lundi 27 août 2012

Le cdH se pose en défenseur de l’enseignement libre



La Libre
Lors d’une Journée des familles à Han-sur-Lesse, Benoît Lutgen a rappelé une exigence de son parti : l’écart de financement entre les écoles libres et les écoles officielles doit être résorbé.



Afin de faire face à la pression démographique, de nouvelles écoles doivent être construites en Fédération Wallonie-Bruxelles.
À ce titre, les humanistes, à l’instar du Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec), demandent un financement à parts égales des infrastructures scolaires du libre et de l’officiel
subventionné et attendent des avancées concrètes dans ce domaine avant 2014.
Ils réclament également que soit poursuivi le rattrapage des subventions de fonctionnement du libre, comme l’impose le Pacte scolaire et conformément à ce que l’ex-PSC avait obtenu dans les accords de la Saint Boniface en 2001.
À cette époque, le parti avait rendu possible le vote des accords institutionnels du Lambermont malgré qu’il siégeait dans l’opposition.
« UNE ÉCOLE JUSTE ET EFFICACE »
Les écoles libres, catholiques ou autres, doivent recevoir une subvention par élève équivalente à 75 pc de la dotation accordée aux écoles du réseau officiel. De 40 pc à la fin des années 1990, la part est arrivée aujourd’hui à 62 pc. Pour le cdH, l’effort doit se poursuivre.
« Je le dis solennellement : c’est quoi cette vision qui consiste à freiner un réseau alors que la demande de places augmente ? On exige de l’école qu’elle monte l’Everest. Certains voudraient que ce soit sur une seule jambe. C’est profondément stupide. Le cdH sera le premier de cordée pour une école juste et efficace », a lancé Lutgen lors de la Journée des familles de son parti.
Le président des centristes s’est défendu de vouloir ranimer une vieille querelle philosophique. Il n’imagine pas que pour cette raison l’on puisse d’ailleurs bloquer ces revendications. « Je n’oserais pas y croire. J’espère que de part et d’autre, l’on mettra de côté ses tabous. Le but n’est pas de caresser dans le sens du poil un électorat mais de pouvoir faire face à des besoins démographiques criants ».
 (Belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN SEUL RÉSEAU MAIS EFFICACE, NEUTRE ET RESPECTUEUX DU CITOYEN
« Un seul réseau mais efficace, neutre et respectueux du citoyen, l'enseignement est si mal en point qu'une refonte réelle intelligente est indispensable, et vite. Les religions n'ont plus rien à faire avec
l'enseignement. »
C’est de fait le point de vue de DiverCity. Nous l’avons tant dit que nous ne reviendrons plus sur l’argumentaire.
« L’enseignement en deux réseau, c'est comme le système politique belge avec état fédéral, régions, communautés, provinces : cela coûte un max et c'est peu efficace. Ce serait bien moins onéreux de n'avoir qu'un seul réseau... »
Cela va selon nous sans dire, mais tellement mieux en le disant, même quand ce sont d’autres qui le disent.
« Franchement, il a lancé un débat qui pourrait lui revenir en boomerang: parce qu'il ne se pose plus dans la dualité simple "public"-"catho" (à l'une ou l'autre exception), comme par le passé. Parce qu'il semble soudain avoir perdu de vue cette simple réalité qui angoisse tout un chacun, au-delà de ses convictions: la crise. Bref, il a surtout donné des envies renouvelées de chants estudiantins. Vous
savez bien: à bas la .... à bas les ... »
Autrement dit, Lutgen relance le boomerang de la guerre scolaire.
Déjà, à lire ces premières réactions de lecteurs courroucés, le boomerang de l’école unique et pluraliste lui revient en pleine face.
On attend les réactions des autres partis avec une grande impatience.
MG

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