jeudi 2 août 2012

Belgique aux côtés des rebelles syriens




Belga

Le nombre précis de Belges ou d'allochtones résidant en Belgique qui participent aux combats en Syrie n'a pas été communiqué.
La Sûreté de l'Etat s'inquiète du nombre de musulmans de Belgique qui se battent actuellement aux côtés des rebelles de l'armée syrienne libre (ASL), indiquent jeudi Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.

Le nombre précis de Belges ou d'allochtones résidant en Belgique qui participent aux combats en Syrie n'a pas été communiqué "pour des raisons opérationnelles", indique la Sûreté de l'Etat.

Celle-ci tient les combattants particulièrement à l'oeil. "Les personnes qui reviennent en Belgique après avoir combattu, appris à manier des armes et étudié des stratégies de guerre représentent un risque en termes de sécurité."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA CAUSE ISLAMISTE

Malraux, Hemingway et Orwell ont participé à la guerre d’Espagne aux côtés des républicains contre la junte franquiste. Ils revinrent en héros. Ils étaient partis pour servir une cause, celle de la gauche républicaine contre le fascisme.

Les Belges (allochtones ?) qui sont allés faire le coup de feu en Syrie sont parti pour les mêmes raisons, mais pas au service de la même cause. Il est clair qu’ils luttent sous la bannière des rebelles islamistes. Une question demeure : comment ont-ils été recrutés, par quelle organisation, dans quel dessein ? Et surtout dans quel état d’esprit vont-ils « nous » revenir ?

Rien que des questions ; aucune réponse !

MG


A Homs, photo prise le 10 avril 2012 d'une église brûlée. (AFP /HO/SHAAM NEWS NETWORK)


A Homs, photo prise le 10 avril 2012 d'une église brûlée. (AFP /HO/SHAAM NEWS NETWORK)


De nombreux chrétiens de Qusayr ont dû fuir vers Damas et le Liban pour échapper aux exactions de certains rebelles salafistes.

Le 8 juin, les combats font rage entre l'Armée syrienne libre (ASL) et les soldats de Bachar al-Assad dans la ville de Homs. A un tir de mortier, la petite ville de Qusayr, 45.000 habitants majoritairement sunnites, est prise par un détachement présumé de l'ASL. A leur tête, un certain "général" Abdel Salam Harba, qui lance un ultimatum aux habitants chrétiens, diffusé par les haut-parleurs des minarets des mosquées. Il leur demande de quitter la ville dans les trois jours. Et, pour prouver sa détermination, il fait abattre l'un d'entre eux, Maurice Bitar.

Qusayr est la ville où vivait la plus forte communauté grecque-catholique du pays, soit près de 10.000 personnes. Elle a aujourd'hui été vidée de 90% de sa population chrétienne, d'après l'agence de presse du Vatican (Fides). Selon plusieurs témoignages de musulmans laïques, cela faisait deux ans que les chrétiens, jugés plutôt favorables au régime d'Al-Assad, y étaient l'objet de vexations : interdiction de circuler dans les rues à certaines heures, obligation de "céder le passage" s'ils rencontraient un musulman.

Beaucoup ont préféré gagner Damas, d'autres se sont enfuis vers le Liban voisin. Dominée par les Frères musulmans syriens, l'ASL a reçu le renfort de groupes salafistes venus des pays arabes et tout récemment de Tunisie. Interrogé, Fahad al-Masri, représentant de l'ASL à Paris, répond : "La faute en incombe à la communauté internationale qui n'est pas intervenue militairement. Voilà pourquoi des salafistes se sont introduits si facilement chez nous."

(Article publié dans le Nouvel Observateur du 2 août 2012)




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