalde punten zijn we erop vooruitgegaan. Maar die objectieve verbeteringen verklaren niet waarom mensen zich vaak veel slechter voelen. We hebben het nog nooit zo goed gehad, en we hebben ons nog nooit zo slecht gevoeld.’
DE GRAUWE: ‘Dat is niet wat het wetenschappelijk onderzoek zegt. Het geluksgevoel is de laatste vijftig jaar ongeveer constant gebleven.’
VERHAEGHE: ‘Hoe verklaar je dan het toenemende medicijnengebruik? De wildgroei aan verslavingen? Het stijgend aantal zelfmoorden?’
DE GRAUWE: ‘Misschien waren er vroeger barrières die zelfmoorden tegenhielden die nu zijn weggevallen. De katholieke kerk, bijvoorbeeld, zette mensen geweldig onder druk om géén zelfmoord te plegen. Maar dat betekent niet dat er toen geen mensen waren die erg ongelukkig waren. Ik zie weinig bewijzen voor je krasse uitspraken over geluk.’
(..)
VERHAEGHE: ‘Vandaag zijn er véél meer depressies, en veel meer burn-outs. Op de speelplaats maken kinderen elkaar uit voor loser. Daar maak ik mij zorgen over.’
DE GRAUWE: ‘Ik ben op school geweest hier niet ver vandaan, in een jezuïetencollege. Op het einde van het jaar was er een plechtige proclamatie: de eerste van de klas kreeg een dikke stapel boeken mee. De stapel van de tweede op de lijst was al iets kleiner. De derde kreeg nog minder boeken mee. En daarna was er niets meer. Maar de ranking werd wel van de eerste tot de allerlaatste leerling
afgeroepen. De druk om te presteren was vroeger groter dan nu. Voor de leerlingen die de druk aankonden, was dat niet erg.  Maar veel van mijn vrienden konden dat niet aan. Het was desastreus.’
VERHAEGHE: ‘Ik weet waarover je het hebt. Ik zat op internaat: we hadden vier uur en twintig minuten studie per dag, in een zeer prestatiegericht systeem. Maar er was één verschrikkelijk belangrijk verschil: we werden opgeleid om deel uit te maken van een gemeenschap.’
DE GRAUWE: ‘Van de elite, bedoel je.’
VERHAEGHE: ‘Een elite die haar verantwoordelijkheid moest nemen. En die werd geleerd om niet in de eerste plaats de eigen zakken te vullen.’
DE GRAUWE: ‘De mensen die uit die nobele jezuïetencolleges gekomen zijn, hebben ondertussen ook hun zakken gevuld.’
(...)
DE VLAMING LIJKT HET TEGENGIF VOOR DIE VERBROKKELING VANDAAG BIJ DE N-VA TE ZOEKEN, EEN PARTIJ VAN NORMEN EN WAARDEN. KAN BART DE WEVER VOOR MEER SAMENHORIGHEID ZORGEN?
De Grauwe: ‘Maar wat is dat, die partij? Waar staan zij voor: individualisme of nationalisme? Ze willen het zogezegd allebei, dat is toch een enorme contradictie? In een nationalistische partij zou de
solidariteit sterk aanwezig moeten zijn. Maar omwille van politieke redenen heeft De Wever geprobeerd om er liberale elementen in te smokkelen.’
‘De N-VA is een bouillabaisse van ideeën en ideetjes, waar ze zelf nog niet klaar in zien. Als ze het liberale verhaal doordrukken, clashen ze met hun nationalistisch verhaal. Je moet toch echt gek zijn om te geloven dat er met de N-VA aan de macht meer volksverbondenheid zal komen? Het is pure politieke marketing.’

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BOUILLABAISSE INDIGESTE DE BART DE WEVER
Paul De Grauwe, économiste phare de Flandre et Paul Verhaeghe psychologue clinicien de grande réputation ne condamnent pas la méritocratie (prestaties en capaciteiten mogen beloond worden). Mais
ils y voient une forme de darwinisme social: survival of the fittest, dans lequel une minorité de gagnants écrasent une majorité de vaincus.
Les deux hommes renvoient au livre de Richard Wilkinson: "The Spirit Level " qui démontre, chiffres en main,  qu’un excès de compétition creuse très sensiblement les écarts de revenus avec des effets
psychologiques selon eux désastreux.
Pour l’économiste libéral, les marchés ont profité ces dernières décennies de trop de latitude. Conséquences: inégalité, stress et insécurité.  Ergo: les pouvoirs publics doivent veiller à une meilleure redistribution. Les très gros revenus doivent être dégraissés par l’impôt.
Jamais on ne fut globalement plus à l’aise financièrement et plus mal à l’aise psychologiquement: explosion de la consomation de médicaments, augmentation du nombre des suicides, des dépressions  et des burn outs…
Surgit alors la question à un million de dollar: “pourquoi les Flamands voient-ils dans la N-VA (définie comme le parti des normes et des valeurs) le contre-poison capable de vaincre tous ces maux?”
De Grauwe: C’est quoi ce parti  C’est quoi ses valeurs? Individualisme ou nationalisme? Ils prétendent vouloir les deux! Quelle contradiction! Dans un parti nationaliste, la solidarité devrait être très présente. mais en vertu de raisons politiques, De Wever a essayé d'amalgamer des idées libérales.
La N-VA a concocté une  bouillabaisse qu’elle ne semble pas maîtriser. Il faut être tombé sur le crâne pour imaginer qu’il y aura plus de solidarité avec ce parti. Le libéralisme n’est pas soluble dans le nationalisme.
“Het is pure politieke marketing.”
Ainsi que nous l’écrivons depuis des mois, les thèses de la N-VA et celles des républicains tendance Tea Party à la Romney sont très proches et parfaitement incompatibles avec le socialisme wallon à la
Di Rupo.

MG

RICHARD WILKINSON ET KATE PICKETT : THE SPIRIT LEVEL

Encore un mythe qui ne survivra pas à l’ouvrage de Wilkinson et Pickett : celui de l’inégalité comme résultat d’une saine compétition, moteur de l’intérêt général. « Rendez les riches plus riches, tout le
monde en profite » dit la doxa de la pensée unique. Au contraire, ces deux chercheurs britanniques nous confirment, faits et chiffres à l’appui, ce que notre intuition nous disait : les sociétés les plus
égalitaires sur le plan des revenus sont aussi celles où il fait le mieux vivre – pour tous!

THE SPIRIT LEVEL: WHY MORE EQUAL SOCIETIES ALMOST ALWAYS DO BETTER
From Wikipedia, the free encyclopedia
The Spirit Level: Why More Equal Societies Almost Always Do Better is a book by Richard G. Wilkinson and Kate Pickett published in 2009 by Allen Lane.
The book argues that there are "pernicious effects that inequality has on societies: eroding trust, increasing anxiety and illness, (and) encouraging excessive consumption" It claims that for each of eleven different health and social problems: physical health, mental health, drug abuse, education, imprisonment, obesity, social mobility, trust and community life, violence, teenage pregnancies, and child well-being, outcomes are significantly worse in more unequal rich countries.
The book contains graphs that are available online.
Michael Sargent said that "In their new book, epidemiologists Richard Wilkinson and Kate Pickett extend this idea" (of the harm caused by status differences) "with a far-reaching analysis of the social
consequences of income inequality. Using statistics from reputable independent sources, they compare indices of health and social development in 23 of the world's richest nations and in the individual US states. Their striking conclusion is that the societies that do best for their citizens are those with the narrowest income differentials—such as Japan and the Nordic countries and the US state of New Hampshire. The most unequal—the United States as a whole, the United Kingdom and Portugal—do worst."
Lecturer David Runciman said that the book fudged the issue of its subtitle thesis "More equality is a good thing and it’s an idea that’s worth defending." Richard Wilkinson responded to the review in a
letter, claiming that "while pointing out that we do not have evidence on the fraction of one percent who are very rich, we show that people at all other levels of the social hierarchy do better in more equal
societies" Richard Reeves in The Guardian called the book "a thorough-going attempt to demonstrate scientifically the benefits of a smaller gap between rich and poor".

mardi 28 août 2012

Bert Anciaux ne sera pas sur la liste PS/sp.a à Bruxelles




BELGA
Le sénateur sp.a Bert Anciaux ne se présentera pas aux élections communales à Bruxelles-Ville le 14 octobre.
Les socialistes feront liste commune mais l'hypothèse de la présence de l'ancien président de la Volksunie n'a pas fait que des heureux chez les francophones, a-t-il expliqué à l'hebdomadaire Humo. Deux socialistes flamands figureront sur cette liste: Ans Persoon et le ministre flamand Pascal Smet.
"Un certain nombre de PS bruxellois ne voulaient pas me voir. Via via, j'ai entendu que mon profil flamand dérangeait certains PS. Il craignent de perdre des voix au profit du FDF parce que j'aurais
effrayé des électeurs francophones.
'Bullshit' absolu!", a affirmé M. Anciaux
Selon lui, son éviction a choqué d'autres socialistes francophones, et non des moindres. "Elio Di Rupo a ouvert de grands yeux quand il a appris que je ne pouvais pas siéger sur la liste et Laurette Onkelinx
a même qualifié cela d'inacceptable", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre a cru que cette candidature recalée était une première étape vers sa retraite politique. "Mais de tous côtés dans le parti, y compris chez le président Bruno Tobback, l'on m'a fait savoir
très clairement que je ne devais pas l'interpréter comme ça".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BULLSHIT
En effet. Thielemans se met le doigt dans l'oeil.
Ce type qui fait des voix est un vrai progressiste qui, du temps où il était ministre, a dynamisé l'interculturel et même le biculturel comme personne à Bruxelles. Daarkom, c'est lui; Flagey lui doit un solide coup de pouce. Certes il ne parle pas bien français, il en convient, mais il a l'esprit plus large que la plupart des politiques bruxellois.
La vérité a ses droits!
Comparé à Smet qui ne pense qu'à se pousser de l'avant Bert Anciaux a une vraie vision pour le développement interculturel de la capitale.
S'il était aussi flamingant qu'on le dit, Bert aurait rejoint Bart.
Les deux hommes s'insupportent cordialement!
Bert c'était l'aile gauche, pacifiste, progressiste de la Volksunie et Bart l'aile droite.
Sa N-VA  a désormais  deux ailes droites: une vraie N-VB!
MG

"Le PS veut dribbler l’extrême droite"




Pierre Verjans (ULg) : "Le PS veut dribbler l’extrême droite"
Frédéric Chardon  (LB)

Samedi, le PS a rodé son discours en vue des élections locales : priorité à la sécurité. Une façon de se prémunir de l’extrême droite.
Si l’on s’en tient aux discours officiels de l’université d’été du PS, tenus samedi dernier sur le site du Grand Hornu (près de Mons), la sécurité sera un thème essentiel de la campagne pour les élections
locales du 14 octobre. Mais pourquoi un parti de gauche fait-il d’un sujet classique de la droite son cheval de bataille ? Réponse de Pierre Verjans, politologue à l’ULg.

ON N’ATTENDAIT PAS FORCEMENT LE PS SUR LA QUESTION DE LA SECURITE…
En effet, mais on sent la volonté des socialistes de ne pas se faire chiper ce thème par la droite.
En France, la gauche, lors des présidentielles et lors des législatives, avait mis en avant cette
question également. Elle a dénoncé le fait que Sarkozy a fait disparaître la police de quartier, ce qui a augmenté l’insécurité essentiellement dans les quartiers pauvres, c’est-à-dire là où les gens n’ont pas assez de moyens pour se protéger eux-mêmes.(…)
Pour le PS, c’est une façon de dribbler le MR là où on attend peut-être davantage ce parti.
DRIBBLER LE MR, MAIS AUSSI ET PEUT-ETRE SURTOUT L’EXTREME DROITE ?
C’est clair. En 1994, il y avait eu des transferts importants de voix du PS vers l’extrême droite surtout dans le Hainaut et en région liégeoise. En fait, dans les bassins industriels. Ici, pour le PS, c’est donc aussi l’idée de combattre ce risque-là aux élections du 14 octobre.
Depuis les années 60-70, depuis que la classe ouvrière a pu s’acheter une télévision, une voiture, elle est devenue attachée aux valeurs liées à la sécurité. Qui est d’ailleurs un thème qui en général marche très bien électoralement
LA SECURITE ET LE PS, EST-CE TOUT A FAIT NEUF ?
Mettre la sécurité comme la priorité, oui, c’est nouveau dans le discours du PS. Mais pas dans la logique de la gauche en général. Pour le PS, utiliser la sécurité, c’est aussi faire campagne autour de
propositions sur lesquelles les autres partis ne vont sans doute pas l’attaquer.
MAIS N’Y A-T-IL PAS UN DANGER D’EN FAIRE LE THEME CENTRAL DE TOUTE LA
CAMPAGNE ET QUE CELA PROFITE FINALEMENT AUX PARTIS PLUS A DROITE ? ON
A DEJA VU PAREIL RETOURNEMENT…
C’est toute la question de savoir si une formation politique peut s’approprier un thème auquel ses adversaires font traditionnellement référence tout en réussissant à imposer sa marque.
En France, Chirac et Sarkozy avaient bien réussi à prendre à la gauche le thème de la fracture sociale pour l’un et la question du pouvoir d’achat pour l’autre.
Le PS semble avoir fait ce genre de pari puisque le président du parti, Thierry Giet, a très clairement placé la sécurité comme la priorité.
Le fait que le PS soit le premier à aborder ce thème va sans doute l’aider à garder l’initiative.
LES COMMUNES SONT AUSSI UN ECHELON DE POUVOIR OU L’ON TROUVE DES
COMPETENCES IMPORTANTES EN MATIERE DE SECURITE.
En effet, les zones de police sont constituées de manière intercommunale. Il y a un projet politique important à développer dans ce cadre. On peut aborder le thème de la sécurité de manière répressive ou de manière préventive. Par exemple, organiser la distribution gratuite d’héroïne, cela peut servir à diminuer l’insécurité par une action préventive.
Toutefois, dans le discours de Thierry Giet, il y avait surtout des termes correspondant au volet répressif de la politique de lutte contre l’insécurité

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA SITUATION EST GRAVE
La situation est grave ! Serait-elle désespérée ?
Que le PS se sente obligé de prendre la sécurité comme thème de campagne des communales est un signal qui ne trompe pas.
C’est la meilleure preuve que l’insécurité est au centre des préoccupations de l’électeur en Wallonie  et sans doute surtout à Bruxelles. quand les édiles socialistes (Moureau et Thielemans en
tête) n’ont cessé de minimiser l’impact de l’insécurité sur leurs territoires respectifs tout au long de la législature.
« Le fait que le PS soit le premier à aborder ce thème va sans doute l’aider à garder l’initiative. »
« Pour le PS, utiliser la sécurité, c’est aussi faire campagne autour de propositions sur lesquelles les autres partis ne vont sans doute pas l’attaquer. »
N'empêche que cela surprend!
Le blues des policiers interpelle. Habilement orchestré par un membre du syndicat libéral de la police,  Philippe Meert (SLFP-Police), il semble cousu de fil bleu.
En vérité en jetant la pierre sur le parquet, l’accusant de laxisme, l’exécutif se retranche derrière le judiciaire.
C’est de bonne tactique mais de piètre stratégie. En effet, cela donne le sentiment que plus personne ne contrôle rien, ce qui -on ose l’espérer!- est contraire à la réalité.
MG

LE BLUES DES "HOMMES EN BLEU"
Jacques Laruelle
Les policiers bruxellois ne veulent plus être des cibles. Ils dénoncent le manque de réactivité du parquet. Ils racontent leur vécu, leurs espoirs et leurs craintes.
ENQUETE
Cela devait être une soirée entre amis et collègues policiers bruxellois pour fêter un anniversaire à Brupark, sur le plateau du Heysel à Bruxelles. Mais cette fête s’est mal terminée pour plusieurs d’entre eux. Elle reste gravée dans la mémoire de Philippe Meert.
C’était il y a quatre ans. Alors qu’il quittait la fête avec trois collègues, il a été pris à partie par un inconnu, sans en comprendre la raison. Ils se trouvaient sur une passerelle qui mène vers le parking. Il a voulu désamorcer le conflit naissant quand son vis-à-vis lui a fait comprendre que c’était au policier, et non pas à l’homme, qu’il en voulait. Tout est alors allé très vite. "S’aidant des doigts,
il a sifflé entre les dents. Et immédiatement, 20 à 30 personnes se sont précipitées vers nous", raconte cet inspecteur principal.
Il est actuellement affecté à la recherche dans la zone de police Bruxelles-Midi. Egalement délégué syndical SLFP-Police, il est le seul à avoir accepté de parler sans avoir demandé l’anonymat.
Face à cette situation, une seule issue : la fuite. Philippe Meert a été rattrapé. Il a reçu de nombreux coups. Plâtré du petit doigt à l’épaule, il a subi de longues semaines d’incapacité de travail. Il en
garde des séquelles : des douleurs vivaces, certains mouvements qui restent impossibles. Un seul des agresseurs a été intercepté. Il n’a toujours pas été jugé. Une audience du tribunal correctionnel, qui
devait se tenir en juin, a été reportée.
Aujourd’hui encore, Philippe Meert s’interroge. Pourquoi cette agression ? "Les collègues qui étaient avec moi étaient aussi intervenus lors d’émeutes à Anderlecht qui avaient opposé, lors de batailles rangées, des jeunes du quartier aux supporters du Sporting d’Anderlecht. Peut-être nous ont-ils reconnus ?", avance-t-il.
UN CAS SYMPTOMATIQUE
Ce n’est pas un cas unique. À côté de cela, il y a les provocations ou les menaces voilées. Un autre raconte ainsi s’être récemment promené sur la Foire du Midi à Bruxelles avec son amie et avoir été interpellé par un "Ah ! Ca va, monsieur l’agent ? Le monde est petit", qui n’était pas que goguenard.
Dans cette mésaventure de Philippe Meert, on retrouve quelques-unes des difficultés auxquelles font face des policiers qui sont amenés à intervenir dans les quartiers qualifiés de "difficiles" en Région
bruxelloise : la violence à l’égard de la police, la lenteur de la justice, les interventions délicates sur le terrain, le manque de considération - voire la "volonté affichée de casser du flic".
Face à ce constat, ce n’est pas le désespoir que l’on rencontre chez ces policiers de terrain. Plutôt du dépit. Une pointe de découragement, parfois teintée d’un sentiment d’impuissance, qui peut influer sur la motivation. Et ils sont nombreux à pointer du doigt un parquet de Bruxelles qui, à leur avis, est "trop peu réactif".
"LE RESPECT ENVERS L'AUTORITE A FORTEMENT DIMINUE"
Le tournant, les plus anciens le situent au début des années 1990.
Mais ils le précisent : cela ne touche pas que la police, même si celle-ci est particulièrement visée. Le respect envers l’autorité a fortement diminué. Cela se traduit pour les policiers par des rébellions, des agressions, au mieux verbales, au pire physiques. Et parfois pour des broutilles, comme une voiture stationnée en double file dans un quartier où les nerfs sont à fleur de peau.
"Très vite, on peut avoir un attroupement. Et c’est la gloire !", témoigne l’un. "Cela tourne vite en sucette", dit un autre.
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas forcément la nuit que c’est le plus délicat car, vers 16h00, il y a beaucoup plus de personnes en rue. Quand des dizaines de personnes se rassemblent spontanément, il suffit d’un rien. "Pour peu qu’il y ait un étal de légumier, cela peut être une tomate, des bananes qui volent. Comment identifier l’auteur dans un tel groupe ?", dit un policier qui a déjà vu des pastèques balancées vers la police
Mais cela peut aussi être des œufs ou des pierres. Comme lors de patrouilles en voiture ou lors des interventions en Code 3, lorsqu’une voiture est requise pour une intervention urgente avec sirène et feu
bleu. "Certains savent que, dans de telles conditions, l’on ne peut s’arrêter", témoigne un policier de Bruxelles-Ouest, qui déplore que l’argent ne soit pas disponible pour blinder les portières et installer des films plastiques sur les vitres.
PAS DE ZONES DE NON-DROIT
Les patrouilles ne se sentent pas les bienvenues dans certains quartiers. "On sent parfois la haine à notre égard dans les yeux qui se tournent vers nous". Et certaines phrases reviennent : "Vous n’avez
rien à faire dans notre quartier. Ici c’est chez nous". C’est évidemment le fait d’une minorité et l’effet de groupe joue : "S’il est seul, c’est plutôt ‘chef’ ou ‘patron’". Et tous les policiers rencontrés l’assurent : il n’y a pas de zones de non-droit à Bruxelles, pas un quartier où la police ne s’aventure pas. Les dispositifs sont adaptés.
Par le passé, il y a eu de très mauvaises surprises, comme des "guets-apens". Cela a pu être de l’huile répandue sur la rue pour que la voiture de patrouille, qui a été appelée, dérape. "Cette méthode se
rencontre désormais moins" indique un policier.
Il y a quelques semaines, une patrouille s’est rendue pour un cambriolage Square Albert Ier à Anderlecht. Sur place, aucun cambriolage. La voiture a été bombardée de pavés. Un policier a été touché à la tête. Le lendemain, c’était un appel à moins d’un kilomètre, rue des Goujons,
pour une voiture en feu sur une ligne de tram. Une fois sur place, des cocktails molotovs et des pierres ont visé les voitures de police. Une caisse avec 22 bouteilles remplies d’essence a été découverte. C’était donc bel et bien préparé.
Les interventions dans ces quartiers peuvent être délicates quand il s’agit d’interpeller un suspect ou de perquisitionner. Dans de tels cas, la technique est le "Pick and Go". On embarque la personne
rapidement, sans prendre la peine de la menotter. Ce sera fait une fois dans la voiture car cela peut être source de problème si un attroupement se forme.
Ceux-ci sont souvent le fait de jeunes, souvent mineurs. "Il est important d’avoir des policiers qui connaissent le terrain. Quand ils savent qu’on les connaît par leur nom et qu’on pourra les retrouver
par ce biais, ils se tiennent à carreau".
Une autre difficulté du travail policier réside dans la prolifération de GSM avec fonction caméra. Bien souvent, l’un sort son téléphone pour filmer et guetter l’intervention musclée, sans montrer à quoi elle faisait suite. Ce qui complique le travail policier.
Les plaintes sont nombreuses à s’abattre sur les policiers pour violences avec, à la clé, une enquête des services de contrôle interne, de l’inspection ou du Comité P. Cela implique bien souvent de longues auditions de ces policiers pour aboutir, dans près de 90 % des cas, par un classement sans suite. "La hiérarchie nous dit alors : ‘Es-tu bien sûr de toi ? C’est la cinquième fois que tu es visé ? Ne
devrais-tu pas réfléchir à ta manière de travailler ?", déplore un policier d’une service intervention. Tous le concèdent cependant : "Il y a des pommes pourries dans la police comme dans toutes les
professions".
LE CHAT ET LA SOURIS
Pourquoi ces provocations et ces agressions ? Selon ces policiers, il est clair que l’effet de groupe joue, la volonté de jouer au chat et à la souris avec la police. Il peut y avoir aussi une volonté de
maintenir à distance les policiers, notamment dans des quartiers connus comme des hauts lieux du trafic de drogue de rue, comme à Ribaucourt à Molenbeek-Saint-Jean, place Lemmens et Square Albert Ier
à Anderlecht.
Parquet laxiste et sentiment d'impunité
Les critiques se dirigent aussi vers le parquet, trop laxiste aux yeux de beaucoup de policiers qui relèvent qu’il n’engage pas suffisamment de poursuites. Les auteurs qu’il interpelle sont trop rapidement relâchés.
"Il n’a pas évolué", "Essayez donc de contacter un magistrat entre midi et 14h00 !" "Rares sont ceux qui connaissent ce que l’on vit" sont les réponses souvent entendues. Et de citer le cas d’un juge (à Bruges) qui a relevé que subir des coups et blessures est inhérent à la fonction de policier.
"Au parquet de Bruxelles, on banalise trop. Trop de classements sans suite. Autrefois, les ‘récidivistes’ avaient quelques faits à leur actif avant. Maintenant, cela dépasse souvent la dizaine", dit l’un.
"On connaît un magistrat qui a voulu venir voir notre travail. Si on l’appelle, lui, il sait ce que l’on vit", dit un autre.
Ils estiment que ce qu’ils nomment le manque de réaction du parquet contribue à aggraver la situation. Un terme revient souvent dans leur bouche : "le sentiment d’impunité" qui pousse à commettre des actes plus graves. Et, parmi certains groupes de jeunes, se faire interpeller donne une aura.
Philippe Meert n’avait été agressé qu’une fois. Un inspecteur qui travaille dans une autre zone a été agressé et blessé à trois reprises en quelques années, dont une fois avec une incapacité de travail de
quatre mois. Il a depuis quitté l’intervention de première ligne. Sa nouvelle affectation, couplée à des horaires aménageables, lui a permis de reprendre des études. En vue de quitter la police ? "Non.
Pour éventuellement pouvoir monter en grade. Ou, si la situation devient vraiment intenable, pour me donner une porte de sortie", conclut-il.

Un quart des Villo! ont été volés en 2011




Belga
Les toutes dernières statistiques en matière de vol se trouvent dans le rapport annuel de Villo! qui a été soumis au Parlement bruxellois.
Un quart des quelque 2.000 vélos de location Villo! qui sont en circulation à Bruxelles ont été volés en 2011. Un an auparavant, il était question de plus d'un tiers de ces vélos. La majorité des deux-roues volés ont cependant été retrouvés, rapporte le site brusselsnieuws.be.
L'information a été confirmée lundi par l'exploitant JC Decaux. Les toutes dernières statistiques en matière de vol se trouvent dans le rapport annuel de Villo! qui a été soumis au Parlement bruxellois. Sur les 2.041 Villo! qui circulaient en moyenne en 2011, 512 ont été volés. En 2010, les voleurs ont pris la fuite avec 709 vélos, alors qu'à l'époque il y avait presque 200 vélos de moins.
Outre cette tendance à la baisse concernant les vols, il est remarquable qu'environ sept Villo! sur dix ont été retrouvés. "Grâce à la police, à nos utilisateurs et au personnel, nous retrouvons la plupart des vélos volés. Il s'agit de vélos très reconnaissables", précise Jérôme Blanchevoye, directeur de JC Decaux.

LE SENTIMENT D'INSECURITE DANS LES STATIONS DE METRO BRUXELLOISES PERSISTE
Belga
En ce qui concerne la propreté, la situation est comparable aux années précédentes.
La moitié des portiques d'accès installés dans les stations de métro de Bruxelles sont hors service, ressort-il lundi des résultats de metr-o-net, l'enquête annuelle du parlementaire bruxellois Jef Van
Damme (sp.a) au sujet de la propreté, de la sécurité et de l'accessibilité de ces stations de métro.
Le vandalisme est souvent la cause première de ce phénomène.
Pour la troisième année consécutive, le sp.a de Bruxelles a visité durant l'été les 69 stations de métro de la capitale. Pour la première fois, une attention particulière a été apportée au fonctionnement des
portiques d'accès présents dans 3/4 de ces stations.
Il ressort de cette enquête que 80% des pannes d'escalators et d'ascenseurs sont dues au vandalisme, souvent à la suite de dégâts causés par l'urine ou par un mauvais usage du bouton d'arrêt d'urgence. Chaque mois, près de 900 interventions de réparation sont nécessaires.
"Les contrats d'entretien pour les escalators coûtent chaque année 7,5 millions d'euros. Décourager le vandalisme et infliger des amendes - à condition d'engager du personnel supplémentaire - permettraient à Bruxelles d'épargner des millions d'euros rien qu'en coûts d'entretien", explique Jef Van Damme.
L'enquête constate également que le sentiment de sécurité dans les stations de métro s'est à peine amélioré. Lors des contrôles de celles-ci, il n'y avait pas de membre du personnel de la Stib présent
dans 73,5% des cas.
En ce qui concerne la propreté, la situation est comparable aux années précédentes. Dans une station sur cinq, la situation reste mauvaise, et seulement quatre des 69 stations sont pourvues d'une toilette
publique.
Les scores de chaque station sont consultables sur www.metr-o-net.be.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
HOW INSECURE IS INSECURE?
Insécurité ou sentiment d'insécurité: that's the question?
Il est vrai qu'à force de nous bassiner les oreilles avec des articles la soulignant, on finit par y croire, d'autant que le PS en fait désormais sa priorité.
Les villes croient aujourd'hui dans le marketing urbain et l'"image building".
Bruxelles  se construit une image d'absolue insécurité en forme d'épouvantail, question de faire peur à ceux qui ont choisi d'y
demeurer malgré tout!
Bravo!
MG

lundi 27 août 2012

IJzerwake





Je zal maar een dochter hebben rondlopen, op die IJzerwake

De IJzerwake begon met een eucharistieviering, nadat de aanwezigen de Belgische vlag als voetveeg hadden misbruikt.
Zegen en communie van een priester voor haatzaaiers: hoeveel huurling wil je zijn, als gezant van God? Kan zo'n sacramenteel opgetuigde dienaar van geloof, hoop en liefde dan nog slapen?
Hij moet anders ook in die gezichten rond het altaar hebben gekeken.
Al even giftig als de trommels en klaroenstoten eromheen. Onder miserabel gewapper van hitsige vlaggen.
Eigenlijk: holbewoners.
En toen had ik de toespraak van die mislukte stationschef, ene meneer De Wit, nog niet gehoord. Die het natuurlijk alleen maar had over Vlaamse nederlagen.
 Niets deugde aan België, leve de Balkan.
Iemand zei: "Rustig blijven, afkeer voor nationalisme kan ook neerkomen op criminalisering van vrije meningsuiting."
Tsja: dan toch maar crimineel.
Liever dat dan reservaat-Vlaming aan de IJzer die verteerd wordt door agressieve nostalgie naar nergens heen. Die van vijandbeelden een dagelijks orgasme heeft gemaakt. Doe dan toch maar de Vlamingen op de cultuurmarkt in Antwerpen - ook raar volk, maar je komt er nog eens een leuke vrouw tegen.
Zo niet op de eucharistieviering ter zegening van knokploegen en overjarige studentenpetten.
'Omver en erover', was het thema.
Je zal maar een dochter hebben rondlopen, op die IJzerwake.

Hugo Camps

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ARM VLAANDEREN



Ils étaient à peine mille pacifistes grisonnants au regard triste et délavé au pied de la tour de Diksmude pour le pélérinage annuel de l’Yser.
Ils étaient près de cinq mille à s’essuyer les bottes sur un drapeau belge maculé de boue au “Ijzerwake” une version hard de la même chose, sous le son aigrelet des fiffres et les claquement de drapeaux jaunes à gueule de lions noirs.
Scandale!
Un prêtre rubicond dira la messe à ces trublions et un obscur orateur répondant au nom de Wim De Wit dira sa haine des accords de pacification engrangés par le gouvernement papillon : une défaite pour la Flandre, un élargissement de Bruxelles qui ne dit pas son nom.
Moins de cinq mille c’est peu, presque rien, d’autant plus que les ténors de la N-VA étaient restés chez eux.
Sauf que l’info est reprise en première page du Laatste Nieuws, le journal le plus lu de Flandre qui compte des millions de lecteurs.
Pour 49% d’entre eux l’article fait chaud au cœur (hartverwarmend)
Arm Vlaanderen !
MG

Investir dans l’école




Stéphanie Bocart (LB)
En vigueur depuis trois ans, le décret inscriptions assombrit chaque année les vacances d’été de plusieurs centaines de parents dont l’enfant doit entrer en 1 re secondaire : "Mon fils ou ma fille
pourra-t-il s’inscrire dans l’école de son choix ?" Certes, le décret n’a pas pour objectif d’attribuer à chaque enfant l’école de son 1 er choix, mais bien de lutter contre l’échec scolaire et la dualisation
de l’enseignement. Il n’a pas non plus pour vocation d’endiguer la pénurie de places d’école, imputable au boom démographique.
Or, le problème est bien là. A ce jour, 307 enfants figurent encore sur une liste d’attente. C’est en Région bruxelloise - où la population devrait gonfler de quelque 170 000 habitants d’ici 2020 - que se fait sentir la tension la plus forte avec 287 enfants "sans école", particulièrement dans le Nord, où il manque cruellement de places d’école.
A l’horizon 2020 devraient être créées 18 000 places dans le fondamental et 12 500 dans le secondaire bruxellois.
Les pouvoirs politiques ont mis, dans l’urgence, la main au portefeuille pour financer de nouvelles places. Mais, comme le souligne l’Ufapec, la part de financement des dépenses d’investissement demeure très faible en Belgique (4,1 %) en regard de l’ensemble des dépenses liées à l’enseignement. Pourtant, quel que soit le réseau d’enseignement, apprendre dans des infrastructures adéquates, correctement financées et dont l’offre a été réfléchie et anticipée selon la demande, c’est aussi cela l’assurance d’un enseignement de qualité et d’avenir.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA FRANCOPHONIE MALADE DE SON ENSEIGNEMENT

« Personne n'ose toucher au mammouth. Les Arena, Simonet, Marcourt et prédécesseurs n'ont fait que réagir au cas par cas, souvent avec retard, jamais avec une vision globale. Leur réaction est la ligne
syndicale bureaucratique. Ils ne veulent pas d'ennuis: la meilleure façon d'aller à la catastrophe. » commente un internaute. Il a raison selon nous !
L’école va si mal en Communauté française qu’on finirait par se demander si tout ne se passait pas comme si les excellences nommées ci-devant souhaitaient son inefficacité : « puisque l’instruction a
échoué essayons l’ignorance » (Lincoln)
Dans que but ?  pour se maintenir aussi longtemps que possible à la tête d’une région qui ne finit pas de décliner.
Sauf avis contraire, l’enseignement est un monopole du politique. Il y est seul maître à bord avec les tout puissants syndicats.
Il en est le grand organisateur le grand ordonnateur et donc le grand fossoyeur.
Il est sensé préparer les élites qui demain dirigeront ce pays. Or, ce n’est absolument pas sa priorité !
L’école et la télévision publique avaient autrefois valeur émancipatrice. Il semble bien qu’elles l’aient de moins en moins et je ne parle pas que de la télévision.
On constate que depuis longtemps déjà, les parents soucieux de la réussite de leurs enfants évitent soigneusement les écoles gérées par la Communauté française. Restent les réseaux libre et communal. Ce dernier est laminé par les calamiteux décrets inscriptions dont on sait les ravages qu’ils ont faits. Beaucoup, parmi les meilleurs élèves bruxellois, se réfugient désormais dans le réseau flamand et/ou
libre catholique nonobstant son projet pédagogique d’inspiration évangélique.
Hormis le cri de guerre du président du CDH, deux articles de « rentrée des classes »ont retenu toute notre attention.
Le premier concerne l’obligation décrétée par un chef d’école de disposer à la rentrée d’une console IPad.
Idée géniale ? Oui et non. Il va de soi que cette obligation n’est pas sans arrière-pensée de caractère social. En effet tous les parents n’on pas les moyens, en temps de crise et au retour des vacances, d’investir dans une ou plusieurs consoles électronique de ce genre.
C’est donc, sous prétexte de modernité pédagogique, une manière de placer un filtre social à l’entrée de l’établissement, une velléité d’apartheid scolaire qui ne dirait pas son nom.
Autre chose serait que l’école mette gratuitement à disposition de ses élèves ce type d’équipement informatique.
Cette pratique jésuitique rappelle celle des «  frais administratifs » ou encore les obligations de participer à des activités  parascolaires payantes, des classes de neiges  ou des voyages scolaires lointains et forcément onéreux.
On peut parler à raison d’un véritable marché scolaire où les écoles dites officielles ne parviennent plus  à concurrencer le réseau libre plus flexible et plus indépendant.
Une main invisible pointe d’un index cruel les écoles poubelles et les écoles sanctuaires. La main visible du politique entend imposer partout la mixité sociale sans vraiment y parvenir. Il en résulte une
immense cacophonie dont les meilleurs élèves font les frais.
La mixité sociale ne se décrète pas, elle s’installe via une mixité du logement et en obligeant tous les enfants en bas âge à s’inscrire au pré-gardiennat.
Le second article s’interroge sur l’opportunité de maintenir ou non le système de cotation des élèves.
Autrement dit, on veut supprimer le thermomètre pour combattre la fièvre.
Certes, on ne dira jamais assez  le côté arbitraire de la cotation des maîtres qui, curieusement, sont allergiques à toute forme d’évaluation de leur propre action pédagogique.  Ce paradoxe mériterait une thèse !
On aimerait que les syndicats, ces garants de la médiocrité générale sortent enfin du bois pour dépasser les limites d’une dynamique purement corporatiste.
On rêve d’un syndicat s’enseignants qui prônerait partout la qualité et la compétence.
On en est assez loin en Communauté française.
Surtout on aurait beaucoup à gagner à revoir la formation, les modes de désignation et la rémunération des chefs d’école qui actuellement fonctionnent comme des chefs d’entreprises payés au tarif du
« smic ».
Les responsabilités d’un chef d’école équivalent à celles d’un chef d’entreprise ou de cabinet.
L’école stagne et ne répond plus aux attentes d’une société qui change et changera encore.
Elle se décrédibilise aux yeux des citoyens car elle fonctionne (du moins à Bruxelles) beaucoup moins comme un ascenseur social que comme une garderie d’ados destinée à les éloigner de l’école de la rue qui elle annonce complet et se porte mieux que jamais.
MG

SCHOOL IN BLANKENBERGE ZET IPAD-VERPLICHTING DOOR
Bewerkt door: Steffi Ophalvens  Bron: belga.be

De 710 leerlingen van het Sint-Pieterscollege - Sint-Jozefhandelsschool (SPSJ) in Blankenberge moeten op 3 september met een iPad in de klas verschijnen. De school zet het project door,
ondanks protest van enkele ouders en van de overheid. Dat schrijven de Coreliokranten vandaag.
Nadat de directeur in maart had aangekondigd dat alle leerlingen een tabletcomputer van Apple moesten aanschaffen om de lessen te kunnen volgen en huiswerk te kunnen maken, diende een twaalftal ouders een klacht in.
"De kosten en het overleg errond waren onduidelijk", klonk het. Ze kregen gelijk van de Commissie Zorgvuldig Bestuur.

Toch houdt de directie, die beroep aantekende, voet bij stuk. "We wachten op een uitspraak van de overheid, die wellicht pas na de start van het nieuwe schooljaar zal vallen", zegt Nicole Vancoillie,
voorzitster van het schoolbestuur. "Intussen zijn we zo ver gevorderd met het project dat we de klok niet meer kunnen terugdraaien." Volgens Vancoillie kan er hoogstens een boete volgen omdat er procedurefouten werden gemaakt.
Enkele ouders hebben al beslist om hun kinderen naar een andere school te sturen.

RENTRÉE SCOLAIRE : FAUT-IL SUPPRIMER LES NOTES SCOLAIRES ?

De plus en plus de voix s'élèvent pour souligner les limites des cotations, leur aspect très arbitraire et leurs supposées conséquences sur l'échec scolaire.

Tout d'abord, qu'est-ce qu'on leur reproche à ces notes ? La liste est longue… Premièrement, il semblerait que ces 5, 9 ou 7 sur 10 n'apportent rien à l'action pédagogique.
« Dans nos écoles, le système qui a cours donne une indication globale et quantitative, mais qui ne dit rien des véritables compétences d'un élève, ni de leur développement », explique Sabine Kahn, professeure en sciences de l'éducation à l'ULB.
« En effet, les notes sont basées sur un principe de critères (on additionne les « bonnes » réponses) ou de normes (on compare les travaux des élèves entre eux) qui permettent de positionner les élèves
dans un classement. J'ai envie de dire : et maintenant, on fait quoi avec cela ? »
Premier problème, donc : la note atteste de la réussite ou de l'échec à une épreuve, mais elle ne tient pas vraiment compte de l'apprentissage, ni de l'évolution de l'élève. De plus, elle ne délivre pas un message clair : on sait si l'élève a raté, mais on ne sait pas vraiment où se situent ses lacunes.
Ensuite, il semblerait que ce système de notation s'avère particulièrement arbitraire et imprécis. Lors des corrections, les professeurs sont en effet soumis à une multitude d'influences dont ils n'ont pas conscience.
Henri Laugier et Dagmare Weinberg, deux psychologues du début du vingtième siècle, ont établi qu'il faudrait recourir à la moyenne de treize correcteurs pour obtenir la « note vraie » en mathématiques. Ce nombre atteindrait même 127 personnes en philosophie ! L'ordre des copies, le moment de la correction peuvent influencer la note, tout comme l'image que le professeur se fait de l'élève.
Un enfant considéré comme un « bon » élève sera généralement mieux noté qu'un autre perçu comme un « mauvais » élève, peu importe la réponse. Cette injustice est parfois ressentie par les élèves, et
finit souvent par discréditer l'autorité des professeurs auprès de ceux-ci.
UN TAUX D'ÉCHEC MINIMUM
André Antibi, chercheur en dialectique, va plus loin avec son concept de « constante macabre ».
Selon lui, chaque professeur établirait inconsciemment ses évaluations de manière à obtenir des notes
diversifiées : des bonnes, des moyennes et des mauvaises. Et ce quel que soit le niveau réel des élèves, les objectifs du test, etc.
Il en ressort donc, évidemment, des échecs « artificiels ». Ce taux d'échecs – ou constante macabre – assurerait la crédibilité du professeur ainsi que son autorité.
En effet, un enseignant dont tous les élèves réussissent avec de beaux points serait presque automatiquement considéré comme trop laxiste par ses pairs et par la société.
Peut-on pour autant mettre les échecs scolaires sur le dos des notations ? 
« Oui », répondent certains spécialistes et certaines  associations de parents, argumentant que la note est responsable des redoublements, mais aussi qu'elle influence le parcours scolaire et les relations de l'élève avec les autres.
Sabine Kahn s'accorde à dire qu'effectivement, « la note (ou la moyenne de celles-ci) constitue l'étalon de la valeur scolaire d'un élève, voire de sa valeur sociale, car on ne considère pas de la même façon un enfant qui a de bonnes notes et un autre qui a de mauvaises notes.
La sociologie critique des années 70-80 montre aussi que les enfants qui ont de « mauvaises notes » intègrent l'idée qu'ils sont fainéants, stupides, pas doués. Or, les travaux actuels ont prouvé que ce n'était objectivement pas le cas. »
Un indicateur utile.
Mais, de même que le thermomètre n'est pas responsable du temps qu'il fait, Sabine Kahn estime que les notes elles-mêmes ne peuvent pas être tenues pour responsables de l'échec scolaire. « Certes, le système de notes a des travers, mais plus que l'instrument en lui-même, c'est ce qu'on en fait (des classements, etc) et l'importance qu'on lui donne qui induisent des effets pervers. »
La professeure déplore toutefois qu'à l'école, on « cherche avant tout à récolter de bonnes notes plutôt que d'acquérir des savoirs qui ne s'apprennent nulle part ailleurs. »
Marc Willame, Secrétaire général de l'APPEL (Association Professionnelle du Personnel de l'Enseignement Libre) est conscient que les notes entraînent des comparaisons et des compétitions, mais les supprimer serait selon lui une mauvaise idée. « Ces notes sont un indicateur tant pour les élèves que pour les parents et les professeurs. Elles permettent de voir où l'élève en est, s'il progresse au cours de l'année. »
Et Pierre-Paul Boulanger, président de l'Ufapec (Union francophone des associations de parents de
l'enseignement catholique), d'ajouter : « Qu'on évalue avec des points, des lettres ou que sais-je, l'important est que les élèves et les parents comprennent le système en place. De plus, les cotations
ont cet avantage de permettre aux parents de suivre l'évolution de leurs enfants même s'ils ne les accompagnent pas en classe tous les jours. »
La solution se trouverait donc dans une évaluation plus pédagogique, moins tournée vers le résultat à un moment donné que vers l'apprentissage global.
Le sociologue Pierre Merle prône l'anonymat lors des tests, tandis qu'André Antibi propose un système d'évaluation par « contrat de confiance », dans lequel l'enseignant communiquerait une série de questions (et leurs réponses) aux élèves quelques jours avant le test.
Beaucoup pointent aussi en exemple le système finlandais, où la note la plus basse est le 4/10 et où les professeurs ont le devoir de ne pas laisser les élèves avec cette cote. Notons toutefois que la réussite de l'enseignement finlandais ne tient pas qu'à cette mesure : le pays se démarque aussi par un suivi très
personnalisé des élèves, des remédiations régulières, etc.
Marie-Eve Rebts