mardi 14 août 2012

« Le sport est le parent pauvre de la Belgique »





Le COIB attendait 6 médailles, les Belges rentrent au pays avec 2 médailles de bronze et une d’argent. Un échec ? Peut-on encore rivaliser avec les autres délégations ?

Morceaux choisis du chat.

AU SUJET DE LA PLACE OCCUPÉE PAR L’EUROPE AUX JO : « D’une manière générale, l’Europe recule au classement des médailles. Le sport est de plus en plus mondialisé et il n’y a pas plus de médailles à prendre, donc c’est plus difficile… Il y a encore plus mauvais que nous. On a eu plusieurs records de Belgique et une flopée de records personnels. »

AU SUJET DE LA POLITIQUE SPORTIVE BELGE : « La structure politique belge est un frein au développement du sport. Aujourd’hui, on annonce comme une grande victoire que les ministres de sports flamand et wallon se reparlent après des années sans dialogue. C’est dire si on vient de loin. À partir du moment où tout le sport est communautarisé/régionalisé, le ministre donne ses subsides en partie en fonction du nombre d’affiliés. »

AU SUJET DU MANQUE DE STRUCTURES SPORTIVES : « En Belgique, combien de piscines olympiques ? Quatre ou cinq à peine en Communauté française. Combien de stades de foot qui peuvent accueillir une finale européenne ? Zéro. Combien de centres de haut niveau ? Aucun. Le problème chez nous n’est pas le talent, mais l’infrastructure, les moyens, l’encadrement, etc. Les athlètes qui émergent le doivent surtout à eux-mêmes, à leur entourage et à la structure qu’ils créent autour d’eux. » (lire la suite dans Le Soir)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MEDIOCRITUDE

La Belgique est 60ième au classement des médailles, la Hollande 13ème ! Tout est dit !...( Mongolie 56ième, Bahamas 50ième, Ouzbekistan 47ieme, Lithuanie 34 ième et l'Azerbaidjan 30 ième ). Pas de quoi pavoiser.

Quant à nous, nous sommes persuadés qu’il y a, notamment dans les communes bruxelloises défavorisées, voire même au sein des bandes de voyous, du potentiel de sportifs de haut niveau.

Ce potentiel est totalement négligé voire ignoré.

Une réforme profonde de l’enseignement à Bruxelles pourrait, si on le voulait, consacrer tous les après-midis au sport comme en Allemagne et en Angleterre. A quoi bon terminer l’école primaire vers 15 heures quand les parents travaillent et que les gosses sont livrés à la rue. Rien n’empêcherait d’accorder aux activités sportives et artistiques une partie beaucoup plus importante des points dans la notation générale des élèves. Le sport, on le sait, permet de développer le caractère et la conscience de soi. Mens sana in corpore sano. On en est loin ! Il en va de même pour les activités artistiques, notamment musicales qui stimulent la sensibilité et la maîtrise de soi . On ne peut pas dire qu’elles soient privilégiées par l’école. De même qu’on a le choix entre le latin et les maths fortes, les sciences et les langues modernes, on pourrait choisir entre foot et violon, basket et arts de la scène, tennis et atelier d’écriture et ou d’expression, natation et informatique pratique. Les périodes de vacances pourraient être réduites de moitié et consacrée à des stages obligatoires dans ces disciplines diverses. Peu de parents s’en plaindraient. Les professeurs et moniteurs de sports seraient soumis à des obligations de performance dans leurs domaines respectifs.

Comment subsidier cette masse d’activités complémentaires ?  Notamment avec la manne financière qui arrose tout un tissu associatif gourmand et clientéliste.

Si chacun d'entre nous, commente un internaute,  « développait en plus de ses études un des talents qu'il a reçus (qu'il soit artistique, musical, sportif...) et ce dès son plus jeune âge, je pense qu'on aurait pas mal de champions. Mais pour de multiples raisons ce n'est pas le cas chez nous. Pour preuve, combien d'entre nous pratiquent à l'âge adulte encore régulièrement une activité sportive ou artistique? »

Dans ce pays qui volontiers pratique la « médiocritude » « on n'encourage pas les gens brillants à s'épanouir dans les domaines où ils ont des aptitudes. Si vous voulez exercer une activité complémentaire en dehors de votre activité salariée, par exemple, votre employeur vous y encouragera-t-il ? Non, il va vous dire qu'il y a incompatibilité, conflit d'intérêts, impossibilité pour lui d'exercer un contrôle sur vos activités, etc. On met constamment des bâtons dans les roues de ceux qui veulent entreprendre. Vive l'assistanat »

« C’est un fameux défi que de  convaincre le monde politique de choisir de réels connaisseurs comme décideurs et d'arrêter de considérer le sport comme un moyen de nourrir le sous-régionalisme: je te donne un tram, tu me donnes un mini-centre pour une discipline, je donne à fonds perdus des millions pour un country-hall et les caisses sont vides pour aider les futurs champions olympiques belges de Rio: copie à revoir ».

« En même temps, je préfère vivre dans un pays qui a des infrastructures correctes, une sécu fonctionnelle, des pensions bien rémunérées et pas de médailles que l'inverse. Il faut faire des choix, le sport de haut niveau, est-ce vraiment un enjeu de société fondamental? »

La question est intéressante. Notre réponse va surprendre ! Oui c’est un enjeu dans le contexte actuel et singulièrement à Bruxelles où 38% des jeunes ne terminent pas leurs secondaires, où dans les communes pauvres plus de 40% des jeunes sont au chômage, la question des moyens à accorder au sport a du sens. "The Battle of Waterloo was won on the playing-fields of Eton". (Wellington).

C’est aussi un enjeu interculturel majeur. En effet des élèves issus de toutes les cultures ont tout intérêt à se rencontrer, à se mesurer, voire à s’affronter sur des terrains de sports où règne la règle régentée par les exigences strictes de chaque discipline.

Sport et interculturel ne sont pas incompatibles. Que du contraire.

MG

DEDECKER: 'TEKORT AAN BELGISCHE MEDAILLES LIGT NIET AAN DE CENTEN, WEL AAN DE MENTALITEIT'

Volgens Jean-Marie Dedecker, voormalig judocoach, ligt de nauwelijks succesvolle doortocht van de Belgen op de Olympische Spelen vooral aan de structuur bij de nationale sportfederaties en het BOIC.

Dedecker noemde in Terzake de prestaties van de Belgen in Londen 'ondermaats', en voegde er fijntjes aan toe dat hij 'in Atlanta meer medailles behaalde met zijn judoka's alleen' (vier, red.).

Volgens de voormalige bondscoach van de Belgische judobond ligt het gebrek aan medailles echter niet, zoals vaak wordt beweerd, aan een tekort aan budget. 'Ik ben dat geblaat over die infrastructuur beu', klonk het. 'Het ligt niet aan de centen, wel aan de mentaliteit.'

Postjes

Dedecker wijst met de vinger vooral naar de postjes bij de sportfederaties en het BOIC, en de afgevaardigden die er volgens hem al te lang zitten en er ook blijven zitten. 'Ik haal het voorbeeld aan van onze dameshockeyploeg. Er is een grote rel, onze beste speelster gaat niet mee, en ze eindigen voorlaatste. Zit die bondscoach op de schopstoel? Daar heb ik nog niets over gehoord', klinkt het ferm.

Over de Judobond was hij evenmin positief. 'Ik ben daar in 1981 ingerold, en dezelfde mensen die daar toen zaten, zitten daar nu nog. Die zijn bijna aan de prostaatleeftijd toe.'

'Iedereen blijft maar op die postjes zitten', aldus Dedecker. 'De federaties moeten geresponsabiliseerd worden. Als er geen resultaten zijn, moeten zowel atleten als trainers en bondscoaches aan de deur gezet worden.'

STAATSAMBTENAAR

Een tekort aan geld is er volgens hem ook niet. 'We hebben meer zwembaden per capita dan de Nederlanders, en onze atleten worden ook meer betaald dan bij onze noorderburen.'

Net aan dat loon zou Dedecker voorwaarden willen koppelen. 'Onze atleten zijn nagenoeg staatsambtenaar, dus dan zouden ze ook aan sommige voorwaarden moeten voldoen.' Wie niet goed genoeg presteert, vliegt eruit, aldus de LDD-voorzitter. 'We hebben in principe geld genoeg voor de sport, we moeten het alleen juist besteden.'

Ook moet er volgens Dedecker een volwaardige minister van Sport komen, 'en niet zoals nu een bijsluiter van een andere ministerportefeuille', en moeten onze elf topsportscholen, 'die nu niets afleveren', samengevoegd worden tot een enkel sportinstituut.

Op de uitspraken van BOIC-voorzitter Pierre-Olivier Beckers bij zijn aankomst in Brussel eerder avond (die zei dat de Belgen er in Rio de Janeiro in 2016 wel zullen staan, red.), zei Dedecker: 'Misschien moet meneer Beckers eens aan meneer Rogge vragen om de Olympische Spelen vier jaar uit te stellen, dan kunnen we misschien onze achterstand wegwerken.'


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