mercredi 29 août 2012

UNILEVER BEREIDT ZICH VOOR OP TERUGKEER VAN ARMOEDE IN EUROPA





Bewerkt door: Anneleen De Vel –(DM)
© belga.
Het Brits-Nederlandse consumentengoederenconcern Unilever ziet de armoede terugkeren in Europa en moet bijgevolg zijn strategie daarop afstemmen. Dat zegt de Unilever-topman voor Europa, Jan Zijderveld, in een interview met de Financial Times Deutschland.

"Als een Spanjaard nu gemiddeld 17 euro uitgeeft bij de boodschappen, kan ik hem geen wasmiddel verkopen dat de helft van zijn budget kost", geeft Zijderveld als voorbeeld.
Unilever wil daarom in Europa methodes toepassen die het met succes in Azië toepast. "In Indonesië bijvoorbeeld verkopen we individuele dosissen shampoo aan 2 à 3 cent, en toch verdienen we er geld."
Zo verkoopt Unilever nu in Spanje wasmiddel in kleine verpakkingen die maar voor een vijftal wasbeurten dienen. In Griekenland biedt het concern mayonaise en aardappelpuree aan in kleine verpakkingen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
 LA BAISSE DES SALAIRES DE NOS TRAVAILLEURS NON QUALIFIES EST INELUCTABLE.
Autrement dit, les 40 à 50% des jeunes chômeurs non qualifiés qui peuplent nos communes pauvres n’ont aucun espoir de sortir de leur pauvreté endémique.
Il ne leur restera plus qu’à se tourner vers les mafias, les fondamentalismes qui instrumentalisent la religion à d’autres fins ou la criminalité des rues pour assumer les besoins que la société d’hyperconsommation installe dans leurs crânes à coup de matraquage publicitaire.
On mesure déjà la tension que cela crée en Grèce et en Espagne.
Sommes-nous en train  de passer sans transition d’une société inclusive vers une société de l’exclusion (de caractère extractif) ?
C’est notamment la thèse de « How Nations Fail » un maître livre qu’il faut lire toutes affaires cessantes.
« En 2025, le salaire occidental moyen aura peut-être été divisé par deux, à 60 dollars. Notamment à travers l'inflation et la dépréciation monétaire. En tout cas, le paradigme du XXe siècle, qui nous assurait une croissance annuelle moyenne de 2% du nombre d'emplois et de 3% du salaire réel, est bien mort ! Depuis l'an 2000, ces deux indicateurs sont négatifs. »
Il serait temps de sortir la tête du sable et d’ouvrir les yeux.
L’Occident qui depuis bientôt cinq siècle domine le monde est à bout de souffle et cela ne date pas d’hier.
Le déclin européen s’est amorcé bien avant le déclenchement de la première guerre mondiale.
Les multinationales telles que Unilever entendent adapter leur stratégie à un appauvrissement général de l’Europe ! Lidl et Aldi prospèrent comme jamais !
Rien n’a pu arrêter l’effondrement de l’empire romain, de l’empire ottoman de l’empire austro- hongrois, britannique et désormais américain.
Il ne nous reste qu’une seule carte, un  seul et unique joker : l’enseignement.
Mais il faudrait qu’il soit réformé de fond en comble et de toute urgence car nos filets sociaux financés à crédit ne tiendront plus très longtemps.
MG


DERRIERE LA CRISE... LE DECLIN DE L'OCCIDENT ?
Par Dominique Nora
journaliste Nouvel obs
INTERVIEW. Pourquoi l'Occident court à la catastrophe ? Explication, graphique à l'appui, du consultant britannique Jon Moynihan.



Croissance zéro, surendettement, chômage endémique et souffrance sociale. Et si le grand malaise des économies développées signifiait la fin de leur suprématie ? Et si les jobs perdus au profit des pays
émergents ne revenaient pas ? C'est la thèse provocatrice du consultant britannique Jon Moynihan.
POURQUOI PENSEZ-VOUS QUE L'OCCIDENT COURT A LA CATASTROPHE ?
- La principale explication tient en deux chiffres : 135 dollars, c'est le salaire journalier moyen d'un travailleur dans la zone OCDE ; 12 dollars, c'est celui d'un travailleur des zones urbanisées de Chine
ou d'Inde.
Cette énorme disparité de revenus est la clef du péril qui nous guette. Dans une économie mondialisée, il est impossible de préserver des jobs bien payés pour les travailleurs occidentaux. Au nom de quoi
pourrait-on continuer à payer les 500 millions de salariés du monde développé dix fois plus cher que les 1,1 milliard de citoyens des zones urbanisées du monde en développement, qui étudient et travaillent souvent plus dur ?
MAIS UN RATTRAPAGE SALARIAL NE S'OPERE-T-IL PAS ENTRE NORD ET SUD ?
- Certes les salaires augmentent dans les régions les plus industrialisées des pays émergents. Mais eux-mêmes commencent à délocaliser leurs usines vers leurs zones rurales ou des pays à plus bas coût, comme le Vietnam. N'oubliez pas qu'il existe, dans leurs campagnes, un autre réservoir de 1,3 milliard d'adultes, vivant avec moins de 2 dollars par jour... La baisse des salaires de nos travailleurs non qualifiés est inéluctable.
Déjà, un Américain qui n'a pas le bac gagne moins, en termes réels, que son grand-père... En 2025, le salaire occidental moyen aura peut-être été divisé par deux, à 60 dollars. Notamment à travers l'inflation et la dépréciation monétaire. En tout cas, le paradigme du XXe siècle, qui nous assurait une croissance annuelle moyenne de 2% du nombre d'emplois et de 3% du salaire réel, est bien mort ! Depuis l'an 2000, ces deux indicateurs sont négatifs.

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