jeudi 16 août 2012

La campagne présidentielle américaine s’envenime



Le ton monte entre le camp démocrate et le camp républicain.
Biden parle de « campagne de haine ».
Romney réplique en dénonçant lacampagne de « division et de colère » d’Obama.



La campagne présidentielle américaine s’est envenimée quand le vice-président Joe Biden a jugé que les propositions du républicain Mitt Romney sur les banques revenaient à « remettre des chaînes aux pieds » des Américains, Romney dénonçant une « campagne de haine ».
« Regardez leur budget et ce qu’ils proposent », a clamé Joe Biden lors d’un meeting en Virginie. Le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney « va laisser les banques faire à nouveau leurs propres lois et libérer Wall Street. Ils vont vous remettre des chaînes aux pieds », a-t-il déclaré, déclenchant une polémique politique.
Furieux, Mitt Romney a répliqué depuis l’Ohio que Barack Obama devait « ramener sa campagne de division, de colère et de haine à Chicago », ville d’où est originaire le président américain.
« Sa stratégie de campagne c’est de déchirer l’Amérique pour ensuite rassembler 51 pour cent du puzzle », alors que les Américains « qui ont vécu et sont morts sous le même drapeau en défendant un seul but » méritent mieux, a estimé Romney.
Le camp Romney avait déjà réagi aux propos de Biden, en accusant Barack Obama de multiplier les attaques personnelles pour masquer un «bilan raté ».

OBAMA GRAND GAGNANT SUR INTERNET
L’équipe de campagne du président américain, Barack Obama, s’avère à nouveau, en 2012, être plus consciente du pouvoir d’Internet que ses rivaux républicains.
Alors que les moyens de communication numériques sont amenés à prendre encore plus d’importance qu’en 2008, alors qu’Obama avait déjà placé la barre haute en s’adressant directement aux électeurs et auxdonateurs via Internet, le Pew Research Center estime que le candidat démocrate domine les enjeux de la campagne numérique de 2012.Tandis que l’équipe de campagne du candidat républicain Mitt Romney n’a posté en moyenne qu’un tweet par jour, du côté d’Obama on dénombrait 29 tweets -- 17 sur le compte @BarackObama (celui associé à
sa présidence) et 12 sur le compte @Obama2012 (celui associé à la campagne présidentielle), durant la période de recherche de l’Institut.
« Obama a pris un net avantage sur Romney, par la manière dont sa campagne se sert des outils numériques pour communiquer directement avec les électeurs », indique le Pew Research Center.
Obama a également publié deux fois plus d’articles que Romney sur le blog de son site de campagne, et plus du double de vidéos sur YouTube, expliquent les chercheurs.
Mais la clef de voûte réside peut-être dans la façon dont la campagne d’Obama utilise les moyens numériques pour cibler certains groupes de populations, comme les latinos-américains, les femmes – un électorat problématique pour Romney – et les jeunes américains, qui sont touscruciaux pour l’emporter dans la course à la Maison Blanche.
Par exemple, il est proposé aux visiteurs du site d’Obama de rejoindre 18 groupes possibles, parmi lesquels les Afro-Américains, les femmes ou les électeurs gays et lesbiens.
Si l’internaute rejoint l’un de ces groupes, il reçoit du contenu ciblé, indique l’étude du Pew Research Center, tandis que la campagne de Romney n’offrait pas des telles possibilités de personnalisation, au moment où l’étude a été menée.
Le directeur du PEJ, Tom Rosenstiel, a estimé qu’une stratégie internet efficace pour la campagne 2012 porterait ses fruits électoraux, mais il reste difficile d’affirmer avec certitude que cet avantage sera déterminant.
« Une activité numérique importante ne se traduit pas forcément en votes supplémentaires dans les urnes, mais historiquement, les candidats qui sont les premiers à prendre à leur compte les évolutions technologiques ont un avantage », conclut Rosenstiel.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SALE CAMPAGNE
Il y a le candidat du fric et des banques face au candidat internet qui cible les groupes communautaristes : « il est proposé aux visiteurs du site d’Obama de rejoindre 18 groupes possibles, parm ilesquels les Afro-Américains, les femmes ou les électeurs gays et lesbiens.
Si l’internaute rejoint l’un de ces groupes, il reçoit du contenu ciblé »
C’est court comme résumé et cela manque de nuances mais c’est l’impression que cela donne. Puisse-t-elle être démentie.
Obama a déçu c’est certain mais il a fait du bon boulot ; l’autre fait peur, très peur et son colistier encore plus (voir article NYT).
Il ne fait pas de doute que le premier, citoyen de Chicago  est infiniment plus interculturel que son challenger issu de l’Amérique profonde et candidat de celle-ci contre l’homme qui a grandi dans la
cité.
Wait and see.
Obama n’a pas dit son dernier mot. Qu’il ne tarde pas trop à rebondir.
MG

WHEN CRUELTY IS CUTE
BY MAUREEN DOWD (NYT)
WASHINGTON
I’d been wondering how long it would take Republicans to realize that Paul Ryan is their guy.
He’s the cutest package that cruelty ever came in. He has a winning air of sad cheerfulness. He’s affable, clean cut and really cut, with the Irish altar-boy widow’s peak and droopy, winsome blue eyes and unashamed sentimentality.
Who better to rain misery upon the heads of millions of Americans?
He’s Scrooge disguised as a Pickwick, an ideologue disguised as a wonk.
The Young Gun and former prom king is a fan of deer hunting, catfish noodling, heavy metal and Beethoven. He’s a great dad who says the cheese, bratwurst and beer of Wisconsin flow in his veins. He’s so easy to like — except that his politics are just a teensy bit heartless.
Rush Limbaugh hails Ryan as “the last Boy Scout,” noting that the tall, slender 42-year-old is a true believer: “We now have somebody on the ticket who’s us.”
For the rest of us, at least, Ryan is not going to raise our hopes only to dash them. Unlike W., he’s not even going to make a feint at “compassionate conservatism.” Why bother with some silly scruple or toehold of conscience?
Unlike some of the right-wing ayatollahs, Ryan doesn’t threaten with moral and cultural gusts of sulfur. He seems more like a friendly guidance counselor who wants to teach us how to live, get us in shape, PowerPoint away the social safety net to make the less advantaged more self-reliant, as he makes the rich richer. Burning the village it takes to save it, so we can avoid the fiscal cliff, or as he and his fellow conservative Cassandras ominously call it, “the debt bomb.”
Like Mitt Romney, Ryan truly believes he made it on his own, so everyone else can, too. He shrugs off the advantage of starting as the white guy from an affluent family, able to breeze into a summer internship for a Wisconsin Republican senator as a college student.
Only 16 and the youngest of four when he discovered his lawyer dad dead in bed from a heart attack at 55, Ryan had to grow up fast.

 “And the fight we are in here, make no mistake about it, is a fight of individualism versus collectivism,” Ryan said in a 2005 speech tothe Atlas Society. He even gave copies of “Atlas Shrugged” to staffersat Christmas. He did not emulate Rand on everything, given that she adamantlyopposed Ronald Reagan, saying, “Since he denies the right to abortion, he cannot be a defender of any rights.”
Ryan was drawn to Rand’s novels, with their rejection of “the altruist morality,” making narcissism a social virtue; her exhortation that man must not only strive for “physical values” — her heroes were hot — and self-made wealth, but a “self-made soul.” Like John Galt, who traces a dollar sign “over the desolate earth” at the end of “Atlas Shrugged,”
Rand idolized the dollar. She wore a brooch shaped like a dollar sign, and a 6-foot dollar sign stood beside her coffin at her wake.
Although the Catholic Ryan told Fox News’s Brit Hume in an interview that aired Tuesday night that he “completely disagreed” with Rand’s “atheistic philosophy,” he said his interest in economics was
“triggered” by her.
The secretive, ambiguous Romney was desperate for ideological clarity, so he outsourced his political identity to Ryan, a numbers guy whose numbers don’t add up.
This just proves that Romney will never get over his anxiety about not being conservative enough. As president, he’d still feel the need to prove himself with right-wing Supreme Court picks.
Ryan should stop being so lovable. People who intend to hurt other people should wipe the smile off their faces.

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