dimanche 19 août 2012

Media maken burgers cynisch over politiek







Villa Politica  VRT

Media die negatief publiceren over politiek en politici, maken burgers cynisch. Burgers zijn daardoor minder geneigd politici te geloven en hebben minder vertrouwen in het politieke systeem. Dat schrijft de Amsterdamse politicoloog Rens Vliegenthart in zijn boek 'U kletst uituw nek'.
Volgens Vliegenthart, zo bericht de Nederlandse krant NRC, is voor de Nederlanse kiezer politieke inhoud nog steeds zeer belangrijk. 'Het gaat niet enkel om de poppetjes', schrijft hij in zijn boek.
Voor dat boek - 'U kletst uit uw nek. Over de relatie tussen politiek, media en kiezer' - legde de docent onderzoeken naar de invloed van media op politiek én publiek van de afgelopen vijftig jaar naast elkaar.
In het NRC heeft Vliegenthart het over het cynisme van veel burgers tegenover politici en tegenover de politiek.
'Ik denk niet dat de media daar in zijn geheel verantwoordelijk voor zijn, maar ze dragen wel bij aan cynisme en ontevredenheid van dkiezer. Negatieve berichtgeving is de afgelopen jaren toegenomen, net als de aandacht die media besteden aan het politieke spel en de strategieën die partijen hanteren. In plaats van alleen over de inhoud te informeren.'
In het interview geeft de politicoloog aan dat er in de media een toegenomen aandacht voor conflictjes, strategie en de laatste peilingen is. 'Dit draagt er niet aan bij om de burger inhoudelijk te
informeren.'
Vliegenthart beseft dat het publiek dergelijke berichtgeving kan smaken. 'Het publiek vindt die conflicten en verhalen over onderlinge strijd spannend en boeiend, en raakt daardoor in politiek
geïnteresseerd. Net zoals burgers het leuk vinden om te lezen over het leven van de persoon achter de politicus. Logisch dus dat media daarover berichten; het verkoopt. Politici gaan hier natuurlijk zelf in mee, zij conformeren zich aan het spel van de media – en leveren  met hun gedrag genoeg reden om negatief te berichten.'
Tot slot buigt Vliegenthart zich ook over de peilingen - waarvan Nederland er overigens meer heeft dan Vlaanderen.
'Opiniepeilingen hebben wel degelijk invloed op kiezers. Ruim 20 procent van de Nederlandse kiezers denkt door peilingen te worden beïnvloed. En onder degenen die pas op het laatste moment besluiten op wie ze gaan stemmen, is dat zelfs 40 procent.'

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DERIVES
Concurrencés par les réseaux sociaux, les medias font volontiers de la surenchère, on le sait et on le déplore.
Il n’empêche que qui veut être informé le sera. Cela demande un peu de temps et un bon esprit critique. Ce dernier ne s’improvise pas mais ne peut résulter que d’un enseignement qui éveille sans abrutir, qui
stimule sans anesthésier, qui titille sans humilier.
C’est sans doute le plus grand des privilèges que d’avoir pu bénéficier d’une tel éveil en milieu scolaire il y a cinquante ans,  à l’athénee F. Blum qui fêtera l’an prochain son centenaire.
Je le mesure d’autant plus que cet esprit contestataire n’est pas vraiment le propre de la majorité des ados d’aujourd’hui.
MG


 VANITAS VANITATUM



La statue de Carla Bruni, représentée en plumassière, à Nogent-sur-Marne

Expression éloquente de la vanité et de l’incurie propres à la classe politique française, une statue en bronze de Carla Bruni, mannequin devenu première dame, est au cœur de la controverse. Installée le 31 juillet à Nogent-sur-Marne [elle sera inaugurée officiellement le 21 septembre], en banlieue parisienne, l’œuvre est puissante, non seulement par sa taille et son coût, fort coquet, mais aussi parce qu’elle dépeint l’héritière multimillionnaire en ouvrière.
Carla,native de Turin, y est représentée en plumassière, une de ces femmespour la plupart  italiennes jadis exploitées dans les manufactures locales pour fabriquer de belles plumes pour les plus riches. Certains ont visiblement pensé qu’une ancienne reine de la mode forte d’une fortune facilement gagnée et de plusieurs luxueuses demeures à travers la France pouvait idéalement incarner ses compatriotes immigrées d’hier.

Jacques J. P. Martin, le maire de Nogent, est l’artisan de ce monumental scandale, dont l’idée lui est venue alors que le mari de Carla, Nicolas Sarkozy, était encore à la présidence de la France. Ce
membre ambitieux de l’UMP entendait même faire payer au contribuable les quelque 80 000 euros qu’allaient coûter la statue. Mais son calcul carriériste est finalement tombé à l’eau, d’abord avec la défaite de Sarkozy à la présidentielle de mai dernier, puis avec son implication dans diverses affaires de corruption. A peine avait-il perdu son immunité présidentielle que la police se rendait au domicile parisien des Bruni-Sarkozy, ainsi qu’à deux bureaux liés à l’homme politique déchu.

Le couple a disparu la veille de ces descentes de police et ne s’est pas manifesté pendant plus d’un mois. Selon certaines rumeurs, Carla et Nicolas auraient cherché refuge auprès d’amis milliardaires,
notamment le roi du Maroc et un magnat canadien à qui Sarkozy avait décerné la Légion d’honneur. Cette volonté de discrétion [brisée par la déclaration de Nicolas Sarkozy le 8 août à propos de la Syrie] détonne incroyablement quand on se souvient du grand train que menait ce couple amoureux de l’exposition médiatique. Jets privés avec four à pain fabriqué sur mesure, factures de fleuristes dépassant les 750 euros par jour, photos en couverture de Vanity Fair et même CD lancé par la première dame, rockeuse autoproclamée, sont autant d’initiatives prises à la tête de l’Etat qui ont écœuré les Français.
Au point qu’ils ont fini par chasser Sarkozy au profit du gouvernement le plus à gauche que la France ait connu depuis des dizaines d’années.

Si le nouveau président, le socialiste François Hollande, dispose aujourd’hui d’une large majorité au Parlement français, c’est précisément à cause des fastes à la Marie-Antoinette de Carla et de
son époux. Nicolas Sarkozy a beau nier tout méfait dans les trois principaux scandales de corruption et de vente d’armes dans lesquels il est impliqué, les preuves sans cesse plus nombreuses réunies par les juges en charge de ces enquêtes laissent penser qu’on s’achemine vers un procès au pénal, dans la même veine que celui qui, l’année dernière, a fait de Jacques Chirac le premier président de l’histoire de la France moderne à être condamné pour “détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêt”.

Les Français devraient-ils se vanter de cette statue de deux mètres à Nogent-sur-Marne ? Cette folie a finalement été payée par une société privée de spéculation immobilière, ce qui achève d’en faire le parfait symbole de l’ère Sarkozy, marquée par le règne de l’argent et de l’insensibilité. A cause des lois françaises sur la vie privée et de médias hexagonaux scandaleusement inefficaces et révérencieux, peu de choses ont été faites devant les démêlés de l’ancien chef de l’Etat avec la justice.
Cette incarnation robuste et durable de ce que les Sarkozy représentent vraiment opère au fond un juste retour des choses: la Carla de bronze n’est peut-être du goût de personne, mais c’est sans doute précisément ce qui fait toute sa pertinence.
(Courrier international)

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