jeudi 2 août 2012

Le Hard Rock Café a ouvert sur la Grand-Place




Le Hard Rock Café a été inauguré ce mardi à Bruxelles. Les fans de la marque ont rapidement afflué, tout comme quelques touristes intrigués. Aucune fausse note pour cette première journée.

Accueilli en anglais par une hôtesse dès l'entrée, le client profite d'une ambiance aussi agitée que dans les coulisses d'un concert d'une rock-star de grande envergure. Pourquoi, alors, avoir attendu si longtemps avant l'installation de ce 175e Hard Rock Café, à Bruxelles ? Le café est, en effet, à l'image de la ville. Eclectique. Cosmopolite. Déjanté. Sur trois étages répartis sur 500m2, le monde se côtoie, à travers différentes époques de la musique et aussi, différentes nationalités. En l'espace de quelques secondes, des Anglais, aux côtés d'Espagnols, scrutent avec délicatesse et fascination une partition de musique des « Sex Pistols », avant de s'attabler derrière un trentenaire italien, émerveillé par la vue du deuxième étage sur le bar en ébullition. « L'ambiance est hyper sympa. », nous dit-il, alors qu'il est lui-même un ancien employé de l'entreprise.

Bruxelles, en tant que capitale de l'Europe, ne pouvait plus longtemps se passer d'un tel lieu de frivolité, animée par la passion des années rock, et de plus en plus pop.

Dans une ambiance plus cosy, un monsieur d'un certain âge s'attarde à une table, accompagné de sa bière, mais aussi de sa casquette « Hard Rock Café, Dubaï ». Quand nous lui demandons s'il est un aficionado de la marque, « Pépé », comme il aime à se surnommer, n'hésite pas à répondre avec vivacité : « Je suis déjà allé dans plein de Hard Rock, dont celui de Vegas ! Ici, c'est chouette. Par contre, c'est juste un peu petit. A Dubaï, tout est sur un étage, et il y a une grande scène. Comment feront-ils quand de grands artistes viendront ? ».

Un peu plus bas, Nico et Amin, deux Belges, dégustent un repas typiquement american. « Nous sommes déjà allés à ceux d'Amsterdam, Paris, Londres ou New-York. C'est vraiment super sympa. Ce que j'aime, c'est qu'ils ont réussi à conserver cette ambiance hyper américaine, typique. Et en plus, les hamburgers sont vraiment délicieux. »

La majorité des premiers clients, aujourd'hui, étaient donc des passionnés, dont la plupart faisaient partie des 6.000 fans inscrits sur la page Facebook dédiée au retour d'un Hard Rock Café en Belgique.

L'espace boutique, proposant notamment le célèbre T-Shirt de la marque, était très sollicité. Quelques touristes se sont aussi laissé tenter par l'ambiance, et s'affirment conquis. « Je connaissais juste celui de ma ville. C'est une bonne idée d'en avoir mis un à Bruxelles. En plus, la vue sur la Grand-Place est chouette », nous confie le Barcelonais, en visite en Belgique avec ses parents et sa soeur.

Evoluant gaiement dans ce chahut, l'un des serveurs est fier de nous raconter que travailler ici ressemble à faire partie d'une « grande famille ». Entraîné depuis plusieurs semaines par du personnel habitué, venu de l'étranger, il nous affirme que « tout le monde est hyper sympa ».

Cette jovialité mélodieuse imprègne le bâtiment. L'un des managers affirme même que « celui de Londres, premier Hard Rock, ouvert en 1971, est démodé à côté ».

Martin Cangelosi (St.)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

GRAND PLACE ?

Les fans se réjouiront ; grand bien leur fasse. On comprend moins l’enthousiasme du rédacteur du Soir. Pour qui roule-t-il ?

Tant qu’à faire on aurait pu ouvrir un Mac Do grand place et installer une immense enseigne lumineuse Coca Cola.

Franchement, ce n’est pas un plus pour la plus belle place du monde. Où s’arrêtera la macdonaldisation de l’Europe?

Nos jeunes ne sont plus, et ont s’en réjouit de la chair à canon ; seulement de la chair à hyper consommer. Consternant !

Et que ceux qui voient les choses autrement se précipitent sur la belle exposition de photos de la maison du Roi pour admirer les 69 clichés de Oorthuys, une « sélection, qui recouvre la période 1946-1956 et « révèle une ville en pleine transformation, de la précarité de l'après-guerre à l'économie de consommation des années 50. ». Ils mesureront combien en une vie d’homme, Bruxelles a pu changer. Un vrai régal.

MG



Musée de la Ville de Bruxelles (Bruxelles)
Maison du Roi, Grand-Place
1000 Bruxelles

Cas Oorthuys. Bruxelles 1946-1956

A travers sa nouvelle exposition consacrée aux photographies de Bruxelles entre 1946 et 1956, le Musée de la Ville de Bruxelles évoque l'histoire récente de notre capitale. Soixante-neuf clichés captivants du célèbre photographe néerlandais Cas Oorthuys entrent en dialogue avec les souvenirs de Bruxellois racontant la ville photographiée.

Les très esthétiques prises de vues de Cas Oorthuys sont bien plus que des photographies. Elles dépeignent de manière poétique la vie quotidienne dans la capitale entre 1946 et 1956 : l'utilisation des transports en commun et des espaces publics, les cinémas et cafés culturels, le marché aux oiseaux du dimanche, les petits métiers de la ville... Elles relatent également une décennie de grands changements : des années de restrictions d'après-guerre à la modernité des années 50 en route vers l'Exposition universelle de 1958.

L'oeuvre de Cas Oorthuys conservée au Nederlands Fotomuseum à Rotterdam compte 2000 prises de vues sur Bruxelles. Une petite septantaine de photographies a donc été sélectionnée en collaboration avec le musée néerlandais qui a réalisé les tirages argentiques d'une qualité exceptionnelle.

Ces photographies en noir et blanc sont accompagnées de commentaires de témoins ayant connu Bruxelles entre 1946 et 1956. Il y a quelques mois, le musée lançait un appel à témoins. Celui-ci a suscité de nombreuses réactions enthousiastes qui ont permis à l'organisation Bruxelles nous appartient - Brussel behoort ons toe (BNA-BBOT), spécialisée dans la collecte de témoignages oraux, de recueillir des histoires et anecdotes émouvantes.

A l'occasion de cette nouvelle exposition, l'éditeur Bruxellois Plaizier publie un livre reprenant les photographies présentées, accompagnées de textes de Jos Vandenbreeden et des commissaires de l'exposition.
Genre :

EXPOSITION

Du jeudi 19 avril au lundi 31 décembre

Musée de la Ville de Bruxelles
Maison du Roi, Grand-Place
1000 Bruxelles
€ 5 (prix incluant la visite des collections permanentes)

VISITE DU SOIR:

Le Musée de la Ville de Bruxelles expose, jusqu'au 31 décembre 2012, quelque 69 clichés de notre capitale capturés par le photographe néerlandais Cas Oorthuys. Cette sélection, qui recouvre la période 1946-1956, révèle une ville en pleine transformation, de la précarité de l'après-guerre à l'économie de consommation des années 50. Mutation fulgurante que le talent d'Oorthuys traduit en deux photos, au hasard : celle d'un homme qui consulte une affiche sur le rationnement des denrées alimentaires, en 1946, et celle de ces couples bien en chair qui se divertissent au prestigieux théâtre de la Monnaie, dix ans plus tard. Entre les deux, c'est le quotidien du vieux Bruxelles, les chauffeurs de taxis et leurs cache-poussières d'un blanc éclatant, le boulevard Anspach illuminé par les fêtes de fin d'année, les cafés-filtre du Métropole, les bousculades pour monter dans le tram, ou encore le bruyant marché aux oiseaux, sur la Grand-Place.

Le regard d'Oorthuys n'est pas seulement le témoin d'une décennie charnière. Il est aussi celui d'un étranger sur notre ville d'alors. Pour le compte d'un guide touristique, l'artiste a photographié Bruxelles telle qu'il la découvrait, centrant son travail sur l'humain et sa vie de tous les jours. La publication de son reportage en 1958 est aujourd'hui rééditée chez Plaizier, dans le cadre de l'exposition.

Q. J. (St.)





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