lundi 27 août 2012

Investir dans l’école




Stéphanie Bocart (LB)
En vigueur depuis trois ans, le décret inscriptions assombrit chaque année les vacances d’été de plusieurs centaines de parents dont l’enfant doit entrer en 1 re secondaire : "Mon fils ou ma fille
pourra-t-il s’inscrire dans l’école de son choix ?" Certes, le décret n’a pas pour objectif d’attribuer à chaque enfant l’école de son 1 er choix, mais bien de lutter contre l’échec scolaire et la dualisation
de l’enseignement. Il n’a pas non plus pour vocation d’endiguer la pénurie de places d’école, imputable au boom démographique.
Or, le problème est bien là. A ce jour, 307 enfants figurent encore sur une liste d’attente. C’est en Région bruxelloise - où la population devrait gonfler de quelque 170 000 habitants d’ici 2020 - que se fait sentir la tension la plus forte avec 287 enfants "sans école", particulièrement dans le Nord, où il manque cruellement de places d’école.
A l’horizon 2020 devraient être créées 18 000 places dans le fondamental et 12 500 dans le secondaire bruxellois.
Les pouvoirs politiques ont mis, dans l’urgence, la main au portefeuille pour financer de nouvelles places. Mais, comme le souligne l’Ufapec, la part de financement des dépenses d’investissement demeure très faible en Belgique (4,1 %) en regard de l’ensemble des dépenses liées à l’enseignement. Pourtant, quel que soit le réseau d’enseignement, apprendre dans des infrastructures adéquates, correctement financées et dont l’offre a été réfléchie et anticipée selon la demande, c’est aussi cela l’assurance d’un enseignement de qualité et d’avenir.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA FRANCOPHONIE MALADE DE SON ENSEIGNEMENT

« Personne n'ose toucher au mammouth. Les Arena, Simonet, Marcourt et prédécesseurs n'ont fait que réagir au cas par cas, souvent avec retard, jamais avec une vision globale. Leur réaction est la ligne
syndicale bureaucratique. Ils ne veulent pas d'ennuis: la meilleure façon d'aller à la catastrophe. » commente un internaute. Il a raison selon nous !
L’école va si mal en Communauté française qu’on finirait par se demander si tout ne se passait pas comme si les excellences nommées ci-devant souhaitaient son inefficacité : « puisque l’instruction a
échoué essayons l’ignorance » (Lincoln)
Dans que but ?  pour se maintenir aussi longtemps que possible à la tête d’une région qui ne finit pas de décliner.
Sauf avis contraire, l’enseignement est un monopole du politique. Il y est seul maître à bord avec les tout puissants syndicats.
Il en est le grand organisateur le grand ordonnateur et donc le grand fossoyeur.
Il est sensé préparer les élites qui demain dirigeront ce pays. Or, ce n’est absolument pas sa priorité !
L’école et la télévision publique avaient autrefois valeur émancipatrice. Il semble bien qu’elles l’aient de moins en moins et je ne parle pas que de la télévision.
On constate que depuis longtemps déjà, les parents soucieux de la réussite de leurs enfants évitent soigneusement les écoles gérées par la Communauté française. Restent les réseaux libre et communal. Ce dernier est laminé par les calamiteux décrets inscriptions dont on sait les ravages qu’ils ont faits. Beaucoup, parmi les meilleurs élèves bruxellois, se réfugient désormais dans le réseau flamand et/ou
libre catholique nonobstant son projet pédagogique d’inspiration évangélique.
Hormis le cri de guerre du président du CDH, deux articles de « rentrée des classes »ont retenu toute notre attention.
Le premier concerne l’obligation décrétée par un chef d’école de disposer à la rentrée d’une console IPad.
Idée géniale ? Oui et non. Il va de soi que cette obligation n’est pas sans arrière-pensée de caractère social. En effet tous les parents n’on pas les moyens, en temps de crise et au retour des vacances, d’investir dans une ou plusieurs consoles électronique de ce genre.
C’est donc, sous prétexte de modernité pédagogique, une manière de placer un filtre social à l’entrée de l’établissement, une velléité d’apartheid scolaire qui ne dirait pas son nom.
Autre chose serait que l’école mette gratuitement à disposition de ses élèves ce type d’équipement informatique.
Cette pratique jésuitique rappelle celle des «  frais administratifs » ou encore les obligations de participer à des activités  parascolaires payantes, des classes de neiges  ou des voyages scolaires lointains et forcément onéreux.
On peut parler à raison d’un véritable marché scolaire où les écoles dites officielles ne parviennent plus  à concurrencer le réseau libre plus flexible et plus indépendant.
Une main invisible pointe d’un index cruel les écoles poubelles et les écoles sanctuaires. La main visible du politique entend imposer partout la mixité sociale sans vraiment y parvenir. Il en résulte une
immense cacophonie dont les meilleurs élèves font les frais.
La mixité sociale ne se décrète pas, elle s’installe via une mixité du logement et en obligeant tous les enfants en bas âge à s’inscrire au pré-gardiennat.
Le second article s’interroge sur l’opportunité de maintenir ou non le système de cotation des élèves.
Autrement dit, on veut supprimer le thermomètre pour combattre la fièvre.
Certes, on ne dira jamais assez  le côté arbitraire de la cotation des maîtres qui, curieusement, sont allergiques à toute forme d’évaluation de leur propre action pédagogique.  Ce paradoxe mériterait une thèse !
On aimerait que les syndicats, ces garants de la médiocrité générale sortent enfin du bois pour dépasser les limites d’une dynamique purement corporatiste.
On rêve d’un syndicat s’enseignants qui prônerait partout la qualité et la compétence.
On en est assez loin en Communauté française.
Surtout on aurait beaucoup à gagner à revoir la formation, les modes de désignation et la rémunération des chefs d’école qui actuellement fonctionnent comme des chefs d’entreprises payés au tarif du
« smic ».
Les responsabilités d’un chef d’école équivalent à celles d’un chef d’entreprise ou de cabinet.
L’école stagne et ne répond plus aux attentes d’une société qui change et changera encore.
Elle se décrédibilise aux yeux des citoyens car elle fonctionne (du moins à Bruxelles) beaucoup moins comme un ascenseur social que comme une garderie d’ados destinée à les éloigner de l’école de la rue qui elle annonce complet et se porte mieux que jamais.
MG

SCHOOL IN BLANKENBERGE ZET IPAD-VERPLICHTING DOOR
Bewerkt door: Steffi Ophalvens  Bron: belga.be

De 710 leerlingen van het Sint-Pieterscollege - Sint-Jozefhandelsschool (SPSJ) in Blankenberge moeten op 3 september met een iPad in de klas verschijnen. De school zet het project door,
ondanks protest van enkele ouders en van de overheid. Dat schrijven de Coreliokranten vandaag.
Nadat de directeur in maart had aangekondigd dat alle leerlingen een tabletcomputer van Apple moesten aanschaffen om de lessen te kunnen volgen en huiswerk te kunnen maken, diende een twaalftal ouders een klacht in.
"De kosten en het overleg errond waren onduidelijk", klonk het. Ze kregen gelijk van de Commissie Zorgvuldig Bestuur.

Toch houdt de directie, die beroep aantekende, voet bij stuk. "We wachten op een uitspraak van de overheid, die wellicht pas na de start van het nieuwe schooljaar zal vallen", zegt Nicole Vancoillie,
voorzitster van het schoolbestuur. "Intussen zijn we zo ver gevorderd met het project dat we de klok niet meer kunnen terugdraaien." Volgens Vancoillie kan er hoogstens een boete volgen omdat er procedurefouten werden gemaakt.
Enkele ouders hebben al beslist om hun kinderen naar een andere school te sturen.

RENTRÉE SCOLAIRE : FAUT-IL SUPPRIMER LES NOTES SCOLAIRES ?

De plus en plus de voix s'élèvent pour souligner les limites des cotations, leur aspect très arbitraire et leurs supposées conséquences sur l'échec scolaire.

Tout d'abord, qu'est-ce qu'on leur reproche à ces notes ? La liste est longue… Premièrement, il semblerait que ces 5, 9 ou 7 sur 10 n'apportent rien à l'action pédagogique.
« Dans nos écoles, le système qui a cours donne une indication globale et quantitative, mais qui ne dit rien des véritables compétences d'un élève, ni de leur développement », explique Sabine Kahn, professeure en sciences de l'éducation à l'ULB.
« En effet, les notes sont basées sur un principe de critères (on additionne les « bonnes » réponses) ou de normes (on compare les travaux des élèves entre eux) qui permettent de positionner les élèves
dans un classement. J'ai envie de dire : et maintenant, on fait quoi avec cela ? »
Premier problème, donc : la note atteste de la réussite ou de l'échec à une épreuve, mais elle ne tient pas vraiment compte de l'apprentissage, ni de l'évolution de l'élève. De plus, elle ne délivre pas un message clair : on sait si l'élève a raté, mais on ne sait pas vraiment où se situent ses lacunes.
Ensuite, il semblerait que ce système de notation s'avère particulièrement arbitraire et imprécis. Lors des corrections, les professeurs sont en effet soumis à une multitude d'influences dont ils n'ont pas conscience.
Henri Laugier et Dagmare Weinberg, deux psychologues du début du vingtième siècle, ont établi qu'il faudrait recourir à la moyenne de treize correcteurs pour obtenir la « note vraie » en mathématiques. Ce nombre atteindrait même 127 personnes en philosophie ! L'ordre des copies, le moment de la correction peuvent influencer la note, tout comme l'image que le professeur se fait de l'élève.
Un enfant considéré comme un « bon » élève sera généralement mieux noté qu'un autre perçu comme un « mauvais » élève, peu importe la réponse. Cette injustice est parfois ressentie par les élèves, et
finit souvent par discréditer l'autorité des professeurs auprès de ceux-ci.
UN TAUX D'ÉCHEC MINIMUM
André Antibi, chercheur en dialectique, va plus loin avec son concept de « constante macabre ».
Selon lui, chaque professeur établirait inconsciemment ses évaluations de manière à obtenir des notes
diversifiées : des bonnes, des moyennes et des mauvaises. Et ce quel que soit le niveau réel des élèves, les objectifs du test, etc.
Il en ressort donc, évidemment, des échecs « artificiels ». Ce taux d'échecs – ou constante macabre – assurerait la crédibilité du professeur ainsi que son autorité.
En effet, un enseignant dont tous les élèves réussissent avec de beaux points serait presque automatiquement considéré comme trop laxiste par ses pairs et par la société.
Peut-on pour autant mettre les échecs scolaires sur le dos des notations ? 
« Oui », répondent certains spécialistes et certaines  associations de parents, argumentant que la note est responsable des redoublements, mais aussi qu'elle influence le parcours scolaire et les relations de l'élève avec les autres.
Sabine Kahn s'accorde à dire qu'effectivement, « la note (ou la moyenne de celles-ci) constitue l'étalon de la valeur scolaire d'un élève, voire de sa valeur sociale, car on ne considère pas de la même façon un enfant qui a de bonnes notes et un autre qui a de mauvaises notes.
La sociologie critique des années 70-80 montre aussi que les enfants qui ont de « mauvaises notes » intègrent l'idée qu'ils sont fainéants, stupides, pas doués. Or, les travaux actuels ont prouvé que ce n'était objectivement pas le cas. »
Un indicateur utile.
Mais, de même que le thermomètre n'est pas responsable du temps qu'il fait, Sabine Kahn estime que les notes elles-mêmes ne peuvent pas être tenues pour responsables de l'échec scolaire. « Certes, le système de notes a des travers, mais plus que l'instrument en lui-même, c'est ce qu'on en fait (des classements, etc) et l'importance qu'on lui donne qui induisent des effets pervers. »
La professeure déplore toutefois qu'à l'école, on « cherche avant tout à récolter de bonnes notes plutôt que d'acquérir des savoirs qui ne s'apprennent nulle part ailleurs. »
Marc Willame, Secrétaire général de l'APPEL (Association Professionnelle du Personnel de l'Enseignement Libre) est conscient que les notes entraînent des comparaisons et des compétitions, mais les supprimer serait selon lui une mauvaise idée. « Ces notes sont un indicateur tant pour les élèves que pour les parents et les professeurs. Elles permettent de voir où l'élève en est, s'il progresse au cours de l'année. »
Et Pierre-Paul Boulanger, président de l'Ufapec (Union francophone des associations de parents de
l'enseignement catholique), d'ajouter : « Qu'on évalue avec des points, des lettres ou que sais-je, l'important est que les élèves et les parents comprennent le système en place. De plus, les cotations
ont cet avantage de permettre aux parents de suivre l'évolution de leurs enfants même s'ils ne les accompagnent pas en classe tous les jours. »
La solution se trouverait donc dans une évaluation plus pédagogique, moins tournée vers le résultat à un moment donné que vers l'apprentissage global.
Le sociologue Pierre Merle prône l'anonymat lors des tests, tandis qu'André Antibi propose un système d'évaluation par « contrat de confiance », dans lequel l'enseignant communiquerait une série de questions (et leurs réponses) aux élèves quelques jours avant le test.
Beaucoup pointent aussi en exemple le système finlandais, où la note la plus basse est le 4/10 et où les professeurs ont le devoir de ne pas laisser les élèves avec cette cote. Notons toutefois que la réussite de l'enseignement finlandais ne tient pas qu'à cette mesure : le pays se démarque aussi par un suivi très
personnalisé des élèves, des remédiations régulières, etc.
Marie-Eve Rebts

Aucun commentaire: